... Ange Froid ...
img img ... Ange Froid ... img Chapitre 2 Hallucination
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Chapitre 6 Mauvais Présentiment img
Chapitre 7 Coïncidences img
Chapitre 8 Le Médaillon img
Chapitre 9 Souvenir img
Chapitre 10 Inquiétudes img
Chapitre 11 Le Journal de Jenny img
Chapitre 12 Crises img
Chapitre 13 Silence et Souvenirs img
Chapitre 14 Les malheurs de Jenny img
Chapitre 15 Le Réveil img
Chapitre 16 Entretien avec un fantôme img
Chapitre 17 Les Malheurs de Noah Henry img
Chapitre 18 Jalousie img
Chapitre 19 Pris au piège img
Chapitre 20 la Chartres des Non-Vivants img
Chapitre 21 Le Médaillon img
Chapitre 22 Héritage img
Chapitre 23 Oubliée img
Chapitre 24 Trahison img
Chapitre 25 Amour et Amitié img
Chapitre 26 Mauvaise Conscience & Dignité img
Chapitre 27 Remise en Question img
Chapitre 28 Perdue entre Deux Mondes img
Chapitre 29 Le Droit du Sang img
Chapitre 30 L'enfant Maudit img
Chapitre 31 Deux Cœurs pour un Corps img
Chapitre 32 La Frayeur d Isobel img
Chapitre 33 Vérités img
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Chapitre 2 Hallucination

C'était un mois de juin, un mois de juin 2007 et l'été était déjà omniprésent, étouffant quiconque osait s'aventurer dehors, ce que les gens saints d'esprit ne faisaient pas. C'est dans ce climat caniculaire _ pour une région française où le mauvais temps est presque imposé ! _ Que nous, ma mère, mon oncle et moi-même, aidions mon enquiquinante _mais attachante_ grand-tante à emménager dans ce qui _pour elle_ était une nouvelle demeure.

En effet, lorsque je la vis pour la première fois : grande, spacieuse, en ruine et poussiéreuse, je n'aurais jamais songé à utiliser le mot « nouvelle » pour cette maison. Toutefois, malgré près d'un demi-siècle d'inhabitation et faute de la trouver « charming » à l'instar de ma grand-tante, elle avait au moins le mérite de tenir, je-ne-sais-par quel miracle, debout.

Cette maison avait été le coup de cœur de ma grand-tante. Ma grand-tante, Myriam était ce que j'appellerais une femme d'âge mûr, une vieille fille_ disons qu'elle avait passé, il y a trois ans son quarantième anniversaire _ mais par son attitude, genre : pas de sexe avant le mariage, religion de rigueur, la vieille école en somme ! _ mais elle avait la qualité de ne pas l'imposer à son fils (pas totalement dû moins), dieu merci pour lui ! En fait, elle possédait encore les mœurs du Moyen Age. Mon père ne cessait de dire que Myriam venait d'un autre siècle, enfin c'est ce qu'il disait avant !

Ma tante revenait des États-Unis, où elle avait toujours vécu, avec son fils de sept ans et où j'étais née avant que ma tyrannique mère ne suive mon père en France. Dès lors, j'allais chaque été chez ma grande tante vivre par procuration le rêve américain que l'on m'avait si cruellement arraché à mes deux ans. Et voilà que ma grande tante me trahissait, quittant les USA pour cette ruine, certes noble à bien des égards mais antique, demeure perdu dans ce coin de campagne paumé de France. Plus d'été à Phoenix et son soleil qui réchauffait les cœurs les plus glacés, plus de centre commercial immense où il fallait trois jours entiers pour parvenir à visiter chacune des boutiques, plus cette mentalité que l'on ne trouvait nulle part ailleurs et qui était presque aussi agréable que les beaux sportifs américains _ je ne devais pas penser à cela car je savais quelle pensée malhonnête se dissimulait derrière celle-ci.

Passons ! Ainsi, ma tante venait s'établir ici. Je la verrais donc souvent et cela aurait dû m'emplir de joie mais la peine de tout ce que je perdais en échange était trop important pour l'instant ! Je m'en voulais de me montrer si égoïste mais il me fallait du temps pour digérer tout ça.

J'adorais ma tante Myriam, à petite dose : elle était douce, quand elle le décidait, gentille et généreuse, quoique suffisamment autoritaire pour mener parfois la vie dure à son fils unique.

Nous déchargions le camion de déménagement loué par tante Myriam que mon oncle avait habillement conduit jusqu'ici, empilant bons nombres de cartons, soigneusement étiquetés par les bons soin de ma tante et de Ashley Simon sa voisine et amie de Phoenix, dans le salon, que nous devions entreposer selon les directives de Myriam dans le salon , l'une ou l'autre des nombreuses pièces (quasiment toutes des chambres ou petits dressing aussi grand que la chambre qui m'était revenu lorsque à la mort de mon père j'avais dû m'installer avec ma mère.

Je maudissais ce soleil inhabituel qui striait ma peau blanche de plaques rouges dont la morsure brulante me faisait atrocement souffrir et dont la chaleur rendait mes respirations douloureuses au point où j'avais l'impression que ma cage thoracique allait exploser d'un moment à l'autre. Mes muscles aussi me faisaient mal, mis à l'épreuve par le poids de ces innombrables cartons qui semblaient peser des tonnes. Cette chaleur me donnait la migraine, j'espérais être chanceuse et échapper à l'insolation qui nous guettais mais je n'y cru pas : j'étais connu pour n'avoir pas plus de chance qu'une glace de ne pas fondre dans un micro-onde en marche.

Franck, quant à lui, jouait dehors, à l'ombre d'un majestueux arbre centenaire, protégé des rayons du soleil, avec Pilou et Spikie, les deux bergers allemands de ma grand-tante. Il se mit soudain à pleurer. Voyant là une excellente excuse pour échapper à la chaleur oppressante du soleil qui commençait _ trop lentement à mon goût _ à se coucher en embrassant l'horizon d'une lueur orangée, donnant l'impression que la rencontre du ciel et de la terre allumait un brasier. Malgré cela, la chaleur persistait, nous refusant l'air frais. Je me dévouai donc pour aller le voir. Je me dirigeai donc vers le vieil hangar où se restaurerait dès lors les deux molosses et retrouva Petit-Franck à terre, couvert de poussière, une main sur son genou écorché, des larmes roulant sur ses joues telles de petits diamants brillants.

Voir le pauvre petit ainsi me fit de la peine et je m'agenouillai face à lui, indifférente aux petits gravillons blancs qui en plus de salir mon jeans, me faisait mal. Je lui demandai alors avec une douceur dont je ne me croyais pas capable :

- « Que t'est-il arrivé, Petit-Franck ? Comment es-tu tombé ? C'est encore Pilou... » commençais-je, Pilou étant jeune et parfois un peu brusque, je le suspectai d'être trop démonstratif par moment.

Le petit, en sanglots qu'il s'efforçait de dissimuler, m'interrompit avant que j'eu le temps de formuler cette hypothèse :

- « Non, ce n'est pas mon Pilou, c'est la petite fille qui m'a poussé !» déclara-t-il

Perplexe, je fis courir mon regard aux alentours pour être sûre de pouvoir voir cette sale gamine qui rodait visiblement à notre insu dans les parages et qui allait m'entendre quand je lui aurais mis la main dessus, elle s'en était prise à mon petit cousin, non mais !

Rien ! Pas un chat _ hormis Armani, celui de ma grand-tante, mais passons. Aucune trace d'une quelconque fillette dans les parages. Je regardai Franck et lui demanda d'une voix surprise :

- « Mais quelle petite fille, Franky ? »

- « J'sais pas, mais elle a été méchante avec moi ! » répliqua-t-il.

Je réfléchis calmement : la seule fillette des alentours était ma petite demi-sœur Alana. Mais elle n'avait que trois mois et demi et je la savais incapable, à cet âge-là, de quitter son landau. Aux pieds du landau, gisait la masse sombre de Misty, ma petite chienne qui refusait que quiconque, en dehors de mon beau-père, ma mère et moi-même, s'approche de la petite, celle-ci n'avait même pas relevée la tête.

Je lui demandai alors, avec douceur, mais fermenté à mon petit-cousin :

- « As-tu réellement vu une petite fille ici, Petit-Franck ? »

Sa réponse me prit au dépourvu tant elle était empreinte de sincérité :

- « Oui. Elle m'a dit de partir vite ! Et elle est... partit ! »

Je restai sans voix. Je ne pouvais tout simplement pas mettre en doute sa parole lui qui ne mentait jamais et qui n'avait aucune raison de cela. Il était évident que c'était la vérité : jamais un gosse de sept ans n'irait s'inventer une gamine imaginaire méchante. À cet âge-là, les gamins s'inventent des amis imaginaires pour jouer avec eux, pour les accuser à leur place des bêtises mais jamais ils n'inventent des « amis méchants ». C'était stupide. Illogique même. Et Franky n'était pas stupide, loin de la !!

J'étais certaine d'une chose : cette petite fille peu importe où elle était, elle existait ! Qui était-elle ? Je l'ignorais mais je savais que mon cousin n'avait pas mentit c'était d'une évidence infantile ! Elle était surement une petite voisine venue s'aventurer ici, pensant que la propriété restait comme d'ordinaire inoccupée et reprochait à mon cousin de la privée de son terrain de jeu. Même si la maison la plus proche était à près de deux kilomètres, après la mini foret qui menait jusqu'ici, il était possible qu'elle ait pris l'habitude de venir s'amuser dans cette propriété immense et abandonnée. Une petite voisine un brin chipie sur les bords, un bon sermon et les deux enfants finiront par devenir amis avec un peu de chance.

Il faisait tard, la nuit tombait enfin, chassant le soleil. La nuit commençait à déployer son manteau sombre sur la chaleur, la poussière et sur mes pensées ténues quand ma mère m'héla. Je pris Petit-Franck par la main et cria à ma mère que nous rentrions. Nous traversâmes la cour, aussi vite que mon corps endoloris par les efforts de la journée me le permettait, qui nous séparait de la grande maison lorsque je m'arrêtai subitement.

J'étais arrivée au centre de la cour, et je venais de sentir une présence derrière moi. Je fis donc une brusque volte-face mais je ne vis rien. Il n'y avait personne en dehors de Franklin et moi, à l'instar de tout à l'heure. Je lâchai la main de mon petit cousin et lui intima de rentrer et de dire que j'arrivais. Il obtempéra sans rechigner. Le vent se leva, ébouriffant mes cheveux et me donnant la chair de poule. Pourtant, les arbres ne bougeaient pas plus que tout à l'heure. La houle qui s'était soudain levé semblait murmurer mon nom « Alice... » et je me mis à trembler. Ma mère me rappela _ elle perdait patience, comme toujours _ et, malgré moi, je sursautai, effrayé, ma mauvaise impression me rendait nerveuse, je m'étais fait peur toute seule. Je finis par la rejoindre, elle m'attendait avec mon cousin, heureux d'être dans la maison qui sentait le vieux mais avait le mérite d'être fraiche. J'aurais toutefois pu jurer qu'il y avait quelqu'un derrière moi, j'avais été stupide, la fatigue et ma paranoïa avaient déployé mon imagination.

Il était tard et ma grand-tante avait convenu, en mon absence, que nous mangerions et dormirions ici cette nuit dans les chambres de « friends » comme elle les appelait ma tante. Je fusillai ma mère _ cette traitresse _ d'un regard noir : je détestais la campagne, pire, je détestais cet endroit ! Mais je comprenais que prendre la route après être aussi fatigué était dangereux mais en plus de cette drôle d'impression que j'avais eu, cette nouvelle finie par finir de me déprimer totalement. Apres avoir engloutit une pizza italienne aux fromages _ plutôt bonne, faute d'être ma favorite _, ma grande tante nous conduisit dans les chambres d'hôtes, une pour maman et Alana et un autre dont mon oncle Jérémy et moi allions devoir partager, les autres n'étant pas encore meublé : de mieux en mieux ! Mais au moins, je ne serais pas seule dans cette baraque ! Il est clair que j'adorais depuis toujours mon oncle de sept ans mon ainé. C'était mon presque frère. Nous avions été élevés ensemble par ma mère lorsque ma grand-mère n'avait pas pu s'en charger elle-même. Ou n'avait plus voulu plutôt après la mort de mon autre oncle partit trop tôt et de la disparition qui a suivi de mon grand-père malade. C'était pour moi un frangin et j'étais pour lui une Sister casse-pied mais qu'il adorait. En fait, c'était plus un frère qu'un oncle ! Nous avions toujours été proche l'un de l'autre et le lien qui nous unissait était très fort, mais comme toute relation frère-sœur, nous étions sans cesse en conflit, pour des broutilles, c'était une sorte de jeu, a qui serai le plus chiant des deux. J'avoue exceller dans ce domaine faute de briller comme Jérémy.

Epuisé, mort de fatigue après une journée de dur labeur, même s'il était toujours épuisé de toute manière, il se vautra sur le lit plutôt spacieux qu'on devrait partager pour la nuit déjà fort avancée et ne s'attarda pas sur le décor de la pièce, contrairement à moi.

La pièce était vieille et pu vraiment au goût du jour. Elle respirait la poussière et sentait le moisi. Rien d'extraordinaire pour une maison abandonnée depuis près d'un demi-siècle. Autrement, la pièce donnait une bonne impression, elle semblait douillette et chaleureuse mais me mettait également mal à l'aise. Quelque chose me dérangeait. Oui, il y avait quelque chose de bizarre. Le plus étrange était le mobilier : tout était d'époque. Non que cela était étrange du point de vue que l'on pourrait s'y attendre mais on aurait dit qu'il n'était qu'une représentation d'une image typique de la chambre de l'époque. Selon ce que j'en déduisis, nous logions dans une chambre qui fut celle d'une adolescente mais le peu de mobilier qui était présent semblait être le fruit d'un agencement plus pour être conforme à l'image d'une chambre que de celle d'un être vivant qui se serait épanoui ici. Comme s'il me paraissait impossible de vivre dans un endroit trop strictement défini. Sans personnalité.

Un lit double à baldaquin trônait magistralement au centre de la pièce, avec blottit dedans un Jérémy endormi qui ronflait bruyamment. Il semblait occuper tout l'espace de la chambre. Des photos, noires et blanches rendues impossible à voir avec la poussière ornaient les murs eux même grisés par le temps qui passe. Le parquet, usé par le temps et auquel il manquait certaines lattes grinça violemment lorsque je me dirigeai vers la fenêtre mais ne parvînt pas à réveiller mon oncle qui ronflait et grinçait des dents. La fenêtre en question était encadrée par la gauche par une grande armoire _ surement infestée de cafards et bestioles à huit pattes, beurk, quelle horreur ! Ce qui me dissuada de fouiner dedans _ et par une imposante bibliothèque recelant de vieux livres plutôt méconnus mais qui semblaient usés pour avoir été lu souvent. La personne a qui appartenait cette chambre devait être bibliophile, cela me plaisait, j'aimais moi-même lire bien que ma passion première était le dessin.

Je n'y prêtai pas plus attention, j'aurais bien l'occasion de voir les milliers d'ouvrages qui semblaient sommeiller en attendant une bonne âme prête à leur accorder l'intérêt qu'ils méritaient, en attendant, je voulais regarder la lune _ une grande passion que je partageais jadis avec mon père, dont l'ambition avait toujours été de devenir astrologue bien qu'il se contenta de devenir historien dans un musée, une autre passion dont je semblais avoir hérité de lui. Je fus obligée de frotter la vitre encrassée à l'aide de la manche de mon gilet favori, pour enlever suffisamment de poussière pour voir enfin la lune, à demi mangé par les nuages quand quelque chose attira mon attention.

Elle attira mon attention immédiatement. Elle captiva mon regard, me fascinant de manière incompréhensible. Elle se tenait là, debout, seule dans la cour où je me trouvais quand j'avais senti une présence. Je devinai instantanément qu'elle était bien là ce soir lorsque j'avais senti une présence. Sa présence. Elle devait avoir sept ou huit ans, guère plus. Tout en elle faisait penser à un ange : sa longue et merveilleuse robe d'une blancheur jaunie par le temps, ses cheveux noirs, un noir d'encre qui rappelait les ailes d'un corbeau et qui frisaient, formant des boucles fines et désorganisées tombant en cascade jusqu'aux reins de la fillette. Sa peau avait une pâleur de craie mettant en valeur ses lèvres roses et son regard vert émeraude, pareil aux mien. Je me fis la remarque qu'on aurait dit une poupée de porcelaine.

Alice... Ce murmure s'éleva dans ma tête dès lors où mes yeux s'était posé sur moi. Une voix douce et mélodieuse mais j'étais persuadé qu'elle ne venait pas de la fillette. Déjà parce que les lèvres de la fillette n'avaient pas bougé et parce que c'était une voix plus mûre. Bienveillante. Et malgré son apparence d'ange, la fillette n'était pas un ange.

En effet, tout en elle évoquait un ange. Tout... ou presque ! Je n'avais jamais vu d'ange, mais je doute qu'un ange puisse vous regarder comme elle me regardait à ce moment-là. Ses yeux verts luisaient dans la nuit obscure tels ceux d'un serpent prêt à attaquer sa proie, me scrutant avec une hostilité non dissimulée et dont je ne parvenais pas à m'expliquer, cela sans cligner une seule fois des yeux. Son regard me cloua sur place : il est vrai qu'il était merveilleusement fascinant et magnifique mais il était également froid, méchant et avait quelque chose de menaçant qui me donna la chair de poule, comme cette sensation que j'avais eu précédemment dans la soirée.

Comment une fillette de huit ans à tout cassé pouvait-elle m'effrayer à ce point ? Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Que faisait-elle à...DEUX HEURES DU MATIN ?! Seule dans la nuit ? Ses parents n'étaient pas très responsables !! Ne pas savoir qui elle était alors qu'elle me rendait mal à l'aise me donnait envie de hurler.

J'ignorais tout cela ! Je continuais à la fixer, soutenant avec peine son regard, tout en examinant chacun de ses traits, mon regard allait de ses pieds nus et boueux à sa tête, en passant sur ses bras dénudés et à la cicatrice qu'elle avait sur l'avant-bras gauche et sur le médaillon d'argent qui pendait à son cou, brillant sous la lumière de la lune. Elle me regardait toujours lorsqu'elle pencha soudain la tête, son regard toujours braqué sur moi et fit un pas en avant, je retins ma respiration, craignant stupidement ce qu'il allait arriver et...

Alice...

- « Aliice ? m'appela soudain Jérémy d'une voix endormi en même temps que cette voix qui semblait venir de ma tête et qui s'était fait plus pressante, alarmiste.

Je retins un cri, sursauta et me retourna vers mon oncle, tous mes sens en alerte. Il était affalé sur le lit qu'il n'avait pas pris la peine de défaire, encore tout habillé. Il me regarda sans voir véritablement et retomba dans les bras de Morphée. Tout cela en une minute à peine, j'avais été ridicule d'avoir eu si peur ! Il avait dû rêver !! Mais cette voix apeurée dans ma tête... elle me faisait peur. Mais peut-être était-ce seulement le mugissement du vent que ma fatigue et mon imagination avait cru entendre prononcer mon nom.

Je regardai à nouveau par la fenêtre, là où se tenait la fillette il y avait moins d'une minute auparavant et c'est alors que je ne vis...rien ! Rien. Absolument rien d'autre que la noirceur de la nuit, le néant. Elle avait disparu, comme elle était apparue, rapidement, tel un courant d'air juste le temps de me glacer d'effroi. Elle n'était là ! Elle avait dû rentrer chez elle, et ce n'était pas trop tôt !!

Perplexe, je décidai de me coucher, songeant à cette...fillette mystérieuse rapide comme l'éclair, et me gronda moi-même, ce maudit déménagement me faisait avoir des hallucinations ! Visuelles et auditive en plus. Une fillette en pleine nuit !! Il était temps que j'aille au lit !!

            
            

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