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Mbarga réussi à se sortir de là tout seul. Sa jambe est douloureuse. Il se traîne sur le sol comme sa fille jusqu'à l'eau. Il y plonge. Il cherche la chose mais elle n'est plus là. Il est jaune, vert et même rouge de colère. Il se masse le pied dans l'eau, il s'entraîne à se battre contre l'eau. Dans son élan de folie, il ne remarque pas la présence de son acolyte, le sorcier avec qui il avait signé un pacte.
Le sorcier : je vois que tu deviens fou.
Mbarga : elle était là, il y'a peu de temps. Elle peut me conduire à l'enfant. Il faut que je retrouve cet enfant.
Le sorcier : je sais qu'elle était là, j'ai vu tout ce qui s'est passé. J'ai même vu comment tu criais à l'aide. J'ai tout vu.
Mbarga : je dois entrer dans l'eau pour la retrouver. C'est ce que je dois faire.
Le sorcier : ce n'est pas un combat à mener avec les armes que tu connais. Il n'y aura pas de hache, il n'y aura pas d'armure. De cette façon, tu risques perdre. Tu vas perdre.
Mbarga : je ne perd jamais. Je ne peux pas perdre. Je vais les tuer, je vais tous les tuer.
Le sorcier : puisque toi et moi avons un intérêt commun, je peux t'aider à avoir les armes adéquats pour te battre. Je peux t'aider à avoir des armes aussi puissantes et même plus puissantes que les leur.
Mbarga lève la tête. Il sort de l'eau. Ce qu'il entend lui ravie les oreilles. Il sait que la magie noire est proscrite dans ce village mais pour atteindre le sommet, il est prêt à enfreindre toutes les règles.
Mbarga : je veux tout apprendre, tous les sortilèges qui existent. Je veux pouvoir rendre cette eau assez bouillante pour les cuire à l'intérieur.
Le sorcier : laisse-moi te donner les termes du contrat.
Mbarga : je retrouve l'enfant, et puis je te le rend. Je prends mon trône et c'est fini.
La sorcier : les choses ont changé, la mise n'est plus la même. Je veux plus que toi, je veux le pouvoir tout autant que toi. Si tu déviens le roi d'ici alors moi je veux être celui des eaux. Tu sais qu'il y'a un grand royaume sous les eaux?
Mbarga : apprends moi à être aussi puissant que cette créature, apprend moi à être plus puissant qu'elle.
Le sorcier : il y'a un prix à payer pour renoncer à son humanité et devenir un homme des ténèbres. Jusqu'où es-tu prêt à aller ?
Mbarga : si ma mère était encore en vie, je n'hésiterais pas à la tuer une seconde fois rien que pour le pouvoir. Tu comprends jusqu'à quel point je suis engagé.
Le sorcier : demain tu viendras me voir avec un enfant de moins de cinq ans. On commencera ton initiation ici même lorsqu'il sera minuit.
Mbarga : je serai au rendez-vous. Laisse moi te prévenir, sorcier : si je ne suis pas aussi puissant que je le désire, je vais me charger d'en finir avec ta race.
Le sorcier : si un jour tu me trahit, je te ferait découvrir les endroits les plus obscures de l'enfer sur terre. Crois moi.
Le sorcier s'en va. Il traîne ses pas, il disparaît au fur et à mesure jusqu'à ce qu'on ne le voit plus. Mbarga à toujours la jambe douloureuse mais il réussi à la traîner jusqu'à la maison. Sur son chemin, personne ne s'approche de lui. Personne ne pense à lui demander ce qui est arrivé. Il a le visage froissé, il crie sur son jeune fils de cinq ans,
Mbarga : chauffe moi de l'eau et vient me masser les pieds. Sois rapide.
Pendant ce temps, Azoum est assise sur le lit en bambous. Elle ne comprend toujours pas ce qui se passe. Adam ne cesse de la regarder. Elle a des envies de lui arracher les tripes. Il se décide à ouvrir un sujet de conversation pour faire passer le temps.
Adam : et si on se présentait officiellement ?
Azoum : je vous remercie de m'avoir sauver. Je suis désolé d'avoir été agressive. Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire.
Adam : par tous les saints, mais qui est donc cette jeune dame frustrée par la vie ? Quand je pense que je dois te supporter pendant quelques jours encore, j'ai mal.
Azoum : je dois rentrer chez moi. Mes cadets ont besoin de moi. Les petites sœur surtout. Mbarga va les tuer.
Adam : c'est qui, Mbarga?
Azoum : un homme sanguinaire, un homme sans cœur. Un être démoniaque, mon pire cauchemar. Je le tuerai de mes propres mains. Je le jure sur ma vie.
Adam : ta rage est sans appel. Cet homme doit t'avoir fait beaucoup de mal.
Adam se rincait les lèvres avec un bol d'eau en conversant.
Azoum : c'est l'homme qui était prêt à mettre le feu sur moi. Il était prêt à en finir avec moi sans aucune pitié. Je le déteste de toutes mes forces.
Adam : je peux te comprendre. Sûrement c'est pour le tuer que mes supérieurs veulent que je t'amène te former sur les terres amazones.
Azoum : quoi ? Qui vous a envoyé ? Je ne vais nulle part sans mes soeurs. On doit retourner au village. Il va les tuer, il n'aura aucune pitié.
Adam : mais pourquoi tu as aussi peur ? Tes sœurs n'ont-elles pas de parents ? Tes parents sont où ?
Azoum : ma mère est morte, elle nous a laissé. Ma mama est partie pour ne jamais revenir. J'ai mal, j'ai tellement mal.
Adam a le coeur fendu en voyant les larmes d'Azoum. Il baisse la tête.
Adam : et ton père ?
Azoum : mon père, mon papa est un monstre. Mon père c'est Mbarga d'Azoul. L'homme sans cœur.
Adam se lève brusquement. Il ne comprend pas ce qu'elle raconte.
Adam : tu veux dire que l'homme qui veut tuer tes sœurs et qui était prêt à mettre le feu sur toi est ton père ?
Azoum : NON! C'est Mbarga d'Azoul, le sanguinaire. Ce n'est plus mon père.
Adam : un homme peut-il être aussi cruelle ?
Azoum : cet homme l'est.
Adam : on doit retourner chercher tes sœurs. Edza va refuser.
Edza : je refuse
Azoum se lève du lit et prend du recul. Elle ne sait finalement pas qui sont ces gens.
Azoum : qui êtes vous ? Où suis-je ?
Edza avance toute lentement avec sa canne. Elle traine avec elle un sac rempli d'herbes. Elle baisse légèrement ses verres de correction. Elle regarde azoum. Un sourire lui vient aux lèvres.
Edza : comme tu as grandi, ma petite. La dernière fois qu'on s'est vu, tu étais haute comme trois pommes.
Azoum : je ne vous connais pas. Même cet homme, je ne le connais pas.
Edza : ton aventure est longue, mon enfant. Vous devez partir dès maintenant. On cherche déjà tes sœurs et on va les trouver.
Azoum : je suis perdu, je ne comprends pas ce qui se passe.
Edza : la vérité ne sortira pas de ma bouche. Maintenant, partez. Vous avez deux jours de marches. Vous ne devez pas vous arrêter plus de deux fois si vous voulez y arriver à temps.
Azoum : dites moi ce qui se passe... Mon... Mon bébé. Mon bébé a disparu.
Tous ses souvenirs sont revenus. Elle se souvient de cette main qui lui a pris son nourrisson.
Edza : si tu veux pouvoir le récupérer un jour, vous devez partir maintenant.
Azoum : si mes sœurs sont en sécurité alors j'irais partout. Si je peux apprendre à me battre pour revenir en finir avec cet homme alors je le ferais sans hésiter.
Edza : la rancœur ne doit pas t'animer mon enfant. La cause pour laquelle tu te bats est plus forte, bien plus forte. La guerre des deux mondes est proche, auprès du roi il faudra la plus féroce des guerrière pour éviter que le monde des eaux soit corrompu. Va et apprends à te battre contre le mal. Va et revient au jour où la reine des amazones te donnera ton arme ultime.
Azoum : je suis certainement en train de rêver et je vais très bientôt me réveiller. À mon réveil je serai dans mon lit, il n'y aurait jamais eu tout ce qui s'est passé.
Edza : tu as une mission ma fille, tu n'as pas le droit d'échouer. Tu seras seule une fois qu'Adam va te laisser à destination. Ta quête, tu la feras toute seule. Tu choisiras les personnes de confiance pour avancer.
Azoum : comment vais-je retrouver mon enfant ?
Edza : je te l'ai dit. Pendant ton aventure, les réponses à tes questions viendrons seules.
Edza frappe sa canne par terre par deux fois. La case disparaît, il n'y a plus de jardin, plus de lac. Azoum et Adam sont placés au milieu d'une forêt. Toutes ces belles choses ont disparu.
Azoum : c'est quoi ça ?
Adam : c'est Edza en chaire et en os. C'est comme ça qu'elle fait. On doit commencer à marcher.
Azoum : tu connais la route ?
Adam : même qu'on peut y être en moins d'une journée mais Edza à refusé que je fasse les choses à ma manière. Comme je suis un enfant respectueux, je fais comme elle a dit.
Azoum : partons donc.
Adam est devant, Azoum le suit. Elle se répète tout ce qu'elle a à faire dans son cœur.
Azoum : je serai là guerrière la plus puissante de tous les temps. Je reviendrai faire la peau à Mbarga. Je retrouverai mon enfant au fond des eaux.
Adam : il faut aussi penser à te marier, il ne faut pas seulement penser à te venger.
Azoum s'arrête brusquement. Elle n'a prononcé aucun mot. Comment avait-il faut pour l'entendre ? Elle se dit à elle même, toujours dans ses pensés.
Azoum : c'est à moi qu'il parle ?
Adam : c'est bien à toi que je parle.
Azoum ouvre grandement les yeux. Elle parle cette fois avec sa bouche.
Azoum : tu vas me dire qui tu es ou bien ce que tu es. Je ne veux plus marcher avec toi si tu ne veux pas me dire comment tu fais pour répondre à des choses qui sont dans ma tête.
Adam : ce n'est pas de ma faute si tu m'as permis d'entrer dans tes pensés. Il faut penser à les bloquer par moment.
Azoum : on bloque les pensées ?
Adam : je vais tout te raconter progressivement. Déjà, je me dois de me présenter officiellement. J'espère juste que tu n'a vas pas t'enfuir.
Azoum : mes yeux ont déjà tellement vu de choses, mes oreilles ont entendu toute sorte d'horreur et mon corps à subit mainte douleurs. Vas-y, je t'écoute.
Adam : je suis Adam de mer, le futur roi des eaux. Je suis le prince des mers, des lacs, des fleuves. Je...
Azoum éclate de rire. Elle n'avait pas ri depuis des mois. Elle trouve ce qu'il dit très absurde malgré tout ce qu'elle a vu. Il n'a pas la carrure d'un prince selon ses yeux.
Azoum : tu dis que tu es un prince, celui des eaux. C'est ça ? Je veux une preuve. C'est vrai que tu as fait quelques tours de magie et que tu m'a sorti des flamme en étant un oiseau et que... Mais...
Elle analyse les événements. Elle sait qu'un être ordinaire n'aurait pas été capable de faire toutes ces choses. Elle lève les yeux vers lui, elle plonge son regard dans le sien.
Azoum : quand j'étais petite, mama me racontait une histoire sur les créatures de l'eau. Elle disait que j'allais un jour découvrir ce qui s'y trouve.
Adam : qui est ta mère ? Comment elle s'appelle ?
Azoum : son nom c'est katana. Enfin, c'était.
Adam ne reconnaît pas ce nom. Il ressent pourtant quelque chose d'étrange lorsqu'elle le prononce. Ils continuent leur marche. Azoum ne cesse de penser à ses petites sœurs. Elle se demande où elles peuvent bien se trouver.
Ada et Ama étaient arrivées à leur destination. C'était une maison close, une maison de prostitution. Ada avait rapidement compris, sa petite sœur ne pensait qu'à dormir dans un lit bien douillet. Une fois sur place, dame katrine sort du chariot et vient jusqu'à elles.
Dame katrine : nous sommes arrivés dans votre nouvelle demeure. Le travail commence dès maintenant. Vous n'avez pas intérêt à faire la paresse.
Ada : il n'y a pas moyen de se reposer un peu ? Ma petite sœur est très fatiguée et elle a très faim. Nous voulons manger un peu, s'il vous plaît.
Dame katrine : si je comprends bien, j'ai donné cent pièces d'or pour vous prendre. Vous voulez imposer la façon dont je vais vous traiter ?
Ada : je suis désolée madame, je suis désolée.
Dame katrine : toi, Ada, tu laveras toutes les chambres tous les jours. Ta petite sœur va se charger de laver mes vêtements. Si elle ne sait pas le faire, elle sera fouettée. Si toi tu fais mal ton travail, tu auras une double punition. J'espère que je me suis faite bien entendre.
Ada : c'est compris madame
Le travail doit commencer tout de suite. Ama somnole et souffre encore des douleurs aux pieds. Malgré cela, elle est traînée de force dans la chambre de dame katrine où elle doit nettoyer les vêtements. À son jeune âge, elle ne sait pas laver ce genre d'habit. Elle ne sait même pas par lequel commencer. Ils sont pleins dans une bassine. Elle les traîne sur le sol jusqu'à l'extérieur.
Ada est dans la première chambre à nettoyer, elle ressent maintes douleurs à l'estomac. Elle est toute pâle et affamée. Malgré cela, elle se baisse et se met à frotter le sol avec une éponge. Elle sait que c'est mieux que d'être transformé en une prostituée.
Pendant qu'elle fait son travail, elle se perd dans ses pensées une petite minute et abandonne sa tâche. Elle reçoit un violent coup de fouer sur le dos. Elle tombe à plat ventre sur le sol mouillé. Elle hurle de douleur. Une voix grave sonne derrière elle.
-tu es venu travailler ou bien tu es venu dormir ?
Elle tourne la tête et voix un homme robuste. Il est chargé de surveiller les escales. Elle porte son regard désespéré sur lui. Il lui répond avec une gifle qui plonge sa tête dans son seau d'eau. Elle se remet rapidement à sa tâche.
Elle pleure, elle souffre. Elle a peur pour sa sœur, elle en veut à sa mère.
Ada : mama, oh mama, pourquoi nous avoir abandonné ? Pourquoi as-tu fait ça ?
Pendant qu'elle fouille la réponse dans sa tête, elle entend sa sœur crier à l'extérieur. Elle laisse de suite ce qu'elle fait et se dirige vers l'extérieur. À son arrivé, sa sœur est à genoux sur des pierres. L'homme robuste la fouette.
Ada : ne la battez pas comme ça, prenez moi à sa place. Elle ne sait pas faire ce genre de travaux. Je vais le faire pour elle. Laissez là.
-tu as intérêt à le faire pour elle. Je ne vais pas travailler avec des bonnes à rien.
Il laisse la petite. Elle se lève et cour vers sa sœur. Elle saute dans ses bras. Elle se frotte le corps, elle a mal.
Ama : mama, mama, mama... Mamaaaaaaaaa...
Ses cries portent des fruits. Ses larmes innocentes touchent le cœur de sa mère. L'eau dans la bassine se met à tourbillonner, à faire de petits bruits. Les jeunes filles cessent de pleurer et se concentrent sur la bassine. L'eau se calme, une image se forme progressivement. Au bout de quelques secondes, une image apparaît. Elle est là, toute souriante. Elle cache ses douleurs pour la joie de ses filles.
Ama : mama, elle m'a entendu. Mama c'est toi ?
Ada : mama, parle. C'est toi ?
Katana : shuuuuttt... C'est moi mes petites, c'est mama. Allez, entrez dans la bassine. Faites vite avant qu'il ne revienne.
Elles font confiance en leur mère. Sans réfléchir, elles entrent dans la bassine et disparaissent.
#À_suivre