Aujourd'hui, lorsque je me levai le matin, je ne me sentais pas bien. J'avais des maux de têtes atroces. Cynthia était venu à la maison prendre de mes nouvelles. Mon chéri serait certainement très inquiet. J'aurais bien voulu lui envoyer un message par l'intermédiaire de ma copine, mais je n'ai pas osé, parce que jusque là, sauf si je me trompe, personne n'est au parfum de notre relation. À présent, après la prise de comprimés, ça a l'air d'aller. Mais ma mère a voulu que nous allions encore aux soins, histoire de se rassurer que tout va bien. Il sonnait déjà 18 heures quand nous avions quitté l'hosto. J'ai alors proposé à ma daronne qu'au lieu de prendre un taxi, qu'elle contacte mon père pour voir s'il était encore là. Heureusement pour nous, il était encore là. Nous nous dirigeons donc à son poste pour rentrer avec lui. Cinq minutes de marche après, nous arrivâmes. Ma mère m'attendait au dehors puis je fis irruption dans le couloir qui mène à son bureau. J'allais toquer à la porte quand elle s'ouvrit sur moi, laissant apparaître Cynthia. Qu'est-ce qu'elle ferait bien ici ?
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Moi : Cynthia, tu fais quoi là ?
Elle : Humm...Je devrais te poser cette question. Ta présence me surprend. Tu vas mieux ??
Moi : Comme tu peux le constater, ça va mieux. Mais Maman a voulu que nous allions voir le médecin. Donc c'est le retour.
Elle : Ah, d'accord. Je suis allée chercher un document chez une camarade dans la zone et j'ai voulu prendre par ici pour rentrer avec mon vieux. C'est ainsi que je suis venu ici saluer ton Papa.
Moi : C'est qui la camarade ?
Elle : Tu ne la connais pas. Mon père m'attend, je vais devoir te laisser.
Moi : Une camarade que je ne connais pas ?? Hum... D'accord. Je pense que je viendrai au cours demain.
Elle : Ok. Prends soin de toi.
Moi : Merci.
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Je vais donc voir mon père, puis nous rentrions à la maison. Il était au courant de mon indisposition depuis le matin. Tout au long de notre trajet, j'avais un mauvais présentiment. Au fond de moi, une intuition me faisait penser que ma relation avec Harold connaîtrait un grand coup si je n'informe pas mes parents et qu'ils le découvrent eux-mêmes. Comment vont-ils le découvrir ? Je me posais cette question à laquelle je ne trouvais point de réponse. Toutefois, je décidai de prendre mon courage à deux mains pour en parler à ma mère.
Dès que nous regagnons la maison, j'ai donc voulu qu'elle m'accompagne à ma chambre, puis une fois dedans ...
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Moi : Maman, excuse moi. J'ai à te dire.
Elle : De quoi ma fille ?
Moi : Viens t'asseoir s'il te plaît.
(Nous nous assîmes donc toutes les deux).
Elle : Je suis à toi.
Moi : Il y a de cela deux semaines, tu avais voulu tenir une discussion avec moi, discussion au cours de laquelle tu as voulu savoir quel souci me rongeait parce que je paraissais bizarre dans le temps. Te rappelles-tu ?
Elle : Oui ma fille, je m'en rappelle bien.
Moi : Maman, excuse moi beaucoup. Mais le jour là, je t'avais menti en disant que je n'avais aucun problème. Pardonne-moi, mais .........
Elle : Ah bon ? Tu me caches donc des choses, moi ta mère ?! Et d'ailleurs, c'est parce que je ne suis pas digne de confiance que tu ne voulais pas m'en parler non ?! Pourquoi tu veux donc m'en parler maintenant ?!
Moi : Maman, je n'ai jamais dit ça. Comprends moi, je n'avais pas la force, ni le courage de t'en parler ce jour là. Je ne savais pas comment tu ... tu allais ... réagir. Sniff !
Elle : D'accord, d'accord. Je te comprends chérie. Parle-moi.
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J'ai donc expliqué à ma mère ce qui était à l'origine de mes changements d'humeur. Elle était rester silencieuse tout au long de mes explications. À la fin de mon intervention, un silence assourdissant régna pendant plus d'une minute.
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Moi : Maman, dis quelque chose s'il te plaît. Est-il interdit de tomber amoureuse en classe d'examen ?
Elle : Non ma fille. Ce n'est nullement interdit. L'amour peut surprendre, moi je ne t'en veux pour rien. Mais je ne sais pas comment ton père va juger cela quand il sera au courant.
Moi : Non, il ne sera pas au courant. Ou bien toi tu comptes lui en parler ?
Elle : Ma fille, pour ton bien et pour que tu vives ton amour librement, il va falloir que ton père sache à propos de ça. Je vais t'aider à le tenir informé. Je ferai tout pour toi.
Moi : Merci beaucoup Mamounette. Tu es la meilleure.
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Je venais d'avoir le "oui" de ma mère. Je ne savais même pas qu'elle aurait réagi de cette manière là. Il reste alors l'avis de mon père. De toute façon, le plus dur était fait.
Le même soir, après le dîner, mon père a voulu avoir une discussion avec moi.
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Lui : Sonia, tu vas mieux j'espère. J'aimerais discuter avec toi à propos d'un sujet te concernant.
Moi : Oui Papa. Ça va mieux. Si tu veux on peut parler, il n'y a pas de problèmes.
Lui : D'accord. Pourquoi tu nous a caché que tu as un petit ami ?
Moi : Hein ? Quoi ?
Lui : Ne nie surtout pas. Je sais tout.
Moi : Papa, excuse moi, mais ... mais ...
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Je pensais que c'était ma mère qui l'a informé mais elle aussi paraissait surprise tout autant que moi. Elle prit alors la parole et expliqua tout ce que vous savez déjà. Mon père crut d'abord que ma mère aussi était ma complice avant que je ne lui dise que c'est ce soir que ma mère a eu vent de ma relation et qu'elle m'a même conseillé de lui en parler. Contre toute attente, il ne m'a pas grondé, bien au contraire ...
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Lui : Pourquoi nous cacher tout ça ? Je ne vais quand même pas t'interdire cela. C'est sur les bancs que j'ai commencé à être fan de ta mère, mais ça ne voudra pas dire que toutes les relations au collège aboutissent au mariage. Tu vas amener le gars en question pour qu'on puisse le connaître et comme ça, il ne pourra pas te faire du mal, juste parce qu'il serait entrain de craindre tes parents. C'est comme ça !
Moi : Vraiment merci Papa. Je ne savais pas que tu allais réagir comme cela.
Lui : Attention ! Je n'ai pas encore donné mon "oui". Autre chose, tu as un examen à passer. Après les résultats tu pourras faire tout ce que tu veux, mais pour l'instant, l'heure est au travail. Pas de désordres !
Moi : Ne t'en fais pas Papa. Je sais ce que j'ai à faire. Je ne vous décevrai pas.
Lui : D'accord. C'est tout ce que j'ai à te dire.
Moi : Merci Papounet. Je vais l'amener d'ici bientôt. Mais dis moi, comment l'as-tu appris ?
Lui : C'est sans importance. Allez, va te coucher.
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J'allais passer une très bonne nuit, rien qu'à l'idée de savoir que je n'aurai plus à me cacher pour vivre mon amour. Comment mon père l'a su ? Je me posais maintes fois cette question. Mais là n'était plus un problème, je me fichais désormais de tout. L'important c'est que je serai désormais tranquille avec mon chéri.
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Le lendemain, j'étais tellement heureuse que je ne pus attendre la pause avant d'annoncer la nouvelle à Harold.
Lui : Comment a-t-il su pour nous deux ?
Moi : Ça je ne sais pas. C'est comme un mystère pour moi.
Lui : Tu crois que c'est Cynthia qui lui a dit ?
Moi : Quoi ? C'est impossible... Tu oublies que Cynthia même n'est au courant de rien ?!
Lui : Oui, tu as raison. Mais ça continue de m'étonner moi.
Moi : Oublie ça.
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Ensemble donc nous fîmes le programme puis il décida de passer chez moi deux semaines après. Cynthia également sait déjà à propos de nous, je l'ai informé moi-même. Elle était notre amie et il ne fallait pas lui cacher ça. De toute façon, c'était à cause de mes parents que je voulais garder notre relation secrète. Maintenant qu'ils savent donc, plus de soucis à se faire. Le jour J arriva enfin ...
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**HAROLD**
Il y a de cela deux semaines que Sonia m'a annoncé que ses parents savent pour nous deux et qu'il va falloir que je me présente à eux, histoire de gagner leur confiance. Cynthia est désormais au courant de notre relation.
Aujourd'hui, c'est Samedi, le jour où j'ai prévu aller chez elle. Je devrais faire bonne impression et pour cela j'ai mis mes vêtements qui semblaient les plus neufs. J'avoue que je suis un peu stressé. J'espère que tout va bien se passer.
Elle m'avait indiqué la maison et je n'ai pas eu du mal à la retrouver parce qu'elle était au portail à m'attendre. Arrivé donc, elle m'accompagna à l'intérieur puis je salue ses parents. Son père m'observait avec une mine qui ne dit pas son nom. Sonia m'invita à m'asseoir. Mais son père me cria immédiatement dessus ...
Lui : Quoi ?? Tu vas t'asseoir où ? Ton défunt père a-t-il déjà acheté ça une fois ?
Il connaît mon père ?