C'est la raison pour laquelle elle décida de partir avant le retour de Frédérique. Elle prit un autre chemin que celui qu'elle empruntait d'habitude mais dû attendre Matias un bon bout de temps avant qu'il ne se pointe. Si seulement elle avait su que Fred l'avait vu.
Ils allèrent dans un restaurant ou ils avaient leurs petites habitudes, un coin assez discret. A peine installé que Julie ré-ouvrit le débat
- Julie : Matias on n'a pas fini de parler la dernière fois
-Matias : je sais c'est la raison pour laquelle on est là non
-Julie : alors je t'écoute
-Matias : mangeons d'abord moi j'ai faim et on discutera plus tard.
Ils passèrent tout l'après-midi ensemble, à prendre du bon temps, je vous passe les détails.
Ce n'est que sur le chemin du retour que le débat fut repris ou il avait été arrêté.
-Matias : Ecoute Julie c'est pas facile pour moi tout ca. Commençons d'abord par ce que je te propose.
-Julie : Matias j'ai eu 30 ans il y'a deux mois, je ne vais pas attendre plus longtemps, je veux un enfant maintenant sinon on arrête tout ca. J'en ai marre.
-Matias : je te comprends, tu veux un enfant ok pas de problème mais tu fais comment pour t'en occuper ? C'est Frederique qui va encore en avoir la charge ?
-Julie : tu racontes quoi même ? c'est avec Frederique que je couche ? non mais tu es sérieux là ? Tu veux me dire que tu es incapable de prendre tes responsabilités ?
-Matias : ce n'est pas ce que je dis. Comprends juste que je serais limité dans l'éducation de cet enfant, comment je ferais pour le voir ?
-Julie : c'est simple, tu me prends un appartement ou tu pourras venir quand tu veux. Je te le dis tout le temps mais tu ne veux toujours pas le faire.
-Matias : c'est pas que je ne veux pas le faire, c'est juste que c'est trop risqué. Tu diras quoi à tes parents ? tu ne travailles pas mais tu vis de quoi ? ils sauront qu'un homme t'héberge et tells que je les connais ils voudront me voir, tu vois que c'est pas possible, allons à Lambaréné.
-Julie : écoute moi je ne veux plus continuer comme ca. Je me suis toujours sacrifiée pour toi, j'accepte même les pires humiliations, je crois qu'en retour je mérite un peu de bonheur. Si tu es incapable de me le rendre en retour c'est mieux que tout ca s'arrete là au moins j'aurais pas gâché ma vie pour rien
-Matias : attend ne te fache laisse moi bien t'expliquer. Samedi dernier je te disais qu'on m'a affecté à Lambaréné, c'est un marché de 3 ans. La bas je vais passer toute la semaine et je rentrerais à Libreville les week-end ici. Je te propose qu'on parte ensemble. C'est la première étape avant de parler d'enfant
-Julie : Bon elle, elle dit quoi ?
-Matias : Elle ne dit rien c'est moi qui gère, toi tu dis quoi ?
-Julie : je vais réfléchir
-Matias : réfléchit pas trop je commence le boulot la bas dans 3 semaines mais la maison est déjà disponible, on aménage quand tu veux.
-Julie : ok on ira
***
Lorsqu'il l'a déposa devant le portail, il était 22h 48 elle croyait trouver la maison endormi mais Frédérique l'attendait de pied ferme. Elle était partagée entre tristesse, colère et incompréhension.
-Julie : ohhhh Tu ne dors pas, bonsoir
-Frederique : je t'attendais
Elle vit que les yeux de sa sœur crachaient des éclairs, une explication s'imposait
-Julie : attend Fred je vais tout t'expliquer
-Fred : je t'écoute
-Julie : Faut m'excuser mais je ne suis pas prête pour travailler, ton problème c'est que tu veux trop me trouver des boulots, quand je serais prête j'irais moi-même chercher du boulot respect ca et laiss...
-Fred : je m'en fou de l'entretien, Julie tu couches avec Matias ?
Sur le coup elle ne su quoi repondre, elle était tellement surprise.
-Julie : qui t'a dit ca ? c'est quoi ces questions ?
-Fred : personne ne m'a dit je vous ai vu vous embrasser au carrefour. Julie mais qu'est ce qui ne va pas avec toi ? Tu as pensé à Johanne ? à Maman ? mais comment tu as pu avec tous les hommes qui sont dans la ville.
-Julie : je savais encore Johanne, maman mais qui pense à moi ? Dans votre famille là je suis seule. Johanne a pris la mère toi tu as pris le père et moi je suis avec qui ?
-Fred : Julie tu ne peux pas parler comme ca. Tu sais très bien que ce que tu racontes là est faux. Si maman a toujours préféré Johanne papa, lui n'a jamais fait de différence entre nous.
-Julie : ahh oui ? et il était ou quand maman m'a foutu à la porte. Il disait quoi ? « laisse Julie je vais reglé ca » il a reglé quoi ? Il m'a cherché ? il était ou ?
-Fred : et c'est parce que maman t'a chassé et papa t'a pas defendu que tu te donne le droit de sortir avec Matias ? Maman t'a envoyé la bas pour aider Johanne pas pour lui prendre son époux.
-Julie : Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, c'est pas maman qui m'a envoyé là bas. Elle m'a foutu à la porte, j'ai dormi 4 mois à la rue et Dieu seul sait ce que j'ai vecu. Je dormais dans une voiture abandonnée à la merci des bandit, j'ai fini par me choper une pneumonie. J'ai terminé à l'hopital avec une infection pulmonaire. J'ai appelé maman parce que je ne pouvait pas payer les frais. Tu sais ce qu'elle m'a dit ? « Va demander de l'aide à ceux qui t'ont rendu malade ». Ta fille est entrain de mourir à l'hopital c'est tout ce que tu trouves à dire.
-Fred : c'est pas ca le débat
-Julie : laisse-moi terminer. C'est justement ca le débat. On m'a mis hors de l'hôpital, je n'avais pas d'argent je dormais devant l'hôpital jusqu'au soir ou Matias qui venait rendre visite à son collègue m'a vu. Il ne comprenait pas ce que faisais là, je lui ai tout expliqué. il m'a soigné. Ensuite quand j'étais guérit il m'a emmené chez lui, il a pris soin de moi et il a inventé l'histoire il avait besoin de moi pour les enfants mais c'est faux, c'est lui qui a pris soin de moi. Je lui dois ma vie, sans lui je serais morte. C'est la première personne qui a pris soin de moi. Personne ne connait mon histoire, vous ne me connaissez pas. Vous étiez ou ? En Angleterre entrain de prendre du bon temps aux frais de vos parents. Donc ne parle pas de ce que tu ne connais pas
Elle ne pouvait plus retenir ses larmes qui déferlaient sur ses joues. Frédérique était partagée. Elle ne connaissait effectivement pas cette version de l'histoire. Elle voyait beaucoup de tristesse dans les yeux de sa grande-sœur mais aussi énormément de détermination.
-Fred : Julie stp ne fait pas ca. Arrete cette relation je t'en supplie, Matias c'est ton beau-frère.
-Julie : Frederique je n'ai rien à perdre. Maman, Johanne, papa ? je les ai déjà perdu. Toi je sais que tu as un bon cœur même si tu ne me comprends pas, tu finiras par me pardonner un jour.
***
Les jours suivants étaient difficiles pour Frederique. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. Elle aime à penser qu'elle pouvait regler cette situation sans que ca n'éclate en scandale. Chaque fois qu'elle pouvait Fred essayait de ramener sa sœur à la raison. Au bout d'une semaine de pression Julie finit par lui dire qu'elle avait besoin de prendre du recul, elle partirait à Lambaréné avec une amie histoire s'éloigner de Libreville. Frédérique était contente tant qu'elle était loin de Matias ça lui allait. Si seulement elle savait.
Un matin après le départ de Julie, Fred trouva la voiture de Johanne garée juste devant chez elle. Son cœur se mit à battre la chamade. Qu'est ce qu'elle faisait là ? Elle lui fit signe de monter
-Johanne : c'est moi qui te dépose au travail ce matin
-Fred : qu'est ce que tu fais chez moi à 7h du matin et pourquoi tu m'as pas appelé ?
-Johanne : je voulais te parler
-Fred : Tu ne me connais que tu as des problèmes, je t'écoute.
-Johanne : il s'agit de Matias, je sais que tu ne connais pas les joies du mariage mais parfois tu fais preuve de bon sens, j'avais besoin de parler à quelqu'un j'ai pensé à toi.
Au début de cette conversation, Frederique était un peu stressé mais finalement elle se dit Julie est partie donc le reste devient gérable.
-Fred : qu'est ce qui se passe ?
-Johanne : ca va plus avec Matias, je ne sais plus quoi faire. Depuis mon retour on ne sait pas retrouvé. On a jamais retrouvé cette symbiose qu'on avait avant. Honnêtement je ne sais plus quoi faire. J'ai tout essayé mais rien n'y fait, j'ai l'impression qu'il m'en veut pour une chose que j'ignore.
-Fred : tu es sure qu'il ne sait pas ce qui s'est passé à Brighton ?
-Johanne : il sait rien, on était deux là-bas, si tu n'as rien dit alors il ne sait rien.
-Fred : j'ai rien dit.
-Johanne : et il y a deux jours il m'a dit qu'on l'a affecté et il m'a même pas demandé de venir avec lui. Je ne sais même pas si je suis concerné par ca.
-Fred : et je suppose que tu ne lui a pas dit que tu voulait venir ?
-Johanne : il n'a manifesté aucun intérêt pourquoi je lui aurait demandé alors ?
-Fred : pourquoi alors tu viens m'en parler ? Même avec ton époux tu es orgueilleuse, tu le prends de haut mais qui vas-tu respecter ? L'orgueil n'apporte rien de bon. Encore moins dans un couple. Change de comportement Johanne pour ton propre bien. Va voir ton mari parle avec lui remets toi en question vous allez trouver une solution.
-Johanne : C'est lui qui a tort et c'est à moi d'aller m'excuser. ça fait 2 ans qu'on a plus d'intimité parce que monsieur crée la distance et c'est encore à moi de m'excuser.
-Fred : est-ce que tu aimes ton mari Johanne?
-Johanne : Bien sur que oui et tu sais ce que j'ai fait par amour pour lui
-Fred : alors vas le voir, parlez, et change de comportement tu n'es pas facile à vivre
-Johanne : c'est reparti, le même discours
-Fred : en tout cas c'est toi qui vois
-Johanne : tout compte fait tu as raison j'irai parler avec lui
-Fred : au moins tu n'es pas bête, mais c'est dans quelle ville que vous partez ?
-Johanne : à Lambarené et je n'ai pas encore décidé si je le suis ou pas.
-Fred : Lambarené !
Ehh merde, Fred venait de comprendre chez qui et pourquoi Julie était partie
Ca devenait compliqué pour Frédérique. Que doit- elle faire ?