Moi : C'est Alicia. Je reviens mon amour
Je suis sortie de la chambre pour éviter qu'il m'entende en me dirigeant au balcon. J'ai refermé la baie vitré en reportant le téléphone à mon oreille
Moi : Qu'est ce qui se passe ?
Alicia : Il s'agit de la fille qu'on a trouvé à monsieur
Moi (inquiète) : Il ne lui est rien arrivé j'espère ?
Alicia : Elle est venu chez moi en pleure et refuse de parler. Il faut vraiment que tu rappliques
Moi : Attend tu es sérieuse ? Je te rappelle que je suis une femme mariée
Alicia : Que veux tu que je te dise ? Elle demande à ce que tu sois là. Tu sais très bien que si j'ai appelé c'est parce que je n'ai pas le choix. J'ai tout fait pour essayer de la calmer en vain
Moi : est elle amochée ?
Alicia : Aucune trace de lutte ni de combat sur son visage
Comment puis-je expliquer à mon mari qu'une amie demande à me voir à deux heures du matin sans qu'il ne puisse douter de moi ?
Moi : Je vais voir ce que je peux faire. En attendant, ne la quitte pas des yeux.
J'ai raccroché le téléphone en poussant un soupir. Il faut que je trouve quelque chose et vite
Philip : Qu'est ce qui se passe ?
Moi (en larme) : Je n'arrive pas à le croire.
Philip (tentant de me calmer) : Parle moi mon cœur. Dis-moi ce qui ne va pas
Moi : Il s'agit d'Alicia. On vient de lui annoncer que sa mère qui est au village est morte. Elle est dans tous ses états. Je me sens mal. La pauvre ! Je n'ose même pas imaginer ce qu'elle endure dis je en pleurant de plus belle
Il m'a prit dans ses bras pour me consoler
Philip : La vie est ainsi faite. On y peut rien
Moi : Il faut que j'aille la soutenir. Je ne peux pas la laisser seule. Dieu seul sait quelle bêtise elle pourra faire. Je ne peux pas dormir en paix en sachant qu'elle a perdu la seule personne qui lui restait sur cette terre
Philip (étonné) : Tu veux aller chez elle à cette heure ?
Moi : Il le faut ! Sinon pour quel genre d'amie passerais-je ?
Philip : Laisse moi t'accompagner alors
Moi : Hors de question au lieu que tu viens tout juste de rentrer. Je dirai au chauffeur de me déposer. Elle habite à dix minutes de trajet en voiture. Stp, laisse-moi allée la voir
Il a semblé hésité, mais au final il a finit par acquiescer
Philip : Je n'ai pas envie de te laisser aller seule mais comme je sais que tu es têtu je ne vais pas insister.
Moi : Je n'aurais pas pu rêver d'un mari aussi compréhensif que toi
J'ai couru vers la chambre pour enfiler une robe vite fait avec des sandales et je me suis saisie de ma clé
Moi (l'embrassant) : Si je passe la nuit ça ne te dérange pas ?
Philip : Je sais ce que c'est que de perdre un parent alors ne t'inquiète surtout pas pour moi. Console-la du mieux que tu peux
Je lui ai fait un baisé avant de sortir de la maison.
J'ai réveillé le gardien que j'ai trouvé à moitié endormi.
Moi : Lève toi et ouvre moi la porte.
Je n'arrête pas de penser au coup de fil d'Alicia. J'espère vraiment qu'on ne l'a pas violé ou forcer à faire des choses salaces
******
Je suis arrivée chez elle quelques minutes après. Lorsque j'ai sonné à sa porte, elle m'a ouvert quelques secondes après.
Alicia : Enfin tu es là ! Rentre
Moi : Où est-elle ?
Elle l'a pointé du doigt. Elle est assise et semble bien bouleversé
Moi : Bonsoir Daisy
Daisy (se jetant dans mes bras) : Enfin tu es là
J'ai tenté de la calmer du mieux que j'ai pu.
Moi : Qu'est ce qui s'est passé ? Il t'a violenté ?
Daisy : Non mais il m'a poussé à parler
Moi (inquiète) : Poussé à parler ? Je ne comprends pas
Daisy (en pleure) : Tout ce qu'il t'a dit n'était qu'une mascarade bien organisé et même Théo n'a pas pu le remarqué. Lorsqu'on est arrivé en boite, j'ai d'abord trouvé bizarre que je ne sois que la seule femme sur les lieux au lieu qu'ils étaient une dizaine d'homme. Ils ont commandé à boire et jusque là tout allait bien jusqu'à ce que ton mari débarque.
Moi : Je ne te suis pas
Daisy : Il m'a poussé à lui dire tout ce que tu faisais au risque de porter atteinte à ma famille.
Je n'en crois pas mes oreilles. Je me suis écartée d'elle afin de mieux assimilé ce que mes oreilles viennent d'entendre.
Moi (étonnée) : Une mascarade bien organisée ? Mon mari a eu quel rôle à jouer ? Parle je t'écoute
Daisy : Il est loin d'être celui que tu crois je te jure
Moi : Je t'interdis de parler de lui comme ça. Qu'est ce que tu lui as dit ?
Daisy : Que tu travailles dans un salon de massage et que tu ne fais pas que ça. Comprends moi, il m'a montré les photos de mes frères et soeurs en me menaçant que si je ne parlais pas, ils allaient les tuer.
Je ne sais pas ce qui me choque le plus. Le fait de savoir que mon mari sait tout sur moi ou le fait d'apprendre que l'homme que j'ai épousée mène une double vie comme moi.
Moi : Et monsieur Mboumba ?
Daisy : Je ne crois pas qu'il était au courant mais Yves oui. Je l'ai vu lorsqu'il t'a appelé. Il est revenu vers nous par la suite en chuchotant quelques choses à l'oreille de ton mari. Ce dernier à souri avant de se lever
Alicia qui nous écoutait jusqu'à lors, s'est laissée lourdement tomber sur le canapé
Si je comprends bien, mon mari m'a dupé durant toutes ces années? Il savait que je n'étais pas clair avec lui mais n'empêche il a gardé le silence?
Et Yves dans tout ça, travaille avec lui ? Je suis foutu, bon sang de merde. Il sait tout, raison pour laquelle il n'a pas insisté pour m'accompagner parce qu'il savait que je devais être mise au courant.
Moi : Quand tu lui as dit que je ne fais pas que ça qu'est ce qu'il a répondu ?
Daisy : Il fallait bien que je me défende mais n'empêche je l'ai mené sur une fausse piste en lui disant qu'hors mis ça, tu fais du commerce entre ici et Dubaï
Moi (n'en revenant pas) : Tu lui as parlé du job de Théo ? Mais il va te tuer!
Daisy : C'était soit lui, soit toi.
Alicia : Il faut qu'on trouve une solution et vite. Ton mari est loin d'être celui que tu crois et qui sait, s'il ne travaille pas pour des forces de l'ordre ou autres. Appel tes relations, bouge toi. Je n'ai pas envie de finir en prison
Je suis tellement dépassée par la situation que je me suis saisie de mon téléphone d'une main tremblante pour composer un numéro
Voix : Allo ?
Moi : On s'est fait roulé dans la farine. Il faut que tu découvre tout ce qui se passe, mais surtout qui est véritablement l'homme que j'ai épousée
J'ai raccrochée en me laissant tomber à mon tour sur le canapé. Mois qui pensait mener la danse, me voilà prise dans mon propre piège. Comment ai-je pu être aussi aveugle que ça ?
Prunelle
Je ne me suis pas donner tout ce mal pour entendre à chaque fois des réponses négatives. J'avoue que c'est loin d'être évident comme situation, mais si je ne me trouve pas un boulot vite fait en attendant d'avoir du nouveau sur cette affaire, je risque d'avoir de gros problème.
Je me suis servi une tasse de café pour me réveiller encore deux fois plus les esprits. J'ai entendu hier des amies parler d'un salon de massage qui est réputé dans leurs domaines et aujourd'hui c'est là-bas que j'aimerais tenter ma chance.
C'est vrai que je n'ai jamais fait ces cours, mais on m'a toujours dis que j'ai des doigts d'ange. Je peux au moins essayer de tenter mon coup en espérant que cela puisse marcher pour moi.
Je me présente Prunelle et j'ai 25 ans. Je vie avec mon sois disant mec depuis plus de deux ans et pour le moment je ne me plains pas, ou plutôt si, je me plains énormément.
Depuis que j'ai appris par le biais de maman avant sa mort que mon défunt père était un homme riche, j'ai eu envie d'avoir ma part de l'héritage. Je ne conçois pas qu'il ait pu engrosser maman en la laissant dans cette misère au lieu que lui et ses enfants, jouissaient d'une vie de rêve.
C'est vrai qu'au départ je me fichais pas mal de cela, mais lorsque maman est morte à la suite d'un accident dont elle n'a pas pu profiter des soins adéquats par manque de moyen, j'ai maudis cet homme pourtant déjà dans sa tombe de n'avoir pas pu penser à lui verser même si c'est quelques billets à cause de l'enfant Indésiré que je suis.
Comment un homme peut profiter de la faiblesse d'une femme pour la chasser par la suite comme un vulgaire objet ? J'ai décidé que si lui il ne pouvait pas payer, son enfant dont maman m'a parlé le payera à sa place.
Ça fait un an que j'essaye d'avoir son identité mais jusque là, pas moyen pour moi de savoir où il se trouve. Mais je ne perds pas espoir. Comme on dit le Gabon est petit et tôt ou tard je le retrouverai.
J'ai attrapé mon sac posé sur la table du salon et je suis sortie de la maison en espérant que cette fois ci j'aurais plus de chance que les autres jours.
Le vent souffle assez fort ce matin. J'ai longé le bout du quartier avant d'arriver au carrefour.
Je m'apprêtais à hélé un taxi, lorsqu'une voiture s'est garée devant moi
Inconnu : Je peux vous déposer?
Moi : non merci.
Inconnu : Il se peut qu'il pleuve vu le vent qui souffle. Ce serait du gâchis que la pluie enlève ce maquillage que vous vous êtes sans doute donner du mal à terminer.
Il ne manque pas de toupet celui là
Moi : Merci pour cette marque d'attention. Mais je saurais me débrouiller
Inconnu : Comme vous voulez
Il a démarré la voiture en soulevant un nuage de poussière derrière lui me faisant toussoter par la suite. Cet enculé, je suis sûr qu'il l'a fait exprès.
J'ai miroité quelques minutes encore avant de trouver une course qui m'a déposé directement devant le salon.
Je n'arrête pas de formuler des prières intérieurement en espérant que le bon Dieu puisse m'aider enfin à sortir de ce taudis dans lequel je vie avec mon mec depuis deux ans. Si je suis avec lui c'est tout simplement par manque de choix. J'avoue que c'est égoïste de ma part, mais je n'arrive pas à l'aimer comme il se doit
Quand J'ai poussé la porte du salon, j'ai trouvé une femme à l'accueil.
Moi : Bonjour
Secrétaire : Bonjour madame. En quoi puis je vous aider?
Moi : J'aimerai postuler pour un poste ici.
Elle m'a dévisagé comme si elle se demandait d'où sortait cet extraterrestre devant elle
Secrétaire : J'aurais aimé vous aider mais l'effectif est plein. Je peux vous suggéré d'autres salon non loin d'ici qui embauche des personnes
Moi : Même si c'est être femme de ménage pour nettoyer les lieus, je le ferai dis je désespérément
Secrétaire : Je suis vraiment désolée mais nous ne recherchons pas d'employé.
Je m'apprêtais à sortir du salon, lorsque j'ai buté sans faire exprès un homme. Lorsque j'ai levé la tête pour m'excuser, j'ai reconnue l'inconnu de tout à l'heure qui me regarde avec un sourire narquois au coin des lèvres.
Inconnu : Comme ont dit toujours, Dieu fait bien les choses. Qu'est ce qui vous amène ici ?
Moi (renfrognant mon visage) : J'espère juste que je ne me suis pas faites suivie par un psychopathe
La secrétaire l'a salué en employant des termes assez respectueux et je me suis vite mordue la langue lorsque j'ai constaté que je parlais à un des dirigeant de la boite. Je maudis mon arrogance à cet instant.
Inconnu : même si vous êtes une femme mangeable, je ne crois pas.
Mangeable ?
Je me sens assez honteuse comme ça pour écouter à nouveau ces balivernes.
Je lui ai souhaité une bonne journée avant de m'aventurer à l'extérieur pour continuer ma quête lorsqu'il m'a emboité le pas
Inconnu : Madame veut être femme de ménage ?
Il l'a dit avec une telle ironie que si je pouvais, je lui aurais sautée à la gorge
Moi (d'un ton sec) : Mieux vaut être ça, qu'être pute
Inconnu : Vous venez de marquer un point. En tout cas, je pense pouvoir vous aider en vous trouvant un poste mieux payer à condition que vous vous présenter à moi, cette fois ci de manière aimable
J'ai poussé un soupir comme pour me redonner du courage avant de lui tendre la main
Moi : Je me présente Prunelle.
Théo : Moi c'est Théo enchanté
Je ne sais pas pourquoi, mais son visage m'est drôlement familier maintenant que je me permets de bien le regarder. En tout cas suis bien trop heureuse pour m'appesantir sur ses détails. Enfin j'ai trouvé un boulot, qui l'eût cru..