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Le Milliardaire Secret : Mon Seul Refuge après la Trahison
img img Le Milliardaire Secret : Mon Seul Refuge après la Trahison img Chapitre 4 CHAPITRE 4
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Chapitre 4 CHAPITRE 4

Abira serra les poings, la mâchoire crispée. Plus Roland parlait, plus il lui semblait évident qu'il avait perdu tout sens de la mesure. Son arrogance dépassait tout ce qu'elle pouvait tolérer.

Comment peut-il dire ça sans honte ? pensa-t-elle, écœurée.

« Écoutez-moi bien, Roland Wolfram », dit-elle d'une voix froide, en marquant une pause pour reprendre son souffle tant sa poitrine se serrait. « Je ne remettrai plus les pieds dans votre entreprise. Et pour ce qui est de mon logement, je n'ai pas besoin de votre aide. »

« Abira, attends, je- »

« Et ceci sera la dernière fois que je décroche quand vous appelez », coupa-t-elle sèchement. « Ne me contactez plus. Et évitez-moi à l'avenir. »

Sans lui laisser la moindre chance de répondre, elle mit fin à l'appel.

C'était terminé.

Définitivement.

La colère qu'elle retenait éclata aussitôt.

« Roland Wolfram, tu peux aller au diable ! » lança-t-elle à voix haute. « Comment oses-tu me proposer ça après ce que tu as fait ?! Me tromper avec ma propre sœur ! Espèce de... »

Elle s'interrompit, vidant d'un trait le reste de sa bière pour tenter d'étouffer sa rage.

Mais à peine eut-elle reposé la bouteille qu'un malaise l'envahit.

Elle n'était pas seule.

L'homme était toujours là.

Assis à côté d'elle.

Et il avait probablement tout entendu.

Oh non... pensa-t-elle, embarrassée. Il a tout entendu...

Un peu gênée, elle tourna la tête vers lui et afficha un sourire maladroit.

« Désolée... vous avez dû assister à tout ça. Mon ex... enfin... c'est compliqué. »

Il ne répondit pas immédiatement. Il leva simplement sa bouteille dans un geste tranquille, comme pour lui signifier que cela n'avait pas d'importance.

« Monsieur- » commença-t-elle.

« Samuel », la corrigea-t-il calmement.

Elle fronça légèrement les sourcils.

« Samuel ? »

« Oui. C'est comme ça que vous pouvez m'appeler. »

« D'accord... enchantée, Monsieur Samuel . Je m'appelle Abira Snowden. »

Il se contenta d'un simple signe de tête.

Ce silence renforça encore son malaise. Elle avait vraiment l'impression d'avoir envahi sa tranquillité.

Elle se leva.

« Je vais vous laisser. Encore merci pour tout... et pour la bière. »

Elle hésita un instant, puis ajouta :

« Je vous suis redevable. Si un jour vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à me contacter. Je ferai de mon mieux pour vous aider. »

Elle lui adressa un dernier signe de tête avant de s'éloigner.

Samuel ouvrit légèrement la bouche, prêt à répondre, mais se ravisa en la voyant déjà partir.

Un sourire discret apparut sur ses lèvres.

« Intéressante... » murmura-t-il pour lui-même. « Mais comment je suis censé vous joindre si vous ne m'avez rien laissé ? »

Il porta sa bière à ses lèvres, désormais tiède, tout en regardant au loin.

Le calme du lieu était revenu.

Mais son esprit, lui, ne l'était plus.

La voix d'Abira semblait encore résonner autour de lui. Son visage lui revenait en mémoire, comme si elle était toujours assise en face.

Il expira lentement, jeta un regard vers la chaise vide, puis sortit son téléphone.

« J'ai besoin d'informations sur une certaine Abira Snowden », dit-il une fois l'appel lancé.

« Laquelle, monsieur ? » demanda la voix à l'autre bout.

Samuel décrivit brièvement ce qu'il savait d'elle, se basant sur ce qu'il avait entendu plus tôt.

« Très bien, compris. »

« Dans combien de temps ? »

« Je peux vous envoyer un premier rapport aujourd'hui. »

Samuel acquiesça, bien que son interlocuteur ne puisse le voir.

« Parfait. Faites vite. »

Il s'apprêtait à raccrocher lorsque la voix reprit :

« Monsieur... puis-je poser une question ? »

« Allez-y. »

« Vous ne demandez presque jamais ce genre d'informations sur des femmes, sauf si cela concerne vos affaires. Or, celle-ci ne semble pas liée à votre travail. Qui est-elle ? Pourquoi cet intérêt ? »

Samuel resta un instant silencieux, les sourcils légèrement froncés.

Lui-même n'avait pas de réponse claire.

Pourquoi cette femme ?

Pourquoi maintenant ?

Un bruit attira son attention.

« Ding. »

Les portes de l'ascenseur venaient de s'ouvrir.

Il sortit de ses pensées.

« Elle me doit quelque chose », répondit-il simplement. « Et elle est partie sans me laisser de moyen de la joindre. Je compte bien récupérer ce qu'elle me doit. »

Un silence étonné se fit entendre à l'autre bout.

Puis Samuel mit fin à l'appel.

Abira quitta le bâtiment sans perdre de temps. Elle demanda à un collègue de récupérer ses affaires dans le bureau - elle refusait de recroiser Roland et Valérie. Cette fois, elle n'était pas certaine de pouvoir se contenir.

Après quelques minutes de marche, elle trouva un taxi.

« À cette adresse, s'il vous plaît », dit-elle en donnant celle de l'appartement.

Le trajet ne dura qu'un quart d'heure.

Mais pour elle, chaque minute sembla interminable.

Elle avait hâte d'en finir.

De tourner la page.

De quitter cet endroit et tout ce qu'il représentait.

Pourtant, une fois devant la porte, son cœur se serra.

Tous ces souvenirs...

Elle avait vraiment cru que cet homme serait celui avec qui elle construirait sa vie.

Elle s'était trompée.

« C'est terminé, Abira », murmura-t-elle pour elle-même. « Ne regarde pas en arrière. »

Elle entra.

Sans s'attarder, elle se dirigea directement vers sa chambre et commença à rassembler ses affaires.

Heureusement, elle n'avait pas accumulé grand-chose.

En peu de temps, tout tenait dans une valise de taille moyenne.

Elle laissa derrière elle tout ce que Roland lui avait offert : bijoux, vêtements, sacs... même la bague de fiançailles.

Elle alla jusqu'à remettre l'argent qu'il lui avait donné en dehors de son travail.

Elle ne voulait rien lui devoir.

Rien du tout.

Elle jeta un dernier regard à la pièce où elle avait vécu pendant un an.

Puis elle referma la porte.

En passant devant la chambre de Roland, elle s'arrêta.

Une pensée amère lui traversa l'esprit.

Toutes ces fois où Valérie venait... et refusait de dormir avec elle.

Prétextant vouloir rester dans le salon.

Maintenant, tout s'expliquait.

Un sourire triste étira ses lèvres.

« Tu étais vraiment aveugle... » murmura-t-elle.

Sans se retourner, elle quitta l'appartement.

Et cette fois, elle se fit une promesse :

Ne jamais revenir.

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