Après avoir bossé un peu, je me suis reposée avant de rejoindre la famille au salon. Ça fait un énorme bien de discuter entre parents et enfants. J'allais donc rejoindre mes parents au salon, quand arrivée au seuil de la porte, des chuchotements me parvenaient. Curieuse de savoir ce qui se disait, je prête bien mes oreilles. C'était mes parents qui discutaient.
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_Papa : Ah bon ?? C'est toi qui est souvent avec elle, si tu dis que tu as remarqué un changement, c'est que c'est vrai. Je n'ai que les week-ends pour passer suffisamment du temps à la maison.
_Maman : Oui, tu dis vrai. Elle change constamment d'humeur et est un peu bizarre ces derniers jours. Je ne peux pas expliquer ça avec sûreté. Mais je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
_Papa : Tu n'as qu'à discuter avec elle pour voir ce qui cloche. Ou bien tu penses qu'on lui a dit ou fait quelque chose qu'elle n'a pas apprécié ??
_Maman : Ah, on ne sait jamais. Mais, moi je ne vois pas de quoi il s'agit. Je vais la voir dans sa chambre. Elle révisait ses cours tout à l'heure, mais je crois qu'elle aurait fini. J'y vais.
_Papa : D'accord.
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Ma mère venait me voir. Elle avait remarqué un changement dans mes manières de faire et de dire. Je ne savais pas que mes crises de jalousie m'ont autant changé. Je n'eus même pas le temps de me poser encore des questions. Je me retire tout discrètement. Fallait pas qu'on vienne me voir là. J'ai rejoins ma chambre puis j'ai commencé à ranger un peu mes effets. Vous le savez bien, je faisais semblant.
La porte de la chambre s'ouvrit quelques secondes plus tard, laissant apparaître ma mère. Elle ne pouvait pas imaginer que moi je savais la raison pour laquelle elle était là.
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_Elle : Ma fille,
_Moi : Oui Maman.
_Elle : Es-tu toujours occupée à réviser tes cours ?
_Moi : Non Maman. J'ai fini depuis.
_Elle : Ah bon ? Et pourquoi tu n'as pas quitté ta chambre ?
_Moi : J'étais juste fatiguée et je me reposais. Comme tu peux le voir, je mets un peu d'ordre avant de te rejoindre.
_Elle : D'accord. J'aimerais discuter avec toi si ça ne te gêne pas bien sûr.
_Moi : Non, ça ne me gêne pas. De quoi veux-tu me parler ?
Elle prit mes mains pour me conduire à mon lit, puis on s'assit toutes deux.
_Elle : Sonia, tu sais ? Je suis ta mère et j'ai pris par l'étape à laquelle tu es. Quel mère ne voudrait pas du bonheur de son enfant ?? Tu sais très bien que nous, tes parents sommes là pour t'aider au cas où tu aurais besoin de nous. Tu m'écoutes là ??
_Moi : Si si. Maman, je t'écoute très bien.
_Elle : Voilà. Dis-moi donc, quel souci as-tu exactement ? Qu'est-ce qui ne va pas ? De grâce, dis-moi la vérité.
_Moi : Hayiii Maman ? D'où viens encore cette histoire ?
_Elle : Si tu ne le sais pas, je t'informe. Tu as beaucoup changé ces derniers jours. Je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Dis-moi tout.
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Elle avait raison. Mais, je ne me voyais pas lui dire ce que vous savez déjà. Au moment opportun, je lui en parlerai.
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_Moi : Maman, sois rassurée. Tout va bien. Peut être que ces changements dont tu parles sont dûs à ma nouvelle vie scolaire. Tu sais que cette année je dois faire plus de sacrifices et je n'ai plus de temps libre comme les années antérieures.
_Elle : Hummm ! Quand ça va pourrir, ça va sentir. Je m'en vais au salon.
_Moi : Laisse-moi prendre un bain. Je te rejoins tout à l'heure.
Elle partit donc puis je file à la douche. Je savais déjà qu'elle ira faire le compte rendu à Papa.
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**CYNTHIA**
Quelques minutes de conduite après, mon père stationna devant une belle maison, mais pas plus belle que la nôtre. Nous descendons puis il alla appuyer la sonnerie. Quelques secondes après, une dame vint nous ouvrir. Il semblait que mon père et elle se connaissaient déjà. En tout cas, ça ne m'étonne pas trop. Ce serait certainement la femme de son collègue là.
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_Elle : Waoh ! Vous ici ?? Soyez les bienvenus. Entrez, je vous prie.
_Lui : Merci beaucoup.
Nous entrons donc puis elle nous servit à boire. Mon père et son collègue (si je ne me trompe pas) s'échangèrent des accolades avant de s'asseoir. Mon père me présenta donc en tant que sa fille puis il prit les fichiers pour lesquels il était là. On s'apprêtait à partir quand une jeune fille ouvrit une porte pour apparaître au salon. Cette fille, je la connais, dès qu'elle se retourna, je constatai que c'était bien elle.
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_Moi : Sonia !
_Elle : Toi ici ? Qu'est-ce que tu fais chez moi ?
Elle paraît énervée comme si je lui avais fait quelque chose.
_Papa Sonia : Apparemment, vous vous connaissez hein.
_Moi : Oui, c'est une camarade de classe. Nous sommes dans le même collège.
_Papa Sonia : Ah bon ? C'est très bien alors. J'espère que ça va hein.
_Moi : Oui, oui. Ça va très bien.
Son père nous prodigua alors des conseils pour réussir, comme quoi, nous pourrions travailler ensemble, avant de nous raccompagner mon père et moi.
Pendant qu'il nous raccompagnait, il discutait avec moi.
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_Lui : Cynthia, je trouve que ma fille est un peu bizarre ces temps-ci. Peut être qu'elle a des soucis à l'école avec un professeur ou quelqu'un. Tu en sais quelque chose ?
_Moi : Non Papa Sonia. Je ne vois pas de quoi il peut s'agir.
_Lui : D'accord. Au cas où tu en saurais quelque chose, n'hésite pas à m'informer parce que j'ai l'impression qu'elle ne veut rien dire à la maison. Rapproche toi d'elle.
_Moi : D'accord. Vous pouvez compter sur moi.
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*****
**HAROLD**
Dans le week-end, j'ai parlé à ma mère du problème avec Sonia. Elle la connaît depuis l'année dernière. Elle m'a dit ce qu'elle en pense et comment je devrais me comporter.
Aujourd'hui lundi matin, lorsque je suis arrivé au cours, elle était déjà là. Je me dirige alors vers elle.
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_Moi : Bonjour Sonia.
_Elle : Salut Harold. Et ce matin ?
_Moi : Ça va. Et chez toi ?
_Elle : Ça va aussi. Au fait, je voulais m'excuser pour ... pour mes comportements déplacés de la semaine dernière. Je te présente toutes mes excuses. Je n'ai pas pu contrôler ma ... euh ... oublie, je te présente juste mes excuses.
_Moi : Tu n'as pas pu contrôler quoi ? Parle moi voyons.
_Elle : Non. Rien. C'est un lapsus linguae.
_Moi : Un lapsus linguae ?? Je ne crois pas. Est-ce si difficile pour toi de me dire ce que tu as sur le cœur ? De me dire que tu veux que je sois plus qu'un ami ? De me dire que tu rêves de moi, tu penses à moi ??
_Elle : Quoi ?? D'où sors-tu ces idées bizarres ?
_Moi : Tu n'es plus une enfant, moi non plus. Tu sais bien de quoi je parle. Même si tu refuses de l'admettre, sache que ça se lit dans tes yeux. Mais laisse moi de dire que ce truc que tu ressens est réciproque.
_Elle : ... (silencieuse)
_Moi : À tout à l'heure. Bisous.
Je lui fis une bise au front puis je retourne à ma place.
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*Deux semaines plus tard*
**SONIA**
Cela fait donc deux semaines que je suis officiellement la petite amie de Harold. Ne me demandez pas comment. On s'est compris depuis l'autre jour et tout va bien, du moins pour le moment. Toutefois, on se concentre sur nos études. Chaque chose a son temps.
Aussi, nous sommes amis avec Cynthia. J'ai finalement compris qu'elle était quelqu'un de bien. En tout cas, c'est l'impression qu'elle me donne. Je compte parler à ma mère de ma relation avec Harold, relation qui jusque là, reste discrète.
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**CYNTHIA**
J'ai l'habitude de les voir ensemble et je crois qu'ils sont des amis. Depuis plus d'une semaine, je me suis beaucoup rapprochée de Sonia, mais surtout de Harold. On était souvent ensemble. Disons que je suis devenue leur ami, sauf que je veux voir autre chose avec Harold.
Par leur manière de faire, je finis par découvrir, même s'ils le cachaient, que ce qui liait les deux étaient plus qu'une amitié. Elle ne peut quand même pas passer devant moi de cette manière là ! Harold m'intéresse bien et j'attendais le bon moment pour passer à la vitesse supérieure. Elle va devoir débarrasser le plancher. Je sens que je vais révéler des choses à son père.