Moi- j'adore faire face à mes ennemies. Jeune homme vois tu, tu es dans ma base. Et dans une pièce destinée à la torture. Pour ce qui est de l'argent de ta rançon, je ne crois pas que ton père puisse payer le montant sans se ruiner donc on vas oublier ça. J'espère que mes hommes t'ont bien traité dernièrement, qu'ils te donnaient à manger et à boire.
Samuel- qu'est ce que vous voulez?
Moi- on vas encore se présenter ok? Je suis le général, chef des armées Salif Oumar Diallo. Et toi?
Il m'a regardé sans ouvrir la bouche. Je lui ai mis un violent coup de poing qui as cassé son nez.
Moi- on vas reprendre : je suis Salif Oumar Diallo général chef des armées et toi?
J'avais déjà plier le poing.
Samuel- je m'appelle Samuel Essoh.
Moi- de qui est tu le fils?
Vent.
Moi- je répète de qui est tu le fils?
J'ai encore plié le point.
Samuel- Non, non ne me frappez pas. Mon père s'appelle Essoh, Eddouard Essoh et ma mère Évangéline Essoh.
Moi- Évangéline Essoh! ce nom me semble familier. Mon fils a une amie du même nom.
Samuel- c'est ma petite soeur.
Moi- ah! Ton père c'est un brave type et ta mère une charmante femme dommage qu'ils aient mis au monde un voyou comme toi.
Je me suis levée et j'ai pris une bouteille d'eau.
Moi- je suppose que tu sais ce que je te reproche.
Samuel- oui monsieur.
Moi- super. mais je te rappelle quand même. J'ai deux femmes que j'aime le plus sur terre. Ma femme et ma fille. J'ai toujours tout fait pour qu'elles ne manquent de rien. Ma fille était jeune et innocente avec un brillant avenir devant elle. après son bac, elle allait étudier à Harvard ainsi que son frère. Elle allait devenir une grande scientifique ou un ingénieur, bref elle allait avoir une carrière brillante. Tout était planifié et puis pouf...
J'ai tapé dans mes mains une fois.
Moi- voilà Samuel qui débarque, embobine la pauvre naïve et dépose sa graine. Le pire, il a pris son innocence, quelque chose de sacré dans ma religion, quelque chose qu'elle devait offrir à son mari. Qu'est ce que tu as bien pu raconté à ma princesse pour qu'elle tombe? Pourtant elle est une fille intelligente. C'est pas comme si elle n'avait pas de prétendants. Mais pourquoi toi? Je ne comprends pas.
Il me regardait toujours.
Moi- tu n'est même pas beau je veux dire regardes moi. J'ai 50 ans c'est incroyable non? Je suis beau comme tout. Mais toi, ta tête fait peur. En plus, tu es vieux. Quel age a tu? 40? 35?
il m'a toisé.
Samuel- 28 ans.
Moi- wow! Et c'est ma fille mineur qui t'a plu? Bon peut être que je te juge mal, toi racontes moi votre histoire.
Je ne riais pas.
Samuel- je... je ne savais pas que c'était votre fille.
Moi- sinon quoi? Tu n'allais jamais approché? Donc tu pensais que c'était une fille quelconque. Ce qui veut dire que tu as l'habitude de le faire.
Samuel- non, j'aime votre fille de tout mon coeur, je n'ai jamais voulu lui faire du mal. Je n'ai jamais voulu fuir mes responsabilité. Et je suis même prêt à l'épouser.
Moi- quoi? Un chrétien et un musulman? Désolé, les mariages inter religieux ne se font pas chez nous!
Samuel- j'allais me convertir.
Moi- que du blabla. je suis un homme très réservé qui ne sort de son cocon que lorsqu'on l'a provoqué. Et tu as touché ou il ne fallait pas jeune homme, tu vas le regretter.
J'ai détaché ses mains. Et ses pieds.
Moi- j'ai faim, accompagnes moi. Lèves toi et si tu es intelligent, je te conseille de ne pas fuir.
Il s'est levé et m'a suivi. Un sergent m'a apporté mon thermos.
Moi- c'est ma femme qui a préparé pour que j'ailles avec au travail. C'est délicieux, tu vas aimer.
On nous a apporté deux plats et le nécessaire.
Moi- vas y mange. Tu ne vas pas dire que je ne t'ai pas donné à manger n'est ce pas? Mes gars te donnait à manger chaque jour et personne ne t'a touché. N'est ce pas?
Samuel- oui monsieur.
Moi- d'accord, bonne appétit.
J'ai mangé avec appétit et lui mangeait sans appétit.
Moi- c'est bon n'est ce pas?
Samuel- qu'est ce que vous me voulez.
Moi- la bouche pleine n'a pas le droit à la parole.
Quand on a fini, j'ai laissé qu'il digère.
Moi- bon on a bien mangé, maintenant, il faut passer au choses sérieuses, suis moi.
Nous sommes entrés dans la salle de boxe et j'ai demandé qu'on verrouilles de l'extérieur. J'ai retiré mon haut.
Moi- tu devrais faire pareil. J'espère que tu sais te défendre parceque je vais te cogner jusqu'à ce que tu perdes connaissance.
Il a retiré son haut et nous sommes monté sur le ring.
Au début, j'ai voulu jouer au faibles. Je devais avouer qu'il se défendait bien. Enfait, il ne faisait que se défendre et ne m'attaquait pas.
Moi- bravo mais maintenant princesse, bats toi comme un homme. Parceque, je vais marier Ray la semaine prochaine au fils d'un amie et il donneras son nom à ton fils.
C'était une blague. Mais ça a énervé le petit.
Samuel- vous êtes cruel.
Il m'en a collé plusieurs mais deux que j'ai senti.
Moi- d'accord. Tu sais, je repense à toutes les nuits ou ma femme ne dormait pas parceque Ray dérangeait son ventre, je repense à ses cris quand elle accouchait, au larmes qu'elle a versé quand on l'a enlevé. Je repense à nos insomnies quand elle était malade, je repense au sang que je lui ai plusieurs fois transféré lors de ses anémies. Je repense à ma petite princesse, qui rendait tout le monde si heureux, qui souriait tout le temps. Je pense à tout cela et puis je vois ta tête.
Ça y est, le combat, le vrai pouvait commencer.
Moi- ET JE ME RAPPELLE POURQUOI JE VEUX TE L'APLATIR.
J'ai donné un seul et il était au sol.
Moi- lèves toi fainéant.
Et encore. Je l'ai corrigé comme jamais et il avait maintenant du sang sur tout le visage. J'avais vraiment la rage. Je l'ai bien amoché avant de demander qu'on ouvre.
Moi- amenez le à l'infirmerie, je crois qu'il a un bras cassé.
Il était inconscient. Tant pis.
Et je suis rentré.
Moi- bonsoir Sahara.
sara- bonsoir bébé, tu... Ouchh! Salif, c'est quoi sur ta bouche, qui t'a fait ça?
Moi- c'est rien, ne t'en fais pas.
Sara- mais...?
Moi- J'AI DIT QUE C'EST RIEN, LAISSES MOI PASSER, J'AI DES PRIÈRES À RATRAPPER.
Elle s'est seulement poussé doucement et a levé les mains genre... " je ne suis pas là!"
Ce petit voyou allait me sentir.
( Ray)
Nous étions revenus, j'avais hâte que la semaine s'écoule parceque Mami allait être là et m'aider et du coup, j'etais plus souriante. Mais mon sourire fut de courte durée.
" avis de recherche: un jeune homme de 28 ans nommé Samuel Essoh, de teint chocolat, grand de taille. Si vous le..."
Je n'entendais plus rien. Je savais juste que c'était lui, il avait été enlevé. Je n'ai pas pu me retenir et j'ai commencé à pleurer.
- Samuel!
Papa était au salon et je m'en foutais pas mal. Il m'a pris dans ses bras sans me poser de questions et c'était bizarre.
Et s'il était mort? Mon enfant serait orphelin avant même de naitre.
Pourquoi tant d'injustice?
Quand je me suis calmée, je suis montée dormir, je n'avais pas d'appétit. Et je n'étais qu'au début de mes surprises. Au tout début. Deux jours plus tard, alors que nous étions tous comme à l'accoutumée assis au salon entrain de regarder le journal même si je n'étais pas dans mon assiette, une autre nouvelle est tombée.
" le jeune homme porté disparu Samuel Essoh aurais été absent parcequ'il se trouve actuellement en prison. Rendu coupable pour détournement de mineur, le père de la victime aurait décidé de porter plainte contre lui et le jeune homme, n'ayant pas été enlevé, serait plutôt dans une prison actuellement..."
Et j'ai regardé papa. Mes larmes ont commencés à couler. J'avais oublier qu'il était l'un de plus grands stratèges du pays. Comment avais je pu imaginer qu'il ne saurait rien?
Moi- tu le savais? Papa, tu le savais.
Maman ne comprenait rien.
Papa- oui, et c'est moi qui l'ai fait enfermé.
Moi- comment as tu pu être aussi cruel papa? Comment?
Maman- Rayhan, ne parles pas de la sorte à ton père!
Moi- Quel père? Un homme sans coeur?
Papa- il t'a déshonoré.
Moi- qu'est ce que tu en sais? Oui je suis enceinte, était une raison pour faire cela comme s'il était un vulgaire criminel, juste à cause de ton statut?
Maman nous regardait ébahie.
Maman- Aziz, montes avec ton frère en haut et demandes aux employés de se retirer.
Et la porte se ferma, nous laissant à trois dans la pièce insonorisée.
Moi- tu n'es qu'un égoïste sans coeur.
Papa- tu es aveuglé par ce que tu crois être l'amour.
Moi- je ne crois pas...
Maman- VOS GUEULES TOUS LES DEUX!
Maman avait les yeux rouges et des larmes coulaient.
Maman- donc dans ma propre maison, il y a une situation aussi grave et personne ne m'en informe, comme si je ne comptais pas. Tu es vraiment enceinte Rayhan?
Je n'ai rien dit et c'est une gifle que j'ai reçu.
Maman- RÉPONDS MOI!
Moi- oui.
Maman- Et toi Salif tu étais au courant mais tu ne m'as rien dit.
Papa- Sa...
Maman- ne dis pas mon prénom.
Elle se tourna vers moi.
Maman- donc tu es vraiment enceinte.
Et elle me mit une autre gifle, puis d'autres.
Maman- avec tous les efforts que j'ai fourni pour que tu aies une bonne éducation, que tu ne manques de rien.
Et elle continuait.
Moi- je suis désolée ma...
Maman- ne m'appelles pas maman, tu m'as souillé.
Papa- sara arrêtes, calmes toi.
Maman- oses poser ta main sur moi Oumar et je quittes cette maison pour ne plus jamais revenir. Tu as agis comme tu voulais non? C'est aussi ma fille donc n'interfère pas sinon, je partirais à jamais.
Papa savait que cette fois, ce n'était pas des menaces en l'air donc, il a laissé qu'elle me batte jusqu'à ce qu'elle se fatigue.
Maman- et retires cette plainte contre ce garcon parceque ta fille n'est pas si innocente.
Papa- jamais.
Maman- je ne te demandes pas.
Papa- personne ne me donnes les ordres donc je répètes jamais. Et si tu tentes quoi que ce soit, tu verras qui est l'homme dans cette maison.
Maman- je le ferais sortir.
Papa- tu ne... Rayhan sors d'ici.
Moi- je n'irais nul part Il se tourna vers maman.
Papa- tu vois? Tu vois l'éducation que tu as donné à cette enfant? Je n'ai même pas d'autorité sur elle.
Maman- c'est facile de dire cela hein? Comme s'il s'agissait de ma fille seule. Et toi qu'as tu fait? Peux tu accomplir mes tâches? Peux tu être homme au foyer et travailler? Tu es juste bon à te mettre sur ton pied d'escale et donner des ordres. A part cela que peux tu Oumar? Rien Oumar, tu ne peux rien. Et tu ne vaux rien tu n'es qu'un égoïste.
Il a levé la main et allait gifler maman mais s'est retenu à temps.
Maman- quoi? Quoi Oumar? Tu voulais me frapper? Vas y, oui vas y. De toutes façons, tu n'es qu'un lache, un égoïste.
Papa- respectes moi Sahara je ne suis pas ton égal. Tu a tendance à oublier qui je suis. Respectes moi.
Sara- Sinon quoi? Sinon quoi?
Papa- sinon, tu verras de moi un côté que tu n'as jamais vu.
Maman- ah bon! Et qu'est ce que tu ne m'as pas encore montré? Vas y, montre moi ce côté. De toutes façons, je ferais sortir ce jeune homme que tu le veuilles ou pas.
Papa- oses me défier sahara et tu saura qui commande ici.
Ils se sont défiés du regard. Ce jour ils avaient dans leurs yeux, une nuance de haine et c'est à ce moment entre eux, tout a commencé à dégénérer.
...