Patron de jour, Amant de nuit
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Chapitre 3 Chapitre 3

Dominic méritait une bonne nuit de sommeil après la soirée qu'il avait passé et pourtant il avait eu du mal à fermer les yeux. Les évènements de la soirée ne cessaient de repasser en boucle dans sa tête et cela le troublait tellement. C'était comme s'il avait fait quelque chose de mal et c'était réellement le cas. Il était trop sombre pour mériter ce qu'il avait reçu et ne cessait de se demander pourquoi lui.

Son entreprise était sa priorité première et pourtant il n'arrivait même pas à se lever afin de se préparer. Quelqu'un avait eu le courage de chambouler son quotidien en une seule nuit et il regrettait. Il regrettait amèrement cette situation.

Il se retournait dans le lit lorsqu'il entendit frapper à la porte. Il soupira avant de se lever. Il alla jusqu'à la porte et l'ouvrit.

« Bonjour mon petit ! »

« Bonjour Martina ! Dites aux autres que je ne vais pas tarder. »

Elle abdiqua et s'en alla.

Il referma la porte et retourna dans la sa chambre où il se prépara à la hâte.

Lorsqu'il fut prêt, il rejoignit le salon où deux paires d'yeux ne cessaient de le fixer. C'était normal car il n'avait pas prévenu qu'il venait ou du moins qu'il allait passer la nuit.

« Tu n'as pas l'air bien, Dominic. »

« Je vais bien grand-mère, » dit-il d'un ton froid.

« Ne sois pas sur la défensive. Je ne faisais qu'une simple remarque. »

Il préférait par moment qu'elle la ferme au lieu de parler. Il voyait souvent sa mère en sa grand-mère, ce qui le rendait malade. Deux femmes identiques qui ne cessaient de se mêler de ses affaires.

Il prit place auprès de son grand-père qui n'avait pas pipé mot jusque-là.

Il prit son petit déjeuner dans le trouble total et le pire était qu'il n'arrivait pas à masquer cela.

« A l'endroit habituel Dominic. »

Lucas McCoy était un homme qu'on ne pouvait pas tromper. Il se montrait calme et pourtant c'était un grand observateur. Le rendez-vous qu'il donnait à Dominic à leur lieu habituel n'était pas pour lui faire des papouilles dans les cheveux mais bien plus.

« Je suis une femme et j'imagine que vous n'allez rien me dire. »

« Grand-mère je vais bien mais c'est ton mari qui veut tirailler les choses. »

Willow savait que ça ne servirait à rien d'insister parce qu'ils ne lui diraient rien. Elle n'avait jamais la possibilité de profiter de son petit-fils parce que son mari s'en accaparait toujours sous prétexte qu'il lui apprenait des choses. Elle voulait tout simplement avoir la possibilité de le choyer.

Lorsque Dominic arriva dans le jardin, Son grand-père y était déjà installé.

« Tu viens passer tes nuits ici lorsque quelque chose te tracasse et que tu ne veux pas rester tout seul. Pourquoi es-tu arrivé aussi tard cette nuit et sans être soûl ? »

Dominic souffla en réfléchissant. Lucas finirait par savoir s'il lui mentait. Il savait qu'il comprendrait s'il lui disait la vérité.

« J'étais à une maison close hier. »

Il regarda attentivement son grand-père attendant que ce dernier daigne s'offusquer mais il lui sourit tout simplement.

Etait-ce normal ? Ce dernier pouvait se montrer compréhensif mais pas sur tous les points.

« Je ne vais pas te sermonner Dominic parce que tu es un homme célibataire qui peux jouir de la vie mais pourquoi ne pas te mettre en couple une fois ? Trouve-toi une épouse. »

« Tu sais ce que je pense des femmes. » dit-il d'un ton tranchant.

« Qu'elles sont manipulatrice, avides d'argent et de pouvoir et surtout vénales, » lui rappela Lucas avant de poursuivre ; « Tu m'as répété ça une centaine de fois que j'ai fini par retenir par cœur. Maintenant dis-moi ce qui s'est passé hier. »

Cette histoire le rendait tellement sensible qu'il ne pouvait pas la raconter étant perché sur ses jambes. Il s'assit près de Lucas.

« Elle était vierge ! » dit-il en fixant un point dans le vide.

Lucas ne put s'en empêcher et s'esclaffa. Il regarda Dominic attentivement se demandant si ce dernier se rendait compte de ce qu'il racontait.

« Une vierge dans une maison close ? » se demanda Lucas.

Même Dominic était étonné et jamais il ne l'aurait cru s'il n'avait pas vécu l'expérience.

« As-tu pris quelques verres avant de t'y rendre ? »

« J'étais bien lucide. Je sais ce que j'ai vécu grand-père et je ne comprends pas pourquoi elle s'est offerte à moi. Elle n'avait aucune expérience et je me suis même surpris à être prévenant avec elle. J'avais si peur de la briser et pourtant je ne suis pas comme ça. J'y suis allé pour mon propre plaisir et pourtant je me suis occupé d'elle sans penser à moi. »

Son grand-père posa la main sur son épaule pour lui montrer qu'il était là.

« Tu connais le plus choquant grand-père ? »

Lucas hocha négativement la tête. Le plus choquant pour lui avait été de savoir qu'il y avait une vierge dans une maison close alors qu'est-ce qui pouvait encore être choquant.

« Je voyais mon assistante en elle. »

« Je ne comprends pas, Dominic. »

« Quand je posais mes mains sur elle, quand je caressais sa peau, quand je l'embrassais, c'était comme si j'étais face à mon AP et je ne comprends pas pourquoi. »

« As-tu déjà recruté une nouvelle assistante ? »

Lucas McCoy se préoccupait toujours du développement de son entreprise et pour cela, il aimait toujours en savoir plus sur le nouveau personnel.

« Elle a fait son test hier et elle va commencer aujourd'hui. »

« Pourquoi pensais-tu à elle alors ? »

« Je n'en ai aucune idée et c'est ce qui m'intrigue le plus. »

« Tu es un grand garçon responsable, Dominic et tu sais parfaitement qu'il ne faut pas mélanger le personnel au relationnel. Arrête de fantasmer sur ton AP parce qu'une relation entre vous n'est pas envisageable. »

« Je le sais parfaitement grand-père. Je dois y aller maintenant. »

Il marcha jusqu'à sa voiture et lorsqu'il entreprit d'entrer dans cette dernière, Lucas lui fit signe d'attendre.

« Carola m'a dit que tu ne prends pas ses appels. »

Dominic regretta la raison pour laquelle il s'était arrêté. Il aurait dû partir s'il avait su que c'était pour parler de cette fille, cette tarée qui méritait une place dans un centre psychiatrique.

« Pourquoi es-tu si dur avec elle ? »

« Et vous, pourquoi faites-vous semblant de ne pas voir qu'elle est folle ? Cette fille est tarée grand-père, elle doit être internée le plus vite possible. »

Lucas souffla ne sachant plus quoi faire. C'était la même histoire depuis toujours. Dominic qui n'aimait pas Carola accroire qu'il lui reprochait quelque chose.

« Fais l'effort de l'appeler, Dominic. »

« Je ne te ne promets rien grand-père. Vraiment rien. »

Pour rien au monde il ne pouvait prendre son propre téléphone pour composer son numéro. Il ne savait pas ce qu'elle faisait aux autres pour qu'ils ne puissent pas voir qui elle était réellement mais lui le savait. Elle était folle depuis très longtemps et avait besoin d'aide le plus vite possible.

Il était déjà tard lorsqu'il arriva à l'entreprise. C'était d'ailleurs la première fois qu'il accusait un tel retard et tout ça par la faute d'une femme qui lui avait retourné le cerveau. C'était l'une des raisons pour lesquelles il ne les aimait pas.

En longeant le couloir qui menait à son bureau, il dépassa le bureau de son assistante de quelques pas puis rentra sur ses pas. Il savait que c'était dangereux et surtout pour lui mais il fallait qu'il vérifie quelque chose. Il souffla un bon coup et alla jusqu'à sa porte.

Le souvenir de la poitrine nue de cette fille dans ses mains le foudroya. Il regarda sa poitrine emprisonner dans son chemisier et hocha négativement la tête pour se refuser de croire que ça pouvait être elle.

Tout s'était produit dans une lumière tamisée et pourtant il avait l'impression de reconnaitre sa peau laiteuse.

Il remonta le regard jusqu'à ses lèvres qui ne cessaient de bouger et qui ne cessaient d'être ornées d'un sourire joyeux. Ces lèvres qu'il croyait avoir déjà embrassé et pourtant ce n'était pas le cas.

Lorsqu'il se rendit compte que cette joie qui se manifestait par le sourire sur ses lèvres était dû à une personne à l'autre bout du fil, une colère noire naquit en lui et s'en alla très rapidement.

Une fois dans son bureau, il se permit de grogner, de soupirer afin de se libérer de tous ces sentiments aussi contradictoires les uns et que les autres qui prenaient forme en lui.

Tout allait bien dans sa vie jusqu'à ce qu'il ait l'idée de tester une maison close et comme si ça ne suffisait pas, une vierge lui fut attribuée.

Avait-elle eu mal après cette nuit ?

Voulait-elle le revoir ?

Voulait-elle que ce soit toujours lui ?

Toutes ces questions sans réponses le mettaient en rogne.

            
            

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