Je l'aime à mourir
img img Je l'aime à mourir img Chapitre 5 Arthur - Première nuit
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Chapitre 6 Arthur - Cœur en éclats img
Chapitre 7 Arthur - Retour de flammes img
Chapitre 8 Arthur - Le Lâché prise img
Chapitre 9 Arthur - Un intense silence img
Chapitre 10 Arthur - Une vie presque ordinaire img
Chapitre 11 Guenièvre - La lettre img
Chapitre 12 Guenièvre - Une pitoyable vie img
Chapitre 13 Guenièvre - Arthur img
Chapitre 14 Guenièvre - Besoin d'amour img
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Chapitre 5 Arthur - Première nuit

Nous nous retrouvâmes un soir de semaine. Si mes

Souvenirs sont exacts, nous étions vendredi soir. Nous

Avions rendez-vous à 20h dans le quartier des Grands

Boulevards.

Je fus soulagé du départ de Joanna à Honfleur, pour

Le week-end avec des amis. Son absence libéra ma

Conscience.

Je n'éprouvai, aucune honte, aucune gêne. J'avais

Réussi à me convaincre que ma relation avec Guenièvre

Ne serait que l'affaire d'une nuit et que je pouvais

Donc, au stade encore récent de ma relation avec

Joanna, où aucun engagement réel n'avait été pris, me

Permettre ce petit écart sans importance ni

Conséquence. Il y avait très peu de chance que Guenièvre

Et Joanna se croisent un jour et, que je fus démasqué.

Pour achever d'apaiser ma conscience, je me dis

Qu'il y avait des mecs bien pires que moi, qui osaient,

En toute impunité, alors qu'ils avaient la bague au

Doigt, et par conséquent fait vœu de fidélité,

Entretenir des relations extra-conjugales suivies. De

Mon côté, je ne faisais qu'une légère incartade et à

Côté de ces minables, je n'étais qu'un pauvre

Innocent Alex fut en retard et je me retrouvai seul avec

Guenièvre, qui visiblement ne se rappelait pas de notre

Rencontre. À son arrivée, elle s'introduisit brièvement

Puis s'installa sur le canapé à côté de moi en

M'ignorant presque. Ma confiance en prit un coup,

Mais je maintins le cap.

J'essayai d'engager la conversation, mais elle ne

M'aida pas. Elle s'accrocha à son téléphone tapant,

Envoyant et recevant des SMS à vive allure. Dès

Qu'elle le reposait et que j'étais prêt à relancer la

Conversation, celui-ci résonnait à nouveau, et elle se

Consacrait à ses échanges sans s'excuser et sans tenir

Compte de ma présence. Pour elle, je n'existais pas.

Elle était vraiment malpolie et si mon orgueil n'était

Pas en jeu, je l'aurais planté là, sans le moindre

Regret. Je n'en étais pas certain, mais je trouvais un

Peu de sérénité à le penser.

Au bout de deux verres, et ce qui me sembla être

Une éternité, Alex finit par arriver et sa présence

Détendit sensiblement l'atmosphère. Ils avaient des

Choses à se dire et je les laissai parler en essayant de

Temps en temps, de dire quelque chose d'intelligent.

Je ne pus m'empêcher de remarquer la rapidité avec

Laquelle Guenièvre descendait ses cocktails. Je suis un

Gros buveur, mais je peinais à suivre le rythme. Avec

L'alcool, elle se dérida un peu et m'inclut volontiers

Dans la conversation. Elle essaya de me connaître et

Commença même à me faire un peu de charme. Une

Des amies d'Alex se joignit à nous et nous allâmes

Dîner tous les quatre dans un restaurant du quartier.

Dans les brumes de l'alcool, la soirée se passa

Agréablement. Je me sentais bien et de plus en plus

Proche de Guenièvre. Elle me tint la main pendant le

Trajet vers le restaurant, m'imposant un rythme plus

Lent qui nous éloigna d'Alex et de Zoey. Je fus si

Occupé à savourer ma maigre victoire que j'en oubliai

Tous ses défauts et capitulai sans me battre.

Dans un souffle, elle m'ignorait et dès qu'elle le

Décidait, elle trouvait normal que je fus disponible,

Prêt à lui tenir la main et à flirter avec elle. Pourtant,

Je ne lui en tins pas rigueur. Je fus simplement

Heureux qu'enfin elle me vit, remarqua ma présence.

Après le dîner, Guenièvre proposa que nous allions

Dans un bar où elle avait ses habitudes. Alex

Légèrement éméché avait complètement oublié qu'il

Devait me laisser seul avec elle et c'est à quatre que

Nous entrâmes dans le bar. Après avoir commandé un

Verre au comptoir, Guenièvre nous abandonna et partit

Se déhancher sur la piste de danse. Elle dansa de

Façon lascive, avec sensualité. Elle excita les hommes.

Ils la mataient comme des chiens, la gueule pendante.

Quelques minutes plus tard, un jeune homme

Courageux, la rejoignit et l'entraîna dans une danse

Sensuelle. Il se colla à elle, telle une ventouse et elle,

Bien sûr, se laissa faire. Brusquement, je fus de retour

À la case départ. Pourquoi se laissait-elle traiter

Ainsi ? Ne savait-elle pas, qu'elle méritait mieux que

Ça ?

De mon côté, je m'installai sur l'une des chaises

Positionnées le long du comptoir et la regardai

Allumer un autre mec, alors que nous venions de

Passer une bonne partie de la soirée, les mains nouées

Sous la table d'un restaurant. Comment parvenait-elle

À passer si vite, du coq à l'âne ?

Alors que les minutes s'écoulaient et que mes yeux

Ne pouvaient se détacher d'elle, je sentis les affres de

La jalousie, enserrer mon cœur. J'eus beaucoup de mal

À comprendre la violence des sentiments qui me

Secouèrent. En effet, cette fille n'était rien pour moi,

J'étais en couple, ma relation était stable, exempte de

Drames, et pourtant je ne pouvais la quitter des yeux.

Pire, j'avais le cœur en morceaux de la voir dans les

Bras d'un autre.

Au bout d'une heure de torture, elle revint vers moi,

Et m'entraîna sur la piste avec elle. Elle se colla à moi,

Bougea son corps de déesse avec art et maîtrise. Il

N'en fallut pas plus, pour que je lui pardonne cet autre

Homme et l'excuse de m'avoir abandonné pendant

Plus d'une heure. Ses lèvres étaient à quelques

Centimètres des miennes. Je voulais l'embrasser, la

Posséder, la garder pour moi.

Elle fit le premier pas. Doucement, elle rapprocha

Ses lèvres parfaites, qui effleurèrent délicatement les

Miennes. Puis de la langue, elle les lécha avant de

M'embrasser délicatement, avec tendresse presque.

Ses lèvres étaient si douces, si sensuelles. Je fermai

Les yeux, renforçai notre baiser et laissai m'échapper

Un soupir de contentement. La délicatesse de son

Baiser exacerba ma passion. Je ne voulus qu'elle,

N'existai que par elle, ne vit qu'au travers d'elle. Mes

Mains se perdirent dans sa tignasse de diablesse. Je la

Serrai plus fort contre moi et l'emprisonnai à jamais

Dans mes bras.

Nous dansâmes collés l'un à l'autre jusqu'à la

Fermeture du bar vers deux heures du matin. Nous

Nous embrassions à en perdre le souffle. Nous nous

Chauffions, nous nous excitions et nos lèvres ne se

Quittaient plus. Mes mains étaient partout sur son

Corps. Notre comportement était obscène, mais je ne

Pouvais m'arrêter. J'étais comme envoûté, possédé par

Ma passion pour elle.

Mes mains se glissèrent sous son débardeur et

Caressèrent ses seins nus. Après quelques minutes,

Elles s'égarèrent dans son pantalon et lui saisirent les

Fesses avec fermeté. Je n'avais jamais été si peu

Soucieux du regard des autres. D'ailleurs, je ne

M'étais jamais comporté ainsi, je ne suis pas un

Exhibitionniste. Pourtant avec elle, je me sentais tous

Les droits, autorisé à franchir toutes les limites. Adieu

Les conventions, adieu les règles et vive la liberté.

Cette liberté qui nous consumait et menaçait de me

Brûler vif. Nous étions chair contre chair, souffle

Contre souffle et je lui fis l'amour avec mes doigts.

Nous étions obscènes, nous étions glorieux, nous

Étions sans limite, nous étions un.

Lorsque nous quittâmes le bar, j'avais tellement

Envie d'elle que j'aurais pu la prendre à même le sol,

Dans la rue, à la vue de tous. J'étais un animal, j'étais

Son animal, j'étais sous extase. L'alcool, le désir, la

Frustration, tout se mélangea en moi et me rendit

Étranger au monde qui m'entourait sauf elle. Elle était

Mon phare dans la nuit. La lumière qui lorsqu'elle

S'éteindrait, causerait ma perte.

En hâte, j'arrêtai un taxi, pressé d'être à l'abri dans

Mon appartement. Je savais d'instinct que je ne me

Retiendrais pas, que je ne serais pas un gentleman. Je

Ne voulais pas la séduire, je voulais la posséder. Je ne

Doutais pas qu'elle rendrait coup pour coup et ne se

Laisserait pas faire.

Dans la voiture, ses doigts se perdirent dans mon

Pantalon pour caresser mon sexe, tandis que ses

Lèvres se perdaient dans mon cou. Elle fit tout cela,

Sans se préoccuper de la présence du chauffeur. Sa

Sexualité débridée me désinhiba. Je ne retins pas mes

Soupirs de plaisir, qui remplirent bientôt l'habitacle.

Le chauffeur du taxi, continua sa route,

Imperturbable. Je me demandai à combien de scènes

Du genre, il fut contraint d'assister depuis le début de

Son service, depuis qu'il embrassa ce métier. Des

Milliers sûrement, pourtant, je n'éprouvai aucune

Honte à compléter cette longue liste. J'avais retrouvé

Ma liberté, je la savourais tel un bagnard libéré de ses

Chaînes. J'étais heureux.

Guenièvre me caressa de plus en plus fort, comme si

Elle s'était donnée pour objectif, de me faire jouir dans

Cette putain de voiture. Je dus faire appel à tout mon

Self-control pour retarder l'inévitable. J'étais à deux

Doigts de perdre la bataille lorsque enfin, le taxi

S'arrêta devant la porte de mon immeuble.

Précipitamment, les mains tremblantes, peinant à

Retrouver mon souffle, je jetai quelques billets au

Chauffeur sans prendre le temps de les compter puis,

Je saisis brutalement Guenièvre par le bras, la tirai sans

Ménagement hors du taxi et nous montâmes quatre à

Quatre les escaliers qui mènent à mon appartement.

Je l'entraînai dans ma chambre, et la jetai

Violemment sur le lit. Brusquement, je fus saisi par la

Colère. Lorsque je l'entendis éclater de rire, je me

Jetai sur elle, lui arrachai ses vêtements et la pénétrai

D'un furieux coup de rein. Puis, je commençai à

Bouger en elle, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Bientôt nos gémissements emplirent la pièce.

Désormais, elle ne riait plus, pourtant, elle

N'abdiqua pas. Elle me tira les cheveux, me donna des

Claques, se débattit dans mes bras. Je bloquai ses

Coups, la menaçai d'arrêter. Elle me supplia de

Continuer.

Nous fîmes l'amour comme d'autres feraient la

Guerre. J'aurais dû me douter que même cet acte

Primaire, ordinaire, que nous faisons, parfois

Machinalement, n'aurait pas la même saveur avec

Elle.

J'eus envie de lui attacher les poignets aux

Montants du lit, mais je résistai à la tentation pour ne

Pas la brusquer.

Après chaque orgasme, nous recommencions. Je lui

Fis l'amour dans toutes les positions possibles et

Imaginables. Je profitai à fond de mon fantasme

Devenu réalité.

À bout de forces, elle me demanda quelques heures

Plus tard de m'arrêter. Je ne pus m'y résoudre. J'avais

L'impression qu'elle ne me suffirait jamais.

Lorsque j'arrêtai enfin ce marathon sexuel et nous

Autorisai un repos bien mérité, le jour se levait déjà.

Je la serrai très fort contre moi, et depuis ce jour, je ne

Vis que pour la garder ainsi.

                         

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