- Parlant de ça papa ne serait-il pas mieux que maman revienne à la maison proposa Pamphile tout en fixant son père. - Pamphile ta mère est partie de son propre gré. Je ne vais en aucun cas la supplier de revenir. - Je dis à ça car si elle était là notre famille sera complète. Elle s'occupera de nous vu que nous n'avions plus de maman chérie car elle a succombé à la bête noire il y quatre mois. - Pamphile fin de discussion. Belphanie arrêta immédiatement de manger après avoir entendu les derniers propos de son grand frère. Elle regarde son grand frère et son père. Elle dépose sa cueilleur en disant : - Je n'ai plus faim. Faites-moi signe quand vous aurez finir de manger. Je viendrai débarrasser la table. Elle partit sous le regard et le silence de toute la famille. Elle était triste subitement. Une rafale de larme inonda ses yeux qu'elle tripote pour refouler ses pleurs. Elle monte à sa chambre et se coucha tout doucement sur son lit bien trappé. Une tristesse l'envahit et elle frémissait d'angoisse. D'où vient toute cette souffrance ? Les propos de Pamphile qui sonnaient en elle tel l'écho des vallées, la rappellent sa pauvre mère qui avait passé la vie à trépas il y quelques mois. En effet, Pamphile et Eude étaient.............. Belphanie arrêta immédiatement de manger après avoir entendu les derniers propos de son grand frère. Elle regarde son grand frère et son père. Elle dépose sa cueilleur en disant : - Je n'ai plus faim. Faite moi signe quand vous aurez finir de manger. Je viendrai débarrasser la table. Elle partit sous le regard et le silence de toute la famille. Elle était triste subitement. Une rafale de larme inonda ses yeux qu'elle tripote pour refouler ses pleurs. Elle monte à sa chambre et se coucha tout doucement sur son lit bien trappé. Une tristesse l'envahit et elle frémissait d'angoisse. D'où vient toute cette souffrance ? Les propos de Pamphile qui sonnaient en elle tel l'écho des vallées la rappellent sa pauvre mère qui avait passé la vie à trépas il y quelques mois. En effet, Pamphile et Eude étaient d'une même mère, Belphanie et Cybèle en avaient la leure. Alphonse s'était remarié quand il a su que les visions de sa première femme étaient disparates des siennes. Des mésententes et rancunes naissaient chaque jour surtout après la naissance de Eude. Le couple sentant que la situation ne s'améliorait point, décide de suivre le chemin qui convenait à chaque partenaire. La mère de Pamphile et de Eude quitte la maison pour se donner corps et âme dans les rencontre des femmes des cadres dans les salons de coiffure, les buvettes, les boîtes de nuit et autre. Alphonse, dans son chagrin d'amour, tomba sur la mère de Belphanie et de Cybèle qui avaient les qualités requises d'une femme au foyer. Douce, tendre, respectueuse et gentille, elle était d'une beauté splendide. Ses filles avaient hérité leur beauté de leur mère surtout Belphanie qui rayonne même dans la nuit. Alphonse succomba immédiatement sous le charme de Ana qu'il épousa sans tarder. L'arrivée de Ana dans la maison avait comblé le vide qu'avait laissé sa première femme. Ana s'occupait très bien de Pamphile et de Eude comme s'ils étaient ses enfants même si ceux-ci ne la facilitaient pas la tâche. Tout était propre dans la maison et Alphonse était au ange quand il entre dans sa demeur. La vie était belle pour lui et quelques mois plus tard, Ana accoucha Belphanie. Une immense joie l'écumait. La fierté ne faisait qu'augmenter et sa première femme étaient jalouse de voir son mari qui prospère toujours et encore. Elle sut par la suite que ce développent étaient le fruit du bon ménage d'une femme. La belle vie d'un homme marié réside dans le ménage de sa femme. Il est la source de sa joie et de ses peines, de son réconfort et de sa faiblesse. C'est pourquoi la noble mission d'une femme pour son époux est l'assurance du ménage bien fait......... Alors son mari prospère ici et là car il est épaulé par la chair de sa chair et l'os de son os. C'est ainsi qu'Alphonse se sentait comblé d'une joie incommensurable jusqu'à la naissance de Cybèle qui grandissait tout comme sa grande sœur Belphanie. Ana et Alphonse se donnaient ardemment dans leur activité chacun. Ana était l'ajointe directrice d'une entreprise crée par une femme. Elle se donnait à fond dans son travail vu qu'une partie des désirs d'Alphonse était comblée : ses filles qui désirait tant avoir sont enfin là. Tout allait avec une belle aisance grâce à la disponibilité de Ana qui assurait tant bien que mal son ménage et son travail. Elle était courageuse et on ne peut se douter que Belphanie était une cellule de Ana. Car sa fille avait presque les mêmes caractères. Le bonheur était là, la vie était rose jusqu'au jour où un soir, Ana était trop prise au service. Un courrier devrait partir le soir même. Elle était astreinte de le finir avant de rentrer. C'est après avoir pris une heure de plus sur ces heures de repos qu'elle réussit à achever le travail. Elle s'engouffre dans sa voiture après avoir donné le courrier à la directrice et s'empresse de vite rentrer pour satisfaire sa famille. Elle s'engage dans la rue et un peu pressée, elle appuis plus sur l'accélérateur ce qui n'était point de ses habitudes. Elle devrait s'engager dans la dernière ruelle qui l'amenait directement à la maison quand brusquement, un camion sortit de nulle part en trance d'une vitesse excessive. Ana appuya sur le frein mais qui hélas ne prenait pas. Elle réessaie une fois, deux fois mais rien. Le chauffeur de l'autre côté tenta d'éviter l'embuscade en freinant mais il n'arrivait plus à contrôler son camion. Ce dernier rentra en collusion avec la voiture de Ana qui fit quatre tonneaux. Les urgences furent appelées immédiatement et quelques minutes après, elles étaient déjà sur place. Ana fut transférée dans l'hôpital mais malheureusement, elle ne survécu point. Les docteurs avaient fait de leur mieux pour la faire sortir du danger mais c'était trop tard car Ana était trop atteinte par un grand choc à la tête. Alphonse n'avait pu digérer cela. La mort venant de prendre la chose qu'il aime le plus dans sa vie. Et pendant un mois, il demeurait dans son mutisme pour faire son deuil. Que des jours ont passé mais il ne put oublier l'image de sa très chère Ana. Il pleurait tel un enfant. Belphanie était la plus abattue de tous. Elle avait fait des jours sans manger si sortir de sa chambre. Elle pleurait à point fermé des jours et des nuits. Sa sœur c'était retrouvée un peu tôt et essayait de réconforter sa grande sœur mais elle ne put apaiser la douleur qui la flagellait. Leur père, les camarades, les parents en firent de même mais elle était désappointée par le départ inopiné de sa mère. C'est un jour qu'elle décide de sortit au grand étonnement de tous. Elle se mit à faire le ménage comme le faisait sa mère. Depuis ce jour, elle oubliait peu à peu la mort de sa mère mais ce soir, Pamphile avait remué le couteau dans la plaie quand il évoqua l'existence de leur mère. Tout le passé prit place en son âme et ce soir encore, elle pleure sa défunte mère qui était si douce et aimable envers elle. Elle réécoutait les conseils qu'elle lui prodiguait et plus l'image de sa mère surgissait dans ses pensées, plus elle frémissait sur son lit. L'absence de sa génitrice l'éreintait et consumait son courage............ C'est dans sa souffrance qu'elle sombra dans le sommeil. Elle fut réveillée par l'alarme de sa chambre. Elle jette un coup d'œil sur sa montrer et se rend compte qu'il était cinq heure du matin. Machinalement, elle se lève et se met à faire le ménage. Elle fit le petite déjeuné et à six heure, tout était prêt. Et comme d'habitude, toute la famille se trouve à table. Elle prenait le petit déjeuné dans un silence opaque. Quand le père de la famille finit, il dit : - Belphanie merci pour ce petit déjeuné. - Je t'en prie papa. - Bonne journée à vous les enfants. - Merci papa répondirent tous au tour de la table. Belphanie alla au cours toute inquiète pour le mari de Adjou, leur domestique. Elle pensait qu'elle sera là avant qu'elle n'aille au cours mais Adjou ne faisait aucun signe de vie. L'état triste de Belphanie s'affichait sur son visage et son amie Annie s'en a aperçu. Celle-ci se rapproche d'elle pour lui demander la cause de cette mine. - Bonjour ma chérie. - Bonjour Annie. Bien réveillé ? - Oui mais toi je parie que non avec ta sale mine qui te rend laide. Tu as quoi ce matin ? - Je pense c'est tout. - Ou bien tu me caches quelque chose ? Tu es sûre que tu ne penses pas à un mec comme Ricardo ? - Cesse de radoter je pense à l'état de santé du mari de notre domestique Adjou. - Bon c'est bien mais sache que lorsqu'on parle du loup, on voit sa queue. Rico vient et moi je me sauve pour te laisser. - S'il te plaît ne me laisse pas seule avec lui. Je t'en supplie reste avec moi. - Non je pars ma chérie bonne chance. Le concerné venait dans une marche élémentaire et rassurée. En effet, Ricardo est un élève de la série G qui tournait depuis longtemps au tour de Belphanie dans le but de conquérir son cœur. Mais Belphanie ne laisse rien entrevoir car elle ne ressentait rien à l'égard de son prétendant. Elle avait noté un caractère orgueilleux dans le comportement de Ricardo. Et ce côté ne plaisait point la jeune fille. Elle décide de ne pas se laisser aller dans le tourbillon de l'amour car ce côté qu'a ce garçon ne la convenait pas. Mais Ricardo est loin de reconnaître que Belphanie ne taille point d'importance à lui. Il dormait sous l'arbre de l'espérance tout en priant pour qu'elle tourne son regard lumineux vers lui. Il ne perdait de temps à l'aborder quand il la rencontre. Et ce matin, c'était une occasion pour lui. - Bonjour à la rose qui fait chavirer mon cœur. - Hum bonjour répondit timidement Belphanie. - Je peux savoir quand tu arrêteras cela ? - Arrêter quoi ? - Ta moue, ta timidité que tu fais quand tu me vois. - Hum quoi ? Moi je ne fais rien. - Si tu le fais et je ne comprends pas. C'est un crime de te dire ce que je ressens pour toi ? - Non ce n'est pas un crime. Juste que je n'ai pas ma tête pour ces trucs d'amour. Je ne suis pas encore prête à souffrir. - Qui t'a dite qu'aimer c'est souffrir ? - Rien n'est étonnant de voir ce domaine dérivé dans l'inconscience de nous les jeunes d'aujourd'hui. On n'essaie pas en amour et c'est justement ce que tu me demandes de faire. Essayer n'est pas un verbe propice pour l'amour. C'est un verbe à risque. - Je vais espérer... - Non n'espère pas car je ne suis pas sûre de m'engager dans un domaine dont j'ignore l'issu. Bon la sirène vient de sonner je vais en classe. Ricardo resta dubitatif suit au propos de Belphanie. La fille elle-même n'en revenait pas à croire que c'est elle qui a versé ses mots au garçon qui ne cessait de tourner autour d'elle. Le prétendant venait de comprendre que sa cible n'est pas une proie facile qu'on pourra consommer à belle dent. Nombreuses sont les relations qui....................... Ricardo resta dubitatif suit au propos de Belphanie. La fille elle-même n'en revenait pas à croire que c'est elle qui a versé ses mots au garçon qui ne cessait de tourner autour d'elle. Le prétendant venait de comprendre que sa cible n'est pas une proie facile qu'on pourra consommer à belle dent. Nombreuses sont les relations qui naissaient sans savoir ce qu'elles en deviendront dans le futur. Des relations sans vision se lient mais dépourvues d'objectifs. Alors on consomme la communion charnelle des corps et fait sa jeunesse. Au final, on se laisse au sort d'une autre personne qui prendra comme femme ou mari. Lequel mari ou laquelle femme dénué de ces substances de chasteté ou de virginité. Une relation amoureuse sans vision est une relation déliquescente, une relation qui s'essaie pour réussir est une relation vouée à l'échec et qui laisse sans doute sur le cœur des partenaires des cicatrices regrettables. On ne s'engage pas dans une relation amoureuse pour jouer mais pour se ligaturer avec une corde appelée le vrai amour qui présage un avenir meilleur. Dans le cas échéant, on sort vaincu de la bataille de l'amour et on souffre des pleurs de douleur. Alors la croyance en amour se dissipe des cœurs. On devient l'agonie de l'amour. Voir même le premier ennemie de l'amour.......... Il est l'heure et les élèves sortent de leur classe. Belphanie avait hâte à vite rentrer pour retrouver Adjou. Après avoir déposé son sac une fois dans sa chambre, elle alla dans la cuisine et retrouva Adjou qui se vaguait dans son ménage. - Bonjour Adjou comment va la santé de votre mari ? - Sa santé va mieux ma fille répondit tout doucement la domestique. - Je ne suis pas sûre car votre réponse n'éclaircit pas réellement sa situation. Il y a quoi ? - C'est compliqué ma fille. - D'accord j'arrive pour vous aider et à la fin, nous irons ensemble le voir. - Mais Belphanie... - N'essayez même pas de m'en dissuader. Belphanie partit sans permettre à la domestique de parler. Celle-ci reste bouche bée par la réaction de la jeune fille. Elle revient quelques minutes après et comme elle l'avait promise, elle aida la domestique à faire la cuisine. A la fin, elles se rendirent au domicile de Adjou. Belphanie entre dans la chambre et vit le mari de leur domestique. Un coup de cœur lui transperça tout le corps en voyant un homme d'un âge avancé qui était coucher dans un lit fait à base de bambou. Belphanie se rapproche de lui et tout doucement, elle lui parla. - Bonjour papa comment vous allez ? - Je remercie Dieu ma fille tant que je ne fais pas partir des hommes du royaume des morts, je me sentirai mieux. A qui ai-je l'honneur. - C'est la fille de mon patron répondit Adjou. - Que tu es belle c'est vraiment gentil de ta part dit le mari de Adjou en toussant faiblement. - Je suis venue avec votre femme pour prendre de vous nouvelle moi-même car elle m'a dit que vous alliez mieux. Mais je n'étais pas édifiée et je n'avais pas tort car vous ne vous sentez pas bien. - Ho ma fille je me sens bien ne t'inquiète pas. Je respire et mange c'est ça l'essentiel. Ne te fais pas trop de soucis comme mon fils Yanick. Au même moment, la porte s'ouvrit et Yanick entra dans le salon. Il fut surpris de voir Belphanie qu'il a reconnue immédiatement. Il sourit quand il vit qu'elle était prête de son père. Il consulta le visage des trois personnes avant de les saluer et demander d'après de son père. - Papa et ta santé ? - Je vais bien moi. Toi et la demoiselle que voici vous vous faites trop de soucis pour moi. - Ne vous inquiétez pas pour lui les enfants dit Adjou. Je vais t'apporter ta tisane. Adjou se dirigea vers l'arrière cours. Yanick l'emboite le pas pour aller s'échanger dans sa chambre car il revenait des cours. Quand il revient des cours, Belphanie le fixe avec ses yeux de velours et lui dit. - S'il te plaît Yanick pouvons-nous parler ? - D'accord. Ils sortirent de la chambre pour se réfugier sous le manguier qui était dans la vaste cours de la maison. Yanick se demandait ce que Belphanie avait de si important à lui dire. Il la suivait quand même jusqu'à l'arbre. - Ecoute Yanick tes parents ne veulent pas me dire la vérité c'est pourquoi je t'ai tiré ici seul pour que tu me dises ce dont souffre ton père. - Pourquoi t'intéresses-tu autant à la santé de mon père. - Parce que je ne suis pas contente de voir ta mère angoissée chaque jour en travaillant. Hier tu es venu la chercher et pour la première fois, je l'ai vue très angoissée. Maintenant il souffre de quoi ? Yanick baise son visage et inconsciemment, des larmes commencent par couler. En effet, son père souffrait d'un mal de cœur et de tension. Ses deux maux le rendent faible chaque jour qui naît. Il y avait de cela deux ans, il était capable de se tenir debout et de faire les travaux les plus laborieux pour nourrir sa famille. Mais un beau jour seulement, sa force se ternit telle la savane consumée par le feu...... Yanick était dans ses pleurs inconscients en fixant le sol quand une main de Belphanie effleure sa joue pour essuyer ses larmes. Il revient à la réalité suite au touché de la jeune fille. Il profite pour s'essuyer les larmes lui-même en détournant le visage. Il se sentait honteux de laisser couler ses larmes devant une fille. C'était un caractère qui démolit sa statut d'homme selon lui. - Yanick je te comprends mais si tu ne me parles pas je ne peux aider ton père. - Mon père a depuis un an de problème de cœur et de tension. Mes efforts et ceux de ma mère ont été vains. Nous essayons de rendre stable sa santé mais hélas nos revenues financières ne nous permettaient pas de lui procurer toute l'ordonnance. Nous prenons ce que nos sous nous permettent de lui prendre. Alors que pour qu'il se retrouve, il faudra la contribution de tous les produits inscrits sur l'ordonnance. - Va prendre l'ordonnance et vient, nous irons chercher le reste des produits. - Ma c'est couteux, nous ne... - Oui je le sais. Amène l'ordonnance. - Ecoute si tu le fais parce que ton frère m'a renversé avec la voiture... - Yanick inutile de perdre le temps car chaque seconde qui passe sans que ton père n'ait la totalité de ses produits l'appelle vers le royaume des ténèbres. Alors va cherchez l'ordonnance s'il te plaît pour ne pas perdre plus de temps. Yanick avait senti une grande détermination dans ses propos de Belphanie et il se résigne à aller chercher l'ordonnance. Il ne cessait de se demander les raisons pour lesquelles cette fille réagissait ainsi. Il cherchait à savoir s'il y avait encore dans ce monde ces genres de personne qui se soucient de leur prochain. La vie de maintenant a pris des détours qui métamorphosent les âmes des gens. Ce derniers, victimes de cet acte réagissent d'une façon différente, une manière étrange à eux-mêmes. Au cours des années que l'homme traverse, il est effleuré par une floraison d'épreuves qui déterminent son être à chacune de leur fin. C'est pourquoi l'on constate avec regret une personne qui était douce, attentionnée et aimable qui dévient une peste vorace qui fait des ravages de tous genres parce que, un quelconque effet l'a influencée et détournée et son chemin d'antan. La vie s'en fout bien de l'homme. Elle le touche et l'entraîne à sa guise pour assouvir sa faim et sa soif d'usurpateur... Yanick revient quelques minutes après en tenant dans ses mains l'ordonnance. Toujours anxieux dans ses pensées, il chercha à dissuader à nouveau Belphanie qui le stoppa et l'ordonna d'aller à la pharmacie pour s'en procurer les produits restants. Il trouva cela amusant, la manière dont elle lui donnait des ordres. Et pour animer la galanterie, il demanda : - Mais de qui me viennent ces chauds ordres ? - Je m'appelle Belphanie. Tu peux m'appeler Belpha ou Phanie. - Je préfère l'entièreté de ton prénom car l'abréviation n'est de mon genre. - Tant mieux. La suite du chemin et le retour se fit dans le calme. Le soleil brandissait ses rayons même si la journée était sur le point de terminer. Le brouhaha des véhicules et moto sifflait fort dans la rue. Belphanie poussa un soupir de soulagement quand elle entre dans l'ombre du manguier à leur retour. Yanick la regarde dans sa lassitude et se moquait d'elle intérieurement. Il devina au même moment qu'elle n'avait pas l'habitude d'aller à pieds sur une telle longue distance. Une pensée lui traverse la tête et décide de taquiner Belphanie : - Dorénavant, je m'en presserai de t'amener sur une longue distance comme celle-ci avec mon avion privé. - Oui mais je ne fantasmerai point sur ton fantôme d'avion qui ne viendra sans doute pas en laissant une vie s'en aller. Je préfère aller à pieds pour la venir en aide répondit Belphanie sur le même ton. Bon allons il faut que ton père prenait les comprimés. - D'accord dit Yanick en souriant. Quand les deux jeunes débouchent dans la chambre, la mère et le père de Yanick les regardent avec étonnement. Ils ne savent quoi dire. Leur fils s'approche d'eux et montre les produits. Ils ouvrent grandement leurs yeux pleins d'immenses questions. - Comment t'es-tu procuré ces produits Yanick demanda Adjou à son enfant. - C'est Belphanie qui a acheté les comprimés restants de papa. - Ma fille tu ne devrais pas t'endetter je vais bien dit le père de Yanick. Durant ce temps, Belphanie était débout en regardant et en observant la famille de Adjou. Elle était de cœur avec elle et cherchait le rétablissement de ce vieillard dépourvu de ses forces et de sa bravoure. Belphanie se rapproche de lui et dit : - Papa je ne m'endetterai pas si vous vous leviez maintenant pour prendre ces comprimés. Elle aide l'homme à se lever et lui donnant les comprimés avec une grande délicatesse. Elle l'explique comment et à quelle heure il devrait les prendre de nouveau. Adjou était là souriante et pleurante. Voir Belphanie aux côtés de son mari lui comblait un grand vide. L'absence de sa fille, sa mignonne fille................... La mère de Yanick était là sans savoir quoi dire de bon. Elle ne faisait que pleurer en fixant son visage pathétique sur Belphanie. La reconnaissance qu'elle a envers cette fille était incommensurable et les mots n'en suffisent pas pour qu'elle exprime ce qu'elle ressent réellement. Belphanie était un ange pour elle. Cette dernière se sentait peinée de voir Adjou pleurer juste à cause de son aide qu'elle leur a apporté.