Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Renaître riche: Ma vengeance s'élève
img img Renaître riche: Ma vengeance s'élève img Chapitre 2 2
2 Chapitres
Chapitre 7 7 img
Chapitre 8 8 img
Chapitre 9 9 img
Chapitre 10 10 img
Chapitre 11 11 img
Chapitre 12 12 img
Chapitre 13 13 img
Chapitre 14 14 img
Chapitre 15 15 img
Chapitre 16 16 img
Chapitre 17 17 img
Chapitre 18 18 img
Chapitre 19 19 img
Chapitre 20 20 img
Chapitre 21 21 img
Chapitre 22 22 img
Chapitre 23 23 img
Chapitre 24 24 img
Chapitre 25 25 img
Chapitre 26 26 img
Chapitre 27 27 img
Chapitre 28 28 img
Chapitre 29 29 img
Chapitre 30 30 img
Chapitre 31 31 img
Chapitre 32 32 img
Chapitre 33 33 img
Chapitre 34 34 img
Chapitre 35 35 img
Chapitre 36 36 img
Chapitre 37 37 img
Chapitre 38 38 img
Chapitre 39 39 img
Chapitre 40 40 img
Chapitre 41 41 img
Chapitre 42 42 img
Chapitre 43 43 img
Chapitre 44 44 img
Chapitre 45 45 img
Chapitre 46 46 img
Chapitre 47 47 img
Chapitre 48 48 img
Chapitre 49 49 img
Chapitre 50 50 img
Chapitre 51 51 img
Chapitre 52 52 img
Chapitre 53 53 img
Chapitre 54 54 img
Chapitre 55 55 img
Chapitre 56 56 img
Chapitre 57 57 img
Chapitre 58 58 img
Chapitre 59 59 img
Chapitre 60 60 img
Chapitre 61 61 img
Chapitre 62 62 img
Chapitre 63 63 img
Chapitre 64 64 img
Chapitre 65 65 img
Chapitre 66 66 img
Chapitre 67 67 img
Chapitre 68 68 img
Chapitre 69 69 img
Chapitre 70 70 img
Chapitre 71 71 img
Chapitre 72 72 img
Chapitre 73 73 img
Chapitre 74 74 img
Chapitre 75 75 img
Chapitre 76 76 img
Chapitre 77 77 img
Chapitre 78 78 img
Chapitre 79 79 img
Chapitre 80 80 img
Chapitre 81 81 img
Chapitre 82 82 img
Chapitre 83 83 img
Chapitre 84 84 img
Chapitre 85 85 img
Chapitre 86 86 img
Chapitre 87 87 img
Chapitre 88 88 img
Chapitre 89 89 img
Chapitre 90 90 img
Chapitre 91 91 img
Chapitre 92 92 img
Chapitre 93 93 img
Chapitre 94 94 img
Chapitre 95 95 img
Chapitre 96 96 img
Chapitre 97 97 img
Chapitre 98 98 img
Chapitre 99 99 img
Chapitre 100 100 img
img
  /  2
img

Chapitre 2 2

La descente en ascenseur prend quarante-cinq secondes. Durant ce laps de temps, Séraphine se reconstruit.

Au moment où les portes s'ouvrent avec un tintement au rez-de-chaussée, elle est debout. Sa colonne vertébrale est droite. Son visage est sec. Elle a compartimenté la douleur, la fourrant dans une boîte mentale étiquetée "Plus tard" et en soudant le couvercle.

Elle sort dans le hall de Varenne Innovations. C'est une cathédrale de verre et d'acier, conçue pour que quiconque y entre se sente minuscule. Séraphine s'y sent généralement petite. Aujourd'hui, elle se sent comme un fantôme hantant sa propre vie.

Son téléphone vibre dans sa poche. Elle l'ignore. Elle sait qui c'est. Le Roc. Ou Lys-Ronce.

Elle passe devant le bureau de la sécurité. Les gardes, Mike et Jerry, lui font un signe de tête.

- Bonjour, Mme de la Varenne.

- C'est Mlle Jonc, corrige-t-elle doucement, sans ralentir le pas.

Ils échangent des regards confus mais ne l'arrêtent pas.

Elle se dirige droit vers la sortie, mais les portes tournantes semblent à des kilomètres. Les murmures commencent avant même qu'elle n'atteigne le milieu du hall.

Lys-Ronce a agi vite.

- Vous avez entendu ? chuchote une réceptionniste dans son micro-casque, les yeux rivés sur Séraphine. Dispute conjugale. Elle a essayé de le faire chanter.

- La sécurité est en route, marmonne quelqu'un d'autre.

Séraphine garde les yeux fixés devant elle. Elle doit atteindre les archives du sous-sol-cette pièce poussiéreuse et sans fenêtre où elle a passé la dernière année à numériser de vieux dossiers gratuitement, juste pour avoir une raison de quitter la maison. Elle a besoin de sa boîte.

Elle prend l'ascenseur de service pour redescendre au sous-sol. Ça sent le produit nettoyant et le vieux papier.

Quand elle atteint son bureau, la lumière rouge de son lecteur de badge clignote déjà. Accès refusé.

Ils l'ont verrouillée dehors.

Elle ne panique pas. Elle regarde autour d'elle. Le couloir est vide. La porte est un vieux modèle, le loquet a du jeu. Elle appuie tout son poids contre, secouant la poignée avec une pression ascendante spécifique qu'elle a apprise d'un concierge une fois.

Click.

La porte s'ouvre.

Elle saisit la boîte en carton sous le bureau. Elle y balaie ses carnets personnels-des journaux remplis de croquis de botanique et de notes de chimie. C'est sa santé mentale. Le reste-l'agrafeuse, le mug Varenne Innovations-elle le laisse.

- Hé !

Le cri vient du couloir.

Le Roc est là. Il halète, la sueur perlant sur son front. Lys-Ronce est juste derrière lui, semblant moins parfaite que d'habitude, ses cheveux légèrement décoiffés.

- Tu es virée, annonce Le Roc, essayant de retrouver son calme.

Il rajuste sa veste.

- Même de ces bêtises bénévoles. Sors.

- Je partais, dit Séraphine.

Elle ne lève pas les yeux en ajustant les journaux dans la boîte.

Lys-Ronce s'appuie contre le cadre de la porte, croisant les bras.

- On gèle le compte commun, Séraphine. Tu ne pourras même pas t'acheter un sandwich.

- J'ai mes propres économies, ment Séraphine.

Elle a deux cents euros en liquide dans son tiroir à chaussettes.

- De où ? En vendant de la limonade ? ricane Lys-Ronce.

C'est un sourire prédateur.

- On sait que tu n'as pas un sou. Le Roc paie tout.

Séraphine ramasse sa boîte. Elle n'est pas lourde, mais elle semble contenir le poids de son avenir.

- Sécurité ! hurle Le Roc. Escortez Mlle Jonc dehors !

Deux gardes costauds tournent le coin. Ils ont l'air hésitants. Ils connaissent Séraphine. Elle leur apporte du café parfois.

- Mlle Jonc ? demande l'un d'eux, tendant la main vers son bras.

Séraphine tourne la tête. Elle ne hausse pas le ton. Elle les regarde simplement avec une tristesse profonde et lasse.

- Je connais la sortie, Mike, dit-elle doucement.

Le garde se fige. Il laisse retomber sa main. Quelque chose dans sa dignité silencieuse le fait se sentir petit.

- D'accord. Juste... allons-y, madame.

Elle passe devant eux. Elle contourne Lys-Ronce, prenant soin de ne pas la toucher.

- Pathétique, siffle Lys-Ronce à son passage.

Séraphine continue de marcher. Elle prend les escaliers. Quatre étages jusqu'au hall, puis dehors.

Quand elle émerge dans la rue, il a commencé à pleuvoir. Évidemment. L'univers adore les clichés mélodramatiques. L'eau froide traverse son chemisier instantanément, la glaçant jusqu'aux os.

Elle marche jusqu'au trottoir. Une berline noire s'arrête-le chauffeur de la compagnie Varenne. Il baisse la vitre.

- Mme de la Varenne ? M. Le Roc a dit de vous ramener à la maison.

- Je n'ai pas de maison, dit-elle, et elle lui fait signe de partir.

Elle hèle un taxi jaune. Il sent le tabac froid et le désodorisant au pin. Elle se glisse sur la banquette arrière, serrant la boîte de journaux contre sa poitrine.

- On va où, ma p'tite dame ? demande le chauffeur.

- Roulez juste, murmure-t-elle. N'importe où pas cher.

Son téléphone vibre dans sa poche. Pas une sonnerie. Un motif spécifique.

Elle sort le téléphone. C'est un téléphone jetable qu'elle gardait caché dans la doublure de son sac à main. Il y a un seul message sur l'application cryptée.

Expéditeur : Maître Pinson

L'oiseau s'est envolé. Besoin d'un perchoir ?

Séraphine ferme les yeux. Maître Pinson. Il prenait des nouvelles tous les mardis.

Elle tape une réponse, ses pouces bougeant aveuglément sur l'écran.

La cage est brisée. L'oiseau est trempé.

La réponse arrive instantanément.

Contactez Juillet-Ronce. Dites-lui 'Dossier 404 référencé'. Il me doit une faveur.

Séraphine fixe le nom. Juillet-Ronce. L'Avocat du Diable. L'avocat spécialisé en divorce le plus cher et le plus impitoyable de New York. L'homme qui n'a jamais perdu une affaire.

Elle essuie une goutte de pluie-ou peut-être une larme-de sa joue.

- Chauffeur, dit-elle, sa voix se raffermissant. Emmenez-moi dans un motel en banlieue. Un avec le Wi-Fi.

Précédent
            
Suivant
            
Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022