Johanne était la dernière fille de ses parents mais la préférée de sa mère qui la citait comme un modèle de réussite. Elle avait fait de longue étude, elle avait un bon boulot, un bon mari et de beaux enfants. Que demander de plus ? Juliette passait sa vie à comparer ses enfants. Le classement était le suivant : la première était Johanne sa chouchoute, ensuite Frédérique celle qu'on pouvait encore sauver et enfin Julie malheureusement son homonyme et sa plus grande déception. Avec le temps, cette attitude avait affecté la relation entre les filles. La configuration familiale était Johanne versus Fred et Julie et dans tous les cas la victoire revenait toujours à Johanne, normal quand l'arbitre était Juliette.
Ce jour-là un événement avait une fois de plus perturbé Julie, elle en avait déprimé tout le dimanche. Apres avoir manger toutes les filles aidaient leur mère à la cuisine partagée entre le rangement et la vaisselle.
-Maman Juliette : alors Johanne c'est pour quand l'accouchement ? Tu devrais venir ici pour que je m'occupe de toi au moment venu
-Johanne : c'est pour avril, il y a encore trois d'attente je viendrais en mars si Matias est d'accord
-Maman : pourquoi il ne serait pas d'accord ?
-Johanne : ahh tu sais qu'il ne s'en sort pas quand il est seul avec les enfants
-Maman : mais Julie pourrait t'aider
-Johanne : ahh oui c'est vrai, elle va aller rester la bas le temps que je rentre à la maison, en plus en ce moment elle fait rien
-Julie : arrêtez de parler de moi comme si je n'étais pas là. Et puis je n'irais pas garder tes enfants
-Johanne : pourquoi ? qu'est ce qui t'occupe en ce moment ? Pour mes deux enfants tu es bien parti les garder non ?
-Julie : donc parce que j'ai gardé tes deux premiers enfants je suis obligé de garder le troisième ? Et tu sais pourquoi je l'ai gardé c'est parce que tu étais à l'étranger et que maman m'avait forcé. Même Fred chez qui je vis a une nounou et m'appelle quand elle veut que garde Henri et toi parce que je t'ai aidé une fois tu crois que je suis ta nounou
-Johanne : mais tu t'emportes pourquoi ? si c'est l'argent je vais te payer
-Julie : Johanne ne t'amuse pas avec moi
-Johanne : Julie faut arrêtez d'être aigri c'est pas de ma faute si tu es célibataire
Frédérique ne pouvant plus se retenir dû intervenir
-Frédérique : Johanne qu'est ce qui ne va pas chez toi ? Pourquoi tu es impoli comme ça ? Julie est ta grande sœur contrôle toi un peu. Qu'est ce qui te prend pour parler comme ca aux gens en plus tu hausses même le ton. Je te rappelle que tu es la plus petite ici et tu dois du respect à tout le monde, si ta mère ne te le dis pas moi je te le rappelle.
- Johanne : en tout cas, n'y a que la vérité qui blesse.
- Julie : laisse là Fred, ne te fatigue même pas. Et puis pour ton information j'ai un copain
-Johanne : à 30 ans, alléluia et on peut savoir qui est cet homme? ou bien il n'existe pas, ca m'a l'air fictif tout ca kiakiakiakia.
-Julie : Je n'ai rien à prouver à personne
-Maman : arrêtez moi ce débat stérile.
Julie qui une fois de plus se senti vexée alla sur la terrasse. Elle y trouva Matias le mari de Johanne avec qui elle commença à discuter. Johanne arriva par la suite.
-Johanne : Bébé il faut trouver à Julie un de tes collègues célibataire parce que là ca va pas du tout elle vient de s'inventer un copain fictif kiakiakia
Contrairement à ce qu'elle s'imaginait cette blague n'amusa pas Matias, elle a plutôt suscité l'effet contraire.
-Matias : pourquoi tu aimes mépriser les gens particulièrement tes sœurs ? Pourquoi tu te prends pour le nombril du monde ? qu'est ce que tu gagnes à agir comme ca ? Respecte les gens Johanne. Tu t'amuses des situations de tes sœurs mais qu'est qui te fais croire que tout ça est définitif ? Tu peux être mariée aujourd'hui et célibataire demain, comme Julie qui est célibataire aujourd'hui pourra se marier demain.
-Johanne : qu'est-ce que cela sous-entend le " Tu peux être mariée aujourd'hui et célibataire demain" ?
-Matias : respecte tes sœurs Johanne ! et grandi.
Malgré le fait que son beau-frère l'ai défendu elle en avait gros sur le cœur. Julie se sentait humiliée et plus qu'autre chose c'était le silence de sa mère qui la peinait le plus.
Julie était un mélange de sensibilité et d'insouciance avec une touche d' inconscience. Depuis leur tendre enfance Fred avait ressenti le besoin de la protéger mais aussi de la booster. De l'encourager car avec le temps elle avait fini par prendre pour vérité comptant les propos de sa mère qui ne lui disait jamais rien de positif.
Ce matin encore elle allait faire une nouvelle tentative
- Fred: Julie rappelle-toi c'est aujourd'hui que tu as rendez-vous pour ton entretient
- Julie: quel entretient?
- Frédéric : mais l'entretien d'embauche, j ai négocié avec le responsable du département d'audit, ils cherchent une secrétaire je lui ai donné ton dossier.
Julie venait de se souvenir de cet entretien sa soeur lui en avait parlé il y a une semaine
- Fred: c'est à 10 h fait un effort stp, c'est une bonne opportunité
.
En allant déposer son fils à la maternelle ce matin-là Frederique savait déjà que sa sœur ne se présentait pas à l'entretien d'embauche. Ce n'était pas la première fois que Fred ce décarcassait pour lui trouver un boulot et quelle ne prenait même pas la peine de se rendre au rendez-vous.
A la Pause de midi ses soupçons se confirmèrent lorsqu' Elijah le responsable du département audit vint lui annoncé personnellement que sa soeur n était pas venu il avait donc dfasse à l'urgence embauché une autre personne. Il avait l'air embarrassé mais Fred le rassurait, il avait fait de son mieux, c était sa sœur le problème.
Lorsqu'elle prenait son repas, sa collegue et copine Adele vint la trouver
-Adèle : il te voulait quoi Elidja?
- Fred : me dire que Julie ne s est pas présenté à l entretien
-Adèle : Sérieux? Mais ta soeur la est comment? c'est toi qui l encourage, toujours là à lui trouver des opportunités qu'elle gaspille.
- Fred: je l'encourage comment? Quand ton couteau te blesse est ce que tu le jette?
-Adèle : c est quoi ces métaphore à deux balles? Julie n est pas ton couteau et s'il faut suivre ta logique elle est le couteau de votre mère qui n a pas hésité à la jeter donc de grâce ...
- fred: c'est compliqué ...
-Adèle : Bref laissons Julie. Attend tu veux me dire qu' Eli est venu jusqu'au département comptabilité dans ton bureau pour te dire ca?
- fred: oui
-Adèle : ma co il est amoureux
- fred: Kiakiakia tu vas chercher ca ou?
-Adèle : ca se voit qu'il a un faible pour toi. Tout le monde le voit sauf toi. Depuis l'an dernier il te fait les beaux yeux tu joues au aveugle. Je ne sais pas ce que tu lui reproches, il est beau intelligent et surtout célibataire, une qualité rare de nos jours. Sais-tu au moins que l'autre côté la bas toutes les filles le calcule et toi tu joues à l indifférente
-fred: j ai pas la tête à ca Adèle.
-Adèle : ma belle Henri a 3 ans, à un moment donné il va falloir passer à autre choses
-Fred : je sais mais laissons tomber.
Le reste de la journée s'est déroulée sans incident majeur. En rentrant à la maison, Frédérique trouva Frida et son fils mais pas Julie
-Fred : elle est ou Julie ?
-Frida : elle vient de partir vous ne l'avez pas croisé en route elle disait qu'elle faisait un tour rapide au carrefour
-Fred : elle a du passer par la route du haut
A peine avait-il vu sa mère qu'il commenca ses caprices, cet après-midi-là Henri voulait manger le pain au chocolat. Fred finit par céder si ça pouvait lui apporté la paix. Ils sortirent ensemble, Frédérique et Henri accompagnait Frida au carrefour ou ils achèteraient le fameux sandwich. A peine arrivé au carrefour, Ils aperçurent Julie qui semblait attendre un taxi, sais lui faire signe ils entrèrent dans la boutique. C'est en ressortant que le drame se produisit.
Frederique vit une voiture se garer à côté de sa sœur. Une voiture qui lui semblait très familière. Elle comprit qu'il s'agissait de la voiture de Matias quand elle vit Julie monter dans la voiture et échanger un langoureux baiser au conducteur en guise de bonjour.
Elle n'en croyait pas ses yeux, elle voulut se convaincre qu'elle avait mal vu quand la voix de Frida l'interpella.
-Frida : Madame, ils sortent ensemble, je ne savais pas comment vous le dire.
-Fred : quoi ?
Son beau-frere, le mari de sa petite sœur sortait avec sa grande-sœur.
Seigneur