-Johanne : Parce que c'est trop tard. Ca va changer quoi ? Je savais dans quoi je me lançais avant de le faire. Matias ne va pas s'en tirer comme ça. Il a attaqué la mauvaise personne je vais riposter et je te jure qu'il va le regretter.
-Fred : tu parles de quoi ? Je te demande de régler un problème et tu veux en créer un autre ? Tu vas riposter quoi ? Tu te crois à la guerre ?
-Johanne : c'est mon foyer, mon époux, je sais ce que je vais faire.
-Fred : je pense que tu dois dire la vérité, le rest...
Au même moment Juliette fit son entrée.
-Maman Juliette : Frédérique tu es satisfaite maintenant ? Je te dis que si Johanne perd son mari tu auras affaire à moi
-Frédérique : moi je viens faire quoi dans l'histoire de Johanne et son mari ? En quoi c'est de ma faute ?
-Maman : C'est de ta faute parce que tu as tout dit à ton père.
-Fred : Et toi quand tu m'as fait venir ici pour me confronter à ton beau-fils, c'était quoi le but ? Ça s'est retourné contre vous c'est tout. Maman tu es injuste envers moi. Je n'ai rien de mal. Au lieu de chercher à connaitre comment et pourquoi ta fille n'est pas enceinte de son mari, c'est sur moi que tu rejettes le blâme ?
Face à Frédérique pour la première fois Juliette battu en retraite. Elle était déstabilisée par la nouvelle concernant la grossesse de Johanne mais n'osait pas la confronter. Elle repartie s'assoir dans le salon. Elle avait vraiment l'air abattu et sa tristesse était visible.
Lorsqu'Henri vit sa grand-mère revenir de la chambre de sa mère et sa tante, dans sa tête d'enfant il comprit qu'elle était triste et voulut alors la réconforter comme sa maman le faisait pour lui lorsqu'il avait du chagrin.
-Henri : Mamie, tu es triste ? Faut pas pleurer ca va aller.
Il s'approcha d'elle pour lui faire un câlin mais elle repoussa violement
-Maman Juliette : fou moi le camp.
Henri retomba sur ses fesses. Il se mit à pleurer de douleur mais aussi d'incompréhension.
***
Frédérique avait été alertée par les cris de son fils. Elle le trouva assis par terre en face de sa mère et su immédiatement qu'elle y était pour quelque chose.
-Frédérique : Henri, Henri c'est quoi ? Maman c'est comment ?
Elle le souleva et le consola quand il fut en mesure de parler elle lui demanda à nouveau.
Entre deux sanglots il eut une seule réponse
-Henri : c'est Mamie
Frédérique entra dans une colère noire.
-Fred : comment tu peux taper mon enfant ?
-Maman : je ne l'ai pas tapé je l'ai juste poussé
-Fred : même si. Tu n'as pas le droit de lever la main sur mon fils je te l'interdit que ce soit la première et la dernière fois. Je m'en fou de ce qu'il a bien pu te faire.
-Maman : Frédérique ne me parle pas comme ça je suis ta mère
-Fred : Et moi je suis la mère d'Henri, donc je ne te permets pas. Avec moi tu peux faire tes choses là parce que je suis ta filles mais ne fait pas ça avec mon fils, je dis non. (À Johanne qui avait été alerté par les cris) Tu diras à papa que je suis partie.
***
Encore dans le taxi qui la menait au club de natation Frédérique n'arrivait pas à contenir sa colère. Comment sa mère avait pu ? Mais Henri lui, il allait déjà beaucoup mieux, une fois arrivée à la piscine il avait retrouvé ses petits copains et pataugeait dans l'eau sous l'œil aguerri du maître-nageur. Elle s'installa à sa table favorite, elle était en retrait par rapport aux autres qui était plus près de la piscine, elle prit son cocktail favori et ouvrit son livre. Elle avait besoin de se changer les idées mais surtout profiter du moment de répit.
Lorsqu'elle entendu la première fois « Frédérique » elle décida de ne pas sortir sa tête de son livre, il y avait beaucoup de Frédérique, ça devait être l'un des parents qui criaient après un garçon indélicat. Puis elle senti une ombre devant elle leva la tête.
-Fred : Elidja ?
-Eli : Bonjour Frédérique, tu as l'air surpris de me voir. Ça va ?
-Fred : oui ca va, bien sur que je suis surprise.
-Eli : je peux m'assoir ?
-Fred : Assied toi
-Elidja : je t'ai vu de loin mais je n'étais pas sur alors je me suis approché. J'espère que je te dérange pas.
-Fred : ( en fermant son bouquin) non non rassure toi
Elidja la sentait quelque peu perturbée et il avait vu juste. C'était la premières fois que Frédérique et lui se rencontraient hors des murs de l'entreprise et elle avait l'impression de le découvrir. Sa première impression fut qu'il lui parut très grand, c'est vrai il dépassait le 1m80. Lorsqu'il s'assit en face d'elle, elle le trouva très viril. Il avait des larges épaules et des biceps mis en évidence grâce à un polo à manches courtes. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas trouvé un homme aussi attrayant.
-Fred : tu as l'air diffèrent, ca te change du costume.
Elidja compris que c'était compliment alors il sourit et la remercia avant de commander un verre.
-Fred : mais qu'est que tu fais là ?
-Eli : j'accompagne mon fils, il fait les cours ici, c'est le jeune homme au bonnet jaune là
-Fred : ahh ok, je le vois
-Eli : et toi ? qu'est ce que tu fais ici ?
-Fred : Pareil, j'accompagne mon fils
-Eli : c'est lequel
-Fred : celui au bonnet rouge chez les plus petits
-Eli : ( en montrant du doigt) celui là
-Fred : non, l'autre, le métisse ( Elle se mit à sourire) je n'ai pas la tête à l'emploi hein ? la fille typique qui sort avec le touriste blanc et lui fait un enfant
-Eli : (visiblement gêné) mais non qu'est-ce que tu vas cherchez là.
-Fred : Henri est né en Angleterre. tu comprends qu'au kilomètre carré il y avait plus d'homme blanc que noir. Je suis partie pour des études et je suis revenu avec lui. Ça n'a pas plu à ma mère bien sûr mais je regrette pas.
-Eli : et son père ?
-Fred : J'ai plus de nouvelle. Il n'a jamais voulu entendre parler d'Henri alors je fais pareil. (pour changer de sujet) Mais c'est la première fois que je te vois ici.
-Eli : oui parce c'est sa maman qui le dépose et moi je le récupère à la fin. On fait une garde alternée je le prends les week-ends, mais en ce moment il vit avec moi donc je le dépose et le récupère. Mais en partant je t'ai vu.
Apres s'être expliqué pourquoi et comment ils se retrouvaient là, ils discutèrent de tout et de rien. Entre autre de leur enfants, leur amis, leur boulot...
Ils n'avaient pas vu le temps passer. A la fin du cours, Elidja invita Frédérique et son fils au restaurant. Elle accepta sans hésitation. Elle avait perçu une certaine sagesse chez Elidja alors elle finit par lui expliquer le problème qu'elle vivait avec ses sœurs principalement la relation à trois avec Matias. A la fin du récit, Elidja lui posa une question
-Eli : Elles ont quel âge ?
-Fred : l'aînée à 30 ans mais la plus petite a 26 ans.
-Eli : ah d'accord. Honnêtement je ne vois pas ou est le problème
-Fred : (très surprise) pardon ?
-Eli : je me suis mal exprimé, en fait je voulais dire que je ne vois pas où est ton problème ? ce sont des femmes adultes pourquoi c'est toi qui doit porter ce poids sur tes épaules ? je comprends pas. Pourquoi tu en fait un problème personnelle ?
-Fred : mais parce que ce sont mes sœurs et je dois être là pour elle
-Eli : toi aussi tu es leur sœur est ce qu'elles s'investissent autant pour toi ? je suppose que non. Attention je ne te dis pas de les abandonner mais tu dois savoir que tu ne peux pas sauver le monde. Je crois que tu dois te détacher de tout ça, prendre tes distances et laissez chacune assumer ses responsabilités. Ce sont des adultes et en agissant ainsi malheureusement tu ne les aide pas. il faut que tu arrêtes de penser que c'est ton problème, parce que ce n'est pas le cas.
Les paroles d'Elidja avaient du bon sens, tout ça devenait compliqué à vivre au quotidien. Il devenait urgent de trouver une solution.
Apres avoir bien discuté pour les uns et bien mangé pour les autres (Henri) ils quittèrent le restaurant vers 20h. Fred se sentait bien, même si la journée avait mal commencée elle se terminait plutôt bien. Elidja les déposa à la maison.
Fred descendit du véhicule avec son fils dans les bras et fit le tour de la voiture pour parler à Elidja
-Fred : merci Eli pour le restaurant et la soirée c'était vraiment sympa
-Eli : c'est moi qui te remercie, on se voit lundi au bureau
-Fred : ok ca marche Aurevoir Elidja
-Henri : ( en agitant la main) Aurevoir Elidja
-Fred : Ehhhhh c'est ton ami ?
-Henri : pardon maman, Aurevoir tonton Elidja
-Eli : kiakiakia, Au revoir bonhomme, Prend soin de vous Fred
Il démarra et parti avec son fils. Henri et sa mère montaient les escaliers. Une discussion s'imposait
-Maman : Henri je t'ai dit quoi ? Les grandes personnes tu ne dois pas les appeler par leur prénom
-Henri : Je sais maman, j'avais oublié. je vais plus recommencer, c'est parce que je suis fatigué, j'ai beaucoup nagé, j'ai beaucoup mangé.
Il parlait en faisant des grandes gestes ce qui amusait sa mère. Mais elle perdit le sourire lorsqu'elle arriva devant sa porte. Malgré la pénombre, elle arrivait à distinguer clairement cette silhouette qu'elle connaissait très bien. Qu'est ce qu'elle faisait là ?
-Fred : tu fais quoi là ? En plus avec des bagages ?
...