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La véritable compagne exilée du Roi Lycan
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Chapitre 7

Point de vue d'Elara Thorne :

Ses mains étaient dans mes cheveux, agrippées à mes mèches emmêlées, renversant ma tête en arrière pour exposer la ligne vulnérable de ma gorge. Son souffle chaud et saccadé effleura ma peau, une promesse de la violation à venir. Il allait me marquer, une revendication temporaire et honteuse qui me marquerait comme sa propriété.

Mon corps tremblait, mais mon esprit était d'une clarté froide et tranchante. Supplier était inutile. Crier ne ferait qu'exciter la bête. Je devais faire quelque chose d'inattendu, quelque chose qui briserait le brouillard de drogue et d'instinct qui le consumait. Les leçons de mon père, qu'il m'avait inculquées depuis l'enfance, refirent surface des profondeurs de ma mémoire : *Face à un prédateur plus grand que soi, il y a deux choix : faire le mort, ou montrer les crocs de manière si surprenante que la bête marque une pause.*

Je n'allais pas faire la morte.

Au moment même où ses lèvres allaient frôler mon cou, je bougeai. Ce n'était pas une lutte contre lui ; c'était une charge *vers* lui. Je projetai mes mains vers le haut, non pas pour pousser sa poitrine, mais pour enchevêtrer mes doigts dans ses cheveux noirs et épais. De toutes mes forces, je tirai sa tête vers le bas.

Au même instant, je me propulsai vers le haut, écrasant ma bouche contre la sienne.

Ce n'était pas un baiser. C'était un acte de guerre. Une collision désespérée et provocante de dents et de lèvres. Je sentis le goût métallique du sang – le sien ou le mien, je l'ignorais – et cela alimenta la fureur de ma rébellion.

Son corps tout entier se raidit. Le choc était palpable, un frisson qui parcourut sa charpente puissante. Il s'était attendu à ce que je me batte, que je pleure, que je supplie. Il ne s'était attendu à ça dans aucune réalité possible. Mon attaque, si contraire au rôle de la proie, fut un éclair qui fissura momentanément sa rage primitive.

À l'instant où nos lèvres se rencontrèrent, autre chose se produisit. Une secousse, vive et électrique, me traversa, un courant d'énergie brute qui n'avait rien à voir avec la peur ou la violence. C'était un millier de petites explosions, une cascade d'étincelles qui illumina chaque terminaison nerveuse de mon corps. Elle forma un arc entre nous, une force vivante, vibrante, infiniment plus puissante que la chaleur artificielle de la drogue.

C'était ancien. C'était le destin.

Et au fond de mon esprit, je sentis son loup. Ce n'était pas un grognement de fureur que je sentis, mais un rugissement de triomphe pur, sans mélange. *Mate ! Mine !*

Les mots, clairs et résonnant d'une certitude absolue, firent écho dans le silence soudain de notre connexion.

Kaelen se figea. La déclaration de sa propre âme le cloua sur place. *Mate ?* Je sentis son choc, son incrédulité totale et horrifiée. Comment était-ce possible ? Comment pouvais-je, moi, le tribut sale et intrigant qu'il méprisait, être l'autre moitié de son âme ?

Je sentis aussi les étincelles, une sensation déroutante et écrasante qui me donnait le vertige. Je ne comprenais pas ce que c'était, mais je savais, avec une certitude primitive, que son agression avait momentanément cessé. Mon pari avait fonctionné.

Mais je n'avais pas éteint les flammes ; j'avais jeté de l'essence dessus.

Le moment de clarté que Kaelen tira du choc du lien de Mate fut éphémère. Il fut immédiatement consumé par un instinct plus profond, plus possessif. Si j'étais sa Mate, alors ce n'était plus un acte forcé et honteux. C'était son droit. Son destin.

Le dernier fil effiloché de sa raison humaine se rompit.

Il répondit à mon baiser, mais ce n'était plus le prélude à une simple agression. C'était une revendication brute et violente. C'était sauvage et désespéré, rempli d'une extase sombre et spoliatrice qu'il ne comprenait pas lui-même.

Le changement dans son énergie me terrifia plus que sa rage précédente. J'essayai de me reculer, de le repousser, mais c'était comme essayer de déplacer une montagne. La bête ne menait plus une guerre ; elle célébrait une victoire.

Avec un grognement sourd, il m'enleva dans ses bras. Il se leva, me tenant sans effort contre sa poitrine tandis qu'il passait de l'antichambre à la chambre principale. Il n'y avait plus d'hésitation dans ses mouvements, plus de conflit. Seulement une détermination absolue et terrifiante.

Pressée contre lui, je pouvais sentir les battements tonitruants et frénétiques de son cœur, un rythme sauvage qui correspondait au mien. Son odeur, ce parfum enivrant de tempête hivernale, s'intensifia, m'enveloppant, submergeant mes sens.

Il ne me déposa pas sur le lit massif ; il me jeta. J'atterris sur les fourrures incroyablement douces, m'enfonçant dedans. Il suivit, son immense carrure occultant la lueur des bougies, m'emprisonnant sous lui.

Ses yeux de loup dorés me dévisageaient avec ardeur, reflétant mon propre visage aux yeux écarquillés de peur. Il baissa la tête, ses lèvres frôlant mon oreille. Sa voix n'était qu'un murmure brut et rauque, un son déchiré de désir, de fureur et d'une acceptation naissante et horrifiée du destin.

« Puisque tu es si impatiente, je vais exaucer ton vœu. »

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