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Enceinte et divorcée: J'ai caché son héritier
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Chapitre 3 3

Le dressing était une caverne de soie et de cachemire. Vivien se tenait au centre, entourée de vêtements qui ne semblaient pas être les siens. C'étaient des costumes. Les pastels sourds que Julien aimait. Les ourlets conservateurs que son grand-père approuvait. Les talons assez hauts pour être élégants, mais pas assez pour défier la stature de Julien.

Elle regarda une rangée de robes de soirée. Des milliers d'euros de tissu, et elle se sentait comme un mannequin de vitrine dans chacune d'elles.

Des flashbacks l'assaillirent. Julien lui souriant à leur mariage. C'était un sourire poli. Un sourire photogénique. Elle l'avait pris pour de l'amour. Elle avait vingt-deux ans, elle était naïve, et tellement reconnaissante envers la famille qui avait payé ses études. Elle pensait pouvoir le faire tomber amoureux d'elle. Elle pensait que dix ans à le connaître signifiaient quelque chose.

Elle prépara un petit sac pour le travail. Juste l'essentiel. Son ordinateur portable. Son carnet. Elle n'emballa pas l'échographie. Celle-ci resta cachée dans la doublure de son sac à main, pliée en un minuscule carré.

Elle descendit au garage. Elle avait l'intention de prendre le métro, de disparaître dans la foule anonyme de Paris, mais Julien était là. Il attendait près de la Maybach noire.

Il la vit et lui fit signe de monter. Ce n'était pas une invitation ; c'était un ordre.

- Nous allons au même immeuble, déclara-t-il.

Vivien hésita. Son instinct lui hurlait de fuir. De faire demi-tour et de remonter les escaliers en courant. Mais elle ne pouvait pas. Elle était encore Madame Sorel. Les papiers n'étaient pas signés.

Elle monta. Elle s'assit aussi loin de lui que le siège en cuir le permettait, se pressant contre la portière.

La voiture sentait son eau de Cologne. Cèdre et bois de santal. C'était autrefois son odeur préférée. Maintenant, elle semblait suffocante, comme une main plaquée sur sa bouche.

La voiture s'engagea dans le trafic des Champs-Élysées. Le silence était épais, lourd.

- Je ne veux pas que les choses deviennent compliquées, rompit Julien.

Il regardait sa tablette, faisant défiler des e-mails. Il ne la regardait même pas.

Vivien regarda par la fenêtre. Paris s'éveillait. La vie continuait dehors. À l'intérieur, tout était en train de mourir.

- Je t'ai toujours vue comme une responsabilité, dit Julien, sa voix froide et détachée. Une pupille de la famille. Mon grand-père m'a laissé ta charge pour s'assurer que tu sois établie.

Les mots la frappèrent comme une gifle physique. Sa tête se tourna brusquement vers lui.

- Une responsabilité ?

Elle pensa aux nuits qu'il avait passées dans son lit. À la façon dont il l'avait touchée. À la façon dont il avait murmuré son nom dans l'obscurité. Il lui avait fait l'amour. Il avait été son mari.

Une pupille avec qui tu couches ? pensa-t-elle. La bile remonta. C'était une réécriture de l'histoire. C'était de la manipulation mentale à l'état pur. Il essayait d'aseptiser leur mariage pour soulager sa propre culpabilité, la réduisant à une œuvre de charité qu'il avait gracieusement servie.

- Mon grand-père voulait cette union, expliqua-t-il, sa voix calme, raisonnable. Il pensait que tu étais une sécurité. Stable. Maintenant qu'il n'est plus là, tu es libre. Tu peux trouver quelqu'un... de plus approprié.

Vivien serra les poings sur ses genoux. Ses ongles s'enfoncèrent dans ses paumes jusqu'à ce qu'elle sente la brûlure. Elle avait besoin de la douleur pour garder pied.

Elle sortit son téléphone. Elle avait besoin d'une distraction. N'importe quoi pour arrêter d'écouter sa voix détruire sa vie.

Elle ouvrit Instagram. L'algorithme, cruel et efficace, lui suggéra un nouveau compte à suivre : @SérénitéChaseOfficiel.

Le doigt de Vivien plana au-dessus de l'écran. Elle ne devait pas regarder. Elle savait qu'elle ne devait pas. C'était de l'automutilation émotionnelle.

Elle cliqua.

La publication la plus récente datait d'il y a deux heures. C'était une photo d'une main tenant une tasse de café sur fond de rue parisienne pluvieuse. La localisation indiquait "Paris".

La main était masculine. De longs doigts. Des ongles soignés. Au poignet, une montre. Une Patek Philippe avec un cadran bleu marine personnalisé.

Vivien arrêta de respirer. Elle avait acheté cette montre pour Julien. Elle avait passé six mois à la traquer pour son anniversaire. Il l'avait portée une fois, avait dit merci, et l'avait rangée.

Maintenant, il la portait.

La légende disait : « De retour là où est ma place. <3 »

Vivien regarda les likes. "Arch_J_S" avait liké la photo.

C'était le compte privé de Julien. Celui sans photo de profil, celui dont il pensait que personne ne connaissait l'existence. Mais Vivien savait. Elle l'avait vu l'utiliser une fois pour vérifier le fil d'un concurrent.

La nausée la submergea en une vague violente. Ce n'était pas seulement la grossesse. C'était du dégoût. Un dégoût pur et absolu.

La voiture s'arrêta devant la tour du Groupe Sorel.

Vivien ouvrit la portière avant que le chauffeur ne puisse sortir. Elle avait besoin d'air. Elle avait besoin d'être loin de lui.

- Je prendrai le métro la prochaine fois, dit-elle. Sa voix était rauque.

Julien fronça les sourcils. Il avait l'air agacé. Il interpréta sa hâte comme un caprice.

- Ne sois pas dramatique, Vivien, dit-il.

Vivien ne répondit pas. Elle sortit sur le trottoir et s'engouffra seule dans les portes tournantes. Elle ne l'attendit pas. Elle se précipita devant les gardes de sécurité, devant les hôtesses d'accueil qui fixaient son visage livide.

Elle atteignit les toilettes des cadres au 40ème étage juste à temps. Elle verrouilla la porte de la cabine et eut des haut-le-cœur au-dessus des toilettes, les larmes ruisselant sur son visage.

Elle était enceinte de son enfant. Et lui jouait à la dînette avec son ex-copine sur Instagram tout en étant assis à côté d'elle dans une voiture.

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