/0/6449/coverbig.jpg?v=963c51cf581b8901811c5e60bc051d4b)
#MON_HANDICAP
#Episode_2
Le jour de fête était fixé pour le samedi qui suivait et on était déjà mercredi. Stella et moi faisions les boutiques chaque jour le plus souvent accompagné par de son copain dans sa voitures de luxe. Ma vie était rose quand j'étais hors des murs de notre maison, parfois j'enviais même ma copine pour sa liberté. Sa maman travaillait à cet hôtel dit ''de malte'' et pouvait parfois y passer la nuit. Elle avait toujours leur grande maison pour elle toute seule car ses cadets étaient à l'école pendant la journée. Je ne manquais de rien mais dans la voiture de son mec, je me sentais au paradis. Musique et commentaires divers accompagné d'amuse-bouche et un peu de liqueur nous animaient. La destination était une grande boutique de vêtement au marché ''A'' pour un renouvellement de la garde-robe. Une fois dans la boutique, je vis Fabrice à travers la vitrine. Il m'aperçut également et ne manqua pas de venir pour une salutation.
Fabrice : comment vous allez les filles ? Je suppose que les magasins c'est pour la fête de samedi
Moi : quand tu nous vois là on peut faire du shoping seulement pour la fête ? Tu ne peux pas nous voir tu passes seulement ?
Stella : c'est quoi cette façon de répondre Nelly ? Un peu de respect quand-même
Stella était une fille très respectueuse et humble même avec les animaux. Elle traitait tout le monde de la même façon et n'était rigoureuse que dans le choix de ses partenaires. Sa logique laissait comprendre que l'argent que nous avions ne nous donnait en aucun cas le droit de traiter les autres comme du n'importe quoi mais pour moi c'était tout le contraire.
Moi : il ne pouvait pas nous voir il passe ?
Stella : si tu continu avec ta salle bouche ça va mal finir entre nous ici. Tu te comportes comme une file qui n'a reçu aucune éducation et ceux devant tout le monde. N'expose plus ta vie de cette manière
Moi : c'est toujours parce que j'ai reproché à cet idiot d'être...
Stella : tu continus hein... regarde comment mon gar me fixe, passe une bonne fin de journée
Elle s'en alla avec Fabrice en me laissant là toute seule. Ça ne me faisait ni chaud ni froid car je pensais qu'elle avait de la chance d'être amie avec moi, la bourgeoise de la ville. Je terminai mes boutiques sans elle et retournai à la maison rejoindre maman qui venait de rentrer. Occupant un poste à la recette municipale de la ville, maman était une femme très influente, utilisant le statut d'homme d'affaire de son mari pour augmenter son influence mais très gentil au fond. Elle me posa mille et une questions sur la raison de ma mauvaise humeur car je présentais vraiment une mauvaise mine. Stella était ma meilleure amie et la seule qui supportait mon caractère et bien que je le cachais bien, je n'aimais pas qu'on se dispute.
Maman : d'habitude quand tu pars faire le marché tu reviens faire le défilé de mode ici à la maison. C'est comment que tu rentres seulement avec ce visage froissé ? Tu n'as pas trouvé tout ce que tu voulais ?
Moi : ne t'inquiète pas maman, tout va bien. Je me sens juste un peu fatigué et j'ai mal à la tête.
Maman : prends un comprimé au chevet de mon lit et vas un peu te repose.
Moi : c'est compris maman
Je n'aimais pas présenter des excuses mais pour une première fois, j'appelais Stella pour exprimer ma désolation pour le fâcheux malentendu de tout à l'heure. Elle fut très compréhensive et continua de me faire la morale per rapport à mon caractère.
Stella : mais je te dis encore car tu es mon ami, sois humble, sois humble... plus pauvre que toi n'est pas ton esclave.
Je faisais mine d'avoir bien compris mais je ne pensais pas pareil, il fallait que tu sois pauvre de quelques centimes par rapport à moi et je m'offrais le luxe de te traiter comme je le voulais. À la maison, Marcel ne m'adressait la parole que pour le bonjour matinal et les parents avaient constaté cela. Le vendredi soir, la veille de la grande fête, il décida de verser toute sa colère sur la table à manger.
Marcel : j'en ai marre du comportement et votre fille, ne peut-elle pas essayer de respecter les autres ? Pourquoi vous lui accorder de prendre tout le monde de haut ?
Papa : quel est le problème mon fils ?
Marcel : figurez-vous que l'autre soir je les trouvé...
Moi : s'il te plait grand frère je suis vraiment désolé... je... je ne vais plus porter tes tennis sans permission...
Marcel : ...
Mince ce ronchon de grand frère voulait m'exposer devant papa sans pitié. Je lui jetai un regard plein de supplication et il continua le sujet des chaussures que je venais d'ouvrir.
Marcel : elle sort avec mes chaussures et quand je demande elle m'insulte
Maman : elle prend tes chaussures que vous avez la même pointure ? 42 et 38 discutent quoi ensemble ? Dites la vérité.
Maman n'était pas bête et avait tout de suite compris qu'on voulait se jouer d'eux.
Papa : laisse-les madame, ils se comprennent. Pourvu qu'ils ne me troublent plus l'appétit.
La chance était avec moi ce soir et je dormis en priant que la journée de la grandiose fête arrive, je pensais à cet homme que Stella voulais me présenter et je me sentais en voie d'émergence. La nuit fut longue comme celle d'un enfant qui attendait sa fête d'anniversaire. Ma grâce matinée fut assombrit par un message de Fabrice qui présentait des excuses et me suppliait pour qu'on se remette ensemble.
Fabrice : cette relation peut avoir un bel avenir Nelly, s'il te plait essayons de nous remettre ensemble. Juste quelques jours en sachant que nous ne sommes plus ensemble me brisent le cœur en mille morceaux
Moi : Seulement mille morceaux ? Pour rien au monde je ne pourrais me remettre avec toi. Je te donne l'opportunité d'être avec la plus belle fille de la ville tu me manque de respect ? Si je vois encore ce genre de message ridicule et inutile je te bloque ok ?
Je venais je faire déborder d'une goutte d'eau le vase. Je reçus juste un ''Ok'' et puis plus rien. Je comptais les heures pour ma fête, je faisais les cents pas en regardant sur l'horloge après chaque 10min. Sarah, la fille de la ménagère pensa que j'avais des soucis et prit tout son courage pour me demander,
Sarah : c'est quoi le souci Mlle ? Je te vois faire le tour de la maison depuis le matin
Moi : ma part est venu aujourd'hui, depuis quand je partage mes problèmes avec les boniches ? Tu te prends pour quoi pour oser venir me demander ce qui ne va pas ? Tu peux résoudre mes problèmes ? Pauvre et insignifiante fille, vas rejoindre ta mère à la cuisine et que je ne te revois jamais sur mon chemin.
Sarah : je suis désolé Mlle
Moi : tsuip
Je tournais mon talon et rejoignis ma chambre sans même lui répondre. Elle avait mon âge et venait d'avoir sa licence. On avait commencé le cycle secondaire ensemble car maman avait été choqué par l'histoire de Jeanne, maman de Sarah et chef de tous les employés de la maison. Maman avait décidé avec l'accord de papa de les faire vivre dans le studio de la maison, de payer un salaire mensuel à Jeanne et de payer les études de Sarah.
Pour ce que j'avais entendu, Jeanne avait vécu dans la rue et c'est là qu'elle avait enfanté Sarah suite à un viol. Elle se battait toute seule pour subvenir aux besoins de sa fille jusqu'à ce qu'elle rencontre un jour maman au marché. Pour ma part c'était juste une bande d'arriviste qui avait profité du bon cœur de maman pour venir vivre avec nous et je les détestais pour cela. Je faisais tout pour qu'on les mette à la porte mais maman avait vite compris mon jeu. Parfois j'avais cette impression que ma mère préférait cette idiote de Sarah à moi et j'en étais très jalouse.
Mais bon tout ce qui m'importait ce Samedi c'était ma fête. Mon coup était déjà bien préparé et comme d'habitude mes talents d'athlète allaient ressurgir. Pendant que je revoyais mes techniques pour traverser notre portail tel une voleuse, maman frappa à ma porte et entra en me traitant de tous les noms à cause de cette Sarah de malheur.
Maman : d'où tu sors ta part d'éducation ? Comment tu peux traiter Sarah de cette façon ? Laisse-moi te dire jeune fille, ton comportement sera à l'origine de tous les malheurs qui pourront un jour t'arriver. Le bon Dieu est là-haut et nous regarde sans cligner des yeux.
Moi : c'est pour une fille de la rue que toi, ma propre mère tu me traite de tous les noms ? En tout cas j'ai déjà vu de quel côté tu es dans cette maison.
Maman : parfois je me demande si c'est même moi qui t'a enfanté
Je me foutais de ce que disais maman et je priais pour qu'elle sorte de ma chambre. Il était déjà 17h et je devais commencer les essaie de vêtements avant de sortir.
Moi : maman j'ai sommeil et j'aimerai que tu me...
Ma phrase était resté en suspension et me oreilles bourdonnaient. Pour la première fois depuis deux ans, maman m'avait donné une gifle que je n'étais prête d'oublier un jour. Je la regardais sans parler et sans couler une seule goûte de larme. Maman comprit qu'elle n'avait plus à faire à une gamine et sortit de ma chambre étant très en colère. Je savais que quand papa allait rentrer ma fête devait avoir lieu mais ça ne me faisait ni chaud ni froid. ''Après ma fête je vais m'occuper de toi Sarah''.
Au téléphone, je racontais la petite scène à Stella en essayant l'une des plus belles robes de mes robes.
Stella : j'espère juste que tu n'auras jamais à regretter la façon dont tu traites les gens de ton entourage.
Moi : laisse-moi tranquille avec ce genre d'histoire, dis-moi plutôt la robe que tu as finalement choisi
Stella : tu changes de sujet hein, en tout cas...
Moi : et si on mettait les robes bleues ?
Stella : arrive d'abord et on va voir. Amène toute les robes que tu veux essayer.
Moi : Dès que je suis dehors je te trouve chez vous.
Mon programme de la soirée était de sortir en survêtement car je ne pouvais pas traverser le portait en robe et talon. Une fois dehors je devais rejoindre Stella et de là on devait se préparer ensemble. La fête devait véritablement commencer à 23h mais pour bien se faire voir, Stella et moi avions prévu d'y arriver à minuit dans la voiture de sa mère. Papa était rentré et maman n'avait pas fait allusion à la scène de tout à l'heure lorsqu'on mangeait. Je m'empressai de finir mon plat pour rejoindre ma chambre car il était déjà 20H30. Je voulais être chez Stella avant 22h.
Papa : mais pourquoi tu manges vite comme ça ? Qui te poursuit ?
Moi : je suis très fatigué papa et j'aimerai me coucher assez tôt
Papa : ce n'est pas une raison pour t'étouffer avec la nourriture
''Mais de quoi tu te mêles même ? Tu contrôle déjà ma façon de manger ?'' Répondis-je avec cette pensé.
Dès que je finis mon plat, je courus dans ma chambre apprêter mon sac. Un tour dans la maison pour me rassurer que tout le monde était bien endormi et comme une aiguille, je me faufilai à travers ma fenêtre jusqu'au jardin. Comme une vraie experte je lançai mon sac de l'autre côté avant de m'agripper au portail comme une araignée. Je n'eus pas besoin de plus d'une seconde pour me retrouver à l'extérieur. Une fois chez Stella, séance de make-up et d'habillement ne manquèrent pas de nous arracher des éclats de rire. On s'apprêtait à être les reines de cette soirée. Dans la belle voiture rouge de sa maman, Stella conduisait avec beaucoup de prudence et on arriva les toutes dernières. Tout le monde n'attendait plus que nous. On avait réservé l'une des plus grande boite de nuit de la ville.
Bonsoir mesdemoiselles on attendait plus que vous
Ce gros bras que je n'avais jamais vu nous accueillit à l'entré et nous dirigea vers un autre type qui devait nous conduire jusqu'à l'intérieur. Comme prévu, notre entrée était spectaculaire et je ne souriais avec personne. J'avançais sans poser mon regard sur qui que ce soit jusqu'à la table qui nous étais réservée. Le mec de Stella nous attendait déjà et il y avait un autre siège vide qui attendait le gar dont Stella m'avait parlé. Quelques minutes après notre arrivée, le show commença et Stella me laissa seule pour aller danser avec monsieur.
Pendant que je finissais mon premier verre pour aller rejoindre les autres sur la piste, je vis comme la silhouette d'un basketteur se présenter devant moi. Il fallut que lève la tête comme pour regarder le ciel avant de voir le visage de ce jeune monsieur. Jamais je n'avais vu un si bel homme de proche ou de loi. Son visage défilait en suivant le rythme des jeux de lumière dans la salle. Son habillement était très responsable, je sentais mon cœur battre à un rythme un plus rapide pour la première fois de ma vie. Il s'assit sans demander la permission et se mis à manipuler son téléphone sans même me parler. Tout portait à croire qu'il ne m'avait pas remarqué, qui pouvaient passer sans me remarquer ? J'avais envie de lui verser mon verre dessus pour qu'il admire ma beauté comme moi je venais de le faire avec la sienne.
Moi : hé toi là ! Tu t'invites seule à ma table en vertu de quelle loi ?
Bonsoir Mlle je suis désolé mais je ne vous avais pas remarqué, en fait je cherche...
Moi : je m'en fou de qui tu cherches, tu ne m'avais pas remarqué hein... quitte rapidement cette table.
Putain mais c'est quoi cette qualité de fille avec un manque d'éducation ne convenant pas à sa beauté ? vous vous prenez pour quelle reine pour me parler de cette manière ?
Moi : tu ne sais pas à...
Vouvoyez moi Mlle, nous n'avons pas fouetté les chats ensemble et d'ailleurs, que fais une gamine mal élevée dans un lieu comme celui-ci ?
J'avais envie d'exploser ce jour, je voulais lui donner une gifle et lui faire ravaler tout ce qu'il venait de dire. Personne ne m'avait jamais traité de cette manière, je sentais les larmes qui voulaient me déborder les yeux.
Moi : mais qui a bien pu inviter ce genre d'individu...
Stella : oulala Franck, mais quelle élégance !
Moi : tu connais cet homme ?
Stella : c'est le mec dont je te parlais, je te présente Franck
Moi : hummm
Stella : (à Franck) c'est le dossier dont je t'ai parlé dernièrement, elle s'appelle Nelly
Franck : écoute ma Stella, je suis vraiment désolé de te décevoir mais je t'ai demandé de me trouver une jeune fille assez mure, respectueuse et sérieuse. Je cherche une fille avec qui je pourrai avoir une relation durable et rentable avec un futur prometteur. Celle-ci c'est une fille pourrie gâtée qui n'a aucun respect pour personne encore moins pour elle-même. Je préfère prolonger mon célibat pour quelques années de plus plutôt que de m'enticher d'une petite bourgeoise qui ne sais pas ce qu'elle veut.
À suivre...