Le portail était bloqué ; alors notre gardien tonton mbuta m'avait facilement attrapé ; il me trainait au sol pour me ramener chez mon père qui était en même temps furieux et triste... au final on m'avait jeté dans la voiture de papa Leo.
Je regardais ma mère pleurer, mon père lui, était habitué à vivre ces genres des situations ; il nous regardait nous éloigner en faisant couler quelques larmes, mes amis de l'école qui étaient venus me chercher pour faire route ensemble et quelques personnes de ma rue étaient ébouriffés et se posaient des questions
« « Mais qu'est-ce qu'elle a fait ? » « Pourquoi autant de violence ? » « Sarah tu as fait quoi comme ? où t'amènent-ils ? et l'école ? Nous avons examen einh ? »
J'écoutais mes amis me parler mais que pouvais-je faire en ce moment là ? mon cœur pouvait même sortir de mon corps ; tout ce dont j'avais envie c'était de disparaitre ; plus on s'éloignait plus mon cœur lâchait ! j'apercevais mes petites sœurs se jeter à terre en pleurant... et je voyais aussi Ma'a Faby traverser la rue pour se rendre chez nous, certainement pour consoler son amie qui était ma mère avec le kongosa.
Les larmes de mes parents ne faisaient qu'augmenter la haine et la colère en moi ; la peur et l'angoisse que je ressentais en ce moment-là, ne faisaient que serrer mon cœur, penser à ce qui allait m'arriver et même où j'allais, ne me rendaient pas service au contraire, je m'étais rendu compte que ceux qui m'avaient mise au monde, ceux auxquels mon cœur pensait nuits et jours n'étaient rien d'autre que des montres, oui! mes pires cauchemars ; comment était-ce possible ? me laisser partir avec ce vieux malgré mes cris ? que comptait-il même faire avec moi ? à force de crier je m'étais épuisée ; je regardais autour de moi dans le véhicule , des inconnus qui ne m'avaient pas l'air de comprendre ce que je ressentais, papa Leo dans sa veste à trois boutons en plein soleil ne regardait même le siège arrière disons qu'il s'en fichait ; au bout de quelques minutes je l'entendais dire :
- Alors tu t'es calmé ? c'est ton père qui ne m'a pas laissé le choix ; c'est la coutume et personne n'a le droit de la contourner, j'étais patient mais il m'a pris pour un faux type, un faible, un vaut rien alors voilà où nous en sommes...
Tu seras bien traitée je te le promets, je suis un bon monsieur, d'ailleurs tu auras le temps de me connaitre, je serais toujours le papa Leo que tu as connu d'accord ?
- --- ---
- Je te comprends, j'en ai l'habitude ...
« « Il en avait l'habitude ??? donc il mariait toujours les enfants des gens sans leurs consentement ? des enfants ? » » je me disais au fond de moi...
Papa Leo parlait tellement que j'étais obligée de faire semblant de dormir pour l'arrêter ; Et pendant que j'avais les yeux fermés, je les entendais dire :
« « il nous reste 45minutes pour arriver » » « « non non 1heure maximum patron ; la route que nous avons prise est beaucoup plus longue que l'autre on devait normalement rouler 10heures mais là nous sommes à presque 11h » » « « ah oui, je ne voulais pas attirer l'attention en plus avec le moteur qui lâche déjà je devais éviter le drame » » « « patron on fera comment ? moi je ne compte pas arriver chez vous vos femmes ne sont pas si gentilles avec moi à cause de tous les services que je rends là » »
Nous avions roulé toute la journée et Il était presque 7heures du soir lorsque nous étions enfin arrivés dans une grande cour commune de 5 portes ; une dizaine d'enfants couraient à notre rencontre en criant...
- Papaaaa, papaaaaa, papa est làaaaa ; papa est làaaa
- Ok ok laissez-moi maintenant et allez prendre ce qui est dans le MATINDA, surtout faites très attention avec les deux portières gauches.. ( MATINDA c'est le surnom qu'on donne chez moi aux véhicules qui ont des multiples pannes)
J'étais descendue de la voiture et devant moi trois femmes étaient venues m'accueillir en me scrutant, devant, derrière, à gauche et à droite en souriant timidement; en dehors de ces trois femmes , une autre , d'ailleurs celle qui paressait un peu plus âgée, était restée à coté de sa marmite au feu comme si nous n'existions pas certainement la doyenne de toutes...
- Prenez- la et installez-la au lieu de la regarder comme ça ; eeeeh polline, tu ne nous as pas vu ou bien c'est toujours ton mauvais caractère que tu as à l'égard des invités(papa Leo qui s'adressait d'abord aux trois femmes qui me regardaient comme dans une musée en suite à l'autre qui était à l'écart assise à côté du feu )
- Stiuuuuuuuupsssssss ; te voir va changer quoi ? tu peux me dire ? tu penses que j'ai encore des seins pour t'allaiter toi Leo ? je dois venir accueillir un nouveau-né que ta queue fatiguée-là va encore traumatiser ? un jour je vais le couper sous ton sommeil Leo je te préviens ! provoque moi toujours je vais te le couper tu es prévenu, heha si tu ne veux pas faire tes choses là sans citer mon nom je vais te le couper et te le mettre dans la soupe... comme ça, ça sera ton pieds que tu iras enfoncer dans les sexes des petites filles que tu me ramène chaque fois ici tsiuuuuuuuppssssss ... ( sa femme qui semblait mécontent de me voir)
Je ne savais vraiment pas si elle n'était pas contente de me voir ou si c'est mon âge qui l'intriguait ; c'est vrai que j ne savais rien sur la sexualité mais je sentais quand même le danger, je savais que je n'étais pas venue en vacance, les vacances ne se font pas de la manière dont mes parents l'ont fait...
Alors Sans poursuivre la discussion, papa Leo avait pris place sur un gros morceau de bois bien taillé à la forme d'une chaise () avec une éponge, confortablement assis , il avait ouvert son sac pour prendre sa pipe...
J'étais comme dans une autre planète, il y avait des petites filles et garçons de mon âge dans cette cour certainement les enfants de papa Leo.
Les trois autres jeunes femmes m'avaient conduite à l'intérieur de l'une des maisons, et on y voyait trois matelas, une télé bossue de 24 pouces ( c'est comme ça qu'on appelle des télés anciens modèles chez moi) ; quelques marmites au coin du mur, et quelques photos des enfants accrochées au mur.
Je regardais de part et d'autre et cette maison n'avait rien à voir avec la notre ; mais pourquoi mon père se sentait obligé de me confier à une famille aussi nombreuse ? une famille où il n'y avait rien de spécial, comment pouvait-il tomber si bas ? N'arrivait-il plus à prendre soin de moi ? m'avait-il vendu ?je me posais des questions, des questions auxquelles je ne pouvais pas avoir des réponses enfin, pas encore... alors l'une des femmes m'avait secoué...
- Je t'ai posé une question non ? tu ne parles pas ?
- Einh... einh...
Sérieusement je n'avais rien entendu, je ne l'avais pas entendu me poser une question ; j'étais complètement ailleurs
- Alors tu n'es pas avec nous einh ? haha haha je t'ai posé une question mon enfant... quel âge as-tu et comment tu t'appelles ?
- Je... je... m'appelle Sarah... et j'... je... j'aurai bientôt 12 ans... (avais-je répondu)
- Je m'en doutais... en tout cas la sorcellerie de Leo fait peur même à Lucifer... 12ans ? même ma fille ainée a plus que ça weeeee han ! tout ça même pourquoi ?
l'une des deux femmes qui parlait en ouvrant mon sac d'habits)
- Tu ne l'avais pas entendu ? avant de partir il disait que Laetitia aussi était déjà bien mure et que sa place n'était plus ici, heeehaa je l'attends,hiiiinh han!! j'attends qu'il touche seulement à ma fille de 15 ans dans ses trafics d'enfants il va voir... tufi na ye (disait l'autre)
- Combien de temps vais-je rester ici ? je dois rentrer chez moi svp... je ne veux pas rester ici mes tatas, je ne veux pas changer d'école... il faut dire à papa Leo de me ramener chez moi ; et si mes parents ne sont plus en mesure de s'occuper de moi alors j'irai chez ma grande sœur... svp parlez-lui... (je parlais en pleurant sans savoir ce qui m'attendait)
- Ekiee... alors comme ça tu allais même à l'école einh? Tu veux rentrer chez toi einh ? écoute petite, la maison que tu vois là...
Elle n'avait même pas fini sa phrase que Papa Leo avait ouvert la porte en singlet et avec un pagne ; pied nu, un monsieur avec un gros ventre ... façon il transpirait on croirait qu'il venait de courir... je ne peux pas vous mentir, je le haïssais au point d'imaginer l'irréparable ; mais avec quelle force ? avec quoi ?il avait du mal à respirer certainement à cause de son gros ventre ; il s'était appuyé contre le mur et avec autorité...
- Alors ? tout va bien ici? pourquoi restez-vous enfermées dans cette pièce ? sortez !!! tout le monde est là, ils doivent faire sa connaissance ; je compte être directe dès le début... la personne qui ne sera pas d'accord avec moi, n'aura qu'à prendre la porte...
Façons ses femmes le toisaient... On était sorties de la pièce et je voyais comment ses trois femmes se dépêchaient c'était clair qu'elles avaient peur de papa Leo... arrivé dans la cour, il y avait la famille de papa Leo au complet ; tout le monde me regardait avec des grands yeux ; il y avait des enfants de tout âge confondu, d'autres qui pouvaient avoir l'âge de mes ainés ; les trois femmes que j'avais trouvé à mon arrivé étaient assises à gauche de papa Leo excepté la plus vielle qui était toujours à l'écart et moi on m'avait présenté une chaise à sa droite... alors papa Leo avait pris la parole :
- Je ne veux pas me répéter inutilement car vous savez tous pourquoi vous êtes ici... je vous avais parlé de mon petit voyage de l'autre coté de la ville, normalement c'était pour deux ou trois ans plus tard mais j'ai dû anticiper pour des raisons que moi-même je sais et à ce sujet nous étions tous d'accord !!!!!
je dois élargir ma progéniture ; voilà pourquoi selon la coutume et surtout avec nos accords avec Felix, tout est fait...
elle s'appelle Sarah, et elle va grandir ici, je vais moi-même arroser mon potager jusqu'à la consommation...
toi Sarah, les femmes que tu vois là, tu leur doit du respect exactement comme tu respectais ta mère...
Pendant qu'il parlait, tout le monde l'écoutait attentivement sans mot dire, Papa Leo faisait la loi dans sa maison ; seule la plus vielle de ses femmes s'imposait ; les autres étaient tout simplement oui et amen... au bout d'un moment son fils ainé qui était là lui avait coupé la parole en tapant sur la table...
- Papa ... donc tu m'as fait déplacer de chez moi pour que je vienne entendre ça ? papa !! est-ce que tout va bien avec toi ? elle a quoi cette fille pour t'attirer ? même si tu as un problème de libido papa ; pas avec une fille qui peut être ta petite fille voyons!! c'est quoi cette sorcellerie papa ! quand est-ce que tu vas comprendre que nous ne sommes pas au moyen-âge einh ? tu sais que je peux porter plainte contre toi ? qu'est-ce qui vous arrive toi et papa Felix ? comment peut-il faire ça à sa fille ?
Il s'était retourné vers moi en poursuivant...
- Toi !! quel âge as-tu ?
- J'aurai bientôt 12 ans tonton...
- Et tu sais pourquoi tu es ici ? es-tu consciente de ton rôle dans cette maison ?
- Non tonton ... et Je veux même rentrer chez moi... tonton remmène moi chez moi je t'en supplie je ne veux pas changer d'école (je suppliais le fils de papa Leo en pleurant)...
- Papa ramène cette fille à ses parents stp... tu peux épouser la terre entière si tu veux mais papa ait quand même un peu de dignité stp... il y a beaucoup de filles dans ce village tu ne les vois pas ? ... moi je ne suis pas d'accord...mon Dieu mais tu n'as pas honte ? (disait le fils de papa Leo très fâché)
- Donc comme ça tu veux m'apprendre à comment gérer ma maison ? qui es-tu pour me faire la morale ? je t'ai donné la vie et sache que je peux aussi te la reprendre ! tu t'amuses ? Christian tu t'amuses ? regardez-moi cet imbécile ! tu te crois arriver ?
- Papa ce n'est pas la peine de hausser la voix... sois réaliste... arrête de te voiler la face... donc cette petite fille va voir ta nudité ? mais c'est une abomination papa !!!
- Ecoutez-moi !!! tous autant que vous êtes!! je fais de ma vie ce que je veux ; l'homme ou la femme qui n'est pas d'accord, la porte est grandement ouverte ! je ne retiens personne !!
La tension montait alors Son fils ainé était parti en colère, ces autres grands enfants s'étaient également retirés, alors après ; et après Quelques minutes de silence, papa Leo s'était retiré dans la grande maison avec ses femmes et moi la réunion avait tourné au vinaigre ; c'est là maintenant que j'avais compris de quoi s'agissait-il, et pourquoi j'étais dans cette maison là ...
- Ok, je pense que nous sommes d'accord !! donc Sarah restera ici entant que ma cinquième épouse !! toi Claudia et toi Rosine vous êtes chargées de bien entretenir votre coépouse ; la nourrir, la former, surtout lui masser la poitrine comme vous savez si bien le faire essayez de booster la pousse de se seins, je ne sais pas combien de temps m'accorde encore Dieu sur terre, alors je dois en profiter, je ne veux plus attendre longtemps ; je dois profiter de tout ce que j'ai investi sur cette petite, c'est en forgeant qu'on devient forgeron ; donc plus je le ferai doucement, plus elle s'y habituera et deviendra grande ; l'âge n'est qu'un chiffre (disait-il)
- Donc comme ça Leo c'est sur un bébé que tu as décidé de jeter tes dernières vieilles gouttes non fécondes avant de mourir ? tu as même encore quelle force pour monter sur une femme ? c'est sur enfant que tu as décidé de monter ? (disait sa première femme arrêtée devant la porte)
- Polline tu fais quoi ici ? ton fils vient de partir tu peux faire pareil einh... si tu n'es pas d'accord... je suis chez moi et je fais ce que je veux ; si je ne te touche plus, ce n'est pas parce que je manque de force, mais c'est à cause de ta bouche pelele pelele là ; je n'aime pas ta façon de réagir...
- Me toucher même avec quelle main ? haha tes mains glacées là ?stiupppssss tu penses que je ressens même encore quoi ? c'est toi qui es fou en voulant te mentir avec un bébé comme celle-ci, il faut chercher vraies femmes avec ta tige déjà fatiguée et on verra si tu pourras tenir dix minutes stiuuuuupsssss si ce n'est pas cardiaque qui t'achèvera alors c'est prostate qui te clouera au sol... laisse moi einh ... tu connais bien ma male bouche alors ne me cherche même pas... Leo huuuum ... Leo hummmm ! han !!!
- Papa Leo, stp... je vais rentrer chez moi... je veux voir mes amies... je ne veux pas rester ici...
- Toi tu vas te taire enfin ! tu es ici pour le reste de ta vie ! ton père et moi avions conclu un marché et il l'a respecté... ici aussi il y a des écoles... d'ailleurs tu n'auras même plus besoin de toutes les mensonges qu'on vous raconte dans vos soit disant école ; moi je n'ai pas été à l'école je suis mort ? je me suis enrichi seulement en respectant la tradition ; chose que tu vas devoir faire toi aussi ... tu es ma femme Sarah et tu dois obéir aux ordres de ma maison si tu veux que la vie te soit facile et agréable ici... j'en ai fini...
- Huuuum un villageois comme ça... nie nie nie tout ce gros ventre rien que de l'air dedans homme sans cœur... tu montes sur une femme et c'est ton ventre qui atterri en premier sorcier... (toujours polline sa première femme qui n'était pas d'accord avec lui)
- Et toi polline continue à me manquer le respect... je vais t'apprendre !! vieille femme froide... il était sorti
- Moi quoi ? toute ma chaleur je l'ai transmise à mes enfants que j'ai malheureusement fait avec un laid type comme toi Leo... les Leos sont beaux mais toi je ne sais même pas tu es quel prototype stiuuuups viens me taper... montre moi que tu es encore un homme comme tu prétends yiiish n'importe quoi !!!
J'écoutais papa Leo se disputer avec sa première femme, mais la seule phrase était gravée dans ma tête c'etait celle que papa Leo avait dite un moment ( tu es ma femme) cette phrase rebondissait dans ma tête et j'avais réalisé que je n'étais pas entrain de rêver...alors je criais :
- Votre quoi papa Leo ??? femme ??? femme comme papa et maman ??? noooon papa Leo nooooon laisse-moi partir ;je ne veux pas faire les histoires des grands... méchant... méchant... laisse-moi rentrer chez moiiii... mamaaaan papaaaaje veux rentrer chez moi...
J'étais incontrôlable ; je pleurais, je me jetais à terre ; j'avais presque tout cassé mais c'était sans importance, toutes les femmes de papa Leo me regardaient avec des larmes aux yeux ; la plus vieille toujours sur son escarbot regardait la scène en tapant les mains... après ma petite crise j'étais à terre...
Ces femmes m'avaient soulevé et m'avaient aidé à prendre ma douche ;je m'étais laissé faire parce que je n'avais plus de force... j'avais inutilement dépensé mon énergie que j'étais complètement déshydratée ;
Effectivement Comme un nouveau-né ; ces femmes m'avaient lavé et après elles s'étaient mises à me masser avec une huile très nauséabonde et des feuilles de savane , le massage consistait à booster mon développement physique, elle tiraient mes bourgeons mammaires avec toute leur force tout en soufflant pour apaiser ma douleur ; et me retournaient pour masser mes fesses de bas en haut ; je criais de douleur mais ça ne servait à rien ; de temps en temps papa Leo venait voir le travail que faisaient ses trois femmes et disant :
- Eeeh Femmes Insistez beaucoup sur les fesses et les seins vous savez très bien que ce sont mes parties préférées je les aime grosses et douces