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Le mafieux de mon passé
img img Le mafieux de mon passé img Chapitre 9 Maeva
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Chapitre 9 Maeva

Le regard de Viktor sur Gabin n'était pas seulement froid, il était meurtrier. L'air autour de nous s'était cristallisé, chargé d'une hostilité si dense que l'homme en face de moi semblait s'enfoncer dans le tapis, le teint livide, les yeux fuyants. Prise d'un élan de compassion - ou peut-être de pure survie pour éviter un bain de sang sur le marbre - je décidai d'intervenir.

- Bonsoir, je m'appelle Maeva, lançai-je d'une voix que je voulais ferme.

- Bonsoir... Je me nomme Gabin et je suis...

- Un ancien collaborateur d'armes de la Bratva, qui a récemment changé de carrière après trois ans de cellule, trancha Viktor d'une voix de rasoir. Je t'épargne les détails insignifiants. Les présentations sont faites. Davaï.

Sa main, large et brûlante, se posa contre mon dos nu, là où la robe plongeait, et il me poussa avec une autorité sans réplique vers un coin plus sombre de la salle de réception.

- Viktor... murmurai-je, indignée.

- Il me semble avoir été limpide : aucun homme à proximité de toi. Ou ai-je besoin de le graver dans ta mémoire d'une manière plus... permanente ?

- Je te signale que tu es le seul à moins de deux centimètres de moi depuis notre arrivée ! Il m'a juste saluée comme n'importe quel être civilisé.

- Oh, j'aurais donc dû préciser : aucune communication. Visuelle, orale ou tactile.

- Tu deviens...

- Possessif ? Dominant ? J'enroulai mes doigts autour de son bras, mais il se rapprocha encore, m'enfermant dans son aura prédatrice. Oui, Maeva. Je contrôle mon empire et je contrôle ce qui m'appartient. Et tu m'appartiens. Je ne permettrai à aucun de ces chiens de poser son regard "civilisé" sur toi. Tu n'as pas besoin de le connaître, car tu es ma femme. Pas la sienne.

Il ne me laissa pas le temps de protester. Il me raccompagna à notre table d'honneur, où les couverts en argent brillaient sous les lustres de cristal. Nous nous assîmes dans un silence de plomb, mais je sentais son regard de loup peser sur moi.

- Viktor ? Qui est donc ta nouvelle proie ? demanda soudain une femme assise en face de nous, ses lèvres peintes d'un rouge agressif et son regard débordant d'un mépris non dissimulé.

Je manquai de m'étouffer avec ma bouchée de homard. Une proie ? L'envie de lui envoyer mon verre de champagne au visage me démangea les doigts. Je n'avais pas demandé à être ici, parée comme un trophée pour ce bal de monstres. Pourtant, malgré ma colère, une part de moi se sentait étrangement en sécurité sous l'ombre de Viktor.

Soudain, je me figai. Mon cœur rata un battement, puis s'emballa furieusement. Sous la nappe en lin lourd, je sentis une chaleur familière et interdite. La main de Viktor glissait le long de ma cuisse, remontant avec une lenteur calculée. Je tournai la tête vers lui, choquée, mais il fixait la femme en face de nous avec une impassibilité terrifiante.

- C'est ma compagne, répondit-il avec une aisance glaciale. Et toi ? Où est ton fiancé ?

Pendant qu'il menait la conversation, ses doigts s'immisçaient sous la dentelle fine de ma culotte. Je posai ma main sur son poignet pour l'arrêter, une supplique muette dans les yeux, mais il n'en eut cure. Il écarta le tissu avec une précision de chirurgien et trouva mon clitoris.

Mon souffle se coupa. Seigneur... comment rester digne, comment garder ce masque de "docteur Rocher" quand le père de ma fille me torturait ainsi devant la haute société de New York ?

Il commença à me titiller, de petits cercles experts qui faisaient monter la sève en moi. Puis, sans prévenir, il plongea un doigt en moi, puis deux, puis trois. Je dus couvrir ma bouche de ma main pour étouffer le cri qui montait dans ma gorge. Je baissai la tête, mes cheveux retombant sur mon visage pour cacher la rougeur violente qui embrasait mes joues.

La cadence augmenta. Il jouait de moi comme d'un instrument, son visage restant celui d'un homme d'affaires discutant de politique, tandis que sous la table, il me dévastait.

Je me rapprochai de son oreille, la voix brisée par le désir et l'effroi.

- Viktor... je t'en prie... arrête. Pas ici.

- Pourquoi ? murmura-t-il, approchant sa chaise de la mienne jusqu'à ce que nos épaules se touchent. Je m'amuse énormément.

- Pas moi... tu me tortures... tu vas me faire... je ne veux pas jouir devant tous ces gens...

- Pourtant, cela ne semblait pas te déranger de faire la conversation à cet inconnu qui te dévorait des yeux.

Le verdict tomba. C'était une punition. Cruelle, sensuelle, absolue.

- Tu es... jaloux, haletai-je alors qu'il enfonçait ses doigts plus profondément, trouvant ce point précis qui me faisait perdre tout sens commun.

- Jaloux ? Non, Maeva. Je suis furieux. Tu as cette fâcheuse tendance à ignorer mes ordres. Et je déteste qu'on m'ignore.

- S'il te plaît... je vais...

- Alors finissons-en.

Il pressa son pouce avec une force soudaine sur mon bouton de chair tout en effectuant un mouvement de va-et-vient vigoureux avec ses doigts. L'orgasme fut un tsunami. Je m'agrippai à la nappe jusqu'à ce que mes articulations blanchissent, me mordant la lèvre inférieure jusqu'au sang pour ne pas hurler mon plaisir au milieu du banquet.

Quand les spasmes se calmèrent enfin, il retira sa main avec une lenteur provocatrice, l'essuyant discrètement avec une serviette en tissu.

- Si je t'avais laissée ainsi, tu aurais été frustrée, dit-il avec une satisfaction évidente. Et je ne suis pas du genre à laisser une femme frustrée.

- Parce que tu en as eu beaucoup d'autres pour t'entraîner ? rétorquai-je, l'amertume remplaçant le plaisir.

Je me levai brusquement, les jambes encore tremblantes.

- Veuillez nous excuser, nous rentrons. Je suis épuisée.

Le trajet fut un tunnel de silence. Je fixais la vitre, bouillant de rage et de confusion. Arrivés au manoir, je m'élançai vers l'escalier sans lui accorder un regard.

- Maeva. Regarde-moi.

- Non ! Je suis furieuse. Tu m'as... tu m'as humiliée et possédée en public, et après tu oses te vanter de tes expériences passées !

- Je n'ai pas parlé de conquêtes, j'ai parlé de principes, répliqua-t-il d'une voix sourde.

- C'est la même chose !

Je tentai de monter les marches, mais en un éclair, il fut sur moi. Sa main saisit mon poignet, il me fit pivoter et, avant que je ne puisse protester, il me bascula sur son épaule comme un sac de soie violette.

- Pose-moi ! Viktor !

Il monta les marches quatre à quatre, entra dans sa chambre et verrouilla la porte d'un tour de clé qui résonna comme une sentence. Il me déposa brusquement sur son lit immense.

- Laisse-moi partir.

- Aucune chance.

- Et pourquoi ?

- Tu dors ici, avec moi. Ce soir, et toutes les nuits qui suivront.

- Même pas en rêve ! m'exclamai-je en tentant de me lever.

Il se projeta au-dessus de moi, ses bras m'encerclant, son visage à quelques millimètres du mien. Ses yeux brûlaient d'une promesse d'orage.

- Dans mes rêves, Maeva, on fait bien plus que dormir. Tu n'as même pas idée des ténèbres que tu réveilles en moi. Alors, vas-tu m'écouter, ou dois-je t'attacher à ce lit pour m'assurer que tu restes là où est ta place ?

Je sentis mon corps trahir ma volonté une fois de plus. La tension entre nous était devenue une entité physique, un monstre prêt à nous dévorer tous les deux.1258

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