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Le lendemain, j'avais le cœur qui tambourinait dans ma poitrine. Je savais pas pourquoi, mais l'idée de revoir Léa, de continuer à creuser ce truc entre nous, ça me foutait dans un état. J'avais préparé Emma, on était prêts à se rendre au parc, comme d'habitude.
Et là, je l'ai vue, assise sur le même banc, un sourire qui illuminait son visage. Putain, elle était belle. J'ai pas pu m'empêcher de sourire en retour.
"Salut", qu'elle a dit, et j'ai su que c'était foutu.
"Hey", j'ai répondu, un peu trop enthousiaste peut-être.
On s'est assis côte à côte, et on a commencé à parler. De tout et de rien, encore une fois. De nos boulot, de nos familles, de nos rêves. Elle m'a parlé de son boulot dans une galerie d'art, de son amour pour la peinture. J'ai raconté comment Valentina et moi, on s'était rencontrés au collège, comment on avait vécu tout ça ensemble.
On a parlé pendant des heures, comme si le temps s'était arrêté autour de nous. Les rires d'Emma en arrière-plan, ça ajoutait un truc, comme une mélodie de fond à notre conversation. J'avais l'impression que je pouvais lui dire n'importe quoi, comme si elle comprenait, même les trucs les plus tarés.
À un moment, elle a fini par me poser des questions plus personnelles. "Pourquoi tu t'appelles Lorenzo ? C'est un nom rare."
J'ai ri, un peu gêné. "C'est à cause de mon grand-père. Il était italien, et mes parents ont voulu lui rendre hommage."
Elle a souri. "C'est joli. C'est quoi ton truc préféré à faire avec Emma ?"
Ça m'a fait réfléchir un instant. "Probablement les ballades en voiture. On écoute de la musique, on chante à tue-tête. C'est comme si on était dans notre petit monde."
Elle a hoché la tête. "J'imagine que ça doit être important pour elle, d'avoir ces moments-là avec toi."
Je l'ai regardée dans les yeux, et j'ai vu quelque chose, une lueur de compréhension. Comme si elle savait ce que c'était, d'avoir besoin de ces moments pour se sentir vivant.
On a parlé de nos endroits préférés, de nos rêves de voyage, de tout ce qui nous passait par la tête. C'était comme si chaque question, chaque réponse, ça construisait un pont entre nous. Comme si on apprenait à se connaître dans toute notre complexité.
Finalement, elle a soupiré. "Je devrais peut-être y aller, j'ai un truc à faire cet après-midi."
J'ai souri, un peu déçu que notre conversation doive se terminer. "On se revoit ?"
Elle a hoché la tête, son sourire revenant. "Ouais, ça me plairait."
On s'est levés, et j'ai regardé Emma courir vers moi, les joues rosies par l'effort. Léa a regardé Emma, puis elle a relevé les yeux vers moi. "T'as une belle fille, Lorenzo."
J'ai souri, touché par le compliment. "Ouais, elle est ma petite lueur d'espoir."
Elle a hoché la tête, comme si elle comprenait. "Alors, à bientôt, toi et ta lueur d'espoir."
On s'est dit au revoir, et je l'ai regardée s'éloigner. Putain, j'avais l'impression que quelque chose était en train de se passer entre nous, quelque chose de fort. Et j'étais prêt à voir où ça allait nous mener, à découvrir ce que l'avenir avait en réserve pour nous.