Patron de jour, Amant de nuit
img img Patron de jour, Amant de nuit img Chapitre 5 Chapitre 5
5
Chapitre 8 Chapitre 8 img
Chapitre 9 Chapitre 9 img
Chapitre 10 Chapitre 10 img
Chapitre 11 Chapitre 11 img
Chapitre 12 Chapitre 12 img
Chapitre 13 Chapitre 13 img
Chapitre 14 Chapitre 14 img
Chapitre 15 Chapitre 15 img
Chapitre 16 Chapitre 16 img
Chapitre 17 Chapitre 17 img
Chapitre 18 Chapitre 18 img
Chapitre 19 Chapitre 19 img
Chapitre 20 Chapitre 20 img
Chapitre 21 Chapitre 21 img
Chapitre 22 Chapitre 22 img
Chapitre 23 Chapitre 23 img
Chapitre 24 Chapitre 24 img
Chapitre 25 Chapitre 25 img
Chapitre 26 Chapitre 26 img
Chapitre 27 Chapitre 27 img
Chapitre 28 Chapitre 28 img
Chapitre 29 Chapitre 29 img
Chapitre 30 Chapitre 30 img
Chapitre 31 Chapitre 31 img
Chapitre 32 Chapitre 32 img
Chapitre 33 Chapitre 33 img
Chapitre 34 Chapitre 34 img
Chapitre 35 Chapitre 35 img
Chapitre 36 Chapitre 36 img
Chapitre 37 Chapitre 37 img
Chapitre 38 Chapitre 38 img
Chapitre 39 Chapitre 39 img
Chapitre 40 Chapitre 40 img
img
  /  1
img

Chapitre 5 Chapitre 5

Dominic lui avait confié certains documents à classer et elle avait travaillé à la hâte car le temps ne jouait pas en sa faveur. Lorsqu'elle termina, elle rangea son bureau, prit son sac et les documents par la même occasion afin de ne plus revenir dans son bureau.

Le trajet ne fut pas facile mais elle finit par y arriver et le regard étonné de son patron ne passa pas inaperçu pour elle.

Il comprenait qu'elle manquait vraiment de classe mais elle n'avait pas assez de temps pour l'impressionner comme il l'aurait souhaité.

« J'ai terminé M. »

« Très bien ! Assoyez-vous parce que nous avons aussi un travail à terminer. »

C'était ce qu'elle redoutait le plus. Qu'il la retienne. Elle le regarda tristement, espérant qu'il puisse comprendre qu'il fallait qu'elle parte sans attendre.

« Ou vous préférez rester debout ? »

Alors comme ça il n'avait pas compris. Mais que voulait-il qu'elle fasse pour qu'il puisse comprendre ? Il était si énigmatique qu'elle ne savait jamais comment lui parler. Elle ne connaissait pas ce qui le mettrait en colère ou non.

« M. il est quatre heure et demi, » lui rappela-t-elle.

« Je ne me souviens pas vous avoir demandé l'heure mais je vous remercie tout de même. Est-ce que j'ai manqué à un rendez-vous, Mlle Torres ? »

« Non M. »

« Très bien alors, prenez place. »

Dalhia ne bougea pas. Elle essayait de trouver les mots parfaits pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'il parte même si rien ne lui venait en tête.

Elle le fixait depuis quelques minutes déjà et pourtant il ne réagissait pas. Il n'insistait non plus pour qu'elle s'asseye.

Lorsqu'il porta son regard sur elle, elle baissa la tête.

« Je ne sais pas si ce n'est qu'avec moi que vous êtes timide, Mlle Torres mais sachez que dans un cadre de travail comme celui-ci, la timidité ne vous aidera en rien et apprenez à vous exprimer. »

Elle ne releva pas la tête. Elle n'était pas timide mais c'était lui qui la mettait dans tous ses états.

« Vous allez gentiment relever la tête, fixer mon regard pendant trois minutes sans le détourner ou sinon vous dites adieux à ce travail. »

Réel dilemme mais avait-elle le choix ? Pas du tout.

Elle releva la tête et lorsqu'elle rencontra son regard, elle voulut détourner le sien mais se souvint, allait perdre la somme alléchante qui était son salaire.

C'était difficile à tenir car dans les yeux de Dominic, elle pouvait y lire des choses indéchiffrables car tout changeait par secondes. De la glace, de la flamme et par moment même les deux mélangés. La flamme ne faisait qu'accentuer celle qu'elle ressentait en elle. C'était les minutes les plus interminables de sa vie et il ne lui facilitait pas la tâche.

Lorsqu'il finit par détourner ses yeux, elle comprit que c'était la fin de la torture. Elle ferma les siens et secoua la tête pour vérifier si elle était encore en vie.

« Etes-vous encore en vie Mlle ? »

« Oui M. » répondit-elle d'une toute petite voix.

« Très bien ! Maintenant dites-moi ce que vous n'osez pas me demander. »

Il lui donnait ainsi la chance de parler mais elle avait peur. Elle le craignait encore et elle ne voulait pas tout foutre en l'air.

« Avez-vous votre cours de danse aujourd'hui oui ou non ? »

« Oui, M. »

« Vous voulez que je vous y accompagne ? Que je vous serve de chauffeur ? »

« Non, M. »

« Alors qu'attendez-vous pour me demander la permission et vous en aller ? »

N'importe quoi ! Il savait déjà ce qui la retenait encore alors pourquoi ne la laissait-il pas partir tout simplement au lieu de la faire vivre cette torture.

Il semblait attendre et elle ne pouvait pas quitter le bureau si elle ne parlait pas.

« Pouvez-vous s'il vous plait M. me permettre de partir à mon cour de danse ? »

« Allez-y ! »

C'était trop simple pour être vrai. Elle marchait lentement vers la porte attendant le moment où il lui demanderait de ne pas faire un pas de plus mais rien.

Lorsqu'elle sortit définitivement de son bureau, elle ferma la porte derrière elle et s'adossa contre elle pour souffler.

Elle avait besoin de se retrouver dans un monde nouveau et la danse était ce qui lui permettait d'être totalement dans sa peau.

Une fois à l'académie, elle alla se changer et retrouva les autres. Elle était la dernière à arriver et heureusement que M. Baron n'était pas sévère avec elle.

Ça faisait deux heures qu'elle y était et comme à son habitude, elle ne se fatiguait pas.

« J'insiste, Dalhia tu dois prendre une pause. »

Il lui demandait ça depuis des minutes déjà alors, elle exécuta et alla dans les vestiaires. Elle récupéra son téléphone et constata qu'elle avait des appels manqués d'Ophélie. Elle ne l'appelait jamais avec autant d'insistance alors lui était-il arrivé quelque chose de grave ?

Elle composa son numéro et lança.

« Je tiens mon téléphone depuis des minutes attendant ton appel, Dalhia. » dit cette dernière après avoir décroché.

« Que se passe-t-il, Ophélie ? »

« Tu dois me sauver la vie, Dalhia parce que je ne peux pas fermer la maison. Tu sais bien que des personnes vivent grâce à elle. »

« Oui et... »

« Quelqu'un te réclame ici. »

Quelqu'un la réclamait ? Avait-elle dérobé quelqu'un ? Non parce qu'elle pouvait compter le nombre de personne à qui elle adressait la parole par jour. Qu'est-ce qu'une personne pouvait lui réclamer au point de menacer Ophélie sur la fermeture de sa maison Close ?

« Je t'assure que je n'ai rien pris à personne, Ophélie. Ça doit être un malentendu. »

« Tu n'as rien pris à personne et la personne ne t'accuse pas de vol mais je pense que tu as attiré l'attention sur toi hier. »

Elle n'avait plus besoin de passer par quatre chemins pour comprendre. C'était son amant inconnu qui la réclamait.

Une multitude de sentiments la frappèrent, elle était tentée de dire oui et pourtant elle ne pouvait pas.

« Je ne peux pas venir, Ophélie. »

« Je ne veux pas être égoïste mais pense à moi je t'en prie. »

Au souvenir du bon moment qu'elle avait passé, elle se dit qu'elle ne perdait rien. Ça pouvait lui permettre d'oublier son patron arrogant qui ne cessait de la hanter.

« J'arrive. »

Elle prit son sac et retrouva M. Baron dans la salle principale.

« Tu t'en vas déjà, Dalhia ? » lui demanda-t-il d'un air déçu.

« C'est pour une urgence M. vous me permettez ? »

« Bien sûr que tu peux y aller mais plus de ça la prochaine fois. »

Elle lui sourit en guise de remerciement et partit.

Lorsque le taxi la laissa dans ce quartier mal famé, avec des rues étroites et des bâtiments délabrés elle sortit et le paya.

Elle n'arrivait toujours pas à croire que des hommes riches fréquentaient cet endroit. La façade de la maison était discrète avec des rideaux fermés et des portes sur un hall sombre. L'intérieur de la maison était décoré de manière luxueuse, avec des tapis épais, des meubles en bois sombres et des lustres en cristal. Les chambres étaient petites et intimes avec des lits à baldaquin.

L'atmosphère dans cette maison close était lourde et sensuelle, avec des odeurs de parfum et de tabac. Il y avait également des sons de rires et de musique.

Dalhia savait qu'elle pouvait être tranquille parce tous semblaient discret dans cet endroit donc aucune chance que Dominic McCoy sache qu'elle y allait.

Elle alla dans le bureau d'Ophélie où cette dernière y était avec un homme. Elle baissa la tête afin qu'il ne puisse pas voir son visage même comme elle ne le connaissait pas.

« C'est bon ma belle, tu peux entrer. »

Elle entra dans le bureau et s'assit. Elle n'était pas là pour de l'argent et elle ne connaissait rien dans ce monde, elle avait besoin de conseils.

« Sois juste naturelle. Tu n'as besoin de forcer car tu es novice et si le même homme te veut encore, c'est bien pour une raison. Il a vu en toi ce qu'il veut réellement. Ne te cache pas ma puce, laisse-le t'apprendre et profite juste. »

C'était rassurant lorsqu'elle le disait ainsi mais elle se demandait si ça allait être aussi simple une fois dans cette loge.

« Je peux savoir de qui il s'agit ? »

« Tu es mon amie, Dalhia et tu sais bien que je partage tout avec toi mais il y a une chose dans ce monde que je ne pourrais pas jouer avec, le secret professionnel. Lui-même ne sait pas qui tu es alors je crois que ça marche comme ça vu que vous avez tous les deux décidé que vous allez vous cacher vos identités. Tu dois juste savoir une chose ; je ne ferai jamais un mauvais choix pour toi. »

Dalhia lui faisait suffisamment confiance. Elle sortit de son bureau et partit vers la loge qui lui était indiquée ; celle de la veille.

Lorsqu'elle franchit la porte, elle sentit une douce chaleur envelopper sa peau. Elle pouvait sentir la présence de l'inconnu mais il fallait qu'elle prenne un bain.

Elle marcha rapidement vers la salle de bain qui était la seule pièce annexe de cette loge.

            
            

COPYRIGHT(©) 2022