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La vie, elle a cette putain de manie de nous surprendre quand on s'y attend le moins. J'avais pas prévu de rencontrer quelqu'un, surtout pas maintenant. J'étais encore en train de me débattre avec tout ce merdier, de trouver un équilibre entre le boulot et être père.
Mais le destin, il en avait décidé autrement. Un jour, pendant qu'Emma et moi, on se baladait au parc, j'ai levé les yeux et je l'ai vue. Elle, assise sur un banc, son regard plongé dans un livre. Les cheveux dans le vent, une lueur de concentration dans ses yeux. Elle était là, comme une énigme que je n'avais pas prévu de résoudre.
Je me suis pas arrêté tout de suite. J'ai continué à pousser la poussette d'Emma, essayant de ne pas la fixer. Mais putain, c'était comme si elle avait ce putain de magnétisme qui m'attirait. Et puis, je l'ai entendue rire, un rire léger, comme une mélodie. Je pouvais pas m'en empêcher, j'ai tourné la tête vers elle, et nos regards se sont croisés.
Elle a souri, un sourire qui m'a frappé comme une putain de claque dans la gueule. J'ai souri en retour, comme un idiot, et c'est à ce moment-là que j'ai su que j'étais foutu. Elle s'est levée, a ramassé son sac, et elle s'est approchée de nous. J'ai senti mon cœur battre la chamade, comme si c'était la première fois que je ressentais ça depuis des années.
"Elle est adorable", qu'elle a dit en désignant Emma. J'ai balbutié un truc, je sais même pas quoi, et on a commencé à parler. Son nom, c'était Léa. Elle avait ce truc, tu sais, ce truc qui fait que t'as envie d'en savoir plus, de plonger dans son monde.
On a parlé de bouquins, de films, de tout et de rien. J'ai raconté des trucs sur Valentina, sur Emma, et elle écoutait, attentive. Mais chaque fois que je posais des questions sur elle, elle esquivait, changeait de sujet. C'était comme si elle gardait une partie d'elle-même cachée, et ça m'intriguait putain de trop.
Alors j'ai insisté un peu plus. "Allez, tu peux pas me laisser en plan comme ça. Dis-moi un truc sur toi."
Elle a soupiré, puis elle a esquissé un sourire en coin. "D'accord, tu m'as eu. J'ai un faible pour les vieilles comédies romantiques. Tu sais, les trucs cucul mais tellement réconfortants."
J'ai ri. "Genre Pretty Woman et tout ça ?"
Elle a hoché la tête, un rire léger dans sa voix. "Ouais, exactement. J'ai un côté fleur bleue, même si je le cache bien."
C'était la première fois que je la voyais vraiment sourire, comme si elle avait enfin relâché cette réserve qui la caractérisait. J'ai trouvé ça putain de génial, comme si on venait de franchir une étape, même si c'était juste une petite.
On a marché ensemble dans le parc, Emma à côté de nous, et c'était comme si tout s'emboîtait parfaitement. Les rires d'Emma, le sourire de Léa, tout ça, ça faisait partie d'un putain de puzzle que je pensais avoir perdu.
Je pouvais pas m'empêcher de penser à elle, même après qu'elle soit repartie. J'ai pris son numéro, parce que c'était comme si j'avais besoin de garder un lien avec ce putain de sentiment de légèreté qu'elle m'avait donné.
Alors ouais, la vie, elle avait décidé de me surprendre, de mettre Léa sur mon chemin. Et je me suis rendu compte que parfois, les surprises, elles sont les bienvenues, même si on n'est pas sûr d'être prêt à les affronter.