-Bon, en fait je suis l'infirmière Kadjo en charge des soins thérapeutiques de votre grande mère.
Le souci , est qu'il ya votre parente qui vous réclame depuis votre dernière visite de ce matin.
Donc, nous souhaitons que vous vous rendiez à son chevet le plus vite possible !
- Excusez-moi madame, j'aimerais savoir si son état de santé ne s'était pas aggravé ?
Va-t-elle bien ? Demanda successivement la jeune fille angoissée.
-Ecoutez Mademoiselle, je n'ai pas assez de temps.
Donc, je ne saurai vous répondre virtuellement, le mieux est que vous vous rendez en présentiel dare-dare à son chevet ; merci !
Sans même lui laisser le temps de répondre, l'infirmière raccrocha brusquement à l'appel.
-Han !
Elle a coupé , elle parle mal dêh !
Attends je vais arranger mes affaires et partir d'urgence à la clinique , j'espère que mamie va bien !
Eh seigneur, sinon problème est trop sur moi actuellement.
Sur ce ; elle se mit à ranger aussitôt ses affaires de ventes.
-Ahi, jolie mousso ( femme), tu rentres déjà ? Lui demanda brusquement le jeune Ahmed, qui était recharger de crédits tout juste à côté d'elle.
A vrai dire, lui aussi lui avait fait des avances dans le passé et c'était avec politesse qu'elle déclina sa proposition.
C'est ainsi, qu'ils restèrent tous deux de bons amis.
-Oui, je rentre j'ai une urgence !
- Ah d'accord, bonne route à toi !
- Merci ! Ah Ahmed j'oubliais, tu peux recharger mon compte Moov s'il te plaît, je dois contacter urgemment mes copines pour les prévenir de mon absence.
Pria Amira à Ahmed, tout en lui remettant la pièce de 200FCFA.
- Non, tu peux garder ton argent, utilises-le pour ton transport, je vais te recharger gratuitement.
- Gratuitement ?? Ah merci Ahmed, tu as bon cœur .
je t'assure que si je n'étais pas en galère , j'allais insister à ce que tu prennes cet argent.
- Ce n'est rien tu le mérites, tu es une bonne personne tu sais.
Quelques minutes après, Amira avait fini de ranger ses affaires elle s'apprêtait à partir à l'hôpital.
-Ahmed, as-tu fait le transfert ?
-Oui c'est fait depuis, vérifie-le.
-Attends que, je vérifie !
-C'est venu ?
- Oui, merci j'ai reçu, mais tu as fait pour 500 FCFA hein ? Ah merci, encore !
- De rien, l'Américaine.
-J'ai dit : de ne plus m'appeler, comme cela non ?
-Bon ça va, j'arrête de t'appeler ainsi, ne te fâches pas stp !
-Je ne suis pas fâché, toi aussi.
Bon Ahmed, je vais partir, à demain !
- Aurevoir, beauté !
Chemin faisant dans le labyrinthe de ce grand marché où les filoutages à la tire et les agressivités étaient fréquents.
Elle héla un mini car, appelé couramment en Côte d'Ivoire "Gbaka".
Dans le but de, se rendre à la gare d'Abobo et ensuite emprunter un taxi pour continuer directement à l'hôpital ; où était hospitalisée sa grande mère maternelle.
Une fois dans le véhicule, elle remarqua que tous les yeux des passagers étaient rivés sur elle.
Étant habituée à ces regards admirateurs faute de sa beauté angélique partout où elle se rendait, elle fit mine de rien et fit sorti d'emblée son téléphone portable qui était dans son sac ; pour enfin envoyer un message à ces deux amies.
<< Salut ma sœur, comment tu vas ?
Juste t'informer que , je viens d'avoir une urgence à l'hôpital où se trouve mémé ; donc je ne suis plus Adjamé .
Je serais plutôt à la clinique près de ma grande mère.
Alors, si tu souhaites me croiser ; retrouves-moi directement là-bas , et non au marché.
Bonne journée!
Bisous >> .
Elle expédia ce message en premier lieu à Solange ensuite, le transféra à Christina qui ne tarda pas enfin à lui répondre.
Christina : On ne dit rien ma sœur, j'espère que ce n'est rien de grave hein ?
Amira : Je l'espère aussi oh, et je prie Dieu pour cela , sinon l'infirmière m'a juste dit de me rendre subito presto à ces côtés vu qu'elle me réclamait.
Christina : Rien ne va lui arriver ma puce, ne t'inquiète pas.
A mon arrivée au quartier , je n'hésiterais pas à vous rejoindre à l'hôpital.
Vu qu'actuellement , je me retrouve dans une situation inextricable .
Tu sais en effet depuis ce matin , je ne fais qu'appeler le numéro du recruteur sans succès ; toujours sur répondeur.
Je suis à bout , Amira !!!
Amira : Eh ma sœur, je n'ose pas douter sur le fait que ; ça soit de l'anarque .
Parce que , J'ai même déjà été victime de ce genre de duperies à plusieurs reprises.
Et cela m'a terriblement, accablé ; tu t'en souviens j'espère ?
Christina : Oui Ami, tu m'avais raconté ta mésaventure (smiley rires).
Amira : Donc c'est la raison pour laquelle , j'ai dû arrêté de postuler aux offres d'emplois sur le net à fortiori sur certains réseaux sociaux.
Je pense qu'il serait mieux pour moi de continuer à me débrouiller dans mon commerce ; jusqu'à ce que mon heure sonne.
Christina : Et sur ce point , je te donne raison.
Amira : Ah tu vois ! Mais , cherche à rentrer à la maison, Ou bien ?
Christina : c'est ce que je compte faire même ; mais je suis démoralisée actuellement.
Je t'assure que si tu avais vu mon Zangoli (sape) pour allée faire l'entretien là non Wai, tu allais ricaner jusqu'à déborder.
Amira : (smiley rires) Tu as porté ton plus beau , Zangoli ou bien ?
Yako ma sœur, mais tu as déjà informé Solange de ta mésaventure ?
Christina : Non pas encore, Solange la gouailleuse ?
En plus , avec un esprit moqueur puff .
Je connais déjà mon sort , avec cette railleuse (smiley rires).
Amira : Toi-même , tu connais (smiley rires).
Bon, ma puce je vais te laisser on se retrouvera à l'hôpital à plus !
Et s'il te plaît fais un effort de rentrer au plus vite , car il ne faudrait pas que la nuit te trouves dans cet endroit .
Christina : D'accord, chérie ! je m'arrangerais pour rentrer au plus vite.
A plus !
-Apprenti ça descend ! hurla Amira à l'arpète du véhicule avant de descendre.
Une fois descendue, elle emprunta d'abord un taxi, pour se rendre rapidement à l'hosto.
A peine arrivée, elle se dirigea ensuite dans le bureau du docteur qui la conduisit enfin dans la chambre médicalisée de sa mémé.
Voyant sa mémé agonisante sur son lit médicalisé , Amira en larmes s'approcha d'elle en attrapant les mains de sa grande mère toutes tremblantes.
-A...mira, commença sa grande mère.
-Oui, mémé je suis là maintenant. Répondit la jeune fille passant d'un coup ; du sourire aux larmes.
-Ne coule plus des larmes ma fille , sinon je vais aussi me lamenter.