La destinée de Adestaille
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Chapitre 3 Chapitre 03

- Cessez de pleurer car vous allez me faire pleurer aussi. Bonne soirée à vous tous. Belphanie sort de la chambre suivit de Yanick qui voulait l'accompagner. Ils marchent dans un mutisme pendant quelques minutes. Yanick ne savait quoi dire à la fille qui venait à peine de connaître. Voyant que la distance de la maison était trop loin, Belphanie s'arrête et dit à Yanick : - Tu peux rentrer et prendre soin de tes parents Yanick. Je peux me rendre à la maison. - D'accord Belphanie mais je tiens à te dire merci pour ce que tu as fait.

Je ne te connais pas mais pourtant, tu étais déterminée à venir en aide aux pauvres gens comme moi. Je t'en suis reconnaissant au fond de mon cœur. Et je veux que tu saches qu'un jour, si tu as besoin de mon aide, je serai disponible à répondre présent. N'hésite pas à me le dire je ferai de mon effort mon le faire. - Merci beaucoup, c'est gentil de ta part Yanick. Tu es courageux mais cesse de pleurer devant une fille sinon tu risques de perdre ton courage dit Belphanie en riant. - D'accord je tâcherai d'en faire une belle leçon pour ce soir répondit le jeune homme sur le même ton. - Bonne soirée à toi Yanick. - Bonne soirée à toi Belphanie. Yanick souriait à la fille et retourne aux côtés de ses parents. Depuis quelques années, surtout ces deux dernières, ils vivent modestement. Ils gardaient cependant un grand espoir qu'un jour, tout redeviendra à la normale. En effet, la vie ne leurs avait pas bien sourire ces années car sortirent fraîchement du deuil, le fondé de la famille perdait ses forces à cause de sa tension et du problème de cœur. Yanick n'était pas le seul enfant de Adjou, la domestique et de son mari. Il avait une grande sœur qui était courageuse et très belle. Elle secondait son père et sa mère dans les travaux champêtres quand Yanick n'était qu'un nourrisson. Elle avait transmis à son petit frère le germe de la bravoure au fur et à mesure qu'il croissait, il en faisant de ce don un monde à lui. On aurait dire que le sort fatal avait attendu pour que Yanick soit complètement apte dans la résolution des problèmes familiaux pour venir. Alors un beau jour comme les autres, la grande sœur de Yanick n'avait pas quitté sa chambre jusqu'à deux heures du lever du soleil. Cela n'était pas de son habitude. Sa mère se rendit dans sa chambre et grande fut sa surprise de voir sa fille gésir à même le sol, se tordant de maux de ventre. Elle fut transférée dans l'hôpital mais il était trop tard. Les médecins ne savent pas de ce dont elle est morte et les parents non plus. La mort de la grande sœur de Yanick était restée depuis lors un grand mystère que la plus parts des familles ont connu dans cette localité. Toute la famille en a souffert pour cette injustice de la vie. Le père en était le plus atteint par ce drame. Il pleurait son chagrin de jour comme de nuit. Et ce soir, quand il vit Belphanie prendre soin de lui comme le faisait sa propre fille, il s'était réjoui et une lueur naquit en lui. Yanick avait souffert pour se départ éternel de sa grande sœur car elle lui avait enseigné les mœurs qui font de l'homme un homme de succès. Il comprit après l'enterrement de la défunte que le sort de la famille réside maintenant dans sa main. Il fallait alors lutter pour achever ce qu'avait commencé sa tendre sœur. C'est pourquoi il était décidé à ne plus aller au cours dans cette semaine afin d'avoir un temps libre de faire un petit job pour se procurer de l'argent et aider son père. Heureusement que Belphanie avait été attirer par une force divine qui l'a conduite à eux et leur a offrit son aide. Et tard dans la nuit, il ne cessait de remercier Dieu et la fille angélique. Comme le sommeille ne venait pas, il alla prendre son sac pour réviser ses cours. Il vidait ses documents quand une somme de cinq mille francs tomba. Il les prit en demandant l'origine de cette somme. Après mantes réflexion, il comprit que c'était Belphanie qui avait laissé cette somme dans son sac. Il remua sa tête et la vision d'apprendre se dissipa illico. Il revoyait le bel visage de la jeune fille aux sourcilles d'ivoire. Il sourit bêtement à l'image qu'il se faisait de cette fille. Il sombra dans le sommeil quelques minutes plus tard en serrant la somme dans ses mains.........' Le jour vient de se lever et le monde vaguait à sa préoccupation. Adjou s'était rendu très tôt au service après avoir tout apprêté les nécessaires pour son mari. Elle chantait tout doucement un cantique avec un large sourire. Belphanie était déjà prête pour le cours. Elle descend et va à la cuisine et surprit la domestique Adjou dans son concert matinal. Elle ne tarda pas à lui tirer les verts aux nez. - Waooo je crois que la nuit a été belle chez vous. - Hoooo mademoiselle heuuu Excusez-moi Belphanie. Vous m'avez fait peur. Palpita la domestique. - Heureusement que vous n'avez pas fui de la cuisine ce qui veux dire que vous avez bien assuré votre nuit. - Bon disons que je suis de bonne humeur aujourd'hui. Et ceci grâce à vous. - La santé de votre mari va mieux ? - Beaucoup mieux ma fille. Je remercie le tout puissant. - C'est bien je vais prendre mon petit déjeuné. - Attendez Belphanie ! La fille s'arrêta automatiquement qu'elle eut entendu la domestique l'interpeller. Adjou marche jusqu'à son niveau et lui prend les mains. Et le fixe et avec une voix douce, elle dit : - Je ne sais comment vous remercier Belphanie. Hier vous avez touché mon cœur par votre action. J'étais morte d'inquiétude et votre présence à la maison, votre manière de considérer mon mari m'ont rendue tellement fière. Hier vous avez comblé un vide qui se trouvait en moi. Je ne sais comment vous... - S'il vous plaît je crois qu'on en avait parlé de cela. Prions seulement que votre mari se retrouve. Et de plus cessez de me vouvoyez. Vous êtes une mère pour moi. - Merci encore pour tout. Et mon fils et mon mari vous transmettent un bonjour. - Dites les que je les ai bien reçus. Belphanie partit dans la joie et souriante. Elle prend le petit déjeuner dans une gaieté qui étonna les autres de la famille. Ils la connaissaient dans son caractère mutique. Mais elle avait brusquement changé de comportement. Elle passa ainsi les deux jours suivant à chaque fois qu'elle avait des nouvelles du mari de Adjou. Ce matin, elle s'était vite élevée et après avoir fait ses besoins matinaux, elle descendit comme d'habitude auprès de la domestique pour prendre les nouvelles du mari de cette dernière. - Bonjour Adjou. Vous vous êtes bien réveillée ? - Oui ma fille. Et toi ? - Hyper bien. Et la santé de votre mari ? - Mon mari va beaucoup mieux. Il ne cesse de retrouver de jour en jour. - D'accord c'est bien. - Belphanie au fait il y a quelqu'un qui te cherchait à la porte quand j'étais venue. Comme tu n'étais pas encore réveillé, je n'ai pas voulu couper ton sommeil. Et en plus, il a refusé de rentrer dans la maison. Mais la personne a décidé de rester au grand portail jusqu'à ce que tu te réveilles. - D'accord j'espère que la personne serait encore là. - Sans doute car elle était déterminée à rester. Je vous accompagne à lui. - D'accord. Belphanie et la domestique Adjou partirent à la rencontre de cette étrange personne. La fille était un peu anxieuse car elle ne cessait de se demander ce que cette personne avait de si important à lui dire ce beau matin. Elle avançait néanmoins les pas dans un doute radical pour être édifiée et se tirer de l'emprise du doute. Elles atteignirent le portail et quand Adjou ouvrit celui, Belphanie regarda à sa droite et ne vit personne. Elle balance son visage vers la gauche attirée par l'échange entre deux personnes. Elle vit le mari de Adjou et courut à lui en criant. - Bon sang bonjour papa. Que faites-vous débout cette l'heure-là ? Vous devriez être en ce moment entrain de vous reposer. - Oui ma fille mais ton souhait était de me voir débout non ? Alors j'ai décidé de venir te dire en personne un bonjour. Et merci pour tout. - Papa ne dite pas ça. Entrez dans la maison. Votre femme ne devrait pas vous laisser seul dehors. - Oui elle m'a dit que tu seras contre cette opinion mais c'est moi-même qui ai décidé cela. - D'accord mais entrez maintenant. - Non ma fille je ne veux pas vous gêner. J'ai espéré qu'en me voyant débout ce matin, cela te fera plaisir. - Vous ne savez pas comment je suis très contente ici. - Alors ma mission est accomplie. Alors je demande à partir mon général. Un jour je viendrai et j'entrerai. Et d'ailleurs, tu es prête pour le cours. Bon le vieux train est en marche pour sa destination locale. - Merci beaucoup papa. Dite un bonjour à Yanick de ma part. - Je ne manquerai pas. Belphanie regarda le vieux s'en alla dans une marche lente et assurée. Elle souriait convenablement. Quand le mari de Adjou quitta le champ de vision, elle rejoint sa famille qui est déjà à table. La bonne humeur ne faisait qu'augmenté chaque jour. Les autres n'avaient pas manqué de le constater. - Bon dit nous qui est ce prince charmant qui te rend heureuse ainsi ? demanda Eude à Belphanie. - Cela ne te concerne pas Eude. - On dirait que cette personne a pu enfin toucher ton point faible et t'a faite succomber en une seule seconde. Je remercie ce dandy qui a fait ce que les autres n'ont pu faire. - Toi tu te tais et mange ordonna Belphanie à sa sœur. - Quand vas-tu nous le présenter ? demanda ironiquement Pamphile. - Dieu du ciel il n'y a personne pour comprendre qu'on se réveille de bonne humeur un jour ? - Belphanie mais ce que disent tes frères est important. Tu dois... - Hoooo papa toi aussi tu ne vas pas prendre leur partie et les soutenir. - Non mais je veux juste savoir avec qui tu partages tes sentiments c'est tout. - Tout le monde le saura le jour que je trouverai celui que j'aime. - En tout cas, moi j'ai la ferme conviction qu'il est déjà là. - Fin de la discussion Cybèle. Tu bronches encore sur ce sujet et je te saute dessus. - Et voilà que je n'ai pas menti rigola Cybèle. Ils rirent tous ensemble et acheva leur petit déjeuné. Machinalement, chacun prenait sa direction. Et pour la première fois, Belphanie bougeait sa tête au rythme de la musique dans la voiture. Il a fallu quelques minutes pour être dans leur collège. L'amie de Belphanie, Annie la rejoint avec un sourire: - Bonjour ma chère. - Je t'interdis de me saluer Annie après ce que tu m'as faite la fois passée. - Ho ma chérie pas cela en ce beau matin. - E portant je t'avais dite de ne pas me laisser seule avec lui. - Je suis désolée mais ce n'était pas de ma faute car quand deux personnes se rencontrent comme ça, il faut savoir qu'il y a quelque chose de si important que seuls les deux peuvent entendre. Alors j'ai pris mes jambes au cou pour ne pas être la sourde. - Et je te remercie mais ne compte pas sur moi pour être avec toi aujourd'hui avec celui qui vient. Paaaaffff je me sauve. Belphanie partit tout en se moquant bien de son amie. En effet, c'était un prétendant de Annie qui venait vers elles. Quand Annie vit que c'était ce jeune garçon qui venait, elle devient subitement contrariée. Elle supplia son ami en disant « Belpha s'il te plaît ne me laisse pas seule. » Belphanie fit la sourde oreille et continua son chemin. Quand elle atteint le niveau du jeune homme, elle lui dit : - Bonjour Luc ! Annie t'attendait justement et bonne journée à vous deux. - Merci Belphanie répondit le jeune homme. Celui-ci était content car sa proie voulait le voir. Annie commençait par être gênée mais elle était obligée à affronter cette situation....... La journée avait vite passée et Belphanie et ses frères se retrouvent à nouveau dans leur demeure. Elle s'acharne sur son cours de philosophie pour comprendre le concept philosophique de l'existentialisme. Elle relut à plusieurs reprises sans jamais cerner l'essentielle de ce courant. C'est avec un découragement qu'elle jette son cahier et sombra dans le sommeil. Aujourd'hui c'est samédi, un week-end qui ne cesse d'ennuyer Belphanie. Depuis la veille,............................... Aujourd'hui c'est samédi, un week-end qui ne cesse d'ennuyer Belphanie. Depuis la veille, elle n'avait point fait un programme ce qui n'est pas de son habitude depuis qu'elle a commencé par prendre conscience de la vie. Elle était lasse de rester encore dans ces quatres murs qui ne cessent de lui chanter monotonement les mêmes ritournelles. Machinalement, elle s'habille avec décence et sort de la maison. Elle profitait dans sa marche en prenant l'air de ce samedi. Ses cheveux artificiels volaient et basculaient au rythme du vent. Sa robe rose la convenait cordialement. Les gens ne cessaient de la fixer aussi longtemps quand elle apparaît dans le champ de leur vision. La beauté d'une fille restera toujours aux yeux des hommes une merveille qu'on n'en finit point de contempler. Et Belphanie en magasinait bien ces atouts auxquels elle ajoute son beau sourire. Elle lançait un petit bonjour à ces hommes qui avait perdu leur langue ne serait-ce qu'à la vue de cette déesse. Belphanie avait la possibilité de prendre un moyen de transport mais elle avait voulu se dégourdir les pieds en effectuant cette marche. Après un quart d'heure de marche, elle atteint sa destination. En effet, Belphanie avait décidé de rentre visite au mari de Adjou afin de s'oublier un tant soit peu. Elle retrouve le père de Yannick en plein travail dans la reconstruction d'un poulailler. - Bonjour papa. - Bonjour ma fille. Que tu es belle dans ta robe. Comment tu vas ? - Merci papa. Je vais bien et vous ? - Comment tu le vois, je vais très bien. Et c'est grâce à toi. Tu m'as sauvé. - Non papa remercions plutôt Dieu pour ces merveilles. - Oui ma fille. J'espère que toute la famille se porte bien ? - Oui papa. Et Yannick ? - il est sous le manguier derrière la maison. Surement qu'il révise ses cours. - D'accord je vais lui dire un bonjour. Elle s'en alla toute souriante. Le père de Yannick avait retrouvé son humeur d'antan et sa santé allait à merveille. Derrière la maison, Yannick était assis sur sa natte, les yeux rivés dans son cahier de philosophie. Il lisait le cours sur l'existentialisme, un chapitre qu'il aimait tant. Sa concentration dans le cours était énorme si bien qu'il n'eut pas entendu Belphanie venir. Cette dernière alla tout doucement fermer les yeux de Yannick qui paniquait à la seconde suivante. Il essaie de se débarrasser de l'emprise de cette main mais il ne put rien. Il se résigne en abandonnant la partie. La jeune fille le libère et s'assoit à ces côtés. - Bonjour Yannick. - Ho c'est toi Belphanie ? Bonjour comment tu vas ? - Je vais bien. Et toi ? - Bien aussi. Tu m'as vraiment eu toi. - A bon ? je ne savais pas. Mais que fais-tu dans une telle concentration sans entendre ma venue ? - Au fait je révise mon cours de philo sur le chapitre de l'existentialisme. - Voilà. Te rappelles-tu que tu as une dette en vers moi ? - Oui je le sais. - Alors je tombe à pic. Pour me rembourser cette dette, il te faut tout faire pour que je maîtrise ce chapitre comme son créateur Jean Paul Sartre. - Mais ta dette n'atteint pas à ce niveau dit Yannick en riant. - Alors faite diligence monsieur le pleureur devant une fille répondit Belphanie sur le même ton. Ils rirent tous ensemble pendant quelques minutes. Le calme revient et le ton sérieux se lit dans leurs yeux. Belphanie prit le cahier de son ami et lit quelques minutes avant de soupirer et dire : - Yannick je t'assure que j'ai fait de mon possible pour comprendre ce chapitre mais hélas, je m'embrouille seulement. J'aimerais que tu me sauves en m'expliquant à ta façon ce concept qui m'est un goulot d'étranglement. - D'accord commençons. En effet, l'existentialisme est un courant philosophique qui prône que l'existence précède l'essence pour l'homme. Les partisans de ce concept montrent que l'homme est libre. Cette liberté lui permet d'opérer des choses dans toutes situations données et ce qui fait l'essence même de l'existentialisme, c'est d'assumer toutes les conséquences qui en découleront de ce choix. Ce n'est qu'en ce moment précis que l'on pourra affirmer avec exactitude qu'un homme fait preuve d'existentialiste. La liberté de l'homme, l'opérationnalisation de son choix dans une situation, l'accomplissement des actions et la responsabilité de l'homme sont en quelques sorte les éléments cruciaux qui gouvernent et dirigent l'existentialiste. Quand nous prenons par exemple Ores dans LES MOUCHES de Jean Paul Sartre, nous pouvons........... Et Yannick entra dans les détails du cours en s'appuyant sur des exemples concrets. Il avait été inspiré par une transcendance qu'on ne saurait nommer. Belphanie était émerveillée par le grand talent de Yannick qui improvisait si bien avec sa voix mélodieuse le cours sur ce chapitre. Il a fallu un quart d'heure pour que la jeune fille cerne avec exactitude la finalité de ce chapitre. Quand Yannick finit, Belphanie ne put dissimuler la reconnaissance du grand talent de son ami. - Bravo à toi. C'est vraiment incroyable. Comment tu fais pour cerner cela. - Je ne saurai le dire. Juste que j'aime la philosophie. - Merci beaucoup. Au moins j'ai un de plus sur cette notion. Ils passent encore une heure dans l'analyse de chaque notion du cours de la philosophie. Ils se posaient des questions. Et cherchaient ensemble des réponses. Ils avaient en réalité réviser sans s'en rendre compte. La jeune fille était vraiment contente car elle n'avait plus cet ennui qui la rongeait quand elle était à la maison. Après de mante réflexion sur les notions, ils se reposent pour récupérer la perspicacité de leurs cerveaux. Couchés sur le dos et les yeux rivés dans les feuillages du manguier, ils demeurent quelque instant dans un silence de retraite. Chacun se projetait là-bas, dans le futur, cherchant son devenir et son être ; son existence et sa mort, bref sur les préoccupations que tout homme anxieux est sensé avoir en esprit et en état d'âme. Yannick venait de rappeler d'une chose sur laquelle il devrait avoir une réponse de la part de Belphanie. Avec une voix douce, il demanda : - Pourquoi tu as fait ça Belphanie ? - Qu'ai-je fait ? - La somme de cinq mille que tu as délibérément laissée dans mon sac après l'accident ? - Je voulais juste que tu prennes ça pour te faire soigner. - Et pourtant j'avais refusé. - Et pourtant je l'ai fait. - Tu deviens caduque quand il s'agit de tes décisions. Tu es déterminée à les accomplir et aucun raisonnement ne peut te mettre en déroute de tes attentions. - C'est une partie de moi qui est comme ça. Moi-même je ne sais pas pourquoi cette qualité me siège. Bref je ne saurai quoi dire réellement de ça. - Il te faut alors apprendre à te maitriser sur ce domaine car tu risques d'aller de travers un jour en pensant que tu es sur le bon chemin. Le sacrifice des autres sera vain en ayant comme but te raisonner afin que tu saches que tu es en erreur. Écouter les autres est un remède efficace qui parfois nous sauve ou nous plonge dans les abysses de la vie. Mais l'homme est lui-même le salvateur de sa démolition car au cours de son existence qui est comme l'autoroute ayant des détours, il est le seul maître et processeur de sa vie. Le poids de toutes ces décisions percera sur lui quoi qu'il fasse. Alors c'est à nous d'en tirer profil de tous les conseils et de toutes les propositions que nous donnent les autres. C'est après analyse, suppressions et acceptation de certains atouts des autres que nous usons pour le mieux ces apports pour se trouver et se retrouver. - Oui tu as parfaitement raison. Mais sache que j'ai du mal a accepté les apports des autres non pas parce que je ne veux pas mais parce que l'être humain fait peur. Je suis disponible pour faire de mon mieux pour apaiser l'autre si les moyens me le permettent d'une manière ou d'une autre car je sais que je ne vais jamais en vouloir du mal à autrui. Et comme tu le vois, je me réserve du moins pour ne pas être une victime de l'ivresse inhumaine. Mais quand je me lie à quelqu'un sans trop l'analyser, c'est parce que je sais fermement que mon destin en a décidé autrement et je ne peux rien. - Hum comme tu t'es liée à notre famille ? - Disons plus ou moins que c'est ça. Il se mirent tous à rire de cette discussion. Ils restent encore pour profiter de cette tendresse que possède l'ombre de l'arbre....... Oui lecteur c'en est ainsi cette vie. Le bon vouloir des uns qui consiste à venir en aide aux autres se voit affecté par les actions et pensées malsaines de ces derniers. Alors victime de ces coups bas des gens, l'homme se referme dans sa coquille pour diriger sa vie de peine et mieux vivre seul. La réserve sur soi-même n'est que la résultante de la méchanceté des autres ou des tares sombres de la vie. Alors ne soyons pas étonné de voir des comportements de certaines personnes qui étaient jadis doux, compréhensifs se métamorphoser en la haine, à la grande barbarie sans borne........... Belphanie avait passée presque toutes la journée chez Yannick. Ils avaient pris ce long moment pendant lequel de nombreux sujets firent abordés. Les deux jeunes s'étaient parler comme s'ils se connaissaient il y a des années. Après avoir siroté ce moment, Belphanie décide de fausser compagnie à Yannick qui était depuis fort longtemps ravi par la visite de la jeune fille. Parler avec elle avait été pour lui un don de Dieu. Car de long en large de leur discussion, il constate d'une manière ou d'une autre que la jeune fille avait quelque chose de commun avec lui. C'était avec une immense joie qu'il retourne chez lui et se vaguer à ses tâches. Le reste de la journée était dans un sourire sans fin. Du côté de la jeune fille, l'ambiance était la même. Elle ne faisait que rire quand la famille était à la table. Sauf Pamphile qui était à la compagnie d'une dame à l'autre bout de la ville. Il était tellement concentré dans le dialogue avec cette dame si bien que l'on n'aura point de doute à dire qu'il est familier avec elle. En effet,................... Belphanie avait passée presque toute la journée chez Yannick. Ils avaient pris ce long moment pendant lequel de nombreux sujets firent abordés. Les deux jeunes s'étaient parler comme s'ils se connaissaient il y a des années. Après avoir siroté ce moment, Belphanie décide de fausser compagnie à Yannick qui était depuis fort longtemps ravi par la visite de la jeune fille. Parler avec elle avait été pour lui un don de Dieu. Car de long en large de leur discussion, il constate d'une manière ou d'une autre que la jeune fille avait quelque chose de commun avec lui. C'était avec une immense joie qu'il retourne chez lui et se vaquer à ses tâches. Le reste de la journée était dans un sourire sans fin. Du côté de la jeune fille, l'ambiance était la même. Elle ne faisait que rire quand la famille était à la table. Sauf Pamphile qui était en compagnie d'une dame à l'autre bout de la ville. Il était tellement concentré dans le dialogue avec cette dame si bien que l'on n'aura point de doute à dire qu'il est familier avec elle. En effet, c'était sa mère qu'il avait rendu visite. Pamphile se battait farouchement pour ramener sa mère vu qu'il n'y a personne en tant que mère dans cette grande famille riche jusqu'aux orteils. - Il faut que tu reviennes. Il n'y a plus personne chez nous. - Tu sais bien que ton père et moi nous avons des visions disparates. - Il faut que tu te cherches à faire ce qu'il veut. La fois dernière, j'en ai parlé avec lui et il m'a fait comprendre que tu étais partie de ton propre gré et qu'il ne va jamais te supplier de revenir. Moi je veux que tu reviennes et si tu le fais, il ne peut pas refuser. - Tu me demandes d'aller me soumettre à nouveau à ton père ? - Il n'est pas question de soumission mère. Vois toi-même il vieillit de jour en jour et tous ces biens, que pourrons-nous en faire sans toi ? - C'est vrai mon fils. Tu as raison. Ne t'inquiète pas je reviendrai. Maintenant il faut que tu rentres car il fait déjà tard. Pamphile poussa un soupir de soulagement après avoir entendu la dernière phrase de sa mère. Convaincre sa mère à retourner n'a pas été une tâche facile car cette entreprise, il l'avait commencée depuis longtemps après la mort de la mère de Belphanie. Il juge bon le retour de sa mère au bercail pour non seulement comblé le vide de la famille mais aussi avoir une arme secrète pour des situations essentielles dans la maison. Il avait horreur à ce vide qui n'avait pas le sens d'être vu le rang social qu'occupe son père et sa mère...... Le début d'une nouvelle semaine s'annonçait avec ce vent qui vient du zéphire au petit matin. Belphanie qui était depuis fort longtemps sur ses pieds, décide de descendre pour le petit déjeuné. La domestique Adjou avait préparé la table comme cela se doit chaque jour sans relâche. Elle sourit quand elle vit Belphanie qui était au salon. - Bonjour ma fille. - Bonjour maman. Comment vous allez ? - Je vais très bien. Tu as bien dormi ? - Oui et vous ? - Je remercie le sempiternel pour cette grâce. Yannick me charge de te dire un bonjour de sa part. - C'est bien et merci à lui. N'oubliez pas de lui dire que je passerai à la maison le mercredi soir vu que nous sommes tous libres. - D'accord je ne manquerai pas. En ce moment, Cybèle venait dans le salon. Elle avait entendu les dernières paroles entre Belphanie et Adjou. Sa langue délirante ne resta pas à sa place et telle un griot, elle lança : - Pourrais-je savoir à quelle visite ma très grand-sœur veut se rendre ? - Cela ne te concerne point. - Haaaa oui je le sais. Bon ça n'engage que toi. - Oui c'est la vérité. Elles finissent de se taquiner et passent à table car les autres venaient. Et comme d'habitude, la famille se réunit et mangea à bon aloi. Le petit déjeuné se prenait dans une ambiance quand quelqu'un sonna à la porte. Adjou, la domestique de la maison se pressa d'aller ouvrir. Elle le fit et la mère de Pamphile entre en lançant la courbette matinale: - Bonjour bonjour tout le monde. Tous les yeux se rivent sur cette voix qui vient de sonner telle une cloche. Des yeux d'étonnement s'affichent sauf eux de Pamphile qui était resté serein. Afou, va directement s'assoir et se servir tout en ne daignant point les regards des autres. - Adjou ajoute moi du sucre dit Afou. - D'accord madame. - Puis-je savoir la raison de cette solitude ? Suis-je la malvenue dans cette famille ? - Bonjour maman tu es la bienvenue dans cette maison dit Pamphile en jetant un coup d'œil de conspiration à sa mère. - Alors Alphonse comment va la famille ? - Comme tu le constates, tout va bien ici. - Les enfants j'espère que tout va bien ? - Oui répondu les progénitures. Afou avait une manie dégénérée et enivrante qui ne laisse point les gens dans leur peau. Son autosuffisance et sa prise de direction dans tous les domaines liés à la famille apparaît souvent comme une dictature. Avoir le contrôle de tous les coins et recoins des situations écumait tout son être. Ce comportement l'offre une carapace dégoûtante aux yeux des autres qu'elle transporte chaque jour. Les critiques et conseils des uns et des autres lui étaient imperméable. - Alors Belphanie tu deviens une grande et belle fille maintenant dit Afou à la jeune fille qui depuis n'avais plus l'appétit. - Merci beaucoup maman répondit Belphanie. - Toi aussi Cybèle tu es magnifique. - Merci maman. - Bon il faut que je parte au travail dit le fondé de la maison en se levant. - Alphonse donne-moi cinq minutes. J'aimerai m'entretenir avec toi. - Fais vite à cet effet car je suis pressé. - Allons dans la chambre. Alphonse et Afou se dirigent vers les escaliers pour avoir de l'intimité un peu. Dans le salon, on pouvait facilement lire dans les yeux de Pamphile une grande joie. Pour la première fois, il était d'humeur. Il dit avec une douce voix à ses frères : - Il est presque l'heure. Vous risquez d'être en retard si vous perdez encore une minute ici. - C'est vrai. Le chauffeur international est-il prêt ? Demanda Belphanie à Eude. - Plus que jamais et si vous ne faites pas vite, je partirai vous laisser. Les deux sœurs connaissaient à bon cœur les attitudes de leur frère. Alors sans se faire prier deux fois, elles se lèvent et vont directement à la voiture. Pendant ce temps, dans la chambre là-bas, une grande discussion s'animait convenablement entre Alphonse et Afou. En effet, cette dernière suppliait son mari de recommencer à zéro. L'eau a coulé sous le pont et il faudra faire le lavage du cerveau du vieil homme. C'était pour cela qu'elle s'était spécialement déplacer pour venir à son ancienne demeure. - Alphonse je sais que je ne suis pas parfaite mais au fil du temps, j'ai compris que ma vie est toujours à tes côtés. Je sais que mes comportements exagérés t'ont poussé à prendre des décisions parfois folle. Je reconnais mes fautes et je t'en supplie de me donner une chance pour que je me rattrape. La vie m'a enseigné de mantes choses et j'en ai pris bonne note. Je suis prête à repartir à zéro et tout ceci pour notre famille. - Afou tu me demande une chose que je ne suis pas en mesure de faire. - Oui je le sais. C'est pourquoi moi je te demande d'essayer avec moi. Si par la suite les choses ne vont pas à bon port, je te comprendrai et je me retirerai tranquillement je te jure. - Il est l'heure Afou. Il faut que j'aille maintenant. - D'accord mes promets-moi d'y penser Alphonse. - C'est compris. Il faut que j'aille. Le fondé de la maison sortit de la chambre et laisse Afou, son ancienne épouse qui sourit d'avoir fait le premier pas et espère une suite favorable. Elle descend et voir Pamphile qui est au salon, les yeux rivés sur l'écran plat. Quand il sentit la présence de sa mère, il tourne ses yeux et demande avec un grand sourire : - Alors maman comment cela s'est-il passé ? - Bien c'en est un début et j'ai la ferme conviction qu'il acceptera. - Merci maman. - Non c'est toi qui mérite ce merci car tu m'as ouverte les yeux. Viens dans mes bras mon chéri. L'enfant se refuge dans les bras de sa mère et sirota avec aloi la tendresse de la matrone. Le fils et la mère avaient une grande conspiration qu'ils se nourrissaient allègrement. Leur attachement de l'un à l'autre est une barricade forgée depuis leur communion parentale. Le fils ne se distinguait pas de la mère qu'à part le statut du sexe sinon ils avaient tous les ressemblances de part et d'autre. Ils avaient des visions autoritaires où la commande résidera dans leur main et sera activée au bon moment, au bon lieu. Cependant, l'esprit humain diffère toujours au sein de chaque être vivant et là-bas, dans la classe, dans ce corps de jeune fille potelé, au caractère doux et d'un cœur philanthropique, cette fille au nom de Belphanie était concentrée sur le cours qui se fait maintenant. L'avenir, cet avenir qui ronge son esprit à chacun de ses réveilles au petit matin, ne la favorisait pas de banaliser toute opportunité qui est le levier d'exploit dans un avenir proche. Et pour ce fait, toute ses facultés étaient invitées à la quintessence en toute situation donnée. La réussite d'un avenir n'est que la résultante de la forge d'un socle studieux. Aucune réussite n'est point sans un sacrifice convenable. Et Belphanie avait compris cela depuis qu'elle a senti grandir en elle la maturité de la réflexion. C'est pourquoi elle se donne cette flamme d'espoir qui grandit en elle......... La sirène vient de signaler la fin du premier cours. Belphanie s'empresse d'aller se trouver quelque chose à manger. Quand elle finit de prendre ce qu'elle avait besoin, elle décide de se faire un passage parmi la flute des élèves de famille renommée. Elle était sur le point de quitter définitivement le réfectoire quand une main l'a maintenue subitement par l'épaule. Elle se retourne et regarda avec mépris la personne qui avait stoppé sa marche. C'était Roger, un élève de la série G2 qui se permettait de faire la pluie et le beau temps dans le collège privé. Il se croyait tout permis dans ce lieu d'enseignement. Il fixe ses yeux d'orgueil à Belphanie qui cria sur lui : - Pourquoi me retiens-tu ? - C'est comme-ci je t'avais vue le week-end passé dans mon quartier entrain de ricaner avec ce va-nu-pieds de Yannick. Belphanie fronça les sourcilles en entendant ce dandy parler avec dédain à propos de Yannick. Elle le fixe de ses yeux veloutés et avec une voix très mélodieuse, elle lui demanda : - Et de quel droit as-tu pour le traiter de la sorte ? - Parce qu'il en est un, ce va-nu-pieds de Yannick pour être à la compagnie d'une si belle étoile rare de la vie. - Et qui t'a dit que cette compagnie de ce va-nu-pieds déplaisait à cette étoile rare de la vie dont tu parles? - Elle la déplait parce qu'ils ne sont pas de la même connivence. Une étoile n'est pas compatible à une fumée noire. - La compatibilité entre ces deux entités importe peu et un conseil tâche de t'occuper de tes problèmes que de quémander ce que tu ne peux avoir avec ton cœur d'arrogance. Et que cela soit la dernière fois que tu m'arrêtes sur mon chemin. Roger planté dans ce décor de la honte, dans ce monde touffu d'élève, resta perplexe au cinéma qui vient de s'offrir. Non il n'en revenait pas encore que cette fille lui avait parlé sans se permettre de trembler de peur.......................... Roger planté dans ce décor de la honte, dans ce monde touffu d'élève, resta perplexe au cinéma qui vient de s'offrir. Non il n'en revenait pas encore que cette fille lui avait parlé sans se permettre de trembler de peur. Il retourne à sa classe et décide de prendre la revanche. Roger est en effet l'enfant du maire de la ville. Oui c'en est un titre pour faire vrombir les cœurs des milliers de personnes dans cette ville où la politique était au centre de toutes réussite. Tout était politique et malheur à soi si l'on veut se hisser à une place sans politiser. On retombe du haut d'un arbre et s'écrase lourdement au sol avec fracas. Alors lecteur image toi-moi le crédit d'être un enfant du maire dans cette ville politisée. C'est pourquoi Roger se permettait d'être le propriétaire dans le lieu où il met pieds. Mais il ignore radicalement que l'être humain est le seul maitre et processeur de son être et de son devenir. Et Belphanie l'avait si bien dit. Il n'avait pas de pouvoir sur elle, même en étant l'enfant du maire. Le titre politique ne fait pas de son politicien la peste que tout le monde doit fuir. Mais il devrait être le canal pacifique qui appelle la source d'eau qui est le peuple....... Nantir d'une famille immensément riche, deuxième enfant et fils unique des progénitures du couple, Roger est un jeune garçon qui est sur le point de franchir le seuil de la maturité comme Belphanie. Mouillé de la tête aux pieds par le bonheur, il était la performance de la séduction. Outre le côté de l'opulence, il était le grand accro des dragues. Il ne ratait jamais sa cible car il avait toutes les potentialités pour la faire succomber à ses ritournelles enivrantes et peinte de trahison. Et ses cibles, rêveuses et envieuses, s'accrochent au premier pas du dandy et se ficellent telles les chauve sourires pour avoir un titre. Pathétique vie car aucun amour ne se résume pas la quantité de richesse. Bien au contraire, il se résume à la sincérité et à la douceur du cœur........ Deux jours s'étaient écoulés rapidement sans que Roger n'eut la chance de revoir ou de rencontre Belphanie. Mais il garde toujours l'espoir quand même. Car sa nouvelle cible est Belphanie maintenant. Cette dernière était sur l'asphalte et marchait telle une miss pour se délasser. Aujourd'hui, c'est mercredi et comme convenu, elle se rendait chez Yannick. Elle trouva le père de ce dernier sous l'arbre dans son divan traditionnel fait en bambou. - Bonsoir papa. - Bonsoir ma fille comment tu vas ? - Je vais très bien et vous ? - Je vais aussi bien. Comment se porte la famille ma fille ? - Très bien je remercie le tout puissant. J'espère qu'il en est de même ici ? - Oui ma fille. - D'accord. Et Yannick ? - Il est dans sa chambre. - D'accord je vais le voir. - D'accord. Dis-lui de m'apporter ma pipe sur la table au salon. - J'amène ça moi-même papa. - C'est gentil de ta part. Belphanie fit ce qu'elle a dit avant de toquer à la porte de Yannick qui répondit quelques secondes après. Belphanie entre et contempla pour la première fois la chambre du jeune homme. Sur une table au près de la fenêtre, des documents et cahiers étaient rangés avec exactitude. Un grand pagne divise la chambre en deux. Sur le mur, étaient accrochées des photos qui datent des années. Belphanie se retourne vers la porte et elle put lire au fronton de cette dernière : « c'en est une cette maison qui ne valle pas les autres mais c'est mon dernier bouclier. » la jeune fille fixe à plusieurs minutes cette phrase sans bouger. Yannick de l'autre côté de la chambre se demande qui avait toqué à la porte et ne se manifeste pas. Il soulève le pagne et vit les pieds magnifiques. Il lève ses yeux au long du corps de la jeune fille. Il constata que c'était Belphanie. - Bonsoir Belphanie. Je ne savais pas que tu allais venir sitôt. - Oui je suis venue pour que je me repose un peu et nous irons à l'endroit qui me convient d'y aller aujourd'hui. - C'est où ? - Tu le sauras une fois là-bas. - Alors c'est qui cette fille ? Elle est si importante pour toi pour que tu la mettes partout dans ta chambre ? - Oui c'est ma grande sœur. - Quelle est belle. Elle est où ? - A royaume des morts. - Quoi ? Je suis vraiment désolée Yannick. Je ne savais pas. - Elle m'a tout appris. La patience, le courage et l'amour. Elle était pour moi comme une boussole qui me guide dans les pas convenables. Mais le sort en a décidé autrement et je suis sans elle maintenant. Je suis alors appelé à l'emboîter le pas pour sauver et prendre soin de mon père et de ma mère. - Tu as un lourd fardeau à ton cou Yannick. - C'est la vie. Je prie seulement que le sempiternel m'aide à achever ce que ma grande sœur n'a pas pu finir pour que les parents récoltent le fruit de leur labeur. - J'ai confiance en toi Yannick. Je sais que tu parviendras à le faire. - J'ai oublié de te dire de t'assoir dit Yannick en sortant de l'autre côté du grand pagne. Le jeune homme tire une chaise et la jeune fille s'assit. Belphanie regarde les documents de son ami avec joie. Ce dernier tire aussi une chaise et s'assoit. Ils passent presqu'une heure à se parler de leur demie journée. Pendant leur discussion, Belphanie aborda le sujet de Roger. - Tu connais un certain Roger dans ce quartier ? - Oui l'enfant du maire. C'est leur demeure qui en à quelques deux cent mètres de nous. - Etes-vous entrés en collision une fois ? - Non nous nous voyons mais nous ne parlons pas. Mais pourquoi cette question ? - La fois dernière quand j'étais ici, il nous a vu. Il est dans notre collège. Et le lundi, pendant la récréation, il m'a reconnue et me demande ce que je fais avec un va-nu-pieds comme toi. - Hum... Ou bien c'est ton petit ami ? - Loin de là. Je l'ai juste mis à sa place. Bon changeons de sujet. Attends ! Il est l'heure de partir. Nous allons prendre des taxi-moto pour se rendre. - C'est loin c'est ça ? - On dirait ou bien tu prendras ton avion pour qu'on aille. - OK comme tu veux. Mais sa batterie est morte ce matin. - Pathétique pilote. Allons-y maintenant. - Attends que je prenne mon cahier de note. - D'accord je t'attends dehors. Je vais dire à papa qu'on sort. Les jeunes gens se retrouvent quelques minutes sur l'asphalte pour l'endroit anonyme dont seul Belphanie connait le nom. Après avoir hélé deux taxi-moto, Belphanie dit tout doucement au premier venu l'endroit de la destination. Elle dit au second qui prendra Yannick de les suivre. Le transport fut très vite car le passage étaient fluides. Après une dizaine minutes de conduite, Belphanie et Yannick descendent à quelque mettre de la plage. Yannick sourit à l'idée de la jeune fille car il y longtemps qu'il était sur ce lieu merveilleux. Il commence par marcher dans le sable fin la main de Belphanie dans celle de Yannick. Le vent soufflait allégrement et le nature était favorable. Après avoir marché sur une longue distance, Belphanie demande une pause en achetant de la glace. Il se refuge là-bas, très loin des autres où ils pouvaient se sentir seuls. Ils s'assaillent à même le sol qui fait du bien. La tête de Belphanie était sur l'épaule de Yannick. - Alors l'endroit t'a plu Yanick ? - Oui beaucoup même et tu ne sauras imaginer la joie qui m'anime présentement. - Je suis ravie. Je voulais juste me sentir seule à tes côtes. C'est pourquoi je t'ai amener ici. - Merci beaucoup. C'est gentil de ta part. - Maintenant, ne parlons plus. Regardant juste la plage qui nous parle. Yannick profite de ce moment et tire son cahier de note et son crayon. Il se met à écrire un poème bien que Belphanie avait toujours sa tête son épaule. Elle avait fermé ses yeux pour mieux communiquer avec la douceur de la mer. Pendant ce temps, Yanick avait ses yeux rivés sur la mer pour tirer les mots justes pour meubler son poème. Et il se met à l'écrire avec la grande concentration qu'il avait. La douceur de la mer le favorise avec ses vagues parfois chaudes et froides. Il se sentit dans son inspiration et le crayon ne laissait que des mots de douceur sur le support qu'est le cahier de note. Et il écrivait pendant une quinzaine de minutes quand Belphanie ouvrit ses yeux. Elle jette un coup d'œil à Yanick avant de dire : - La mer m'a parlé quand j'ai fermé les yeux. - Et qu'a-t-elle dit madame la sirène ? - Elle me promet un avenir meilleur et j'ai foi à cela. Et toi ? Elle t'a dit quoi la mer ? - Elle m'a dit ceci dit Yanick en montrant son poème à Yanick. - Waaaooo un poème ? Peux-tu me le lire ? - D'accord je suis à toi dans une minute. Yanick se racla la gorge pour bien articuler les mots et faire sonner la terminaison des vers. Il respire trois bonnes fois avant de commencer la lecture du poème : Ce soir du dialogue des cœurs, ce bleu miroitant Valse à volonté mes pensées et ce beau temps Qui me sera une de mes souvenances Que je garderai pour ma descendance Mon cœur écume de cette immense joie En écoutant une fleur me parler avec foi Sa fraicheur me saoule au zénith des cœurs Et sa douce voix me chante un cantique avec ardeur Heureux soit mon être que ma présence Soit l'avenue d'un crédit pour cette semence Aux lèvres fraiches qui frémissent Les bontés et les beautés de ses prémices O mignonne sans façon et belle Ta présence m'est comme cette chandelle Qui s'allume à ton merveilleux arrivage A ma vie qui ne m'est que ravage Je chanterai désormais les ritournelles Qui t'emporteront dans mes tunnels Que tu éclaireras par ton sourire éclatant. Yanick avait articulé avec la dernière rigueur ces mots et lire ces vers avec une voix mélodieuse. Belphanie était sans voix. Elle buvait avec grande attention ce poème caractérisé par une connotation dimensionnelle. Elle souriait à la prononciation des vers. - C'est merveilleux Yanick. Je ne savais pas que tu es aussi poétique. - Je me débrouille un peu seulement. - C'est sûr qu'avec ce talent, les filles ne tarderont pas à craquer quand tu commences. - Je ne le fais pas Belphanie. Parce que l'estime ou le sentiment ne sont pas un ballon que l'on doit jouer avec les mots. Certes les mots que je viens d'utiliser viennent de mon cœur mais dans ce poème, je n'ai fait que joué avec eux. - Hum et tes mots viennent du cœur ou de la mer car au début, tu as dit que c'est la mer qui t'a parlé. - Mes mots viennent des deux côtés. Ils rient ensemble pendant une minute et Yanick se met de nouveau à écrire. Il s'envole dans son inspiration et vomissait les mots. Pendant un bon moment, Belphanie se sentit ignorée et pour attirer l'attention de Yanick, elle prit le crayon avec une rapidité que le jeune homme ne s'attendait pas. - Je crois que quelque chose tire quelqu'un très loin dit la jeune fille en se levant. - Hoooo non s'il te plaît c'est la mer qui me parle et il faut que je transcrive ses belle-paroles. - Là tu n'as qu'à venir chercher ton crayon et le tout est joué dit Belphanie en courant. - A bon ! Lança Yanick en se laissant à la poursuite de la jeune fille. Il avait en réalité comprit le jeu de Belphanie qui avait envie de courir et s'amuser un peu. Yanick la poursuivait avec rapidité. Belphanie ne cessait de faire des zigzags allant des vagues de la mer et le rivage. Sa robe était mouillée et il en est de même pour le pantalon de Yanick. Comprenant qu'il ne pouvait pas rattraper la fille à cause du sable qui ne permettait pas de vite courir, ce dernier se laisse choir dans une vague de la mer en pouvant un cri de douleur. Belphanie s'arrête immédiatement et regarde du côté de son ami. Non, elle ne veut pas se laisser avoir par la galanterie de Yanick. Non car elle avait déjà vu ce manège dans les feuilletons et elle n'ose pas à se rapprocher d'un pas de Yanick. - Tu as perdu Yanick car je ne viendrai jamais pour que tu m'attrapes. Le jeune homme ne dit rien et continuait à pousser des cris de douleur tout en gardant son pied qui se retrouve dans la mer. Belphanie ne comprenait plus le tournant du jeu, elle s'approche petit à petit avec un cœur lourd de peur. Elle s'approche définitivement de Yanick tout en criant son nom et prenant son bras pour l'aider à se lever. La mise en scène de Yanick fut convaincante à tel enseignant que personne ne doutera de la souffrance qui l'infligeait. Quand il sut que Belphanie est à sa portée, il la prend par la taille et la soulève en criant : - Je t'ai eue Belphanie. - Je le savais. Je le savais mon Dieu ! Non tu ne m'as pas eue Yanick. Tu as triché comme un lâche. Ils riaient tous ensemble. Yanick se pivotait en demeurant dans le même périmètre tout en gardant Belphanie par la taille. Brusquement, il trébuche et tombe en premier sur le dos. Belphanie était couchée sur lui. Leurs yeux se fixent les uns dans les autres. Le rythme des cœurs augmenta et le vertige des sentiments naquit. Yanick avait toujours ses mains à la taille de Belphanie. Après quelques secondes, les deux visages se rapproche et un baisé de pudeur vu le jour. La jeune fille se décolle du jeune homme pour se sauver mais c'était trop tard. Yanick pris la revanche en tournant Belphanie sur son dos et il restait au-dessus d'elle. Il écarte les cheveux artificiels de la jeune fille et contempla son visage avec attention. A nouveau, un autre baisé s'envole mais ce dernier était avec tendresse et confiance. La jeune fille ferma ses yeux pour mieux recevoir le courrier des lèvres du jeune homme. Des frisons s'entendaient de part et d'autre des deux partenaires. Après deux minutes d'échange de baisé en tout sens sur les lèvres, Yanick se détache un peu de Belphanie et dit : - Je t'aime Belphanie. - Je t'aime aussi Yanick.

            
            

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