Ingride : monsieur vous ne pouvez pas me renvoyer comme ça
Andrew : ah bon ? C'est toi qui va me dire comment je devrais traiter mes employés ? Toi déjà j'ai été très patient avec toi tu te prenais déjà la tête en me narguant tu penses que je ne pouvais pas te virer ? Des domestiques comme toi il y en a, il suffit que je prenne mon téléphone j'appelle et elles se pointent illico presto.
Ingride voit sa vie de ses derniers jours passer sous ses yeux, la situation précaire à la maison, les vacances qui approchent, la rentrée à préparer, c'est la dernière chose dont elle avait besoin, se faire virer. Elle décide de rattraper le coup peut-être en le suppliant. Pour ses enfants et leur bien être elle doit mettre son orgueil de côté et se rabaisser
Ingride : monsieur je m'excuse d'avoir laissé votre Gang dehors je voulais qu'il sèche mon intention n'a jamais été de le détruire vous pouvez le demander au gardien je lui avais bien dit de le garder en soirée il a dû oublier. Je vous présente mes excuses et vous promets que ça ne se reproduira plus.
Andrew : tu sais quoi ? le song de ta voix m'exaspère, si tu as fini de chanter tu disparais. Allez ne me pousse pas à te jeter dehors à coup de pieds comme une voleuse
Ingride : d'accord c'est comme vous voulez. Je vais partir. Merci encore de m'avoir donné ce travail
Andrew : un conseil à l'avenir chez tes nouveaux employeurs tâche de cacher ton côté insolent et rebelle ça ne te va pas. Tu es une grande fille tu as des enfants je n'ose pas croire que c'est cette éducation de chiffons que tu enseignes à tes enfants c'est malheureux
Ingride : avec tout le respect que je vous dois, du moins le peu qu'il me reste je vous interdit de mentionner mes enfants vous n'avez pas ce droit là parce que vous n'en savez rien vous ne savez même pas comment on fait des enfants, insultez moi comme vous voulez mais s'agissant de mes enfants, vous la fermez.
Ingride ramasse son enveloppe le toise et s'en va. Andrew a les yeux ouverts, il n'en revient pas. Il n'a pas encore réalisé qu'il vient de se faire lyncher par sa ménagère, c'est après quelques secondes après son départ que ses sens reviennent en place.
Ingride est dans la chambre d'ami, elle ramasse ses quelques vêtements qui s'y trouve qu'elle met dans son sac et sort pour la cuisine.
Ingride : violette je m'en vais
Violette : j'ai suivi des éclats de voix qu'est-ce qui s'est passé tu vas ou?
Ingride : il m'a viré, oui c'est mon tour. Un feignant mon Dieu que je le hais
Violette : oh merde et qu'es ce que je vais faire ici seule je suis finie sûrement il va aussi me virer
Ingride : reste tranquille continue à rester polie comme tu l'as toujours été et tout ira bien
Elles suivent monsieur arriver à grand pas.
Ingride : pardon je fuis avant que ça ne finisse en coup de poing
Andrew : tu es encore là ? Sort de chez moi avant que je n'appelle la police petite profiteuse
Ingride : on reste en contact violette. Monsieur je vous laisse avec votre précieuse maison mais laissez moi vous dire une chose, l'aigreur a toujours un prix et le vôtre c'est la solitude, oui vous allez rester seul. Vous êtes égoïste le bonheur des autres vous affecte vous n'aurez jamais une vie tranquille et heureuse, cachez vous derrière vos millions ça ne vous rendra pas meilleur. Vous manquez d'humilité.
Sur ces mots elle prit la sortie et claqua la porte. Ses paroles ont presque crucifié Andrew au sol. Violette peut voir dessiner sur ses avant-bras les grosses veines, aussi son front laisse apparaître une grosse veine ce qui traduit son extrême colère. Violette fuit et va se réfugier dans une chambre. Elle peut suivre son patron vociférer et lancer des paroles odieuses à l'encontre de ingride . Elle peut le suivre balancer des objets au sol et ceux-ci se brisent. Ça peut s'accentuer, elle se demande si elle va pouvoir supporter de travailler avec un monsieur qui n'arrive pas à contrôler ses émotions. Il faut dire que ingride ne l'a pas raté ah non pas du tout. Ingride par contre est soulagée d'avoir pu dire ses quatre vérités à son ex patron, elle l'a remise à sa place de la plus belle des façons, dommage qu'elle ait perdu ce travail qui lui donnait à manger. Maintenant que va-t-elle faire pour en trouver un autre? Ce travail lui avait été offert par une amie qui n'est plus dans la ville alors qu'elle s'embrouillait dans un domicile ou les patrons n'étaient pas régulier dans les salaires et le travail qu'elle effectuait était plus important que son maigre salaire. C'était un coup de grâce lorsqu'elle a été embauchée chez monsieur FOE. Aujourd'hui tout ça est fini, elle va recommencer à zéro et qui dit recommencer dit des semaines de galère pour trouver un autre travail.
Ingride est passée à la banque garder une partie de son salaire, ensuite elle est allée au marché acheter le nécessaire pour la cuisine et quelques friandises pour remplir le frigo. Aujourd'hui elle veut que ses enfants mangent bien pourquoi pas préparer de la viande ils aiment ça.
Elle est rentrée à la maison. Les enfants sont encore à l'école, elle se demande si c'est nécessaire de les informer qu'elle a perdu son travail ou d'attendre. En attendant elle doit le dire à sa sœur. Elle l'appelle
Judith : oui ingride
Ingride : c'est comment
Judith : ça va je suis au restaurant
Ingride : tu es occupée alors
Judith : pas vraiment j'aide les filles à travailler. Tu sais que la patronne doit être là de temps en temps pour voir si tout se passe bien
Ingride : ah oui mieux de toi tu es patronne me voici au carrefour
Judith : au carrefour ? C'est-à -dire ?
Ingride : ma chère sœur je viens de me faire virer eh oui tu as bien entendu virer
Judith : quoi ? Mais pourquoi qu'est ce que tu as fais
Ingride : j'ai laissé son précieux gang dehors et le chien la déchiqueté
Judith : attend laisser le gang dehors ? Je ne comprends pas
Ingride : tu veux que je te dise quoi il cherchait comment me virer depuis il profite du fait que j'ai oublié de ramasser son vêtement séché dehors
Judith : ah d'accord je vois. Pour un gang on te vire ? C'est le gang que Jésus avait porté ou quoi ?
Ingride : je suis dépassée. Jusqu'à me dire comment il a acheté ça en Israël et le prix de ça dépasse mon loyer d'un an
Judith : mais il est culotté cet imbécile. Ma sœur j'espère que tu que l'as un peu insulté avant de partir
Ingride : tu n'as pas confiance, je ne l'ai pas raté. L'idiot mentionne mes enfants comme quoi ils reçoivent une éducation de chiffons, ah mouff je n'ai pas digéré ça je l'ai lavé hein je lui ai demandé s'il sait comment on fait un enfant
Judith : hahahahahaha tu n'es pas sérieuse là hahahaha
Ingride : ah oui je te dis. Il manquait seulement un verre d'eau pour que je le verse sur sa face il fallait voir sa tête quand je l'ai tenu tête on dirait un ancien gigolos de grande mère
Judith : hahahahahaha ingride pardon laisse mes côtes tu vas me tuer hahahaha tu as une sale bouche et tu vas dire que mon homonyme Judith gueule elle te ressemble comme deux gouttes d'eau. Werrr le pauvre richissime homme
Ingride : tout ça vient au mauvais moment, maintenant je vais faire comment pour la rentrée des enfants. Si je ne trouve pas vite le travail, c'est chaud.
Judith : c'est vraiment compliqué et le travail de nos jours n'est pas facile
Ingride : Judith pardon aide moi prend les enfants pour les vacances et moi je me débrouille pour chercher du travail ils vont rester ici et me faire dépenser
Judith : ne soit pas têtue , je t'ai donné une solution que tu refuses carrément de la prendre or c'est la meilleure. Marseille est dure la vie là-bas n'est pas facile tout est cher vient ici ensemble on va te trouver quelque chose à faire peut être tu pourra gérer mon restaurant
Ingride : si je ne trouve pas de travail je n'aurai pas d'autres choix que de venir. En attendant tu les prends s'il te plaît tu as suffisamment d'argent pour les gérer ses vacances
Judith : tu parles de quel argent ? Tu m'en a donné ? Tu crois que je n'ai pas aussi de charges j'ai deux enfants hein je te rappelle et ils font de grandes études
Ingride : Judith tes enfants sont en Europe chez ta belle sœur ne fait pas comme s'ils étaient à côté de toi
Judith : même étant Là-bas je m'en occupe madame. Fait ce que je te demande et tu verras que tu n'auras plus de problème de factures
Ingride : ..... ?
Judith : en parlant d'enfant ma sœur je t'annonce que je suis enceinte
Ingride : hein enceinte ?
Judith : oui Jerry et moi voulions faire un enfant de la retraite et voilà il est là.
Ingride : waouh c'est bien ça.
Judith : mon souhait c'est que tu te trouves un homme, que tu rencontres l'amour. tu es trop restée seule. Une femme a besoin d'un homme pour l'épauler aussi
Ingride : ça arrivera pour le moment, je n'ai pas le temps pour ça. Et je ne vais pas sortir avec un homme uniquement pour qu'il m'aide. Je vais m'en sortir seule
Judith : Sinon comment vont les enfants et ma copine Judith
Ingride : ta fille grandit elle parle beaucoup elle a des gros mots bientôt elle va me dire qu'elle saigne ensuite qu'elle a un petit ami
Judith : hahahaha c'est ça lorsqu'on a une fille. Avec la mienne c'était vraiment difficile tu te rappelles. Aujourd'hui à 15 ans je cause avec elle comme si je causais avec ma copine. Tu sais le tout c'est juste discuter en faire d'elle ta meilleure amie pour qu'elle ne te cache rien. Si elle a ta confiance elle ne pourra rien te cacher
Ingride : oui c'est vrai. Bon mon téléphone signal que mon crédit tire à sa fin
Judith : ok je vais te rappeler après
Ingride raccroche, elle va se changer et commencer la cuisine. Il était 13h lorsque ses enfants sont rentrés, surpris de voir leur mère allongée sur le fauteuil. Christophe va la réveiller
Christophe : hello , heo
Ingride : vous êtes rentrés
Christophe : tu es malade ?
Ingride :. Non ça va. Je suis rentrée tôt pour préparer je vous ai fait la sauce gombo avec la viande
Christophe : je vais bien manger
Ingride : judith tu sers ton frère s'il te plaît
Judith : on ira encore à l'anniversaire nor ?
Ingride : Bien sûr.
Pas question pour ingride de dire à ses enfants qu'elle n'a plus de travail, elle n'est pas prête à voir de la déception sur leur visage déjà que c'était difficile avec le travail comment la vie serait sans ce travail.
Après que les enfants ont copieusement bien mangé, ils se sont reposés avant d'aller à l'anniversaire. Violette a informé Passy que monsieur est devenu fou après son départ il s'est mis à tout casser. Ingride s'en fout, ça lui fait plaisir ceci prouve que ses mots l'ont touché au plus profond de lui. Elle prit que ça le hante toute sa vie. De tous les employeurs qu'elle a déjà eu, il a été le plus pire, le plus vilain, mal élevé et égoïste qu'elle ai rencontré. Peut être c'est une chance qu'elle ait quitté cette maison Dieu seul sait ce qui pourrait lui arriver en y restant.
Dès le lendemain, ingride a commencé à chercher du travail, elle a fait le tour du quartier voisin des marchés d'à côté pour trouver quelque chose à faire. Sa recherche a été vaine. Les jours suivants ont été pareilles et ceci commence sérieusement à l'embêter. C'est aujourd'hui que ses enfants prennent les bulletins, elle les attend impatiemment à la maison. Christophe est le premier à rentrer il remet son bulletin à sa mère
Ingride : tu as eu combien
Chris : 13 je suis sorti 4 e
Ingride : votre classe est faible hein. Sinon c'est bien l'année prochaine tu vas composer l'entrée en 6e
Chris : et je vais l'avoir je serais dans le même lycée que Judith maman
Ingride : d'accord tu le seras
Chris : maman pourquoi tu n'es pas au travail ton patron va se fâcher
Ingride : non ça va j'ai demandé la permission. Va te changer. Ta sœur tarde à rentrer si elle a échoué qu'elle reste dehors
Christophe va se changer, il revient continuer à discuter avec sa mère. Quelques minutes après Judith entre.
Ingride : enfin tu rentres pourquoi tu as traîné
Judith : c'est mon professeur qui a traîné. Ne t'inquiètes pas maman j'ai passé je vais en 4e
Ingride : super alors donne moi ton bulletin et tu vas te changer tu te lave les mains tu dresse la table nous allons manger ensemble.
Ingride est contente des résultats de ses enfants surtout celui de sa fille qui semble avoir la tête en l'air heureusement qu'elle a de bonnes notes et un bon niveau. Ils sont assis sur leur petite table occupée par trois chaises seulement pour manger. Ingride est perturbée, elle regarde dans son plat comme si la nourriture devait monter dans sa bouche par miracle. Sa fille l'observe et l'interroge
Judith : maman ça va ?
Ingride : oui ça va pourquoi ?
Judith : tu ne manges pas. Tu réfléchis à quoi ?
Ingride : à rien ma puce. C'est juste que je n'ai pas très faim.
Chris : maman tu dis quoi pour le manège
Judith : ah laisse les gens avec le manège tous les jours tu es un enfant ? Tu ne peux pas grandir
Chris : oui je suis un enfant et toi aussi. Si tu ne veux pas venir tu laisses
Judith : il.ya pas de manège pour toi va jouer au ballon avec tes amis
Ingride : ça va arrêtez de vous disputer. Samedi on ira au manège vous avez bien travaillé je vous dois ça.
Chris : maman merci. Judith ne vient pas elle a dit qu'elle n'est plus un enfant
Judith : je vais venir.
Ingride : je vais me coucher vous pouvez finir ma nourriture
Elle quitte la table et va se coucher
Judith : maman a quel problème ?
Chris : elle t'a dit qu'elle a un problème ?
Judith : non mais je l'a trouve bizarre depuis quelques jours et elle est plus à la maison au lieu d'être au travail
Chris : elle m'a dit qu'elle a demandé un congé
Judith : peut-être c'est ça. Passe moi sa nourriture je vais manger
Christophe : non moi même je vais manger
Judith : passe moi ça christophe ne m'énerve pas
Chris : tu aimes trop ça je vais dire à maman.
Judith : on va partager tu n'as pas besoin d'aller pleurer
Ingride qui a suivi la petite dispute de ses enfants a souri, elle n'a plus besoin d'intervenir dans leur querelle ils ont suffisamment grandi pour les régler seuls, ce qui l'ennui c'est l'avenir. Comment va-t-elle continuer à vivre sans entrer d'argent?
A Suivre...