Elle était la fierté de sa mère qui s'était battue corps et âme pour qu'elle fréquente et qu'elle trouve un travail en dépit du fait qu'elle était mariée à Anthony car pour mama Monique, la femme se devait d'avoir toujours des gardes fous et son sixième sens en alerte pour contrer les coups de la vie. Elle n'avait pas été d'accord que sa fille se mari de surcroit à une homme sans emploi. Elle avait accepté pour faire plaisir à sa fille mais en lui donnant toujours des conseils.
Mireille rentré de son voyage se précipita chez sa mère pour voir ses sœurs.
- Mama ooo mireille est là viens voir. Cria Claudia se dirigeant vers sa sœur pour l'embrasser.
- J'arrive oo. Resonna une voix à l'arrière de la maison
- Claudia arrête de sauter sur moi comme ça toi aussi tu vas m'arracher le bras à force de te cramponner à moi comme ça.
- Weee ma sœurette je suis trop contente de te voir.
- Aka tu dis toujours ça pour me flatter je sais que tu attends que j'ouvre mon sac. Ou est Stella ?
- Elle m'a dit qu'elle avait cours aujourd'hui mais je sais qu'elle est allée chez son chaud lui répondit elle a voix basse pour que sa mère qui arrivait n'entende rien.
- Ma fille chérie comment vas-tu ? demanda mama Monique en s'asseyant en face de sa fille.
- Je vais bien ma'a je viens de rentrer de mon voyage et j'ai pensé venir vous voir avant de repartir.
- Ah ! tu comptes repartir quand ?
- Je pense dans 2 mois. Je suis venu te laisser de l'argent en main propre pour la scolarité des deux-là et je voulais aussi te parler...
- Claudia va faire un tour, lança mama Monique vers sa fille qui avait l'oreille tendue.
- Pourquoi je dois toujours sortir quand vous parlez ? Ce n'est pas juste je suis aussi grande !
- Ne m'énerve même pas où tu es placé la errr sinon c'est ma babouche que tu vas recevoir ! Je suis grande je suis grande, une grande fille laisse encore trainer ses strings comme toi sous le lit ? Ne me fais pas te verser devant ta sœur ici !
- Weeee mama laisse la noorr ! Claudia sors tu es grande je sais mais je veux parler seule avec mama.
Après que Mireille ait exposé sa situation à sa mère ainsi que la dispute qu'elle a eu avec son mari en ce qui concerne sa conception, sa mère prit la parole en s'asseyant à ses côtés.
- Ma fille, pour moi si tu n'es pas prête à porter un enfant va à l'hôpital et remet un implant à l'insu de ton mari, pour ma part je ne suis pas encore prête à être grand-mère avant de voir tous les rêves que nous avons se réaliser.
- Mama il me met la pression tout le monde d'ailleurs même Laeticia qui m'a toujours soutenu aujourd'hui est contre moi me disant que ça fait longtemps que je suis marié et tout le blabla.
- Ma fille les gens parleront toujours mais personne ne pourra être toi et savoir ce qu'il y'a de mieux à faire pour toi et pour ta vie, à la mort de ton père tu sais comment les choses étaient difficile, sa famille nous a tout pris et je n'ai pu garder que cette maison..
- Je sais mama ne ressasse pas les mauvais souvenirs j'étais aux premières loges pour voir leur méchanceté. Je sais ce que j'ai à faire mais j'aime aussi mon mari j'aimerais qu'il soit heureux.
- Je sais mais ce n'est pas le moment, tes sœurs sont encore sur les bancs Claudia, c'est vrai fait une formation mais elle ne travaille pas mon business est tombé maintenant je n'ai que toi pour me soutenir financièrement, je n'ai jamais été d'accord pour ce mariage car je savais que tu aurais des obligations mais tu peux faire encore un peu de chantage à ton mari...
Mireille écouta les conseils de sa mère et partit de chez elle avec la conviction de pourvoir accomplir sa mission : demander à son mari une année de plus pour qu'elle puisse voyager gagner de l'argent, essayé de faire jouer ses contacts pour avoir un boulot dans la ville qui lui permettrait de s'occuper de sa famille. Mais elle avait cette peur dans le ventre ; si Anthony refusait ? S'il lui disait qu'il ne veut pas attendre ? Comment ferait-elle pour ne pas tomber enceinte pendant les deux mois à venir sans contraception et connaissant l'appétit de son mari pour son corps ? Mille et une questions sans réponses.
- Mon bébé chéri, tu m'as manqué ! Dit Mireille en posant ses lèvres sur celle de son mari affalé dans le divan.
- Toi aussi tu m'as manqué, comment va ta mère ? et tes sœurs ?
- Elles vont bien. Elle te salue.
- Ok. Je voudrais qu'on parle s'il te plait .. Par rapport à hier je me suis emporté je suis désolé et j'aimerais te faire une proposition de travail.
- J'écoute.
- Tu sais que mon entreprise est en pleine expansion, j'essaie de la faire évoluer et j'ai besoin des compétences d'une chargée de communication et j'ai pensé à toi
- Je n'ai pas de formation pour ce type d'emploi et tu le sais.
- Tu pourrais prendre des cours et aussi gérer avec monsieur NANG qui va bientôt aller en retraite il a tellement servi mon père et j'ai besoin de ton dynamisme, tu es parfaite pour ce....
- Je répète je n'ai pas de qualifications pour ça ! Le coupa Mireille d'un ton sec
- Pourquoi tu ne veux pas m'écouter ? Je t'ai dit que tu pouvais faire des cours du soir, si tu veux tout en t'entrainent sur le terrain et avoir un diplôme en 18 mois dans un centre de formation.
- Je ne veux pas j'ai déjà trop fréquenté.
- Dis plutôt que tu veux voyager et te taper d'autres hommes !
- Et toi qu'est-ce que tu veux ? Me priver de ma liberté ?
- Je préfère ne pas te répondre réfléchis à ma proposition c'est tout ce que je te demande.
Mireille ne répondit pas et se dirigea vers leur chambre pour se changer et décida de ne pas en sortir, elle avait bien l'intention d'utiliser toutes les armes de chantages et de séduction pour que son cher époux lui donne du temps mais il était têtu. Comment ne pas le comprendre elle savait que dès qu'ils seraient mariés les choses se dessineraient pour qu'elle soit mère, c'est le décès du père d'Anthony qui avait calmé les choses, il a dû prendre les rênes de l'entreprise ce qui lui prenait beaucoup de temps et donc elle avait pu lui arracher un peu de liberté et le convaincre qu'il valait mieux se mettre cet implant vu qu'il n'avait pas de temps pour s'occuper d'un bébé.
Anthony était confus, trop même pour suivre sa femme dans la chambre, il ne voulait pas qu'une autre dispute éclate et se coucher sur son lit sans adresser un mot à sa femme. « Non pas pour ce genre de bêtise » se dit-il intérieurement. Mais il aimait tellement les enfants, à chaque fois qu'il allait chez Éric, son ami, il jouait tellement avec ses enfants qu'au moment de se séparer d'eux, il sentait un vide s'installer et sur le chemin du retour il pensait juste à jouir dans sa femme et d'entendre un beau jour qu'elle lui annonce la fameuse nouvelle. Mais rien du tout car sa belle épouse avait ce contraceptif il devait attendre et amasser aussi assez d'argent pour que sa progéniture vit dans l'abondance. Son père ne lui avait pas laissé une entreprise florissante malheureusement et il a dû se battre pour être un manager hors pair pour la faire sortir de la presque faillite. Les choses s'étaient calmées et il avait maintenant besoin d'une famille. Son telephone le fit sortir de ses pensées.
- Oui allo.
- Allo mon fils
- Mama ? demanda-t-il d'une voix presque incrédule. C'est quoi ce numéro et où est ton portable ?
- Je l'ai perdu, vos choses d'Android là moi je ne connais pas ça je crois même que j'ai laissé ça dans un taxi, ton frère a essayé d'appeler le numéro mais toi-même tu connais.
- Yaaaa la mère ci, ça ne fait même pas deux mois que je te l'ai acheté tu es irrécupérable.
- Oui je sais, je suis au call box je voulais te dire que je passe te voir. Je voyage demain matin donc je serais là demain dans l'après-midi si tout se passe bien.
- Ok o la mère il n'y a pas de soucis. Mireille est même à la maison.
- Oui je sais ton frère m'a déjà tout raconté, c'est même la raison principale de ma visite.
- Mama ne vient pas chercher les problèmes ici pardon
- Tu me connais norr je suis douce comme une lionne, on se voit demain et préviens ta femme, bisous je n'ai même pas assez de pièces sur moi pour payer.
Mama Sidonie raccrocha, Anthony se mis à rire pensant à sa mère qui n'avait pas de quoi payé devant le call boxeur. Sa chère maman était tête en l'air et heureusement qu'il n'avait pas pris ce caractère chez elle sinon la société aurait coulé depuis fort longtemps. Il fallait annoncer à Mireille que sa belle-mère venait pour je ne sais combien de temps et que tout devait être impeccable car même si elle était tête en l'air, elle ne supportait pas de voir du désordre. Quelle ironie !
Le couple se mit à table et Sophie la ménagère, leur mit une bonne sauce gombo avec du couscous de manioc sur la table, Anthony était aux anges devant son plat préféré. Après avoir fini de manger, il annonça la nouvelle à sa femme qui se contenta de répondre en disant qu'elle allait tout apprêter pour la « reine mère ». Ce soir-là ils se mirent au lit et ne firent pas l'amour. Mireille n'en avait pas envie d'après ses explications, Anthony n'insista pas et s'endormi de toute façon il devait aller au travail très tôt et revenir pour accueillir sa mère le lendemain.