Mariée au Mafieux malgré Elle
img img Mariée au Mafieux malgré Elle img Chapitre 3 Chapitre 3
3
Chapitre 6 Chapitre 6 img
Chapitre 7 Chapitre 7 img
Chapitre 8 Chapitre 8 img
Chapitre 9 Chapitre 9 img
Chapitre 10 Chapitre 10 img
Chapitre 11 Chapitre 11 img
Chapitre 12 Chapitre 12 img
Chapitre 13 Chapitre 13 img
Chapitre 14 Chapitre 14 img
Chapitre 15 Chapitre 15 img
Chapitre 16 Chapitre 16 img
Chapitre 17 Chapitre 17 img
Chapitre 18 Chapitre 18 img
Chapitre 19 Chapitre 19 img
Chapitre 20 Chapitre 20 img
Chapitre 21 Chapitre 21 img
Chapitre 22 Chapitre 22 img
Chapitre 23 Chapitre 23 img
Chapitre 24 Chapitre 24 img
Chapitre 25 Chapitre 25 img
Chapitre 26 Chapitre 26 img
Chapitre 27 Chapitre 27 img
Chapitre 28 Chapitre 28 img
Chapitre 29 Chapitre 29 img
Chapitre 30 Chapitre 30 img
Chapitre 31 Chapitre 31 img
Chapitre 32 Chapitre 32 img
img
  /  1
img

Chapitre 3 Chapitre 3

Il éclata de rire, un rire sans joie, froid et cruel. « Ne joue pas à l'innocente, Sofia. Alexei Ivanov était un homme qui manipulait tout et tout le monde. Il a accumulé des milliards avant de me trahir et de disparaître. Et tu veux me faire croire qu'il n'a rien laissé à sa propre fille ? »

Elle se redressa dans sa chaise, ses poings serrés contre ses cuisses. « Je vous dis la vérité. Je n'ai rien reçu de lui, ni argent, ni aide, ni quoi que ce soit. Mon père m'a abandonnée il y a des années. Je n'ai jamais eu de relation avec lui ! »

Giovanni fronça les sourcils, mais il ne montra aucun signe d'ébranlement. Il s'approcha lentement de la table, posant ses mains sur le bord et se penchant vers elle.

« Je n'aime pas les mensonges, » dit-il d'une voix basse, presque un murmure. « Alors je vais te poser la question une dernière fois : où est l'argent ? »

Sofia sentit les larmes lui monter aux yeux, mais elle les retint de toutes ses forces. Elle ne voulait pas lui donner cette satisfaction.

« Je n'ai rien. Rien du tout. Vous croyez que je vis dans le luxe ? Regardez-moi ! Je travaille comme serveuse pour payer mon loyer. Je n'ai jamais vu cet argent dont vous parlez. Et même si je l'avais, je ne le prendrais pas. Je ne veux rien de lui. »

Giovanni la regarda longuement, cherchant le moindre signe de tromperie dans ses yeux. Mais tout ce qu'il vit, c'était une jeune femme épuisée, au bord du désespoir, qui semblait sincère dans ses paroles.

« Alors tu es encore plus pathétique que je ne le pensais, » lâcha-t-il finalement, reculant pour s'asseoir sur le bord de la table.

Elle serra les dents, la colère l'emportant sur sa peur. « Vous m'avez kidnappée, accusée de choses dont je ne suis pas responsable, et maintenant vous me traitez de pathétique ? Vous êtes malade. »

Un silence glacé tomba dans la pièce. Giovanni la fixa avec un sourire à peine perceptible, mais il n'y avait rien d'amusé dans son expression.

« Pathétique, » répéta-t-il, ignorant ses mots, « parce que tu es incapable de voir ce que tu es vraiment. Une clé. Une opportunité. Ton existence seule est une dette. Ton père m'a volé, Sofia, et il m'a privé de ma vengeance. Mais toi... toi, tu es ma solution. »

Elle le regarda, incrédule. « Qu'est-ce que ça veut dire ? »

Giovanni se redressa, croisant à nouveau les bras sur sa poitrine. « Ça veut dire que tu vas payer pour lui. »

Sofia se leva brusquement, faisant grincer la chaise sur le sol. « Je ne vous dois rien ! Rien du tout ! Vous pouvez me menacer autant que vous voulez, je ne suis pas responsable des actes de mon père ! »

« Ce n'est pas toi qui décides, » répondit-il calmement, mais son ton n'avait jamais été aussi menaçant.

Elle recula d'un pas, secouant la tête. « Vous ne pouvez pas faire ça. Vous ne pouvez pas me tenir responsable de quelque chose que je n'ai pas fait. »

Giovanni avança, réduisant la distance entre eux. « Dans mon monde, Sofia, les dettes sont une question d'honneur. Ton père n'est plus là pour payer, alors c'est toi qui porteras ce fardeau. »

Elle sentit son dos toucher le mur, le froid de la pierre lui coupant le souffle. « Et qu'est-ce que vous attendez de moi ? Vous voulez que je vous donne quelque chose que je n'ai pas ? »

Il la fixa longuement, un sourire dur se dessinant sur ses lèvres. « Ce que je veux, c'est simple. »

Elle fronça les sourcils, attendant la suite, son cœur battant à tout rompre.

« Tu vas te marier, Sofia. »

Le choc de ses mots lui coupa la respiration. Elle éclata de rire, un rire nerveux et incrédule. « Vous êtes fou. Fou à lier. Vous pensez que je vais accepter ça ? »

Il ne cilla pas. « Ce n'est pas une proposition, Sofia. C'est un ultimatum. »

Elle tenta de reprendre son souffle, ses pensées se bousculant. « Pourquoi ? Pourquoi voudriez-vous que je fasse une chose pareille ? »

« Parce que tu es une Ivanova. Et parce que, en te liant à un homme que je choisirai, tu serviras de garantie pour récupérer ce que ton père m'a volé. »

« Vous voulez me vendre, » murmura-t-elle, horrifiée.

« Appelle ça comme tu veux, » répondit-il froidement. « Mais c'est la seule issue. »

Sofia secoua la tête, les larmes débordant malgré elle. « Je refuse. Jamais je ne ferai ça. »

Giovanni se pencha vers elle, ses yeux sombres brillant d'une intensité terrifiante. « Tu n'as pas le choix, Sofia. C'est ça, ou je détruis tout ce que tu as. »

Elle le regarda, terrifiée, cherchant un moyen d'échapper à cet homme, à cette situation cauchemardesque. Mais au fond d'elle, elle savait qu'il disait la vérité. Il ne reculait devant rien, et elle... elle était piégée. Le silence dans la grande salle semblait peser des tonnes, comme si même les murs retenaient leur souffle face à la confrontation qui venait de se dérouler. Giovanni s'éloigna, la démarche lente et calculée, et alla s'asseoir dans un fauteuil près de la cheminée. Il prit un verre de whisky posé sur une table basse et le porta à ses lèvres, comme si tout ce qui venait de se passer n'était qu'une simple formalité pour lui.

Sofia, toujours debout près du mur, sentait ses jambes vaciller sous le poids de la peur et de l'humiliation. Son esprit s'emballait, cherchant une échappatoire, un moyen de sortir de cette situation absurde. Mais chaque regard qu'elle lançait autour d'elle lui rappelait à quel point elle était prisonnière.

« Je vais te laisser réfléchir, Sofia, » dit Giovanni d'un ton presque désinvolte, ses yeux rivés sur le liquide ambré qui tourbillonnait dans son verre. « Une semaine. C'est tout ce que tu as. Une semaine pour comprendre que tu n'as pas d'autre choix. »

Elle serra les poings, son corps tremblant de rage. « Vous ne pouvez pas me forcer à faire ça. Vous pensez pouvoir contrôler tout le monde, mais je ne suis pas l'une de vos marionnettes. »

Il leva les yeux vers elle, un sourire froid se dessinant sur ses lèvres. « Oh, mais tu te trompes. Ici, tout le monde danse au rythme que je dicte. Tu peux me défier si tu veux, Sofia, mais je te garantis que tu n'aimeras pas les conséquences. »

Elle ouvrit la bouche pour répliquer, mais aucun mot ne sortit. La peur nouait sa gorge, et l'intimidation implacable de Giovanni pesait sur elle comme un étau.

« Une semaine, » répéta-t-il en se levant. « Après ça, tu devras choisir. Soit tu acceptes, soit je fais en sorte que tout ce que tu connais disparaisse. »

Il quitta la pièce sans un mot de plus, la laissant seule dans ce silence oppressant.

---

Les jours qui suivirent furent un mélange de terreur et de frustration pour Sofia. Elle était confinée dans la villa, surveillée à chaque instant par des hommes en costume qui semblaient surgir de nulle part dès qu'elle faisait un pas hors de sa chambre. Elle avait essayé de poser des questions, de comprendre ce qui se passait réellement, mais personne ne lui répondait. Giovanni lui-même semblait l'ignorer, comme si elle n'était qu'un pion en attente d'être déplacé sur son échiquier.

Un matin, alors qu'elle errait dans les couloirs de la villa, elle croisa une jeune femme vêtue d'un uniforme de domestique. Sofia s'approcha rapidement, saisissant sa chance.

« Excusez-moi, » murmura-t-elle à voix basse, jetant des regards autour d'elle pour s'assurer qu'aucun des gardes ne l'observait. « Pouvez-vous m'aider ? Je dois partir d'ici. »

La domestique, une jeune femme brune à l'air effrayé, secoua la tête avec force. « Je suis désolée, madame, mais je ne peux pas. Personne ne peut désobéir à Monsieur Russo. »

« S'il vous plaît, » insista Sofia, ses yeux brillants de désespoir. « Je ne veux pas être ici. Je ne veux pas... »

Elle s'interrompit en entendant des pas lourds derrière elle. Deux hommes de main s'approchaient, leurs regards perçants ne laissant aucune place à l'erreur. L'un d'eux la saisit doucement mais fermement par le bras.

« Retournez dans votre chambre, mademoiselle Ivanova. »

Elle voulut protester, mais les mots moururent dans sa gorge. La domestique s'éloigna rapidement, tête baissée, et Sofia fut escortée jusqu'à sa chambre, où la porte fut refermée derrière elle avec un déclic sonore qui semblait résonner dans toute la pièce.

---

Cette nuit-là, elle décida qu'elle ne pouvait pas rester passive. Si personne ne l'aidait, elle devait s'en sortir seule. Elle passa des heures à observer par la fenêtre, calculant les rondes des gardes et les zones de la propriété qui semblaient les moins surveillées. Elle savait que c'était risqué, mais elle ne voyait pas d'autre solution.

Aux premières lueurs de l'aube, elle enfila des vêtements sombres et sortit discrètement de sa chambre. Ses pieds nus lui permettaient d'avancer sans bruit sur les tapis épais qui couvraient les couloirs. Elle avait mémorisé un chemin qui menait à une porte arrière, souvent utilisée par le personnel.

Son cœur battait à tout rompre lorsqu'elle atteignit la porte. Elle posa une main tremblante sur la poignée et la tourna lentement. À sa grande surprise, la porte n'était pas verrouillée. Elle la poussa doucement, et l'air frais du matin lui caressa le visage.

Mais avant qu'elle n'ait pu franchir le seuil, une main puissante attrapa son bras, la tirant brutalement en arrière. Elle se retourna, le souffle coupé, pour se retrouver face à un des gardes.

« Vous pensiez vraiment que ce serait aussi simple ? » grogna-t-il en la traînant sans ménagement vers l'intérieur.

Sofia se débattit, hurlant de colère et de frustration. « Lâchez-moi ! Vous n'avez pas le droit de me retenir ici ! »

Mais ses cris ne firent qu'attirer plus de regards, et bientôt, elle fut escortée jusqu'au bureau de Giovanni. Il l'attendait, assis dans son fauteuil, un air impassible sur le visage.

Les gardes la poussèrent à l'intérieur et refermèrent la porte derrière eux. Sofia chancela légèrement avant de se redresser, son regard brûlant de défi malgré les larmes qui coulaient sur ses joues.

« Vous ne pouvez pas faire ça ! » cria-t-elle. « Vous n'avez pas le droit ! »

Giovanni leva les yeux vers elle, calmement. « Je t'avais dit de ne pas me défier, Sofia. »

« Et moi, je vous ai dit que je ne suis pas à vous ! » hurla-t-elle, sa voix brisée par l'émotion.

Il se leva lentement, s'approchant d'elle avec cette démarche menaçante qu'elle commençait à reconnaître. « Tu crois vraiment que tu peux t'échapper ? Que tu peux simplement fuir et me laisser derrière ? »

Elle ne répondit pas, son souffle rapide et irrégulier.

« Écoute-moi bien, Sofia, » murmura-t-il, sa voix basse et glaciale. « Chaque mouvement que tu fais, je le connais. Chaque pensée de fuite, je l'anticipe. Tu es ici, sous mon toit, et tu resteras ici jusqu'à ce que tu respectes mes conditions. C'est clair ? »

Elle le regarda, ses yeux brillants de colère et de peur, mais elle ne répondit pas.

Il se pencha légèrement vers elle, ses paroles tranchantes comme des lames. « Tu n'as pas besoin de rendre les choses plus difficiles pour toi. Une semaine, Sofia. C'est tout ce que tu as. Après ça, je prends une décision pour toi. »

            
            

COPYRIGHT(©) 2022