L'amour est un petit tyran
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Chapitre 3 Andrea

Quand je reviens au campement, je suis toute humide et crasseuse. Donc je vais dans la tente que j'occupe en compagnie d'une autre fille pour me chercher des vêtements propres dans mon sac à dos avant d'aller dans le coin des douches.

Ma voisine est déjà réveillée et elle n'est pas dans la tente. Sans doute, est-elle allée faire son jogging matinal avec les autres sur le même parcours que moi je viens de terminer.

Ce campement des Torpederos se situe en Colombie dans une réserve naturelle au cœur de l'Amazonie. Il y a l'électricité et l'eau courante dans le baraquement des toilettes et des douches, qui contient aussi une petite laverie. Mais dans nos tentes et ailleurs il en va autrement.

Quelques abreuvoirs sont dispersés sur les sentiers en forêt, et nous avons aussi connecté des boyaux d'arrosage à l'un de ses abreuvoirs pour notre cuisine improvisée. Rebecca, une des initiées de haut niveau responsable de la cantine, s'est aussi improvisé au réseau électrique à l'aide de rallonges partant de cabane des douches pour pouvoir cuisiner sur une plaque électrique portative. Mais en dehors de cela, il n'y a pas d'autre confort.

Il n'y a pas non plus d'eau chaude, alors vous avez intérêt à ne pas trainer dans la douche! J'ai toujours eu du mal à supporter le froid, mais ici, il fait tellement chaud, et avec l'effort physique que je viens de fournir, cette douche froide est très rafraichissante.

Quand j'en sors, je me sens fraiche comme une rose. Prête à entamer une nouvelle journée d'entrainement!

J'enfile un pantalon cargo de style militaire et un teeshirt au motif de camouflage similaire à ceux que je portais avant de quitter la cabine de ma douche. Des sandales dans les pieds, je me sèche les cheveux tout en revenant vers la tente que j'occupe. Je crois alors ma colocataire, une Ukrainienne. Ses vêtements sont en sueur et une de ses mèches de cheveux est collée à son front. Elle est aussi couverte de boue sur tout le bas du corps, ce qui me dit qu'elle a dû tomber dans un de ces trous de bouette disséminés sur le parcours.

L'Ukrainienne me regarde de haut comme toujours et m'ignore en passant devant moi, avec sa serviette, ses vêtements propres et son nécessaire de toilette. Elle me bouscule légèrement en passant près de moi.

Elle doit penser comme toujours que j'ai échoué à la Tyrolienne encore ce matin. La première fois que c'est arrivé, ils étaient tous présents. Depuis ce temps, les trois Ukrainiennes de notre groupe, qui m'aimaient bien au début, me prennent de haut et me méprisent.

Le Japonais n'y était pas allé de main morte lui non plus, la première fois que j'ai paralysé devant cette fucking tyrolienne:

- Non, mais quelle Baka! (idiote) Ça vient suivre un entrainement chez les Torpederos, parmi les meilleurs des meilleurs, et ce n'est même pas foutu de se servir d'une Tyrolienne... La peur des hauteurs! Tu parles! Quelle froussarde!

Ce Japonais me déteste et je le lui rends bien. Nous sommes partis du mauvais pied et ce n'est pas de ma faute. Quand je suis arrivée chez les Torpederos, en Espagne, le premier jour de notre entrainement au combat, j'ai remarqué que ce Japonais du nom de Riku ne choisissait toujours que des partenaires plus faibles que lui lorsque nous nous exercions aux arts martiaux.

Il ne faisait pas que choisir des partenaires plus faibles histoire de bien paraitre devant notre Sensei, qui était, au moment des faits, maitre Pablo La Costa dit l'Ancien.

Non. Ce Japonais ne retenait même pas ses coups alors qu'il savait très bien que ses adversaires étaient plus faibles que lui. Une des toutes nouvelles recrues, (tout comme moi) du nom de Sabrina en faisait même des cauchemars la nuit. Je partageais la même chambre qu'elle dans les dortoirs, sur la couchette du bas, et je l'avais même entendu pleurnicher en secret. La pauvre!

Alors, le troisième jour, n'en pouvant plus, je suis allé le trouver avant qu'il martyrise encore un autre débutant (pour ne pas dire total noob) de notre groupe.

Riku n'a que 17 ans, mais il est très grand et très costaud en comparaison de moi, qui suit ''la petite boulotte du groupe'', comme je fus ainsi qualifiée à mon arrivée par lui et sa petite clique de ''macho men''. Alors bien évidemment quand je l'ai défié, Riku en a été très amusé. Il croyait pouvoir me battre en moins de deux. Mes derniers partenaires étaient eux aussi de nouvelles recrues de calibre plutôt moyen... donc il devait se dire qu'il allait m'humilier en beauté.

Malheureusement pour lui, je m'entraine à la boxe brésilienne depuis que je suis toute jeune, et quand je suis entrée à Sidov Corp, il y a deux ans, mon supérieur hiérarchique a beaucoup insisté pour que je débute un entrainement très intensif aux arts martiaux, celui de mon choix, m'avait-il dit. Il a même ajouté que je n'aurais pas le droit de partir en mission sur le terrain tant que je n'aurais pas réussi à battre celui qu'il m'avait désigné pour instructeur, ce qui était très difficile.

Malgré tout, il m'a fallut moins d'un an pour y arriver! AH! Si vus aviez vu la tête que faisait mon instructeur, un type du nom de Basile qui est super macho lui aussi... quand je l'ai étalé à terre!!!

Il faut dire que j'avais choisi le kung-fu comme art martial et que j'y mélange souvent quelques petits enchainements de boxe brésilienne et quelques autres trucs bien salaces que j'ai appris dans la rue.

J'ai fugué à l'âge de 16 ans, je vous rappelle. Je vivais dans la rue les deux premières années et je devais me battre pour survivre.

Tandis que Riku, lui n'est qu'un gosse de riche. Un enfant gâté. Il se dit le membre éminent d'une bande de yakuzas et très sincèrement, je connais moi aussi un membre de son clan, Koto Tanaka, un yakuza de grande envergure que j'ai croisé quand j'étais basée à Londres...

Riku a beau se vanter, mais il n'arrive même pas à la cheville de son oncle Koto. En comparaison, il n'est qu'une petite merde un peu trop arrogante. Une petite merde sans honneur qui s'en prend toujours aux plus faibles que lui.

Je souris en moi-même tout en me séchant les cheveux, assise sur ma paillasse. Chaque fois que je songe à la façon dont j'ai étalé ce chico (petit con) sur le tapis devant tout les autres, je suis morte de rire! L'Ancien en était lui-même très amusé.

Cet imbécile de Riku a dit que ce n'était qu'un coup de chance et il a essayé de me battre trois matins de suite lors des entrainements libres sans le moindre succès. Ce n'est qu'à ce moment que Miguel, un Latino-Américain avec plus d'ancienneté chez les Torpederos, a enfin daigné l'informer:

- Pendejo! (imbécile) Tu t'attaques à une des agentes de Sidov Corp et tu crois pouvoir la battre!

À partir de ce jour, même Maurice, ce petit Français ultra pédant au père multimillionnaire était un peu plus prudent quand il passait des remarques en ma présence. Les trois Ukrainiennes ont aussi commencé à me considérer comme une adversaire de taille et elles ont pris leurs distances avec moi, parce qu'ici, tout le monde cherche à obtenir la reconnaissance de Maestro Cabeza... donc toutes les recrues et les disciples de moins haut degré sont plus ou moins en compétition les uns contre les autres, lors des entrainements. Ils espèrent éventuellement se démarquer et être remarqués du chef de leur organisation, et possiblement être mutés à des postes plus importants, comme ce fut le cas de l'un des leurs récemment. Il s'agit de Jun, le cousin de Riku et aussi le fils de Koto Tanaka justement. On raconte qu'il a son propre Dojo maintenant et dirige un des chapitres des Torpederos.

Bref après que j'aie humilié publiquement ce Japonais et que je lui aie fait ravaler sa fierté... tous me craignaient plus ou moins et ceux qui ne me craignaient pas me rangeaient dans la catégorie des rivales de grande valeur...

Il faut dire aussi que ce que Miguel leur avait révélé me rendait encore plus redoutable. En effet, tout le monde au sein de la ligue d'assassins des Torpederos connait la réputation de Sidov Corp. C'est même nous qui avons conçu tout leur nouveau système de sécurité, y compris que tous les mécanismes des pièges sur ce parcours de la mort que nous devons exécuter tous les matins, sur celui des sites d'entrainements des Torpederos qui se situe en plein cœur de la forêt d'Amazonie tous les matins.

Tous les l'ignorent, mais j'en suis d'ailleurs une des conceptrices. C'est pourquoi, si ce n'était pas de cette fucking tyrolienne, je posséderais déjà le record de vitesse d'exécution de ce parcours, parce que je sais déjà où sont tous les pièges sur le circuit.

J'étais d'ailleurs impatiente de tester le parcours.

Impatiente aussi de quitter enfin le quartier général des Torpederos en Espagne pour être parachutée ici en Amazonie. Parce que je savais que les petits entrainements en Espagne, les périodes successives de jeûne qu'on nous y infligeait, et les cours d'initiations à la médecine traditionnelle chinoise de l'Ancien... tout cela n'était qu'une mise en bouche!

Un amuse-gueule!

Le véritable entrainement commençait ici, en Amazonie, quand nous serions tous transportés en hélico sur ce campement en plein dans la jungle.

Mais tout ne s'est pas passé exactement comme prévu. En effet, Maestro Cabeza a fait l'objet d'une tentative de meurtre lors d'un voyage à l'étranger trois semaines avant notre départ. Évidemment, l'Ancien s'est immédiatement rendu au Japon, là où se trouvait son petit-fils, Rafael La Costa, entre la vie et la mort...

Ensuite, même après qu'il fut rapatrié en Espagne, Maestro Cabeza avait besoin d'un temps de convalescence pour soigner ses blessures. Notre départ fut donc retardé jusqu'à la mi-novembre et nous ne sommes ici que depuis deux semaines.

Ce devait être Maestro Cabeza qui dirige les entrainements la majorité du temps, mais à la place, c'est unm de ces subordonnés qui nous entraine quand cela demande d'être dans une parfaite forme physique et le reste du temps, c'est l'Ancien qui dirige alors qu'El Cabeza se contente de suivre à distance. Il intervient très peu, car il n'est pas encore parfaitement remis de ses blessures et que le climat tropical ne l'y aide en rien. Je suis convaincue que Sofia aurait préféré qu'il poursuive sa convalescence à la maison un peu plus longtemps et qu'elle doit être très en colère présentement.

Mais elle n'y peut rien parce qu'El Cabeza ne doit pas montrer la moindre faiblesse devant ses hommes...

Ces deux premières semaines ont été vachement humiliantes pour moi.

À cause de cette fucking de Tyrolienne!

En plus, maintenant, tout le monde sait aussi que le travail que je fais à Sidov Corp est majoritairement celui d'une analyste et d'une technicienne informatique. Ils croient donc tous à tort que je ne suis jamais allée sur le terrain. Jamais allée en mission. Je ne peux pas vraiment les contredire, parce que jusqu'à tout récemment, c'était plus ou moins vrai...

Ils croient donc tous que je ne suis pas aussi géniale que le laissaient croire mes aptitudes pour les arts martiaux.

Il est vrai que j'ai rarement fait face au danger, lors de mes deux dernières années passées à Sidov Corp...

Mais je suis une enfant de la rue!

C'est même une des raisons principales pour lesquelles Philipe Bérubé, ce fin stratège et ce développeur de génie, ainsi que Drake Sidov, surnommé le boucher de New York, m'ont recruté personnellement au sein de leur boite de sécurité.

Alors ils devraient tous se méfier!!!

            
            

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