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#MON_HANDICAP
#Episode_5
Après le cours, j'avais cette folle envie d'aller lui parler mais je devais me retenir. Je rentrai juste comme je suis venu et une fois bien couché dans ma chambre, je lui envoyai un message.
Moi : pour une fois tu m'a vu, qui t'as donné mon numéro ?
Franck : et toi qui t'a donné le mien ? Tu es déjà rentré ?
Moi : tu voulais me voir ?
Franck : j'ai mieux à faire, à plus !
Je commençais sérieusement à me demander pourquoi cet homme me détestait de la sorte. Je faisais tout pour qu'on n'oublie le malentendu du premier contact mais rien ne marchait. Mon prochain cours était prévu pour 16h donc j'avais juste 2h de repos. Je m'endormi au point d'oublier l'heure et j'arrivai avec une heure de retard. Par chance, contrairement au premier professeur celui-ci n'était pas venu. Ma voisine était vraiment une jolie fille et presque aussi bien maquillé que moi. Je sentais que je pouvais me familiariser avec elle alors j'ouvris un sujet,
Moi : jusqu'à ce prof va même venir ? J'ai déjà envie de rentrer
Tu parles comme les blagues copine, il vient laisser les gens dans le froid pour ne même pas venir. C'est lui qui achète nos pulls ?
Ah oui ! C'était mon style d'amie, une avec qui je pourrai insulter tout le monde sans me gêner mais si seulement je savais qu'elle allait me conduire vers ma chute.
Moi : en tout cas bientôt je rentre, il se prend pour qui ?
Si tu es chaude on n'y va hein, en fait moi c'est Brenda
Moi : enchanté je m'appelle Nelly
On sortit de la salle et entra dans les commentaires divers. Elle parlait beaucoup de sa vie et tomba dans un sujet qui attira particulièrement mon attention.
Brenda : ici il n'y a qu'un seul moyen de valider sans étudier et je t'assure ça marche. J'ai mes bon gars que je dois voir de temps en temps donc on ne peut pas me voir ici tout le temps.
Moi : valider sans étudier ? En tout cas je t'invite à prendre un pot, tu vas mieux me raconter tout ça là-bas
Brenda disais être issus d'une famille pas vraiment riche mais elle savait chercher son argent. Elle tenait un salon de coiffure et avait en plus de cela plusieurs ''bureaux'' comme elle disait pour qualifier ses amants. Avec quelques mecs bien placés, elle pouvait s'entretenir et entretenir sa mère apparemment très malade. Tout ce qui m'intéressait c'était ce sujet sur la validation des matières.
Moi : dis-moi comment sans étudier tu peux avoir la note ma chérie, c'est tout ce qui m'importe.
Brenda : tu négocie juste avec le professeur ou avec le chef de la cellule informatique. Quelques tours dans leur bureaux et tu n'auras plus à venir ici tous les jours.
C'était mon ange envoyé par Dieu pour me sauver de cette malchance qu'on appelait école. Je voulais une vie facile, une vie de fête et non pas une vie toujours enfouis dans mes cahiers. S'il ne fallait que négocier avec quelques personnes pour avoir de bonnes notes, je ne voyais pas trop quel problème ça pouvait me poser puisque j'avais de l'argent.
Moi : ce n'est même pas un problème, j'ai beaucoup d'argent donc...
Brenda : en plus de l'argent il te faudra donner autre chose ma chérie mais ne t'inquiète pas, demain je vais t'amener chez le chef de la cellule et là tu comprendras.
Moi : merci beaucoup ma puce c'est toi qui me sauve, je crois que j'ai trouvé ma jumelle ici
Brenda : on va bien s'entendre copine ça c'est sûr.
Pour une fois je n'avais pas fait de distinction sur la classe sociale, celle-ci était une vraie amie. Elle ne me jugeait pas et voulais mon bien. On ne se connaissait pas vraiment mais elle voulait me faire réussir et m'épanouir en même temps. On finit de manger et on alla faire quelques tours en se racontant mutuellement nos ébats amoureux.
Brenda : ce que j'ai vécu en amour m'a vraiment transformé en fer, j'ai aimé cet homme plus que tout mais hélas, nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. Il a fallu qu'il viole ma cousine pour que mon cœur se transforme en fer.
Moi : mince tu n'as finit avec l'homme là une fois ? Il viole ta cousine... merde
Brenda : ce que j'ai vécu sur cette terre... Laisse copine tu ne peux pas me comprendre.
Elle semblait avoir beaucoup souffert et cela me faisait de la peine. Pour une première fois, je ressentais de la peine pour quelqu'un. On s'arrêta devant une maman qui faisait de la viande braisé et on eut envie d'en gouter. Pendant qu'on mangeait, une voie familière me fit des reproches en me chuchotant dans l'oreille.
Franck : le professeur est en classe et madame est en train de se régaler, ça commence vraiment bien hein.
Je sentais son souffle dans mon oreille et j'avais cette sauvage envie qu'il m'embrasse comme la première fois mais il s'en alla sans même me laisser le temps de lui répondre.
Brenda : je vois déjà les étincelles dans tes yeux... le jeune doctorant te fais les yeux doux ?
Moi : c'est un idiot, il ne me plait même pas.
Brenda : ne soit pas bête copine, profite de l'occasion pour le séduire et lui faire augmenter tes notes pendant les contrôles continus
Moi : je ne pense pas qu'il va accepter, il est trop bizarre.
Brenda : c'est un homme ou bien ?
Ce que me disait Brenda était vraiment pertinent et je pouvais faire d'une pierre deux coups, me venger de Franck pour l'humiliation et avoir de bonnes notes. Je voulais être comme Brenda et bloquer à mon cœur à tout accès. Nos chemins se séparèrent au centre-ville et pendant qu'elle rentrait chez elle, je fis quelques marches inutiles pour repenser à toute notre conversation. Il était 18h et je n'avais aucune envie de rentrer à la maison. Pendant que je me promenais, je vis Stella sortir d'une cité et je voulus à cet instant qu'on résolve nos différents.
Moi : salut Stella waouh que tu es belle !
Stella : merci miss mais que fais-tu ici ?
Moi : je veux juste me changer un peu les idées, tu es toujours fâché contre moi ?
Stella : je veux juste que tu comprennes que tu causes du tort aux gens en te comportant mal, j'espère que tu changes.
Moi : je fais de mon mieux même si je ne sais pas vraiment ce que vous me reprochez tous.
Je sentais la distance et le manque de confiance que Stella m'accordait désormais lorsqu'on parlait. Moi aussi je n'entrai pas dans les détails de ma vie et on chemina jusqu'à chez moi car c'était sur sa route. Mes parents étaient déjà rentrés et personne ne me demanda d'où je venais ci-tard. Je comprenais que ma liberté étai en route mais ça ne me préoccupait pas réellement. Je ne pensais qu'à Franck, il était comme enfouis dans ma tête. Quand je rechargeai mon téléphone, je vis plus d'un message de Franck. Sans même lire ce qu'il m'avait envoyé, une joie immense m'envahit. Je devais avoir cet homme dans ma paume de main pour qu'il comprenne que je ne suis pas n'importe quelle fille.
Franck : madame est-elle de retour ? J'aimerai qu'on se voie. Peux-tu passer chez moi demain après les cours ?
''Oui mon bb... mon cœur je ne peux même pas manquer'' répondis-je dans ma tête avant d'écrire,
Moi : sans problème je serai présente.
Cette journée, ce demain... je voulais dormir très tôt pour que demain arrive au plus vite. Pour moi cette journée devait tout simplement être parfaite car je devais jouer mes meilleures cartes. Je m'endormis très tôt et quand j'ouvris les yeux, je me disais que c'était déjà le matin mais il n'était encore que 3h. Le sommeil s'en alla et j'écrivis un message à Franck juste pour savoir s'il était éveillé comme moi.
Moi : bonjour monsieur
Franck : que fais cette jeune fille debout à cette heure ?
Moi : le sommeil ne veux plus de moi et toi ? Tu fais quoi éveillé ?
Franck : je contemple juste mon plafond en pensant à toi par moment
Je ne sais pas pourquoi je souriais à ce message mais je me ressaisis assez vite en me disant ''tu n'as encore rien vu''
Moi : tu penses à une nouvelle façon de m'humilier tu veux dire
Franck : on en reparlera tout à l'heure
La journée commença avec un cours tellement ennuyeux, les heures en classe étaient interminables et ce professeur qui nous faisait copier ce long cours qu'il pouvait très bien nous envoyer en fichier PDF comme les autres. Je ne sentais plus mes doigts et ma montre avait l'air de s'être arrêtée. Ce moment où le professeur vous annonça ''le cours est terminé'' était enfin arrivé, je pouvais à présent me rendre chez Franck. Je lui fis un message pour savoir si je pouvais venir et sa réponse était positive. Une fois à l'entrée du campus, je sautai aussitôt sur une moto et quelques minutes après, j'étais devant son appartement. Je n'eus aucune seconde de réflexion avant de faire retentir sa sonnerie.
Franck : mine de rien madame se bat à être ponctuelle, entre s'il te plait
Moi : merci
C'est en ce moment que je constatai que sa maison était vraiment très belle, bien rangé et surtout propre.
Moi : je suis vraiment très étonné que tu m'invite chez toi après la façon dont tu m'as traité
Franck : tu es une très belle fille mais ta bouche est vraiment sale... je tenais juste à m'excuser pour la manière dont je t'ai traité la première fois que tu es venu chez moi. J'étais vraiment en colère de voir qu'une fille de ton âge n'accorde une importance réelle à la vie mais bon...
Moi : je m'excuse une fois de plus pour la façon dont on s'est rencontré,
Franck : j'ai comme l'impression qu'on vient de faire la paix
Je le regardais juste sans rien dire, il me proposa à manger mais je n'avais pas vraiment envie de manger.
Moi : ne t'inquiète pas je n'ai pas vraiment faim merci quand-même
Je m'installai sur l'un de ses beaux canapés et commençai à visionner. Il vint ma rejoindre comme s'il devinait tout ce que je pensais. Il me regardait dans les yeux, son souffle caressait mon visage, il me désirait et je le sentais. Pendant qu'on s'observait sans prononcer aucun mot, je sentis sa main me prendre par la taille pour me rapprocher vers lui, ses lèvres cherchaient ardemment les miennes. Il m'enflammait le corps et j'avais qu'il arrive à ce moment où il ne pouvait plus se retenir. Je voulais 'humilié comme il l'avait fait avec moi.
Lorsque ce moment arriva enfin, il venait d'enfiler un préservatif et était prêt à l'attaque,
Moi : donc si je te laisse entrer tu vas accepter hein ? Tu as fini de m'insulter ?
Franck : humm je vois ton jeu
Moi : quitte sur moi je veux rentrer à la maison
Franck : tu vas tomber dans ton propre piège
Moi : je suis très sérieuse je ne...
Il m'arracha du canapé avec une telle rapidité et me posa sur une table remplie de document. Cette détermination que j'avais au début pour le repousser s'envola d'un coup. Ses baisers m'envoutaient je désirais cet homme et ça m'énervait tellement. À chaque fois que je le sentais me pénétrer un gémissement aigue sortait de ma bouche ce qui lui donnait plus d'inspiration. Un moment comme celui-là, je n'en avais jamais vécu. J'étais allongé sur le sofa avec toute la honte du monde.
Franck : je dois déjà te raccompagner, habillons-nous
Moi : tu as eu ce que tu voulais
Franck : je ne suis pas comme tu penses Nelly, malgré ton comportement tu me plais beaucoup.
Moi : humm
Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, sa phrase me torturait l'esprit pendant que je m'habillais.
Franck : j'espère qu'on saura s'entendre
Il me laissa sur une moto et retourna chez lui en me laissant un bisou sur le front. Je ne savais toujours pas ce que cet homme voulais réellement de moi mais je voulais revivre avec lui des moments comme celui qu'on venait de vivre.
Devant une boulangerie, je décidai d'y acheter une boite de yaourt et du gâteau. À la sortie, je sentis comme une main qui tirait ma robe vers le bas. Mon dieu que j'eus peur ce jour ! Ce petit garçon qui avait ses pieds enroulés sur eux même me suppliait de lui donner une pièce pour qu'il puisse manger. Il disait n'avoir rien mangé de la journée.
Moi : je suis ta mère ? C'est moi qui ai enroulé tes pieds ? Jusqu'à il m'empêche même d'avancer pardon quitte devant moi avec ta mal chance.
Je veux juste une petite pièce tata je t'en prie
Moi : écoute je vais te faire mal, de la même façon que tu as trainé ton sale corps répugnant là jusqu'ici, traine encore ça tu quittes devant moi avec.
Si ce jour quelqu'un me disait que je m'étais condamné à vivre toutes les paroles que je venais de prononcer, je n'y aurai jamais cru. Après ses quelques moments de bonheur avec Franck, je venais de sceller mon destin à cause d'une simple pièce que j'aurais pu donner en souhaitant un bon courage au petit. Au contraire j'avais décidé d'ouvrir ma porte aux malheurs.
À suivre...