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- Aya, c'est un jolie nom pour une fille magnifique. je regarde Diane et sourit, c'est la première fois qu'on me complimente, ça me fait bizarre mais c'est agréable.
- "MERCI" écrivais-je.
- de rien. Alors que veux-tu savoir ?
J'ai pleins de questions mais je dois commencer par les plus importantes.
Tout d'abord...
- "OÙ SOMMES-NOUS ? écrivais-je encore une fois.
- nous sommes dans la demeure de Monsieur Moreno autrement dit le "maître". Dit-elle après avoir lu ma question.
Mon cœur raté un battement en entendant ce nom, je me trouve donc chez lui ? Cet homme à qui j'appartiens. Mais comment ce fait-il que je ne me souvienne pas de mon arrivée ?
Diane ajoute me sortant de mes pensées :
- le maître est un riche propriétaire de terre et de grande fondation dans le pays. Il a plusieurs résidences dont celle-ci. Plusieurs noirs à son service habitent ce lieu y compris moi. Comme tu peux t'en douter nous sommes tous ses esclaves et...toi aussi.
J'avale difficilement ma salive en entendant ses mots, je savais que je ne devrais pas me réjouir aussitôt. Quoiqu'il ce passe où que je sois, je resterai toujours une esclave.
Je regarde Diane qui me fixe intensémen. Sa beauté, ses mots si clair et précis, sa peau dorée, ses cheveux volumineux tel une femme blanche, je n'aurai jamais cru qu'elle soit aussi une esclave, elle est tellement différente. Tout à l'heure elle semblait connaître will et Liam, je vais le lui demander.
-"TU CONNAIS WILL ET LIAM ?
- ils travaillent pour le maître depuis des années déjà. Ils étaient chargés d'enfants esclaves que le maître achetait, jusqu'à leur majorité ou plus ou moins pour certains.
J'écarquille les yeux face à cette révélation' c'est ce qui m'est arrivée, mais pourquoi ? Pourquoi donner de pauvres enfants à des êtres aussi ignoble qu'eux ? Mon cœur se serre en pensant aux atrocités qu'ils ont dû endurer avec ces hommes.
-" POURQUOI ? "
Diane baisse la tête tristement.
- je n'en sais pas plus que toi. Tout ce que je peux te dire c'est que le maître déteste considérablement les enfants qu'ils soient noirs ou blancs.
Il déteste les enfants ? D'où son envie de les confier à ces démons ? Les tortures que j'y ai vécu je ne veux qu'aucun enfants ou autres ne vivent pareil. J'en ai encore des séquelles, pleins de séquelles. J'espère ne plus jamais avoir à les revoir. Je sais qu'ici, rien ne sera rose, ça ne l'a jamais été d'ailleurs, c'est pour cette raison que je me suis promis de me battre, de ne rien abandonner et peut être qu'un jour je retrouverai ma liberté ?
Je reprends le bâton que j'avais posé un instant et écrit une question qui me perturbe depuis un moment.
-"ES-TU PASSÉ AUSSI ENTRE LEUR MAINS ?"
Elle me regarde un moment semblant réfléchir et me répond.
- non. J'ai grandi ici.
Ça explique pleins de choses. Mais ne vient t-elle pas de dire qu'aucun enfant n'a résidé ici ? Face à mon incompréhension elle ajoute d'une voix emplit de tristesse :
- mes parents étaient des esclaves de Monsieur Grégoiry, le père du maître. Il avait interdit les relations entre esclaves de peurs qu'ils ne deviennent plus nombreux pour créer une révolution. Ceux qui le désobéissaient était froidement exécuter. Et malheureusement ce fut la cas pour mes parents. Terminé t-elle en baissant sa tête.
Je m'approche encore plus d'elle et prend ses mains dans les miennes en signe de soutien.
- ils sont tombés amoureux et quelques mois après, ma mère s'est retrouvée enceinte. Elle a réussi à cacher la grossesse jusqu'à ma naissance et là, ils ont découvert ce qui se passait et aussitôt monsieur Gregoiry à...fait exécuter mes parents.
-" JE SUIS DÉSOLÉE"
Diane s'apprêtait à parler lorsqu'elle fut coupé par un cris strident provenant de l'extérieur
- attend-moi ici, ne sors pas.
Ordonne-t-elle avant de se diriger vers l'extérieur et de fermer la porte qui était jusqu'à maintenant ouverte.
Je m'adosse au mur et ramène mes jambes contre moi. Mon Dieu qu'est-ce qui se passe ?
Quelques minutes après, la porte s'ouvre d'un coup en fracas. Sursautant, je me lève brusquement la peur au ventre et observe l'homme qui vient d'entrer. Il me regarde de haut avec haine et dégoût et une certaine satisfaction qui ne me dit rien de bon.
Un rictus mauvais étire ses lèvres lorsqu'il prononce ces mots :
- alors tu te cachais ici sale nègresse.