Quoiqu'il puisse se passer là-bas, pense fort à maman...Concentres-toi sur moi et tout ira bien...Mon bébé est devenue une très belle femme maintenant sniff...Tout va bien se passer mon bébé...crois-moi tout ira bien sniff...Maman te le promets...
Mes larmes coulèrent de plus belle me rappelant des dernières phrases de maman avant que mes tantes ne me conduisent dans cette maison où je dois vivre désormais sans mes parents et très loin de la maison familiale. Tête recouverte d'un pagne et assise seule sur le lit de cette chambre, mes souvenirs se tournèrent vers mon enfance heureuse, mes frères et sœurs, mon père...mon père ?...le seul mot qui me vient en tête est POURQUOI ? Qu'ai-je fait pour qu'il me fasse cela ? Moi qui l'adorais plus que tout dans cette vie sniff...Maman...
...: Ah la voila ma petite femme, la prunelle de mes yeux !tonna une voix masculine qui me tira de mes pensées et dont la silhouette venait de faire irruption dans la pièce.
Au son de sa voix, mon sang n'a fait qu'un tour en moi-même et mon cœur a subitement accéléré son battement. Je commence à réciter quelques prières silencieuses tout en pleurant toutes les larmes de mon corps priant que DIEU dans sa très grande miséricorde et sa très grande bonté me vienne en aide aujourd'hui, maintenant et dans les prochains jours à venir.
...: On va juste enlever ces pagnes là sur ta tête puis tu verras, on va s'amuser comme des fous toi et moi.
Zeyna : ...
... : Mais tu pleures ?lève-t-il mon visage mouillé de larmes vers lui tandis que je récitais toujours mes prières. Regardes-moi je ne suis pas méchant tu vois non ? Je te promets que je ne te ferai pas mal si tu es bien gentille avec moi.
Il se lève, se dirige vers l'autre pièce de la chambre puis revient quelques minutes plus tard avec un paquet à la main. Il me le tend mais je ne réagis pas. Il ouvre le paquet et en sort je ne sais quoi. Je tourne la tête de l'autre côté pendant qu'il s'installait sur le lit. Il me tourne le visage et plonge son regard dans le mien avant de caresser mon visage avec son pouce.
... : Je veux que tu ailles te doucher et que tu enfiles cette nuisette pour moi. Je l'ai acheté spécialement pour toi lors de mon dernier voyage en ESPAGNE. Avant aussi que je n'oublie, je souhaiterai que tu m'enlèves ton voile là maintenant que tu es ma femme. C'était bien beau que tu sois voilée et vraiment très pieuse dans la maison de ton père mais là les choses vont être différentes. J'ai besoin d'une femme moderne et non d'une maure échappant du désert de Nouakchott qui traie une vieille chèvre.
J'étais plus qu'ahurie et choquée d'entendre ce qui vient de sortir de sa bouche. Je n'en crois pas mes oreilles. Quand je pense que je l'appelais tonton Malick à cause du fait qu'il soit le cousin de ma tante Anta lorsqu'il venait à la maison et que j'acceptais même les petits cadeaux qu'il m'offrait je n'arrive tout simplement pas à y croire. Comment Tonton Malick a pu me faire cela ? Donc tout cela n'était que faux semblant c'était tout juste une manière à lui d'acheter mon affection. Et ma tante Anta dans tout cela que j'aime ma propre mère ? Comment a-t-elle pu me faire cela ? Comment a-t-elle pu me cacher que son cousin Malick Ndiaye venait seulement à la maison pour moi et non pas à cause des liens qui l'unissait à elle ? Malgré qu'elle soit la coépouse de maman, elle et moi avons toujours été proche pourtant...Je suis totalement perdue dans cette histoire. Tout ce en quoi je croyais semble être qu'illusion et leurre...Je le déteste, vous ne pouvez même pas savoir. Je suis dégoûtée et triste qu'il ait pu me faire cela à moi qui l'appréciais bien. Non seulement à cause de lui je me retrouve mariée à mon âge et réduite à mettre un trait à mes rêves mais aussi il veut m'obliger à mettre fin à mes convictions, à abandonner tout ce en quoi je crois et je me suis battue depuis toute petite. S'il pense qu'il va aussi m'enlever cela, il se fout royalement le doigt dans l'œil.
Zeyna : Jamais, lâchais-je alors qu'il se dirigeait vers la sortie.
Malick : Pardon ?!
Zeyna : Vous m'avez bien entendu Mon-sieur, mettais-je bien l'accent sur le monsieur avant de lever mon regard plein de haine et de rancœur vers lui. Jamais je n'enlèverai ce voile, comme jamais vous ne réussirez à m'enlever les convictions et les valeurs auxquelles je crois depuis que je suis MOI. Vous avez certes réussi à M'AVOIR par tous les moyens mais je vous jure que JAMAIS vous ne réussirez à M'AVOIR EN ENTIER.
Malick : Hum en voila une avec qui je ne risque pas de m'ennuyer, finit-il par lâcher après m'avoir longuement regardé d'un air amusé.
Zeyna : Vous n'avez pas honte de marier une petite fille hein ? N'avez-vous pas honte de prendre pour épouse une fille qui pourrait être votre petite-sœur ou au plus votre fille ? Ce que vous faîtes là on appelle cela la pédophilie et c'est passible d'emprisonnement si vous n'êtes pas au courant. De toute façon que devrais-je attendre d'un homme comme vous qui fait pousser ses cheveux comme une fille et n'hésite même pas à se les tresser ? Vous êtes répugnant, un vrai porc...
Malick : Cela suffit maintenant !s'avance-t-il dangereusement vers moi avant de m'attraper durement le bras. Je crois avoir été patient et conciliant avec toi en te ménageant depuis le début. Non seulement tu n'es pas mon genre de fille avec tes kilos de trop là mais aussi tu es insolente, impolie et j'en passe. A part tes études que j'ai financé depuis ton enfance, je vois maintenant où tout l'argent que j'envoyais à ton père pour tes besoins est rentré. Au lieu de retrouver une petite femme bien moderne et bien sexy avec des formes là où il faut, je me retrouve face à une petite adolescente grosse et voilée de surcroît qui se prend pour une sainte en osant me faire la morale. Mais fort heureusement dans toute cette histoire, je ne suis pas totalement perdant. Tu es une intellectuelle comme je le voulais comme cela tu pourras m'aider dans mes affaires et que malgré tes rondeurs tu es précoce donc personne ne pensera que tu es une adolescente de 15 ans et cela m'arrange beaucoup.
Zeyna : Je vous déteste sniff...Je vous déteste du fond de mon cœur sniff. Vous n'avez même pas de cœur et quant à la vergogne vous en manquez aussi. Vous me répugnez au plus haut point. Mais ne vous inquiétez pas j'implorerai DIEU dans mes prières afin qu'il soit plein de miséricorde avec vous au jour du dernier jugement afin....
Malick : Assez fait dans le mélodrame maintenant ! Vu que tu ne veux pas aller te rafraîchir et changer de tenue, il est temps pour nous de consommer cette union. J'ose espérer que sur ce plan ton père n'a pas failli à sa mission et a su faire en sorte que tu sois digne de moi, me bascule-t-il sur le lit avant de se mettre à arracher furieusement les pagnes qui me servaient de couverture pour ensuite se tourner vers mon joli voile de tête que maman m'avait spécialement fait tout à l'heure. Je vais te faire découvrir la plus belle expérience qui puisse exister dans cette vie.
Zeyna : Non. Lâchez-moi tout de suite. Je vous interdis de me toucher sniff, me débattais-je de toutes mes forces alors que je ressentais une chose raide et mouillée entre mes jambes. Vous n'êtes qu'un animal sniff...ne me touchez pas pédophile que vous êtes sniff.
Malick : Tu vas la fermer petite peste !me gifle-t-il violemment du revers de sa main me faisant ainsi basculer en arrière. Tu vas voir je vais t'éduquer moi insolente que tu es.
La gifle reçue a été tellement violente que j'en ai l'oreille qui bourdonne et la tête qui tourne. J'essaie de bouger mais je n'y arrive pas. C'est comme si une force me maintenait là et m'empêchait de réagir alors que mes yeux eux voyaient tout ce qui se passait autour de lui. Mes larmes elles s'étaient accentuées face à la scène à laquelle elles assistaient en ce moment incapables de faire quoique ce soit. Couchée là inerte alors que cet homme baladait ses mains sur tout mon corps et que ses lèvres se promenaient sur mon visage en entier pour ensuite prendre la direction de mon cou et descendre encore plus bas vers mes seins, je me mis à réciter silencieusement quelques prières pour que DIEU le très Haut et Miséricordieux puisse me donner la force nécessaire et le courage de supporter cela. J'étais concentrée dans mes prières quand soudain je sentis une chose mouillée, bien raide et énorme entrer en moi. Mes prières laissèrent place à un cri strident qui se refusait de rester bloqué dans ma bouche tellement la douleur que je venais de ressentir était forte et invivable. Mon corps se mettait instantanément à réagir face à cela et je me mettais à me débattre de toutes mes forces et à le frapper afin qu'il retire cette chose monstrueuse de moi. Avec une main il bloqua ma bouche pour faire cesser mes cris et mes pleurs et avec son autre main il emprisonna mes mains avant d'entreprendre de faire des va-et-vient en moi. La douleur devenait plus forte et insupportable quand il a commencé à faire ses va-et-vient et à me pénétrer plus profondément. Je ne sais pas combien de temps il est sur moi mais c'était comme si cela faisait une éternité. Plus je me débattais pour qu'il se retire de moi et me libérer de son emprise, plus je sentais mes forces m'abandonner et tout à coup ce fût le trou noir total.
Quelques heures plus tard
J'essaie de bouger mais je n'y arrive pas. J'ai mal partout, très mal. Je ne sais pas durant combien de temps j'ai perdu connaissance. J'arrive à peine à ouvrir les yeux quand j'entends de petits chuchotements dans la pièce d'à côté. Je veux me lever mais je n'y arrive pas. En plus la pièce est un peu sombre, seule une petite lumière émanant d'une veilleuse posée sur l'une des tables de chevet qui arrive à peine à éclairer la pièce. Les chuchotements devenaient plus nets vu qu'il y'a des haussements de voix. Malgré cette distance j'arrive à reconnaître par contre la voix de cet, de cet sniff...sniff tous les souvenirs de cette scène revinrent dans ma tête immédiatement et le seul réflexe que j'ai c'est de mettre ma main sur le drap là où je suis couchée depuis l'acte de tout à l'heure. Faisant le constat après avoir touché ce liquide chaud sur le drap, je me remettais à pleurer à chaudes larmes la perte de ce que j'avais de plus précieux en moi au profit d'un homme comme celui que mon père m'a trouvé pour époux. Je cesse automatiquement mes pleurs et ferme les yeux pour faire semblant de dormir quand j'entendis la porte s'ouvrir. Deux voix se faisaient entendre. Celle de ce porc était plus nette par contre l'autre voix m'a l'air un peu familière. J'essaie de la reconnaître à travers ces chuchotements mais je n'y arrive pas. Tout ce dont je sais c'est qu'il s'agit d'une voix féminine.
...: Tu as voulu la tuer ou quoi hein ?dit la femme. Tu sembles oublier que ce n'est qu'une enfant qu'on t'a donnée et qu'elle n'est pas encore totalement femme...
Minute papillon ! Elle a bien employé le pronom "ON" ? C'est cela non ! Ai-je bien entendu ? Oui je ne suis pas folle ni sourde, elle a bien dit " Ce n'est qu'une enfant qu'on t'a donné ". Donc cette femme me connaît, disons même qu'elle est très proche même de moi. OH MON DIEU MERCI du fond du codeur de m'envoyer de l'aide, je vais de ce pas la supplier, dis-je en ouvrant les yeux quand soudain j'entends Malick répondre à cette dame.
Malick : Une gamine ? Tu es juste jalouse que cette gamine t'ait détrônée c'est tout. Gamine ou pas elle est trop bonne. En tout cas pour mon compte je suis aux anges de l'avoir retrouvé intacte et très pure contrairement à toi qui n'a pas su m'attendre en allant t'offrir à ce vieux bouc dégoûtant alors que tu avais promis de te préserver pour moi.
...: Encore cette histoire ? Combien de fois devrais-je t'expliquer le pourquoi de mon mariage avec ce vieux dégoûtant hein ? Je t'ai attendu et tu le sais très bien mais là n'est pas la question. Et quant au vieux bouc il a su répondre à tous mes besoins quand toi tu avais disparu de la surface de la terre et pour en revenir à cette gamine elle ne m'arrivera jamais à la cheville car je suis et serais toujours ta meilleure amante chéri. Si tu veux plus de preuves, prends-moi maintenant là tout de suite vu que cette petite gourde s'est évanouie. On pourra tester les autres positions de Kamasoutra qu'on n'a pas encore eu le temps d'explorer.
Malick : Cela te plairait bien que je te prenne là maintenant dans ma chambre nuptiale devant cette gamine qui te rivalise maintenant mais non on ne le fera pas cette fois ma tigresse. Même si c'est une idée très alléchante, il te faudra aller chez ton vieux mari pour qu'il éteint ce feu en toi ce soir car comme tu vois mon champion ici là bien raide il n'entrera pas en toi aujourd'hui. Il n'a pas encore eu le temps de finir sa mission de ce soir vu que la mère de sa jumelle s'est évanouie. Donc il faudra nous excuser car tant que mes petits chasseurs ne seront pas sortis pour entrer en ma petite femme chérie qui est si bonne et chaude, mon champion et moi n'entreront dans aucune autre forêt surtout en celle qui est déjà classée depuis longtemps.
...: Tu n'es qu'un salopard, la gifle-t-elle violemment avant de s'en aller.
Malick : Et c'est ce que tu aimes chérie! Va-t-en avant que ton vieux mari et ta belle famille se rende compte de ton absence à la fête. Je t'appellerai après ma lune de miel promis !lui lance-t-il en riant. Pourquoi devrais-je me contenter du vieux alors que j'ai du tout neuf ici à portée de main ? Pfff.
Tournant en boucle dans ma tête la discussion que j'ai eu à entendre de cette femme à la voix familière et mon bourreau de pédophile de mari et craignant encore ses assauts après ce qu'il a dit à son amante, je me suis endormie sans m'en rendre compte. Réveillée quelques minutes plus tard par des ronflements, j'ai voulu me lever sans faire de bruit pour chercher les clés de la chambre pour l'ouvrir et m'enfuir. J'avais réussi à mettre les mains dessus quand soudain je me sentis soulever par quelqu'un puis jeter sur le lit comme un sac de patates. Avant que j'eu le temps de comprendre ce qui se passait, il était collé à moi comme une sangsue et sentait une odeur bizarre de je ne sais quoi. Malgré mes supplications et mes pleurs, il n'hésita pas de nouveau à me prendre de force comme au tout début. La douleur était encore plus intense qu'au tout début et même pire lorsqu'après des minutes de torture il a évacué sa semence en moi. Cette douleur que j'ai ressentie était beaucoup plus forte que tout ce que j'ai eu à subir depuis tout à l'heure. Malgré mes cris, mes pleurs, mes supplications, il est resté sourd, insensible, de marbre face à ma douleur. Dès qu'il finit ce qu'il avait à faire, il se leva de moi et sans un regard compatissant et tendre sur moi, il se dirigea tout nu vers la salle de bain me laissant là avec ma douleur pleurant encore et encore toutes les larmes de mon corps. Jamais je n'oublierai cette nuit là jamais.
Le lendemain, mes tantes paternelles après avoir vu le drap de lit blanc tâché de mon sang, drap où j'ai vécu mon pire cauchemar avec ce monstre, elles reçurent une forte somme d'argent de la part de ce dernier soit disant parce qu'il était très content et fier de m'avoir trouvé vierge et décidèrent de donner une fête en mon nom pour montrer à tout le monde que leur fille a su faire leur fierté.