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Il s'approche de moi, je recule aussi loin que je le peux sauf que je me retrouve rapidement coincé à l'angle de la petite maison. Je tremble, j'ai peur qui est cet homme ? Une aura sombre plane autour de lui, et rien qu'à son visage, on sent qu'il est mauvais.
brusquement, sans que je ne le voit venir, il m'attrape avec force, le bras et me pousse avec une telle violence que Je tombe sur les genoux. Je grimace à cause de la douleur sans émettre un cri.
Il me relève immédiatement et nous entraîne dehors. Là je suis assez surprise de voir l'extérieur mais je n'ai pas le temps de contempler plus qu'il me tire une fois de plus, je manque plusieurs fois de trébucher sur les petits cailloux ayant encore les pieds nus et bandés.
Je releve la tête et l'observe, un sourire etire soudainement ses lèvres. Il baisse le regard vers moi avant de me jeter violemment par terre. J'atterris au pied d'une personne, celle-ci se baisse à ma hauteur et pose une main sur mon dos.
- aya ?
Je reconnais immédiatement la voix de Diane et relève la tête. Elle me fixe tristement. Je regarde autour de moi et remarque des personnes, d'autres esclaves comme moi, homme, comme femme certains âgés d'autres non. Ils forment tous un cercle autour de...de moi ? Ils me fixent, me regardent, m'observe d'autres avec tristesse et pitié, certains avec...colère ? Des hommes ont des chaînes au poignet, d'autres des boulets au pied, ils portent des vêtements déchirés et sales. Certaines femmes sont habillées comme Diane tandis que d'autres ont des pagnes et un vieux débardeur.
Ils me font pitié mais je sais qu'en ce instant, sous leur regard, je fais plus pitié. je suis méprisable après tout je ne suis qu'une esclave parmi d'autres. Cet homme, monsieur Moreno a t-il autant besoin d'esclaves ? Pourquoi nous prive-il de liberté ? Pourquoi nous traite-il comme des animaux ? pourquoi nous traite-il comme de futiles objets ?
Aurais-je un jour la réponse à cette question ?
Mon regard s'attarde sur une grosse tâche au Sol, du sang. Pourtant personnes ne semble saigner ici, alors à qui appartient ce sang ?
L'homme de tout à l'heure prends la parole.
- voyez-vous ça ? Dit-il en s'adressant aux esclaves.
- cette stupide nègresse était là depuis trois jours. Nourrit et soignée personnellement par Diane, qui se croit maintenant tout permis.
- qui d'autres était au courant !? Crie-il soudainement énervé.
personne ne répond.
- j'ai dit qui était au courant !? Répète t-il une nouvelle fois.
Mais toujours aucune réponse. Il passe ses mains dans ses cheveux et sourit.
- dans ce cas vous serez tous punis.
J'écarquille les yeux ainsi que tous les autres. Ils seront punis par ma faute. Non ! Personne n'était au courant, j'en suis sûre, enfin je l'espère. Des murmures se font entendre parmi les esclaves. Je vois déjà quelques-uns tremblés de peur et ça semble lui plaire.
- monsieur Gallo, vous ne pouvez pas faire ça ! Personne ne savait, je vous le jure ! Crie soudainement Diane en s'arrêtant à ma hauteur.
Le dénommé monsieur Gallo, s'approche de Diane et sans prévenir, il lui flanque une violente gifle avant d'empoigner ses cheveux avec une telle violence qu'elle hurle.
- écoute moi bien petite salope, ici c'est moi qui commande et tant qu'il sera absent je serais votre maître. Alors ose encore prononcer un seul mot et je t'assure que tu servira de dessert au chien sauvage.
Il la relâche juste après ses mots avant de détourner le regard vers moi. Il me regarde de haut en bas et...et là toute suite je ne saurais décrire son expression mais je sais que dans tous les cas il ne serait pas favorable pour moi.
- envoyez-moi les infos sur elle !
juste après, un homme s'approche de lui et lui chuchote quelque chose à l'oreille et repart.
il sourit et relève les yeux vers moi. Son regard me donne des frissons et la chair de poule.
- tu as grandi dans les mains de ces deux psychopathes. À te voir ils ont dû grandement s'amuser et surtout prendre sur eux pour t'envoyer en un seul morceau mais carrément amoché.
Il finit ses paroles avec une mou amusé tout en me fixant.
- vous êtes vraiment à gerber. Crache t-il avec dégoût.
Il se retourne ensuite face aux esclaves :
- remettez-vous au travail ! Vous resterez jusqu'à vingt deux heures et aucun de vous n'aura à manger !
Certains se retournent déjà tandis que d'autres me regardent toujours avec cette haine avant d'être pousser brutalement par les gardes.
Moi je baisse la tête et essuie les larmes qui ont dévalées mes joues avant d'être interrompu par les pleures d'une femme. Je relève la tête et remarque une bonne femme âgée qui court jusqu'à nous avant de tomber aux pieds de monsieur Gallo.
- je vous en supplie monsieur, ne nous punissez pas ! Je n'ai rien pu avaler pendant des jours ! Je meurs de faim ! je ne pourrais pas travailler si tard, s'il vous plaît ! Supplie t-elle en pleure.
Cette scène me fait tellement mal que je ne peux empêcher mes larmes de couler. Voir cette femme mûre au pied de cet homme capable d'avoir l'âge de son fils, suppliée ce même homme pour sa vie, me fais de la peine. Voilà la situation dans laquelle nous vivons.
Elle porte de vieux vêtements, un pagne et un t-shirt usagés. Elle est belle, mais elle a les lèvres sèches et la peau blème, signe qu'elle est malade.
Monsieur Gallo recule brusquement de la femme les sourcils extrêmement froncés, il est énervé mais on aurait dit qu'il semble plus dégouté que la femme l'ai touché. d'un coup, il donne un violent coup de pied dans le ventre de celle-ci qui crie en se tordant de douleur. Sauf qu'il ne s'arrête pas là, il lui donne un deuxième coup, un troisième, s'en suivit d'un autre, il ne s'arrête plus. Il rut encore et encore cette pauvre femme de coups. Je place mes mains sur ma bouche et regarde l'affreuse scène en pleurant à chaude larme. Je ne pouvais rien faire, je me revoyais tout simplement, couchée là, à la place de cette femme, subissant les coups de Will.
Quelques minutes après, la femme ne bougeait presque plus. Elle semblait inerte. Mon Dieu est-elle morte ? Sans vraiment savoir pourquoi, je me dirige vers elle. Je m'accroupis à son niveau et passe mes mains sur son visage, sa peau est encore chaude, elle lutte pour ouvrir les yeux, signe qu'elle respirent encore. Cette pensée me réchauffe le cœur.
Mais alors que je voulait me lever, je suis soudainement tiré en arrière par les cheveux.
- tu fous quoi sale nègresse ?
Monsieur gallo me Jette violemment par terre. Et s'approche de moi. Il prend une nouvelle fois mes cheveux en main et relève brutalement ma tête.
- je t'ai demandé ce que tu foutais ! Crit-il.
N'ayant aucune réponse de ma part, il serre sa prise sur mes cheveux, m'arrachant une vive douleur.
- j...je...vo...vou...lais...ju....jus...te...sa... savoir...si...elle...elle...res...pi...rait.
Il me regarde pendant un instant alors que moi j'ai les yeux mi-clos et le visage déformé à cause de la douleur.
Il me relâche, pour mon plus grand bien et s'éloigne de moi.
- si jamais vous osez encore vous plaindre, vous finirez comme elle ! Et croyez moi ce sera mille fois plus pire !
Après ces mots, il s'en va. Et aussitôt, des gardes s'approchent de nous, il prennent la femme sans aucune délicatesse et l'emmènent un peu plus loin dans une petite maison moderne.
Je regarde plus autour de moi. . Et remarque à quel point c'est grand. Il y'a plusieurs maisons en briques semblable à celui de Diane mais qui ressemblent plus à des cases, il y'a aussi des petites maisons moderne sûrement pour ces gardes. Des champs de blés, de cotons et des plantations où se dirigent certains esclaves. Il y'a également d'autres esclaves, des hommes uniquement, liés par des chaînes qui se dirigent vers la forêt, des sacs lourds aux épaules.
Nous sommes entourés d'une grande forêt qui s'étend à perte de vue. Je sursaute lorsqu'une main se pose sur mon épaule. Je me retourne et vois Diane. Sa joue avait rougis et gonflée. Elle baisse la tête.
- je suis désolée Aya, tout est de ma faute.
Je secoue la tête pour lui montrer qu'elle n'a rien à se reprocher.
- ne...t'en...fais...pas...Diane. répondis-je d'une voix cassée.
Elle ne dit rien et m'attrape la main.
- viens, tu as été assigner aux travaux de domestique. Tu dois porter ton uniforme et commencer.
Je hausse un sourcil alors qu'elle me traîne toujours derrière elle. Je travaillerai en tant qu'esclave domestique ? Mais où ? Dans chacune de ses maisons moderne ?
Alors que je me pose cette question, Diane s'arrête brusquement. Je suis obligé de l'imiter. Je relève la tête et écarquille les yeux en remarquant une grande maison toute blanche en face de moi, tellement grande qu'elle semble toucher le ciel.
- c'est un manoir. Le manoir du maître.
Je suis sans voix, alors c'est ça un manoir ? J'en ai juste vu des photos avec Will et Liam.
En face de celle-ci, se tiennent plusieurs domestiques, allant et venant de toute part. Le manoir est entouré de gazon et de quelques arbres qui faisaient de l'ombre par-ci par-là. Il y'a une petite allée dégagée qui part du manoir et se limite à l'entrée de la forêt. C'est magnifique.
- c'est ici que nous travaillons en tant que domestique. Nous faisons le ménage et la cuisine. M'explique Diane.
On se dirige par la suite à l'intérieur du manoir. Mais c'est par une petite porte qui se trouve à l'arrière du manoir que nous entrons.
- aucun esclave n'a le droit de franchir l'entrée principale du manoir au risque d'être sévèrement puni.
J'hoche la tête alors qu'elle me dicte les différents règles de ce lieu.
- nous ne devons en aucun cas regarder nos maîtres dans les yeux. Ou refuser un ordre de sa part.
Nous sommes en cuisine, Diane me présente aux autres domestiques. Elles ont l'air toutes pour le moins gentilles sauf certaines bien sûr, en particulier elle : Oma
- alors c'est elle la petite nouvelle que tu gardais avec toi ? À cause de vous deux nous avons tous été punis !
- laisse nous tranquille Oma.
Sans considéré les mots de Diane, elle s'approche de moi et croise ses mains contre sa poitrine, que je trouve d'ailleurs très petite comparé à la mienne. Elle me jauge d'un air hautain.
- une chose aussi insignifiante que toi aurait dû recevoir les coups de cette vieille folle !
Parle-elle de la femme de tout à l'heure ? Je fronce les sourcils. En plus d'être méchante, elle est impolie tout ce que je déteste. Et elle semble m'en vouloir.
- je peux savoir ce qui te prends Oma ? Pour la dernière fois, fous nous la paix !
Elle regarde encore pendant un instant et fini par partir.
Je prends l'uniforme que me tend Diane. Je rentre dans la cabine qu'elle me montre du doigt et me change. J'en ressort un peu mal à l'aise.
- et bien cet uniforme n'est pas à ta taille.
J'ai l'impression de porter trois fois ma taille. Je déteste mon corps, je suis maigre et laide. Ils m'ont souillée et détruite.
- pour l'instant, tu travailleras dans cette tenue. Après, on verra.
J'acquiesce. C'est ainsi que Diane me donne ma tâche qui consiste à nettoyer certaines chambres et recoins de ce grand manoir. De toute la journée, je n'ai plus revu monsieur Gallo et c'est tant mieux parce que cet homme est une horrible personne bien qu'il ne soit pas le maître. Mais je me demande souvent à quel point ce dernier peut-il être également cruel ? Serait-il lui aussi pire que monsieur Gallo ?