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L'épouse rejetée est milliardaire
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Chapitre 3 3

Gisèle leva le bras pour protéger ses yeux, plissant les paupières contre l'éclat perçant. Elle crut que c'était un camion, peut-être un livreur qui allait l'éclabousser davantage.

Mais le véhicule ne passa pas. Il ralentit jusqu'à s'arrêter en ronronnant juste devant elle.

C'était une Rolls Royce Phantom. Empattement allongé. Noir de jais. L'ornement de capot, le Spirit of Ecstasy, brillait sous les lampadaires, mais contrairement à la flotte ostentatoire des Val-Royal, cette voiture ne portait ni drapeaux ni blasons. C'était un fantôme dans la nuit, irradiant une puissance silencieuse et terrifiante.

Derrière elle, une deuxième voiture s'arrêta. Puis une troisième. Une quatrième. C'était un cortège digne d'un chef d'État.

La porte arrière de la première voiture s'ouvrit à la volée avant même que le chauffeur ne puisse l'atteindre. Un homme en costume gris courut sous la pluie. Il se fichait que ses chaussures en cuir italien s'enfoncent dans la boue.

- Gisèle !

C'était son père. Ou l'homme qu'elle n'avait vu que dans des souvenirs flous et renaissants.

Il la rejoignit en deux enjambées et la tira dans une étreinte écrasante. Il sentait le vieux tabac et le réconfort.

- Je t'ai trouvée. Mon Dieu, nous t'avons trouvée.

Une femme le suivait, sanglotant ouvertement. Sa mère. Elle les enveloppa tous les deux de ses bras, prenant Gisèle en sandwich dans sa chaleur.

- Mon bébé. Ma douce fille.

Gisèle restait figée, la pluie collant ses cheveux à son crâne, de la boue striant sa joue. Elle était trop choquée pour pleurer.

Puis, les portes de la deuxième voiture s'ouvrirent.

Trois hommes en sortirent. Grands. Imposants. Ils se déplaçaient avec une grâce prédatrice qui criait le pouvoir.

Cordeau d'Épines. L'aîné. Il jeta un seul regard à Gisèle - tremblante, mouillée, brisée - et son visage s'assombrit d'une rage capable de brûler des villes. Il enleva son trench-coat en cachemire et le drapa sur ses épaules. Il était lourd et chaud.

- Qui a fait ça ? demanda-t-il, la voix basse et dangereuse.

Il regarda vers les grilles des Val-Royal.

- Faisons-la monter, dit le deuxième frère, Silvain.

Il s'approcha de sa valise cassée. Il la regarda avec dédain, puis la repoussa du pied.

- Laisse ça. Tu n'as plus besoin d'ordures.

Le troisième frère, le plus jeune, Arthur, s'avança. Il sortit un mouchoir en soie de sa poche et tamponna doucement la boue sur son front. Ses yeux étaient cernés de rouge.

- Nous avons un penthouse prêt pour toi à Ville-Côtière. Ou le domaine dans les Hamptons. Où tu veux aller, Elle.

Elle. Le surnom d'une enfance qu'elle avait presque oubliée.

- Rentrons à la maison, dit son père, la guidant vers la porte ouverte de la Rolls Royce.

Gisèle grimpa sur la banquette arrière. C'était comme entrer dans un autre monde. L'air était climatisé à une température parfaite. Les sièges étaient plus moelleux que son lit au manoir.

Sa mère s'assit à côté d'elle, serrant sa main si fort que ses bagues s'enfonçaient dans la peau de Gisèle. Elle lui tendit un thermos de chocolat chaud.

- Nous avons les meilleurs médecins en attente, dit Silvain depuis le strapontin. Nous allons réparer tout ce qu'ils ont brisé.

Cordeau lui tendit un dossier en cuir.

- Ce n'est que le début, dit-il. Dix pour cent de Global Épines. C'est à ton nom. Effectif immédiatement.

Gisèle baissa les yeux sur les papiers. Les chiffres étaient vertigineux. En l'espace de cinq minutes, elle était passée de l'indigence au statut de milliardaire.

- Pourquoi... sa voix se brisa. Pourquoi maintenant ?

- Nous n'avons jamais cessé de chercher, dit son père, la voix tremblante. La famille Sylvestre... ils t'ont bien cachée. Mais nous avons trouvé l'incohérence dans les registres. Nous sommes venus aussi vite que possible.

Alors que le convoi commençait à bouger, s'éloignant du trottoir, Gisèle regarda par la vitre arrière teintée.

À travers la pluie, elle vit la silhouette imposante du Manoir de Val-Royal. Il ressemblait à une prison maintenant. Un mausolée de pierre froide.

À l'intérieur de cette maison, Joseph se versait probablement un verre, soulagé d'être débarrassé de la « fraude ». Il n'avait aucune idée. Il pensait avoir jeté des ordures, mais il venait de déclarer la guerre à un empire.

De retour au manoir, Joseph se tenait près de la fenêtre. Il vit les feux arrière rouges du convoi s'estomper dans la brume.

- Monsieur, Kéren, son assistant, entra dans la pièce. Nous l'avons perdue.

Joseph fronça les sourcils, se retournant.

- Comment ça ?

- J'ai essayé de tracer son téléphone. J'ai vérifié les gares, les dépôts de bus. Rien. Son signal a juste... disparu. C'est comme si elle avait cessé d'exister au moment où elle a franchi le portail.

Joseph fit tourner le liquide ambré dans son verre.

- Elle se cache, marmonna-t-il. Elle réapparaîtra dans un motel bon marché dans quelques jours quand elle aura besoin d'argent.

Mais un nœud d'inquiétude se serra dans son estomac. Il se souvenait du regard dans ses yeux avant qu'elle ne parte. Ce n'était pas le regard d'une femme vaincue. C'était le regard de quelqu'un qui n'avait plus rien à perdre. Et ce convoi... il n'avait pas vu les logos, mais la précision de ces voitures, la façon dont elles se déplaçaient en formation - ce n'était pas un service de taxi. C'était une extraction.

Dans la Rolls Royce, Gisèle prit une gorgée de cacao. La chaleur se répandit dans sa poitrine. Elle posa sa tête sur l'épaule de sa mère.

La fille qui pleurait dans la boue avait disparu.

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