Ainsi, Petit-Franck avait vu une fillette hier dans la cour, la même visiblement que moi cette nuit. Et au même endroit ou presque de là même où j'avais senti une présence hier avant de rentrer dans la vieille demeure de ma tante. Et elle s'était alors éclipsée lorsque mon oncle m'avait appelé et mon cousin l'avait alors vu dans sa chambre parlant d'une fille que la gamine n'appréciait pas et parlait de se débarrasser.
Et j'entends des voix et faisais des cauchemars. La liste était longue. Tout semblait lié : la voix qui veut me protéger, la fillette qui veut qu'on parte, qui veut tuer une fille...
- « Et elle m'avait regardé avec hostilité ! » remarquais-je pour moi-même.
Peut-être devenais-je parano mais lorsque mon cousin m'avait rapporté les paroles de la fillette, lui et moi avions _ j'en étais certaine _ déduis, peut-être à tort qu'elle parlait de moi. Je devais me tromper, après tout je ne la connaissais pas et elle n'avait aucune raison de me vouloir du mal. Et elle est si jeune que je ris moi-même de ma stupidité !! Comment une fillette de l'âge de Franky pourrait-elle être si dangereuse ? C'était absurde, totalement ridicule, même ! Décidément, je n'étais qu'une froussarde idiote ! Ni plus ni moins et le seul danger qui me guettais était ma bêtise et ma paranoïa !
Existait-elle vraiment après tout ? Et si elle avait été une hallucination commune à moi et Franklin, comme je l'avais fait remarquer à ma mère, nous étions épuisés l'un et l'autre alors peut être la fatigue nous avais donné des hallucinations. Je préférais cette hypothèse, elle était donc, décidais-je une hallucination dû à la fatigue et au changement d'air occasionné par le déménagement et au lieu propice à ce genre de frayeur !!
L'espace d'un instant, j'étais presque soulagée d'avoir des hallucinations, juste des hallucinations ! C'était dire la fragilité mentale dans laquelle j'étais ! Mais ma raison reprit ses droits sur moi. C'était peu probable. Comment aurions-nous pu imaginer la même fillette, avec la même description _exactement la même ! _ cela aurait-il pu être une coïncidence ?! Je l'espérais sans même y croire. Trop de chose coïncidaient ensemble : le lieu, la présence la description...
Nan, ce ne pouvait pas être une coïncidence il me fallait me résigner et l'admettre.
Il ne me restait qu'une option qui me satisfaisait qu'à moitié. Cette fillette devait être une petite habitante du village, un peu plus bas qui se promenait par ici et qui avait poussé Franky et que j'avais vu cette fillette au beau milieu de la nuit _ il existe des parents qui sont irresponsables malheureusement _ et Franklin avait dû rêver de la fillette qui l'avais poussé l'après-midi même et avait cru son rêve vrai !!
Oui, en fait, cela se tenait plutôt bien même. Et je décidai que c'était là la vérité même si bien sûr je doutais que des parents laisse une enfant _ et peu importait son âge d'ailleurs dehors à cette heure traîner par ici avec le foret qui s'étendait entre la demeure et le village et Wholiä le village le plus proche. Cela m'était inconcevable mais alors, où était la vérité ? Elle hantait mes pensées et cela me tourmentait plus que cela aurait dû mais j'étais une angoissée de nature _ j'avais irrité cela de mon père. Les questions tournaient en rond dans ma tête sans avoir de sens véritable et cela m'était insupportable.
- « Où se serait-elle cachée après avoir poussé Franky ? Il n'y avait pas trente-six cachettes dans la cour. Mais cela expliquerait la présence que j'avais sentis...remarquais-je, rageant. C'était une habitante qui me ressemblait vaguement. Une fille brune à la peau claire. Rien d'inhabituelle en soit ! Point ça s'arrêtait là. C'était aussi simple que cela.
Je ferais mieux de changer d'occupation car je sentais la crise d'angoisse venir et j'avais l'impression d'être folle ou au mieux que j'allai le devenir à retourner toutes ces questions dans ma tête.
Je ne voulais pas redescendre maintenant et affronter les regards chargés de rancœur et le jugement des adultes et il m'était évident que je ne pourrais pas dormir avec ce flot de questions et de doutes dans la tête. Je décidai alors de fouiner un peu dans cette chambre pour m'occuper l'esprit et oublier la gamine et toutes ces histoires pourries qui me rendaient nauséeuse. Et puis, j'aimais mettre mon nez dans des affaires qui ne me concernait pas, là-dessus je ressemblais à maman !