Un destin Sans pareil
img img Un destin Sans pareil img Chapitre 3 T'égrener, le long chapelet de notre vie passée
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Chapitre 6 Gladys et Jules img
Chapitre 7 Le décès de jules img
Chapitre 8 Et mon père alors, comment était-il  img
Chapitre 9 Quitter Bouaké pour Abidjan! img
Chapitre 10 Départ pour Abidjan img
Chapitre 11 Non voisine, je ne peux pas monter ! img
Chapitre 12 La belle Samira img
Chapitre 13 Change, ma fille ! img
Chapitre 14 La mort de Gladys img
Chapitre 15 Gérald: le prétendant de Samira img
Chapitre 16 Réussir là, où tout le monde a échoué img
Chapitre 17 La drague de Gérald img
Chapitre 18 Elle m'a humilié ! img
Chapitre 19 Le plan B img
Chapitre 20 Le dangereux plan! img
Chapitre 21 Je ne suis pas amoureuse d'Atsé img
Chapitre 22 Kévin img
Chapitre 23 Tu ne veux pas , passer la nuit ici img
Chapitre 24 Le kidnapping img
Chapitre 25 Le viol img
Chapitre 26 Laisse le temps, panser tes blessures ! img
Chapitre 27 Elle était vierge !!! img
Chapitre 28 Depuis combien de temps, tu vomis img
Chapitre 29 Tu es enceinte !! img
Chapitre 30 Ce nouveau né : c'était mon petit enfant ! img
Chapitre 31 Elle passa de la vie à trépas ! img
Chapitre 32 Retour au quartier ! img
Chapitre 33 Un sommeil perpétuel ! img
Chapitre 34 Ma grand-mère m'a quitté ! img
Chapitre 35 La réaction de Solange img
Chapitre 36 Docteur Kamissoko img
Chapitre 37 La tirade défensive de docteur Kamissoko img
Chapitre 38 Vous ferez ce sacrifice pour moi img
Chapitre 39 La chambre mortuaire img
Chapitre 40 Les médecins après la mort img
Chapitre 41 Abidjan ici !! img
Chapitre 42 Veillée funèbre img
Chapitre 43 L'inhumation img
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Chapitre 3 T'égrener, le long chapelet de notre vie passée

- -Ne coule plus des larmes ma fille , sinon je vais aussi me lamenter.

-D'accord mémé, je les essuye . Déclara Amira, tout en essuyant ses larmes.

-Ami si je t'ai fait venir , c'est pour libérer ma conscience contre ce lourd fardeau qui me pèse sur la tête.

-Soit plus explicite mémé, je ne sais pas d'où tu veux en venir !

-Amira, je crois qu'il est maintenant temps que je te dise la vérité sur l'origine du décès de ta mère.

-Comment ça mémé ? Tu m'avais pourtant dit, qu'elle avait perdu la vie en raison d'un incident obstétrical après ma naissance n'est-ce pas ?

-Non, elle n'était pas décédée d'un incident obstétrical !

Ecoute-moi, c'était elle même qui causa sa propre perte et ton père, n'est pas mort comme je te l'avais dit.

Je t'avais donc menti, pour te protéger et te faire éviter de grandir avec un esprit animé de vengeance comme l'avait fait jadis, ta mère.

En effet, Tu étais trop jeune pour comprendre, raison pour laquelle j'ai préféré te cacher la vérité.

- Donc, mon père est vivant ?

- Oui , vivant quelque part !

- Comment ça quelque part ?

Attend mamie cette vérité dont tu veux m'en parler, est-elle une lapalissade ?

- Non, plutôt de l'originalité !

-D'accord, tu sais que maintenant je suis majeure !

Donc, tu peux me raconter tous ce qui c'était passé en plus, je ne t'en voudrais pas de m'avoir menti puisque, c'était pour mon bien.

Alors, vas-y raconte-moi tout !

- Tu es très sage Amira et différente de ta mère comme, elle l'avait souhaité avant de rendre l'âme.

Maintenant, je vais t'égrener le long chapelet de notre vie passée dans les moindres détails .

Pour te faire éviter, la même erreur que ma défunte fille, Samira avait fait dans le passé.

Korsør Korsør. Toussota, la vielle dame avant de commencer son récit.

-Mémé, boit un peu d'eau, ça va passer ! Ordonna Amira à sa grand-mère qui but à cet instant d'un trait, une très grande gorgée.

En voulant remettre le pot d'eau minérale à sa grande mère, son téléphone portable se mit à vibrer ; c'était le message de Solange.

Solange : Copine, excuses-moi du retard j'étais tellement occupée par le ménage d'aujourd'hui au point même que je n'ai pas pu vite voir ton message.

D'ailleurs , tu sais très bien que, la femme de mon oncle est compliquée non...

Donc, demain je serais en ta compagnie , à la première heure chez toi ou à l'hôpital ? Ce qui est sûr, je t'appellerais pour te repérer.

J'espère aussi que ta grande mère se porte bien.

Si c'est le cas, Dieu merci !

Allez Bisous à demain !

Amira : Oui, elle se porte bien Solange.

Donc à demain, bisous à toi aussi !

-ça alors Mémé, on aurait dit que tu as une éponge dans le gosier ; tellement tu as bu cet eau à tire-larigot ?

- Oui, et c'est dû à mon hypertension vu qu'elle donne une soif inhabituelle ; tu ne la pas remarqué depuis le début de la maladie ?

- Peut-être , mais dans les débuts ce n'était pas en excès comme ça hein .

- Bah , maintenant c'est comme tu viens de le constater .

En plus , il parait que boire un demi-litre d'eau pourrait suffire pour traiter les personnes souffrant d'hypotension, selon des chercheurs britanniques.

- Mais mémé , est-ce que l'hypotension et l'hypertension sont pareilles ? demanda Amira l'air ébahi.

- Ahhh Ami , tu aimes trop compliquer les choses ; ce n'est pas même affaire de tension là?

- Non dêh !!

L' hypertension artérielle , correspond à une pression artérielle anormalement élevée tandis qu' une hypotension correspond à une PAS inférieure à 10 cmHg.

Sinon selon ce que je sais , les eaux minérales riches en sodium risquent de faire augmenter la tension puisqu'elles accroissent les apports en ce minéral.

- Ah je vois , ça c'est le raisonnement des bachelières avec 251 points.

Sinon nous autres qui avons eu "200 points juste" au Bac ; qu'est-ce qu'on pourrait dire dans ça ?

- (Rire) Tu me tue de rire , mémé.

De toute façon , je ne suis pas contre le fait que ; tu lèves le coude .

C'est juste un constat que j'ai fait , en plus c'était comme si ton mal s'aggravait de jour en jour .

A un tel niveau que Je me demande si tu prenais réellement , les médicaments que le médecin t'a prescrit ?

Je parle de ceux que j'ai acheté , dernièrement hein !

- Oui je les prend ! Menti, la vieille dame.

- Hum mémé , es-tu sure que tu les avale proprement ?

- Tu veux faire passer ta grand-mère pour une dupeuse , maintenant c'est cela ?

- Bien sur que non mémé , ne pense pas ainsi c'est juste que le médecin m'avait parlé de ta nycturie .

Du coup , je me suis dite que ton mal s'intensifiait.

Et, j'ai pris peur.

- Non n'aie pas peur , le désir d'uriner fréquemment fait partir des symptômes de la maladie ; ne t'inquiète surtout pas , je vais me rétablir.

- Si tu le dis , de toute façon ce n'est pas pour cette raison que tu m'a fait venir donc laissons tombé ce sujet et passons aux choses essentielles.

D'accord mais avant , je souhaite que tu poses le pot d'eau minérale près de moi, au cas où je prends soif plus tard.

-C'est fait, maintenant tu peux commencer ton récit, je t'écoute ! répondit la jeune fille après avoir posé la bouteille d'eau par-dessus de la table du chevet du lit de sa parente.

Début du récit...

Lorsque j'eus 29 ans à cette époque, je fusse déclarée veuve, moi Koffi Amoin Evelyne.

Parce que j'avais perdu tragiquement, mon mari c'est-à dire ton défunt grand père maternelle dans la crise politico-militaire qui sévissait dans le pays en 2002. A cette époque, je vivais avec mon conjoint en ce temps-là ; militaire.

Ainsi que mon unique fille Konan Adjoua Samira, qui était ta défunte mère.

A vrai dire, c'était une guerre civile qui avait vivement et longtemps endeuillé le pays.

C'était dans cette optique que, mon défunt compagnon nommé jadis : Konan Sévérin fut compté parmi les hécatombes de cette crise.

A l'annonce de cette nouvelle, j'étais tellement affligée et déboussolée, que je me mettais dare-dare à me poser milles et une question : comment j'allais m'occuper de ma fille auparavant adolescente de 13 ans ?

Sachant premièrement que : l'Etat ne reconnaissait pas encore le mariage coutumier en côte d'Ivoire, pour ainsi espérer qu'une allocation financière m'allais être versée. Afin de, subvenir à mes besoins et ceux de ma fille ?

Segundo c'était la guerre, si le pouvoir changeait ; ces combattants seraient peut-être oubliés. Toujours en proie à des réflexions interminables, j'entendis illico un coup de feu qui me tira aussitôt de ma rêverie.

Hâtivement je récupérais ma montre, dans le but de vérifier l'heure qu'il faisait.

- Oh, mon Dieu ! il est 20 heures, c'est le début du couvre-feu. M'exclamais-je.

Me souvenant aussitôt de ma fille, j'allais à la hâte à sa recherche dans la maisonnée.

- Sami où es-tu ?

Sors, de ta cachette stp !

Lorsque, je fouillai les quatre coins de la pièce, je découvris ta mère Samira, dans un état de pâmoison sous le lit.

Le cœur en lambeaux, je lui aspergeais aussitôt de l'eau au visage dans l'espoir qu'elle Revienne à elle.

Une fois revenue à elle, je la bombardais enfin de questions.

- Qu'est-ce qui t'es arrivée , ma puce ?

Pourquoi es-tu devenue faible , à ce point ?

As-tu , mangé ?

A l'entente de cette dernière phrase, ta mère acquiesça négativement d'un signe de tête ; pour me signifier que c'était la faim qui l'avait mise dans cet état.

Ayant devinée sa pensée, j'enchainai la conversation.

- Bien écoute moi, tu vas m'attendre ici sans bouger j'irais trouver de quoi à manger ; dans la cuisine d'accord !

Samira, opina du bonnet.

-Aussi, sais-tu que ton papa est mort ?

- Oui , maman.

- Très bien vois-tu qu'il y a des tirs un peu partout non, si nous restions ici nous allions finir comme ton père.

Donc, j'ai décidé qu'on quitte cette ville ; j'aurais bien voulu qu'on parte avec ma sœur et ta cousine ketiane, mais jusque-là je n'ai plus de leur nouvelle !

Pareille, pour ta famille paternelle.

Puisque, depuis que mon magasin de vêtements a été brulé et saccagé par les rebelles, je ne les ai plus jamais revus.

- Où allons-nous partir , maman ?

- Nous irons Abidjan, j'aurais appris que les rebelles avaient échoué à la tentative de prendre le contrôle d'Abidjan.

Donc, nous irions là-bas.

- On resterais là-bas ; pour toujours ?

-Bon ça je ne sais pas encore ma fille, ce qui est sûr nous irions là-bas lorsque cette guerre se calmera un peu. Ajoutais-je, tout en me dirigeant vers la cuisine.

Dans la cuisine, je trouvais un peu d'attiéké ( mets traditionnel ivoirien ; fait à base de manioc) avec du poisson dans le réfrigérateur .

Toute rassurée, je réchauffais d'abord le plat et ensuite servit ma fille qui mangea finalement avec gloutonnerie telle ; une famélique !

Après cette conversation prises toutes deux de sommeil ; on s'endormit.

Le lendemain matin je fusse réveillée par des coups insistants à la porte, je sursautais rapidement de mon lit toute effrayée en me demandant à voix basse :

-Quel diable oserait frapper à ma porte, en cette période conflictuelle ?

Ne serait-ce par les rebelles ?

-Non, je dois me trouver un objet pour me défendre au cas où c'était un ennemi. Me disais-je enfin in petto.

A vrai dire étant moi-même ex conjointe d'un militaire, j'avais appris à me défendre dans ce genre de situation.

Dix ans de vie commune avec mon mari, j'avais auparavant tout subi à savoir : les attaques spirituelles commandités par ma belle-famille afin de tuer mon mari et s'emparer de son héritage.

Les bastonnades, les infidélités répétés de mon feu mari ; bref.

Qu'est-ce que, je n'avais pas vécu dans ce foyer ?

Combien de fois , j'avais demandé à ton défunt grand père de légaliser notre union à la mairie, afin de jouir d'une protection sociale plus sécurisante ?

Chose, qu'il reportait toujours à demain.

En effet, ton défunt grand père m'avais juste épousé coutumièrement, raison pour laquelle j'insistais à ce qu'il légalisait notre union à la mairie.

Il fallait ajouter aussi que, mon feu compagnon était d'abord un véritable vicieux !

De plus, il prenait du plaisir à gaspiller à chaque fois son salaire dans l'alcool et sur ces multiples conquêtes.

Et pire encore, lorsque je me plaignais, il me rouait de coups devant notre unique fille.

-Mon Dieu ! Mémé, tu as beaucoup souffert oh ! Mais, pourquoi tu n'étais pas parti lorsqu'il te faisait vivre tous ceci ? Interrompit Amira.

            
            

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