Chapitre 3 La rencontre

Aujourd'hui

- Monsieur Andréa, monsieur Smith vient d'arriver. Je le fais entrer ?

- Oui Marcella. Merci.

Je suis debout dans mon bureau au sixième étage de mon immeuble. Je regarde à travers les stores pour oublier cette douleur qui me lance dans la tête. Depuis mon accident je traîne ces migraines comme des ombres. Pourtant aujourd'hui je veux juste être reconnaissant de ma chance.

Je regarde par la fenêtre les arbres qui entourent en contre bas mon immeuble. Je suis très fier de moi. Fier d'avoir réussi à racheter un tel édifice. Je suis également fier de tout ce que j'ai réussi dans ma vie jusqu'ici. Je sais que je dois cela à mon dur labeur et au soutien incommensurable de mon père.

Je me retourne et parcours du regard mon bureau. Je suis fier de la décoration et son côté simpliste aussi. Je souris car je me rappelle qu'elle disait souvent que tout ce qui brille trop agresse les yeux. Sa douceur et sa nature joyeuse me manquent énormément. À chaque fois que ce jour du mois arrive, ma culpabilité et ma solitude me pèsent toujours un peu trop. Et les souvenirs m'assaillent.

J'espère vraiment qu'aujourd'hui j'aurai enfin les réponses que j'attends de mes recherches.

On toque à ma porte et je lève les yeux vers la porte et je parle pour accepter la venue de cette personne.

- Vous pouvez entrer.

Le détective Smith entre et je lui sert la main avant de lui demander de prendre place en face de moi. Il s'assoit et s'empresse de sortir de sa mallette les documents qui renferment certainement ses recherches.

J'ai contacté le détective Smith quand je me suis finalement implanté aux États Unis. Le précédent détective que j'avais contacté en Grèce m'avait dit qu'elle s'était exilée dans ce continent et qu'il ne pouvait pas faire davantage de recherches puisqu'il n'y était pas autorisé. C'est donc tout naturellement que j'ai fait appel aux services de Smith.

- Du nouveau monsieur ? Je lui demande impatient.

- Oui monsieur, même si je ne suis pas sûr si vous allez aimer ce que je vais vous dire.

Je sens mon coeur se serrer. Vais-je encore échouer aujourd'hui aussi ? Une boule se forme dans ma gorge. Je sens déjà les prémices de ma douleur éternelle se pointer. Et mes migraines, elles s'invitent et me font doublement souffrir. Malgré tout je prends sur moi et lui demande de continuer.

- Elle s'est encore déplacée monsieur. Je ne sais pas si elle sait que l'on l'a recherche ou si cela n'est qu'une coïncidence .

- Où est-elle partie cette fois si ? Je demande las.

- Je ne le sais pas encore. Mais j'ai là quelques documents qui nous renseignent sur ses agissements, ses habitudes. Me dit -il en me tendant lesdits documents. Elle ne paye jamais les transports en commun. Elle a dû passer un permis de conduire et se déplacer avec son propre véhicule. Elle paye ses courses en espèces. Pas moyen d'avoir accès à ses relevés bancaires .

Je les prend et les pose sur ma table. Je n'ai pas vraiment la tête à lire ces documents.

- Avez vous réussi à avoir une photo d'elle cette fois ? Je lui demande dans l'espoir que cette fois si j'aurai dans ma tête une autre image d'elle.

- Juste une photo de profil. Mais je pense qu'avec cela vous pouvez vous faire une idée de ce qu'elle est devenue aujourd'hui.

- Merci monsieur Smith. Dis-je en prenant les photos qu'il me tend.

- C'est tout monsieur. Me dit-il lorsqu'il a achevé son rapport.

- D'accord je vous remercie. Rendez-vous le mois prochain.

- Oui monsieur. J'espère vous rapporter de meilleures nouvelles.

- Je n'en doute pas. Bonne soirée à vous.

Après son départ. Je me retourne vers ma fenêtre et contemple la nuit tombée. Ma douleur et tristesse sont toujours là mais aujourd'hui au moins j'ai l'impression d'avancer un peu. J'ai une photo d'elle. Je me retourne. Prend les photos et décide enfin de les regarder. Je les retire de leur enveloppe tout en fermant les yeux. Je ne sais pas à quoi m'attendre. L'image que j'ai d'elle dans mon esprit sera-t-elle fidèle à ce que je verrai sur ces photos ?

C'est vrai qu'elle n'est que de profil mais je connais avec une précision atroce chaque détail de son visage et je sais que même si je ne vois que son profil, Je serai capable de dire si elle a changé ou pas. Si elle est heureuse ou pas. Sans moi.

Je me décide enfin à ouvrir les yeux et à regarder l'amour de ma vie en face.

J'ai un choc quand je remarque combien elle a changé. Elle n'est plus celle que j'avais connu. Mon Dieu qu'elle ce que je l'ai fait ? Les traits de son profil sont si durs. Sa mâchoire est serrée comme si elle bouillait de colère. Contre quoi était -elle fâchée ? De la vie ? De moi ? Rien qu'à la vue de ce profil je peux entrevoir son âme. J'ai l'impression qu'elle a perdu sa joie de vivre, son humanité. Mon Dieu où est passée ma Myris ? Ma douce et tendre Myris, la seule personne positive que je n'ai jamais connu de ma vie. La personne la plus joyeuse et vivante qu'il m'est été donné de connaître ? Est-ce moi qui suis à l'origine de toute cette noirceur, cette peine qui semblent se refléter sur son visage ? Qu'est-ce que je t'ai fait mon amour ?

Si seulement je me souvenais de tout ce qui s'est passé avant mon accident. J'ai perdu une grande partie de mes souvenirs. Agathe m'a dit après que j'ai quitté l'hôpital qu'on avait énormément de problèmes et qu'on se disputaient beaucoup. Et que la veille de son départ, la dispute avait atteint son paroxysme entre nous et que c'est cela qui l'a poussée à partir. Pour ma part, je ne me souviens que du rôle de ma mère dans nos disputes. Je sais que tout est partie d'elle. Mais je n'ai aucun souvenir de nos disputes. Et c'est plus pénible. Ne pas savoir jusqu'où j'ai pu la blessée.

La culpabilité me ronge à un tel point que je n'arrive plus à contrôler mes sentiments. Je me laisse aller à pleurer tout mon soûl. Je me déteste vraiment. J'ai brisé la seule personne qui a toujours été là pour moi. J'ai gâché ma seule chance d'être heureux dans ce monde. Tout ça pour quoi ? Pour l'amour d'une personne qui ne m'a jamais considéré et pour qui je ne signifiait rien du tout. Ma mère.

Je pleure ma lâcheté. Je pleure ma faiblesse. Je pleure tant de choses que je ne sais vraiment plus qui accusé si ce n'est moi au final. Tout ce qui m'arrive c'est de ma faute. Je lui ai promis le monde, le ciel et qu'est ce que je lui ai donné ? Je l'ai enterré six pieds sous terre avec ma cruauté, ma méchanceté.

- Myris ma vie, où es-tu ? Stp revient moi. Ma vie n'est rien sans toi. Mon amour pardonne-moi.

Je suis en plein délire quand j'entends toquer à ma porte. Ce simple bruit résonne comme tant d'aiguilles dans mon crâne. Je tiens ma tête dans mes mains et essaie ainsi de soulager mes douleurs. Après quelques instants, elles s'en vont. Elles ne durent jamais vraiment ces douleurs. Quand je me sens un peu mieux, j'essuie rapidement mes larmes et me retourne dos à la porte pour que la personne qui me cherche ne les voit pas.

J'entends la personne entrer et me parler. C'est la voix de ma secrétaire Marcella.

- Excusez-moi monsieur. Juste vous rappelle que votre rendez-vous avec le directeur général de Finn Industry est dans une trentaine de minutes.

- D'accord, c'est noté. Je répond sans me retourner.

- Et vous signalez aussi que je m'en vais. Il est l'heure pour moi.

- D'accord pas de soucis. À demain Marcella...

-À demain monsieur. Vous n'avez plus besoin de rien ? S'enquiert-elle comme si elle hésitait à me laisser seul.

- Non ça va je n'ai besoin de rien. Mais ça serait gentil de ta part d'appeler mon père pour dire que je ne viendrai pas au dîner qu'organise ma mère ce soir. Et aussi, pense à me racheter mes cachets. Il ne m'en reste plus assez.

- Bien monsieur, à demain.

J'acquiesce de la tête et l'entend refermer la porte doucement.

Je prend la peine de souffler un peu. Et je me décide à aller dans mon appartement pour me rafraîchir avant de ressortir.

J'ouvre la porte dans mon bureau qui mène à mon appartement. J'entre et commence à me dévêtir. Je passe prendre une douche. Une fois fini, Je vais m'habiller. J'ouvre ma penderie et me décide à me vêtir d'un de mes éternelles chemises noires. Depuis que j'ai pris conscience de la perte de la femme de ma vie et de tout le mal que je lui ai fait, Je ne vois la vie qu'en noir dorénavant.

Je me presse de finir car il ne me reste plus beaucoup de temps. Mais avant, J'avale quelques cachets pour prévenir mes migraines. Cette sortie est très importante pour moi, je ne voudrais pas y avoir un malaise. Une fois terminé, je sors et prend l'ascenseur pour le rez-de-chaussé.

Je salue la réceptionniste et ignore complètement ses regards enamourés.

Je ne me rappelle plus de la dernière fois que j'ai trouvé une femme attirante depuis le départ de Myris. Je ne m'intéresse à elles que lorsque je ressens le besoin de me vider ou d'oublier le vide dans mon coeur bien que je n'y arrive pas toujours.

Je descends au parking. J'ouvre ma voiture, m'y assoie et démarre sans plus tarder. Arrivé devant l'hôtel 5 étoiles où sejournent Monsieur Finn et sa compagne, Je me rends directement à la réception pour qu'on m'indique notre table. Une fois que c'est fait, Je me retourne pour m'y rendre lorsque quelqu'un me rendre dedans sans prévenir. Je réussi parfaitement à garder mon équilibre. Mais je ne peux pas en dire de même de celle qui m'a percuté car elle agite les bras dans l'air pour s'éviter de tomber quand je l'attrape de justesse.

- Oh merci monsieur, me remercie-t-elle en levant les yeux vers moi .

- De rien. Je lui répond en retour.

Une fois que je l'ai lâché, Elle s'empresse de réajuster ses vêtements. Ses lunettes et son sac bandoulière avant de me fixe de nouveau de ses yeux vert eau.

Bien que je n'ai plus vraiment pris la peine de regarder une femme depuis le départ de ma Myris, je dois avouer malgré moi que cette jeune femme est très belle. Elle doit avoir plus de 25 ans je dirai. Avec son visage si fin, et son corps menu, on lui donnerai le bon Dieu sans confession. Et ses lunettes lui donnent ce petit côté intelligent qui manque de plus en plus aux femmes de nos jours. Si je n'étais pas déjà dans ma vie à un point où rien ne m'importe que de retrouver Myris, je crois que je lui aurai fait la courre.

Mais je n'ai pas la tête à cela. Je sors de mes divagations lorsque je l'entend prononcer quelque chose. Je me décide à lui prêter plus d'attention.

- Euh, Merci de m'avoir rattraper à temps Monsieur...

Elle attend visiblement que je lui dise mon nom. Ce que je ne fais pas. Je continue de la regarder comme si j'attendais qu'elle abrège et me libère le passage. Bien que quelque chose me retiens bien là mais je ne saurais dire quoi.

- Bref, Je voulais encore vous dire merci. Je suis vraiment maladroite. Elle continue en riant d'elle même. Je sort d'en rendez-vous express avec mes parents et je dois me rendre de toute urgence quelque part.

Voyant que je ne dis toujours rien, Elle se décide enfin d'abréger son monologue.

- Moi c'est Annabelle ...

Ne voulant pas la laisser se faire des idées, Je lui coupe la parole afin de me dépêcher pour mon rendez-vous auquel je suis déjà bien en retard.

- De rien. J'espère que vous serez plus prudente prochainement. Je lui dis et la contourne pour m'en aller.

- Attendez. Elle crie en me suivant. Est ce que je pourrais avoir votre contact ? Elle me demande quand elle réussit à me stopper et me retourner vers elle.

- Pourquoi voulez vous mon contact. Je lui demande en haussant un sourcil...

- Sans vous paraître prétentieuse, quand je vous ai vu j'ai eu comme un choc dans la poitrine et ça je ne l'ai jamais vécu alors je veux écouter mon coeur et j'aimerais qu'on se revoit pour faire plus connaissance.

Je la regarde et j'ai presqu'envie de lui sourire. Mais je me retiens. Comme je l'ai dis plutôt, Je n'ai pas le temps pour tisser des relations amoureuses donc je préfère être direct et vrai avec elle.

- Je n'ai rien contre les femmes qui prennent l'initiative, Je les aime bien personnellement. Mais là je ne suis pas d'humeur à flirter alors je préfère que vous oubliez cette idée.

- Mais...

- Mais rien du tout, je lui coupe. Vous devez être attendue et moi de même alors ne vous mettez pas dans l'embarras en venant plus en retard que nécessaire. Je lui dis et m'en vais.

Je l'ai laissée planter là, les yeux grands ouverts. J'aimerais bien faire comme si je suis complètement insensible à sa personne mais j'ai très envie de me retourner pour la regarder une dernière fois. Mais je chasse cette idée vite fait de ma tête et presse le pas pour aller à mon rendez-vous.

Arrivé à la table où m'attendent le couple Finn, Je m'assois en m'excusant de mon retard.

- De rien mon cher Andréa. Ce n'est pas une trentaine de minutes de retard qui va nous enlever le plaisir de t'avoir avec nous ce soir. Me rassure monsieur FInn.

Une fois rassuré que je sois en mon aise, il se charge de me présenter sa femme que je connais déjà un peu.

- Voici ma femme Isabelle. Très peu de personnes le savent, mais elle est également mon associé dans mes affaires. Dit-il en lui prenant la main en souriant.

- Enchanté Madame et je suis très flatté de faire partir des personnes très sélectes qui connaissent ce secret. Je leur dit en souriant également.

Le serveur arrive. Nous passons nos commandes et une fois l'apéritif servit, Je me décide à leur demander vraiment la raison de ma présence à ce rendez-vous.

- Sans vouloir être impatient, j'aimerais savoir pourquoi vous m'avez invité aujourd'hui. Je sais que dans votre courrier, il était question d'une affaire très importante alors j'aimerais beaucoup savoir de quoi il s'agit.

- Ah les jeunes, toujours pressés de tout savoir. Ils ne prennent même plus le temps de savourer les bonnes rencontres. Commente monsieur Finn en riant. Bref. Je vais laisser ma femme t'expliquer ce que l'on te veut car c'est elle qui t'a découvert et à beaucoup insister pour que nous travaillions avec toi.

Je me redresse et me mets à l'écoute de cette femme de plus de cinquante ans aux allures de madones, mais au sourire si communicatif que l'on pourrait lui accorder tout ce qu'elle désire sans sourciller. Je crois que si j'avais eu la chance de choisir ma mère j'aurai choisi celle-ci sans hésiter. Elle dégage un charme si doux que l'on ne voudrait plus jamais être loin d'elle. Je crois que c'est pour cette raison que son mari ne cesse de lui prendre la main de d'y faire des baisers.

Je souris à cette image quand elle prend la parole et s'adresse à moi.

- Alors mon cher Andréa . Je vais vous exposer notre projet. Elle commence après avoir bu un peu d'eau.

- Nous voulons que vous vous chargiez de faire une étude de terrain pour des personnes atteintes de la maladie de Lupus. Nous avons perdu notre petite fille qui souffrait de cette maladie et nous voulons venir en aide aux personnes qui en souffre et leur accorder tous les soins médicaux possibles et cela au prix de rien. Vous allez vous demander en quoi cela concerne votre profession d'ingénieur en bâtiment, justement nous voulons vous confier entièrement ce projet. Que vous vous occupiez de la mise en forme jusqu'à la réalisation. De plus, nous avons plus d'argent que nous ne pourrions jamais tout utilisé pour le reste de nos jours. Et notre fille n'en veut pas car elle estime qu'elle gagne bien sa vie et peut se construire son propre patrimoine.

- Et pourquoi m'avez vous choisi pour ça ?

- Pas vous particulièrement mais toute votre structure. J'ai été charmé par la diversité de vos prestations de services. Vous ne vous attardez pas seulement à faire des plans de construction et les mettre sur pieds. Vous employez des personnes qui se chargent de faire des choses diverses notamment les études de terrains, des concepteurs, des techniciens, bref votre entreprise sort de l'ordinaire. Et c'est cela qui nous pousse à vous confier notre projet.

- Je comprends. Et qu'est-ce que vous voulez réellement faire.

-Nous voulons une estimation du nombre de personnes qui puisse être atteintes de cette maladie. De celles qui pourraient avoir besoin d'un don d'organe et de potentiels donneurs.

Nous cherchons un peu à créer un hôpital qui ne soignera que des personnes atteintes de Lupus. Et nous voulons également embaucher des médecins spécialisés dans cette maladie afin de constituer un corps médical efficace et fiable.

- C'est notre grand projet de retraite, déclare monsieur Finn en prenant la main de sa femme.

- Nous sommes déjà trop vieux pour prendre en charge un projet de cet envergure mais nous ne voulons pas y renoncer.

- Je comprendy. Mais qu'est-ce qui vous dit que je suis la personne idéale pour cela. Sans vouloir vous décourager je n'ai jamais eu à faire à un tel projet...

- Je sais qu'en affaire il ne faut pas toujours se fier à l'instinct mais quelque chose en moi me dit que vous êtes la personne qu'on cherchait depuis si longtemps. Dit Madame Finn.

- De plus nous sommes au courant de comment vous avez réussi à remonter l'entreprise de votre père qui était déjà parti en fumé à seulement 25 ans. Vous avez le flair pour trouver les choses et les idées qu'il faut pour réussir. Ajoute monsieur finn.

- En outre, dites-vous que c'est un nouveau défis pour votre carrière qui vous propulsera davantage au sommet.

- Je ne suis pas intéressé par la gloire ni le pouvoir. Dis-je en me collant à mon siège.

-Nous le savons rassurer vous Andréa. C'est pourquoi nous insistons pour vous confier ce projet. Tente de me rassurer Madame Finn.

- Vous n'êtes pas obligé de nous répondre maintenant. Nous vous laissons tout le temps de réfléchir.

- Merci. dis-je. J'en aurai vraiment besoin.

Entre temps, notre repas est arrivé et nous mangeons dans une ambiance bon enfant. Le dialogue est si léger. Je crois que j'ai passé avec eux un moment très agréable. Plus que ce que j'aurai vécu au dîner de mes parents.

À la fin du rendez-vous je leur souhaite une bonne nuit avant de m'en aller. Tout en leur promettant de leur envoyer ma réponse le plus vite possible.

Une fois chez moi, Je me dévêtis et me couche sur mon lit les bras en forme de croix. Immédiatement l'image de ma Myris me revient en tête. Je me frotte les mains sur le visage et dans les cheveux comme si ces gestes allaient m'empêcher de ne plus penser atrocement à elle.

Cette sortie m'a permis de penser à autre chose qu'à elle. Mais quand je me retrouve avec moi et ma conscience comme seules compagnies, Je ne peux m'empêcher de me demander ce que je peux encore faire pour accélérer mes recherches.

Je suis prêt à tout pour la retrouver. Je n'ai aucun autre but dans ma vie.

Je repense malgré moi à nos débuts. À ce moment où tout a commencé...

            
            

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