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Conscience et Responsabilité : Le sens
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Chapitre 5 5

Ma'a Sido se leva de très bonne heure comme à son habitude pour faire sa prière du matin et se faire une tasse de thé. Elle sortit et trouva la ménagère qui entrait dans la maison.

- Bonjour madame, avez-vous bien dormi ? Lui lança cette dernière avec un sourire

- Oui ma fille et toi-même ?

- Bien madame je vous sers quelque chose ?

- Non j'ai des mains ma fille ça va aller. Faisant le tour de la cuisine elle demanda : tu travailles ici depuis combien de temps ?

- Un an et demi.

- On te paie bien ?

- Oui je ne me plains vraiment pas.

- Ok ma fille je vais te demander d'aller travailler ailleurs mais ne t'inquiète pas ça sera pour des gens qui ont vraiment besoin d'une femme de ménage, ici il n'y a rien à faire qui nécessite ton aide. Tiens attend.

Ma'a Sido se dirigea dans sa chambre prit son sac et son téléphone.

- Voici 20 mille francs, prend ta journée et prend mon numéro demain tu m'appelles et je t'aurais trouvé du travail bien mieux payé qu'ici, lui tenant le bout de papier avec son numéro. Et si ta patronne t'appelle tu ne décroches pas et tu ne parles pas de notre entente tu verras.

- Ok madame je vous remercie vraiment, j'espère juste ne pas avoir de problème avec la patronne

- Ne t'inquiète de rien.

Pour mama Sido, Mireille n'avait pas besoin de ménagère, elle n'avait même pas d'enfant ni de palace elle pouvait bien faire tout toute seule, le ménage, le marché elle avait tout le nécessaire son mari la mettait aux petits soins ; si elle ne savait pas faire tout cela elle, sa belle-mère allait prendre son temps pour le lui apprendre.

- Bonjour les amoureux. Dit-elle voyant Anthony et sa femme arriver dans la cuisine

- Bonjour mama, répondirent-ils en cœur

- J'espère que vous allez bien.

- Oui mama dit Mireille baladant ses yeux dans la cuisine. La ménagère n'est pas encore arrivée ? Ça m'étonne elle est toujours très ponctuelle.

- Elle a peut-être eu un problème chéri elle t'appellera surement en attendant une journée sans elle ne peut pas être la mer à boire. Dit Anthony cherchant de quoi manger pour son ventre affamé.

- Tu as raison je vais l'appeler dès que possible.

Ma'a Sido inspectait la réaction de sa belle-fille avec déception constatant que sans la ménagère, elle était un peu déboussolée mais elle allait très vite mettre les pendules à l'heure.

- Ma fille il faut déjà penser à mettre quelque chose au feu norr il est 11 heures vous avez vraiment fait la grâce matinée aujourd'hui.

Vu que Mireille ne répondait pas, Anthony expliqua à sa mère que Mireille venait de rentrer de voyage et la ménagère était un peu son repère et qu'ils avaient besoin de passer du temps ensemble en tant que couple, ce que ma' Sido compris mais ne facilita pas la tâche de Mireille en lui imposant un met traditionnel comme repas pour 14heures. Mireille sortit de son rêve de la nuit et décida de ne pas se laisser faire face aux manigances de sa belle-mère. Elle mit un kaba, prit l'argent du marché et se dirigea chez sa mère pour tout lui raconter et aussi demander des conseils pour le repas qu'elle devait préparer en rentrant, car malgré tout elle avait vraiment du mal avec la cuisine raison pour laquelle elle avait tant besoin d'une ménagère. Après avoir pris les conseils et fait le marché comme indiqué par sa mère, elle se dépêcha de rentrer chez elle trouvant Anthony et sa mère plus complice que jamais, elle voulait faire profil bas pour que cette dernière ne cherche pas d'autres astuces pour baisser sa cote devant son mari. Elle fit de son mieux et cuisina à la vitesse de la lumière ; après le repas elle pensa s'endormir mais la conversation pendant la vaisselle prit une autre tournure.

- Ma fille tu vas encore voyager ? Commença ma'a Sido en lui apportant des assiettes.

- Oui mama j'ai encore des voyages à faire.

- Et tu comptes te poser quand ?

- Je n'ai encore rien fixé, je suis encore indécise

- Ma fille à ton âge dans mon mariage j'avais déjà accouché 2 enfants dont ne faisait même pas parti Anthony que tu vois là. Vous allez à près de 6 ans de mariage et je n'ai jamais entendu que tu as eu un petit retard ou bien même que tu as fait un malaise.

- Oui j'en ai discuté avec mon mari..

- Qui est mon fils. Coupa sa belle-mère

- Oui j'ai discuté avec lui et nous ne sommes pas encore prêt.

- Nespa mama ! Vous n'êtes pas prêt qu'il vous faut le coup de sifflet pour ça ? Je suis venue ici m'assurer que tes voyages s'arrêtent et que tu puisses au moins avoir un retard avant que je ne parte.

- Je comprends.

- Tu ne comprends pas bien, tu dois tomber enceinte et hier j'ai supporté tes gémissements parce que je savais que tu étais entrain de me faire un petit fils, si tu ne sais pas encore si faire un enfant ou pas qui le saura ? Anthony peut être ? Je ne pense pas. Je suis à ton ecoute pour tous les conseils donc tu as besoin mais ouvre-toi à moi.

- J'ai compris mama.

Mireille était au bord de l'ébullition, elle se contenait pendant que sa belle-mère était là, elle se demandait comment une femme de l'ancienne époque pouvait comprendre ce qu'elle pouvait ressentir en tant que femme du 21e siècle, elle travaillait, était épanouie dans ce qu'elle faisait, se sentait utile ; elle n'était pas une bénie oui oui qui cédait aux caprices de son mari au point de ralentir ses rêves pour le satisfaire, ça n'allait pas se passer comme ça. Il fallait que sa belle-mère libère la maison et pour ça elle devait appeler sa mère en renfort sinon tout ce qu'elle avait pu mettre en œuvre pendant sa nuit d'amour avec son mari serait réduit en cendre par les paroles de sa belle-mère.

- Allo ma'a tu es à la maison ?

- Oui ma fille.

- Ok attends moi j'arrive.

Anthony profita de sa journée après avoir bien mangé pour faire un tour chez Éric pour lui parler de sa situation mais aussi pour voir ses magnifiques enfants.

- Tonton antho yaya too ! Firent-elles en le voyant entrer.

- Oui comment ça va vous avez grandi vous deux-là, votre mère vous nourrit à la provende ou quoi ? waouh !

- Laisse mes poussins err antho ne me provoque pas. Lança Charline de la cuisine pendant que Anthony s'installait à la salle à manger

- Nooo la mère tu ne vois pas comment elles sont belles et élancées, comme leur mère, à ce que je vois mais tu les nourris aussi bien. Toi-même tu as gonflé juste 1 mois que je ne suis pas venu il faut baisser le niveau.

- Pardon ce n'est pas nous que tu es venu voir. Renchérit Charline en riant. Ton pote est dans son bureau là-bas les clients lui chauffent la tête.

- J'imagine, moi j'ai fui le boulot aujourd'hui je vais le voir.

Anthony se dirigea vers le bureau de son ami et le trouva avec un vers de whisky en main.

- Je te sers ? Lui demanda Éric quand Anthony passa la porte.

- Toujours mon vieux je ne refuse jamais ce genre de plaisir.

- Sinon c'est comment ?

- Je tiens le coup, ma femme me trouble.

- Elle a fait quoi ?

- Elle s'est transformée en panthère araignée cette nuit j'ai cru que je n'allais pas sortir de la chambre vivant.

- C'est normal norr haha au moins elle n'est plus timide.

- Ah si tu le dis !

- Le boulot là tu lui en a parlé ?

- Oui elle n'en veut pas, je ne sais pas quoi faire.

- Tu cajoles même trop ta femme-là, on dirait que tu as peur d'elle.

- Non même pas c'est juste que je ne veux vraiment pas la brusquer pour ne pas plus tard avoir ses plaintes dans mes oreilles comme quoi je lui ai empêché de s'épanouir à cause des enfants et ces bêtises des femmes.

- Elle ne va rien dire même Charline était comme ça, la grossesse l'a bien calmé maintenant elle ne veut même plus travailler juste être femme au foyer, donc bombarde la madame là elle va se calmer.

- Elle veut même qu'on use les contraceptifs je sais qu'on va faire comment pour avoir le mouna.

- Tu connais son cycle norr attends le bon moment et pendant ce temps laisse la mariner ne couche pas avec elle, elle aura tellement envie qu'elle ne refusera pas.

- Avec son implant la tout est bouleversé mais je vais faire comme tu dis. Ma'a Sido est venue.

- Humm « dame de fer » haha ça va cuire dans ta maison entre les deux là tout tes frères sont mbeng avec leur mouna je suis sûr qu'elle cherche un petit fils.

- Je pense aussi si elle peut même changer ma femme pour ça, je n'aurais plus rien a faire.

- Mauviette ! Lâcha-t-il en riant

- Je préfère que de me retrouver entre les deux-là.

Anthony resta un moment avec son ami et sa famille, joua un peu avec les enfants et décida de rentrer chez lui avant 20 heures pour le diner. Mireille ayant parlé avec sa mère rentra chez elle. Cette dernière prit le soin de bien lui bourrer la tête en lui faisant remarquer qu'avant les femmes comme elles n'avaient pas de mot à dire, pour prendre exemple sur elle, elle raconta à sa fille qu'elle avait dû se marier sans amour et arrêter ses études et ses rêves pour être une bonne femme au foyer ; après la mort de son mari elle qui n'avait pas assez fréquenté ne savait rien faire que le ménage. Elle avait racolé les boulots à gauche à droite et grâce à sa détermination elle avait pu offrir des études convenables à Mireille. Ma'a Monique ne laissera donc jamais quelqu'un enlever ses rêves à aucunes de ses filles comme à elle ils ont été enlevé ; les enfants, ça pouvait attendre, sa fille était en bonne santé elle pourrait enfanter quand elle ne le voudra rien ne presse dans la vie.

Rien ne presse, c'est clair mais ma'a Monique semble oublier que rien ne doit se considérer comme acquis, même ayant la capacité et la volonté de faire les choses, au moment de les faire tout peut basculer et les rêves peuvent devenir de véritables sables mouvants où le seul moyen de s'en sortir est de rester immobile. Le temps passé ne revient plus et mieux vaux faire les choses aujourd'hui que de les renvoyer à demain.

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