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Episode 3
*** Iris***
Après avoir quitté le domicile de mes parents, je me suis rendu dans ma cachette . Dans l'après-midi, je me suis rendu chez mon père pour tenter une nouvelle approche. Peut-être qu'il m'écoutera cette fois-ci. Lorsque je suis entré dans le salon, j'ai entendu une dispute. Je me suis approché et j'ai vu mon père gisant sur le sol dans ma chambre. Je n'ai même pas réfléchi avant de le prendre dans mes bras.
Moi: Papa, s'il te plaît, ne m'abandonne pas. Pas toi.
Papa: Pardonne-moi, ma chérie. Je suis désolé, ma fille.
Moi: Je te pardonne, mais ne me laisse pas non plus. J'ai besoin de toi, papa. AIDEZ-MOI. Je vous en supplie, aidez-moi.
J'ai vu ma tante devant la porte.
Brenda: Qu'est-ce que tu as fait à ton père ? Ce n'est pas possible. Je vais appeler la police.
Moi: Non, tante, aidez-moi à emmener mon père à l'hôpital. S'il vous plaît.
Brenda: C'est la police qui va s'occuper de toi.
...: Qu'est-ce qui se passe ici ?
J'ai levé la tête et j'ai vu mon oncle Bruno, l'un des amis de mon père. J'ai l'habitude d'appeler les deux amis de mon père "oncle".
Moi: Oncle Bruno, aidez-moi. Mon père va mourir.
Bruno: Ne me dis pas que tu l'as...
Moi: Non, non. Je ne lui ai rien fait.
Brenda: La police est en route. Demain, on ne va plus entendre parler de toi.
***Carine***
Je m'appelle Carine. Je suis la belle-mère d'Iris, que je considère comme ma propre fille. Je n'ai pas eu d'enfant malgré tous les efforts fournis. Lorsque j'ai rencontré Maurice après avoir été renvoyée par mon ex-mari, je suis tombée amoureuse de lui et après avoir rencontré sa petite famille, je me suis sentie dans une vraie famille. Après quelques mois de relation, il m'a épousée avec le consentement des enfants, et nous sommes devenus une vraie famille avant toute cette tragédie. André et Merveille n'étaient pas du tout des enfants à problèmes. Je les adorais autant qu'ils étaient. Jusqu'à ce jour, je n'arrive pas à comprendre la raison de cet assassinat.
Après le scénario que Maurice a fait avec sa fille aujourd'hui, j'étais vraiment en colère contre lui. J'ai rendu une petite visite à ma copine lorsque Maurice a quitté la maison. On s'est connues le jour de mon mariage. C'était la meilleure amie de l'ex-femme de Maurice, mais elle n'a pas du tout trouvé d'inconvénient à m'accepter, surtout que je prenais bien soin des enfants de sa défunte amie.
Elle et moi nous disons pratiquement tout. Après avoir passé quelques heures chez elle, je décide de rentrer chez moi afin de préparer le repas du soir. À mon arrivée, j'entends la voix de ma belle-sœur. Je me demande bien ce qu'elle fait encore chez moi. Je la vois en larmes au salon en criant à tous les dieux du monde.
Moi: Je peux savoir pourquoi tu cries dans ma maison ?
Brenda: Demande à ta fille.
Je ne fais pas attention à elle et je voulais me rendre dans ma chambre lorsque je vois Iris tenir son père dans les bras et pleurer. Plus je m'approche, plus mon cœur bat à vive allure. Lorsqu'elle me voit, elle remue la tête.
Iris: Je suis désolée. Maman, il est mort. Ils l'ont tué maman.
Mon Dieu, dites-moi que je rêve. Nous étions ensemble ce matin. Qui nous en veut à ce point ? Pourquoi ? Je vois Bruno près d'elle qui essaie de lui prendre le corps de son père.
Moi: Bruno, dis-moi que ce n'est pas vrai. Ce n'est pas mon mari, n'est-ce pas ?
Bruno: Je suis désolée.
Je suis prise d'un vertige et je m'accroche au mur. Non, pas lui. Pas mon mari.
Moi: Iris, dis-moi que ce n'est pas toi. Stp dis-moi que tu n'es pas responsable de la mort de ton père. J'ai besoin de l'entendre stp.
Iris: Je te le jure maman. Je ne suis pas responsable du meurtre de papa. Quand je suis arrivée, il était déjà allongé par terre.
Brenda: J'ai déjà appelé la police. Cette fois-ci, tu ne t'en sortiras pas aussi facilement.
J'étais déboussolé. Je pense que le monde venait de s'effondrer autour de moi.
Moi: Que faites-vous ici, Brenda et toi, Bruno? Pouvez-vous me dire ce que vous faites ici?
Bruno: Euh... j'étais venu... j'étais venu discuter avec Maurice, mais Iris était près du corps de son père quand je suis arrivé.
Moi : Et toi, Brenda ?
Brenda: Je n'ai pas tué mon frère. La seule personne ici capable de le faire est devant vous.
Iris: Maman, il faut emmener papa à l'hôpital. Je ne peux pas le perdre. Je vous en supplie.
Je ne savais pas quoi faire alors que nous attendions la sirène de la police.
Brenda: Ils sont là. Ne pense pas que tu vas t'en sortir indemne cette fois-ci. Tu viens de nous prouver qui tu es vraiment.
Iris: Maman, je t'en supplie, ne les laisse pas m'arrêter. Tu me connais, maman. Tu sais quand je mens. Regarde-moi dans les yeux et dis-moi si je suis en train de te tromper.
J'étais embrouillé. Je ne savais vraiment pas ce que je devais faire jusqu'à ce que quelqu'un toque à la porte. J'ai regardé Brenda ouvrir la porte, laissant entrer les policiers qui se sont dirigés vers la chambre d'Iris. Bruno l'a aidée à sortir par la porte arrière.
Voix externe
Bruno: Va le plus loin possible d'ici. Je vais essayer de les distraire.
Iris: Merci beaucoup, mon oncle.
Lorsque Bruno est retourné dans la maison, les policiers ont embarqué Carine.
Bruno: Que se passe-t-il ici?
Brenda: Pourquoi as-tu laissé cette meurtrière s'enfuir? (en s'adressant à Carine) Pourquoi as-tu fait ça? Pourquoi t'es-tu accusée pour un crime que tu n'as pas commis?
Carine: Personne ne touche à ma fille. Tu as gagné, maintenant sois à l'aise.
Brenda était envahie par la colère. Ce n'était pas ce qu'elle voulait. De son côté, Iris courait jusqu'à perdre le souffle. Elle est retournée dans sa cachette, la peur au ventre. Elle ne savait pas où aller.
Carine a été mise en cellule après son incarcération et y est depuis plusieurs jours. Une semaine plus tard, le commissaire a demandé à la voir.
Carine : Bonjour Monsieur le Commissaire.
Commissaire : Bonjour Madame Carine. Mes condoléances pour la mort de votre mari et de vos deux derniers enfants.
Carine : Que voulez-vous de moi ?
Commissaire : Votre mari et moi avions de bonnes relations avant sa mort, mais les choses sont compliquées maintenant. Alors je compte sur votre collaboration pour que tout soit clair. J'aimerais que vous me disiez la vérité.
Carine : J'ai eu une dispute avec mon mari, alors je l'ai tué sur un coup de tête.
Commissaire : Bien essayé, mais les preuves sont contre votre fille. Alors pourquoi la protégez-vous à ce point ?
Carine : Elle est innocente.
Commissaire : Si elle l'est vraiment, la justice le prouvera. Pour le moment, elle est notre suspecte numéro un, alors faites ce qui est bien pour elle. Votre silence aggraverait vraiment son cas.
Carine : Je suis désolée, mais elle n'est plus dans le village. Je ne peux rien faire pour vous. Maintenant, est-ce que je peux retourner à ma cellule ?
Commissaire : Vous ne savez pas dans quoi vous vous embarquez, vous et votre fille. Faites les choses correctement, et compte tenu de la relation que j'avais avec votre mari, je vais vous aider comme je peux. Dites-moi simplement où est Iris. Je pourrais l'aider pour qu'elle ne prenne pas une longue peine, même si cela reste vraiment difficile.
Carine : Comme je viens de le dire, elle n'est plus dans le village.
Après l'avoir torturée pendant des heures sans réponse positive de sa part, ils l'ont jetée dans sa cellule.
*** Iris ***
Ça fait quelques jours que je me cache. La construction a repris dans la maison dans laquelle j'habitais, et maintenant je n'ai nulle part où aller. Alors j'ai décidé d'aller rendre visite à Jennifer, peut-être qu'elle aura pitié de moi cette fois-ci. Je frappe à leur porte, et elle vient ouvrir.
Moi : Jennifer, s'il te plaît, écoute-moi...
Jennifer : Je peux savoir ce que tu fais encore ici ? me coupe-t-elle. La police te recherche, et toi tu te promènes dans le village comme si de rien n'était. Ta mère est en prison à cause de toi. À ta place, j'irais me rendre.
Moi : Quoi ? Comment est-ce possible ?
Jennifer: Tu es responsable de tout ce qui arrive à ta famille.
Moi : Alors, tu crois tout ce qu'ils disent sur moi ?
Jenifer : Que veux-tu que je fasse ? Il y a trop de coïncidences entre ces morts. D'abord tes frères, et maintenant ton père. Et c'est toujours toi qui es présente sur les lieux. Que veux-tu que je crois ?
Moi : Tu me connais, Jenifer. Tu sais que je suis incapable de ça. Je ne pensais pas que tu pensais cela de moi. Je m'en vais. Je ne voudrais pas que tu sois complice d'un crime que j'aurais commis.
Je sors de chez elle en larmes, et alors que je marche, je bouscule accidentellement une personne.
Voix : Qu'est-ce que tu fais chez moi, meurtrière ?
Je lève la tête et me rends compte que c'est la mère de Jenifer.
Iris : J'aimerais que vous m'aidiez. Vous me connaissez depuis que vous êtes petits.
Andréa : Et alors ? Sors immédiatement de chez moi. Ta mère est à ta place actuellement. Si tu as un peu d'amour pour elle, je te conseille de te rendre.
Je crois que le ciel vient de tomber sur moi. Ils ont raison. Je dois me rendre à la police. Je ne peux pas infliger tout ça à ma mère. Elle a toujours été là pour moi. C'est à mon tour de faire un sacrifice pour elle. Mais avant, je fais un tour chez moi. Tout était intact dans la maison. Je ferme les yeux et prends une grande inspiration. Je fais le tour de toutes les chambres et je pense aux moments joyeux que nous avons eus, même s'ils étaient de courte durée. J'ai regardé tous les albums photos de ma famille pendant un bon moment. Je crois qu'il est temps que je me rende. Je voulais sortir de la maison lorsque quelqu'un m'a attrapé par derrière et m'a mis la main sur la bouche...
À suivre...