- Restez là à rêvasser. Moi je vais dormir dit Eude en dépassant Belphanie. - Bonne nuit à toi mon chéri dit Afou à son enfant. Belphanie ta nourriture est... - Non je n'ai pas faim maman. Je vais aussi me coucher. - Si je comprends bien, le couple a festoyer ce soir avant qu'il ne se sépare. Belphanie ne dit rien et continue son chemin après avoir lorgner sa sœur. Une fois dans chambre, elle se jette dans son lit et prend son appareil pour appeler Yanick. Ils parlent pendant quelques minutes et décident de se dire bonne nuit. Avant qu'elle ne dépose son appareil, elle reçut un autre appel.
Elle lut sur l'écran le nom de son amie Annie. - Annie tu es bien rentrée ? - Oui et toi ? - Bien aussi. Tes parents ne t'ont pas grondé j'espère ? - Non du tout pas. Bien au contraire, ils étaient contents pour que je sorte un de ces jours de la maison. Tu me connais mieux pour savoir que je ne fais que m'enfermer dans ma chambre à part aller au cour. - D'accord je t'appellerai souvent pour qu'on sorte ensemble. - Cela me fera plaisir ma chérie. J'ai aimé ce moment que nous avons passé avec ton Yanick et son ami Fred. - Son ami Fred qui devient ton Fred. - Quoi ? Que dis-tu ? Non ça jamais. - Tu penses que je ne te vous voyais pas Annie ? - Détrompes-toi. Et d'ailleurs, je ne sais pas pourquoi je te laisse baratiner à mon sujet. Bonne nuit à toi. Annie coupe immédiatement l'appel sans que Belphanie ait pu dire quelque chose. Cette dernière sourit à la manie de son amie. Elle va prendre une douche et s'en dors après avoir repassé sa soirée. Là-bas, dans son lit, Annie souriait et souriait à nouveau tel un enfant qui avait vu la chose la plus merveilleuse de sa vie. Elle se remémore les discussions échangées et autre. Elle comprit qu'en réalité, la vie fait dénicher certaine partie de son essence qu'elle cache au sein des hommes. Annie était bien dans sa famille mais elle n'avait pas pour autant vu la grandeur de cette joie qui l'animait ce soir. D'où venait cette réjouissance aussi grosse qu'une montagne ? Est-ce ces blagues qui débouchaient ici et là, de la bouche des garçons ? Est-ce un jour spécial pour elle ? Elle ne saurait le dire. Mais tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle était heureuse et souhaitait ardemment que ces moments se renouvèlent chaque semaine. C'est dans ce souhait chaud qu'elle sombre dans son sommeil pour rejoindre le monde de l'inconscient et des rêves. Et cette inhalation se réalisa car Belphanie se rendait à son rendez-vous avec Annie chez Yanick et bien sûr à d'autre endroit où ils passaient des moments de jeunesse. Et pendant un mois, les relations se sont ligaturées et des réflexions sur l'avenir se posent. Des décisions sont prises et les quatre amis formaient un groupe d'étude. Ce soir d'un samedi au soleil ardent et chaud, Yanick et Fred étaient déjà à la demeure de Belphanie pour leur programme de groupe d'étude. Après avoir installé ces amis dans la véranda d'étude, Belphanie se rendit dans sa chambre pour prendre les nécessaires. Pendant ce temps, Cybèle sortit de la chambre pour une petite promenade dans la grande et vaste maison. Elle constata la présence de personnes sous la véranda et alla voir ce qui se passait. - Encore toi ici ? Que fais-tu ? D'ailleurs pourquoi ici ? - Mais mademoiselle au moins un bonsoir dit Fred qui ne reste pas certains caprices des filles dépassent les limites. - Et qui es-tu pour me demander un bonsoir dans ma propre maison ? - Bonsoir à toi alors. Tu n'as qu'à demander à ta grande sœur qui vient. - Cybèle dégage d'ici. Nous voulons travailler. - Mon œil gauche. Je m'en vais. - Bon vent à vous dit Fred en riant. - Ne faites pas attention à ma petite acariâtre. - Apparemment, elle ne m'aime pas depuis ce jour depuis notre rencontre dit Yannick. - Ne t'en fais pas Yanick. Elle est comme ça. Mais Annie que faisais-tu dépuis ? - Excusez-moi les amis. J'ai dormi sans le savoir. - D'accord pour qu'on accepte ton excuse, tu dirigeras la séance aujourd'hui. - Il n'est pas de problème. Suivez-moi très bien car je ne vais pas répéter ce que je dirai. Les quatre amis se mirent à travailler farouchement. Ils stoppent leur travail à dix-huit heures trente comme convenu. Belphanie apporte le goûter et ils mangent ensemble dans leur ionosphère joyeuse. Quelques minutes plus tard, Belphanie tire la main de Yanick et l'entraîne par la petite porte de la maison. Elle l'amène dans une chambre qu'elle toque pour marquer sa présence avant d'entrer. Yanick était abasourdit et se demandait ce que voulait fait son ami. La curiosité fut satisfaite en même temps quand il vit en face de lui, le père de Belphanie qui avait ses yeux dans un ordinateur. - Papa tu es là ? Je viens te présenter quelqu'un. - C'est qui ? demanda le père tout en ayant ses yeux dans son ordinateur. - Voici Yanick c'est celui avec qui je partage mes sentiments. Je voulais que tu sois la première personne à le connaître. Quand le père entendit cela, il fut intrigué et relève la tête pour voir la personne en question. Yanick avait son cœur qui battait gravement la chamade. Il était partagé entre l'espoir et l'inquiétude. Des doutes commencent pas naître en lui car il ne savait pas exactement ce que pensera le père de sa conjointe par rapport à leur relation. Il se mit à l'évidence quand Alphonse vociféra sur lui en disant : - Donc c'est toi qui court derrière ma fille n'est-ce pas ? Vous les jeunes d'aujourd'hui, vous n'avez rien à faire que de détourner les filles de leur bon chemin par vos mensonges et autre. Pourquoi as-tu choisis ma fille ? Qui es-tu pour s'approcher d'elle ? Belphanie et Yanick ne s'en revenaient pas. Non ils ne pensaient pas que le père allait réagit ainsi. La plus marrante en tout cela, c'est Belphanie qui ne comprenait pas ce caractère cinglant de son père. Elle avait méconnu son père qu'elle aime tant ne serait-ce qu'en ces quelques minutes. Comment il pouvait changer en une fraction de seconde ? Yanick s'était un peu préparé pour recevoir un pareil reproche si un jour, les présentations étaient faites. Mais le degré de cette mise en garde et cette colère qui figurait dans les kyrielles de Alphonse étaient si forte qu'on aurait cru à la visite d'un démon. Le jeune transpirait abondement. Belphanie ne comprenant plus la tournure des choses décide de prendre la parole : - Mais papa... - Je le sais ma fille. Alors Yanick c'est bien ça ? Met toi à l'aise car je blaguais. Prends place s'il te plaît. Le corps du jeune eut un soulagement immense qui le rassure d'être parmi les vivants. Belphanie poussa un grand soupire et se laisse choir dans un divan non loin de bureau de son père. Elle attrape sa tête avec ses deux mains. - Papa mon Dieu tu m'as faite un drôle de peur. - Je suis désolé. Yanick tu n'étais pas dans le même monde que Belphanie ? - Si je l'étais mais en commençant à m'intéresser à Belphanie, je m'étais déjà dit que cela viendra un jour ou l'autre monsieur. - Qu'est-ce qui t'a poussé à penser et se dire tout ça ? - Tout est claire comme l'eau de roche monsieur. C'est une absurdité que Belphanie accepte partager ses sentiments avec moi vu nos côtés de vie diamétralement opposés. Mais le cœur a certaine visions que l'homme même ne peut comprendre. C'est une hardiesse voir même orgueilleux que je dise à une personne que Belphanie soit mon amie. - Jeune homme les actions du cœur se produisent sans tenir compte de leur entourage encore moins de leur statut de vie. Je ne sais pas ce que ma fille a trouvé de spécial en toi et je ne sais non plus par quelle magie tu es parvenu à conquérir son cœur. Je ne serai pas pour ce fait la plante épineuse qui poussera au travers votre chemin des sentiments. Tout ce que je vous demande est la patience et l'assurance de votre avenir. Je suis ravi de faire ta connaissance Yanick et rend heureuse ma fille. - Merci monsieur je suis aussi enchanté de vous connaître. Nous allons demander à partir pour que vous puissiez continuer votre travail. - Merci et bonne chance à vous. Belphanie se lève et va donner un bisou à son père avant de prendre la main de Yanick pour sortir. Alphonse sourit au coin de ses lèvres en regardant les jeunes qui viennent de quitter son champ de vision. Dehors, Belphanie s'éclata d'un fou rire tout en courant. Yanick la suivit immédiatement pour la rattraper car il savait profondément que c'était de lui elle se moquait. Ils rejoignent Annie et Fred qui étaient dans un dialogue tendu et serein. Belphanie et Yanick n'avaient pas remarqué cela car ils étaient tellement emportés par leur situation. Machinalement, ils firent leur sac et chacun prit le départ vers sa maison. Belphanie avait raccompagné sa copine après avoir donné un bisou à sa moitié sous le regard un peu gêné de Fred et de son acolyte Annie. Le travail continuait avec le rythme aux jours et heures convenus. Un dimanche, jour du repos que Belphanie et ses amis ont jugé bon de rester chez eux afin de mettre au propre leur accoutrement, Yanick se délassait confortablement sous son arbre de confidence. Ils pensaient à sa famille et à son avenir. Il était dans ses pensées quand....................... Un dimanche, jour du repos que Belphanie et ses amis ont jugé bon de rester chez eux afin de mettre au propre leur accoutrement, Yanick se délassait confortablement sous son arbre de confidence. Ils pensaient à sa famille et à son avenir. Il était dans ses pensées quand une mignonne fille, farouchement habillée telle une déesse se dirigeait à pas lent vers lui. Il regardait cette sublime jeune fille croyant que c'était son âme sœur mais plus cette dernière s'avance, plus il s'édifiait que ce n'était Belphanie. Il regardait avec un regard abasourdit. - Salut Yanick comment tu vas ? - Bonsoir à vous. Je vais bien et vous ? - Je vais bien. Puis-je me joindre à toi ? - Si ça ne vous dérange pas. -Merci. Tu as un bon endroit de repos. - Merci mais je ne vous connais pas mais par contre vous si. - Oui c'est vrai. Comment ne pas connaître le nom de ce bel homme qui enivre les cœurs des filles dans ce quartier. Je suis dans ce quartier et je te vois souvent. - A bon ? C'est bien mais c'est bizarre que je ne vous ai jamais rencontrée. - C'est vrai je ne sors pas trop. Aujourd'hui j'ai décidé de me détendre en marchant un peu. Et par hasard, je suis tombée sur toi. Donc si je comprends bien c'est ici tu restes puis tu opères tes cibles que tu abats par des yeux brillants comme tu viens de me faire. - Je ne vous comprends pas. Je n'opère personne et je ne bâts aucune fille par mes yeux marrons et non brillant comme vous prétendez le dire. - Ho ce n'est pas la guerre Yanick. Je papote seulement avec toi. - Tant mieux à cet effet. - Mais Yanick tu peux me tutoyer car j'aime bien ça. Un silence s'abat sous ce manguier qui était animé par les kyrielles provoquantes de la jeune fille. Cette dernière voyant que son voisin était quelqu'un de réservé, chercha une autre stratégie pour le faire parler un peu. Une idée la vint et elle ne tarda pas à la balancer. - Yanick tu n'es pas gentille comme les filles le prétendent dans ce quartier. Je suis venue à toi et il a fallu que je te demande si je pouvais m'assoir avant que tu ne me le dises. Maintenant tu veux que je te dise de m'apporter de l'eau car tu ne l'as pas fait. C'est pourtant une tradition cruciale dans notre cher et bel continent. - Bon sang. D'ailleurs comment tu t'appelles au juste ? - Tu le sauras au moment opportun. Maintenant tu me donnes de l'eau à boire ? - Hé bien mademoiselle sans non, je te l'apporte avec plaisir. - Merci bien Yanick. Yanick laisse tomber son portable sur la natte et va à la recherche de l'eau. Il ne restait que la jeune fille seule qui ne tarda pas à prendre le portable et commença par le manipuler. Pendant qu'elle le faisait, l'appareil commença par sonner. C'était Belphanie qui appelle. Quand la jeune fille vit le nom sur le l'écran du portable, elle sourit et se dis tout bas « et voilà que la demoiselle se jette dans la guée du loup ». Elle décroche l'appel et entendit à l'autre bout de la ligne : - Bonsoir Yanick. J'espère que tu es à la maison ? Je viens car je meurs d'envie de te voir. - Désolé mademoiselle car il est en train de prendre sa douche. - Et qui est vous pour prendre les appels de son appareil ? - Vous ne tarderai pas à le savoir ma chère Belphanie.