Patron de jour, Amant de nuit
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Chapitre 4 Chapitre 4

Depuis la nuit dernière, Dalhia ne s'était toujours pas remise. Elle se souvenait encore de cet inconnu, de ses touchés, ses baiser et surtout comme s'il était toujours en elle. Elle pensait même que si elle avait su plus tôt que le plaisir de la chaire pouvait être aussi délicieux, elle aurait cédé depuis longtemps. Il avait été si parfait avec elle et elle espérait tout simplement qu'il n'avait pas remarqué qu'elle était encore vierge.

Elle hésita plusieurs fois à se rendre de nouveau à l'entreprise parce qu'elle ne cessait de penser à Dominic McCoy. Durant toute la soirée, elle avait eu l'impression que c'était lui et pourtant c'était impossible. Il était un homme sérieux qui n'approuvait aucune distraction alors comment pouvait-il faire pour se retrouver là ? Elle en rêvait trop c'était certain.

Elle ne l'avait pas vu le matin et espérait qu'il ne viendrait pas de la journée. Elle était censée être son assistante et pourtant elle ne connaissait même pas là où il se trouvait.

Elle était profondément noyée dans ses pensées lorsque le téléphone du bureau se mit à sonner. Elle décrocha et le ramena à l'oreille.

« Dans mon bureau, tout de suite ! »

Sa voix était si tranchante qu'elle avala difficilement sa salive. A quel moment était-il arrivé et pourquoi était-il toujours de si mauvais humeur ? Une mauvaise nuit ? Une affaire qui avait mal tourné ? Elle ne comprenait pas.

La seule chose qu'elle souhaitait faire à ce moment était de prendre ses jambes à son cou mais elle ne pouvait pas. Elle avait parcouru tout le contrat qu'il lui avait remis et le salaire qui y était la motivait à supporter ce tyran.

Elle respira profondément et se leva. Elle sortit de son bureau et marcha jusqu'au sien où elle frappa à la porte. Il lui ordonna d'entrer sans attendre.

Il était assis dans son fauteuil de bureau, sa posture reflétait de la dominance et du pouvoir. Elle était intimidée par lui et voulait prendre ses jambes à son cou.

Le regard qu'il posait sur elle était froid comme d'habitude. Une flamme indescriptible dansait dans ses yeux qu'elle avait eu le courage de fixer juste deux secondes. Que pouvait-elle croire ? Qu'il pouvait changer d'humeur chaque seconde ou se faisait-elle de fausses idées ?

« Prenez place, » lui ordonna-t-il.

Elle avança et s'assit en baissant la tête mais elle pouvait toujours sentir son regard sur elle.

Son parfum à l'odeur piquante titillait ses narines et réveillait tous ses sens, la conduisant à la soirée dernière où elle avait cru humer le même parfum.

Elle risqua un regard vers lui et constata qu'il s'était pincé les lèvres, laissant ressortir des fossettes discrètes. C'était magnifique et elle était tentée de passer sa vie à le regarder ainsi.

« Fréquentez-vous des maisons closes, Mlle Torres ? »

A la seconde où cette phrase avait franchi la barrière de ses lèvres, Dominic regrettait déjà mais il n'avait pas pu s'en empêcher. C'était bien plus fort que lui car tout chez son assistante lui rappelait la belle inconnue qui s'était offerte à lui corps et âme.

Il ne savait pas ce qu'il ferait si ce qu'il pensait s'avérait vrai mais il voulait tout de même savoir.

Dalhia quant à elle était toute tremblante. Elle ne savait pas si cet homme était un Devin mais ça lui faisait peur.

Pour la première fois de sa vie où elle avait tenté l'interdit, il fallait que ça se sache. Elle ne savait pas ce qui adviendrait d'elle si elle disait la vérité alors, le mieux était de garder ça secret pour elle.

« Non, M. »

« Etes-vous sûre ? Vous n'avez jamais fréquenté de maison close, même pas une fois dans votre vie ? »

Si ! Une fois dans sa vie et le même jour où elle avait fait sa connaissance mais il n'était pas censé savoir.

« Jamais ! » dit-elle d'un ton ferme. « Y a-t-il un problème ? »

Dominic se leva de son fauteuil et alla se placer face à la baie vitrée de son bureau. Il ne savait pas s'il y avait un problème ou pas.

Au fond de lui, c'était comme si cette réponse ne le satisfaisait pas, c'était comme s'il était déçu que ce ne soit pas elle la femme qui lui avait donné ce magnifique cadeau.

« Tout va bien, M. ? »

« Oui, Mlle Torres. Je ne connais pas grand-chose sur vous et si je vous ai posé cette question, c'est parce que cette entreprise à une réputation à préserver ce qui fait que nous n'accepterons jamais que l'un de nos employés soit le centre d'un scandale et surtout pour des histoires aussi salissantes. »

C'était bizarre, pensa Dalhia. Pourquoi avait-il uniquement penché sur les maisons closes alors qu'il y avait des femmes qui se cherchaient des clients en pleine rue et en dehors de cela, il y avait des employés qui pouvaient être des alcooliques ou des drogués.

« Rassurez-vous M. vous n'aurez jamais à vous en faire en ce qui me concerne. »

Dominic se retourna enfin vers elle et son masque de PDG froid et dur avait repris sa place.

« C'est votre première fois de travailler en entreprise et vous devez savoir que ce n'est pas votre chambre où vous pouvez prendre n'importe quel appel à n'importe quel moment et parler n'importe comment. »

« Je crains de ne pas comprendre M. »

« Je vous ai surpris à mon arrivée au téléphone. Vous étiez à fond que vous n'avez même pas constaté ma venue. Il y a pas mal de personnes là dehors qui désirent ce poste Mlle Torres et je sais que je vous ai donné une semaine mais si vous constatez que vous ne pouvez pas tenir, ne commencez même pas. »

Elle ne pouvait pas lui reprocher le fait d'être en colère parce qu'elle l'avait elle-même cherché. Elle aurait dû attendre de rentrer avant d'appeler Ophélie mais comme elle n'avait presque rien à faire, elle s'était laissé tenter.

« Je vous promets que ça ne se reproduira plus, M. »

« Et autre chose, vous devez renouveler votre garde-robe. »

Elle baissa la tête sur ce qu'elle portait et se demanda s'il était sérieux en disant cela.

« Vos tenue conviennent pour une danseuse et pour femme qui sait convaincre ses clients autrement qu'avec son intelligence. Vous avez du charme je l'avoue mais dans cette entreprise nous prônons le professionnalisme et le respect. Je ne veux pas que certaines personnes décident de faire affaire avec moi simplement parce qu'elles espèrent mater les cuisses et le galbe des seins de mon assistante. Nous sommes bien d'accord là-dessus ? »

« Oui M. »

Elle acceptait malgré elle car, elle n'avait jamais constaté que ses tenues étaient aussi extravagantes qu'il le disait.

« C'est tout pour le moment alors vous pouvez disposer. »

Elle se leva et marcha jusqu'à la porte lorsque la voix dur de son patron résonna dans son dos.

« Je voudrais une tasse de café sans sucre et prenez-en un pour vous parce que le travail doit aller vite. »

Elle n'avait pas espéré qu'elle travaillerait si près de lui. Avec tous les sentiments qu'il éveillait en elle, elle ne pensait pas qu'elle serait capable de se concentrer.

Une fois devant la machine à café, elle se mit à évaluer toutes les possibilités qu'elle avait pour se défiler mais il y en avait aucune. Elle devait payer son loyer, ses frais de cours et prendre soin d'elle. Elle ne pouvait percevoir ce salaire nul autre part.

Elle le rejoignit dans son bureau avec les tasses de café et lui tendit la sienne.

Dominic était assis derrière son bureau, les bras croisés et les yeux fixés sur son assistante personnelle qui se tenait debout devant lui, les mains jointes et les yeux baissés.

« Alors, Mlle Torres, je veux que vous travailliez sur ce projet immobilier » dit Dominic d'un ton ferme et autoritaire. « Il s'agit d'acheter et de revendre des propriétés dans la région. Je veux que vous vous occupiez de la recherche des propriétés, de la négociation des prix et de la gestion des documents. »

Dalhia hocha la tête, mais son expression était perdue.

« Oui M. » dit-elle, sa voix tremblante. « Mais... je ne sais pas grand-chose sur l'immobilier. »

Dominic soupira et secoua la tête. « C'est étonnant ! » dit-il d'un ton sarcastique. « Je savais que vous n'étiez pas une professionnelle mais que vous aviez au moins une idée de base sur le sujet mais apparemment je me trompais. »

Dalhia baissa les yeux se sentant humiliée. « Je suis désolée M. » dit-elle. « Je vais essayer de faire de mon mieux. »

Dominic haussa les épaules. « Je suppose que cela me suffira, » dit-il. « Mais je vous préviens, Mlle Torres, je ne tolérerai aucune erreur. Vous devez être parfaite dans ce projet. »

Dalhia hocha la tête, se sentant encore plus stressée. Elle savait qu'elle avait beaucoup à apprendre, mais elle était prête à travailler dur pour réussir. Mais avec un patron comme celui-ci, elle se demandait si elle allait pouvoir survivre dans ce projet.

            
            

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