Chapitre 4 Chapitre 4

Je suis de nouveau dans cette pièce, aucune source de chaleur, le froid me brûle la peau. Je ne sens plus mes doigts ni mes doigts de pied. Je ne sais pas exactement depuis quand je suis enfermé ici peut-être 1 heure ou encore plusieurs jour, j'ai perdu la notion du temps. Mon ventre grogne, il me fait mal, le creux présent dedans s'intensifie de plus en plus, je fixe le morceau de pain dans la coupelle à côté de moi. Il est dur et des tache verte le domine, à part ça et un gobelet d'eau papa ne me donne rien d'autre.

J'ai faim, mais je tiens bon, je ne lui ferai pas ce plaisir de céder face à lui. Je suis fort, maman me la toujours dit, bien qu'elle ne soit plus là, ces paroles tournent dans ma tête, c'est ce qui me permet de tenir.

Je la revois encore assit à côté de moi dans mon lit, ce jour-là, je pleurais, papa avez encore une fois lever la main sur moi, seulement parce que je jouai à la poupée. Apparemment, c'est seulement pour les filles. Pourtant moi, j'aimais ça, jouet à la maman et au papa, en imaginant la vie parfaite. Maman m'avait protégé, elle a reçu quelques coups à ma place, comme d'habitude. Elle le faisait toujours, pendant que moi comme un lâche, j'allais me cacher en pleurant.

Une fois les cris et les coups finis, elle étais venue me réconfortait, elle m'apaisait comme elle savait si bien le faire. Et elle m'avait chuchoté cette phrase dans l'oreille, cette phrase que je n'oublierai jamais.

« Rhett, tu es un grand garçon, je serais là pour te protéger, mais le jour où je viendrais à partir, ne baisse pas les bras, tiens bon un jour la lumière viendra éclairer l'obscurité de cette vie et ce jour-là ne la repousse pas, au contraire va vers elle, parce qu'elle ne pourra que te rendre plus fort, n'oublie pas mon chéri, je t'aime bien plus haut que les étoiles.»

Elle m'avait embrassé le front, avant de quitter la chambre, à ce moment-là, je ne savais pas que c'était la dernière fois que j'entendais sa voix. La porte qui s'ouvre brusquement me fait sursauter et m'extirpe de cette scène. Mon père fait son apparition avec son sourire sadique.

-Alors fils prêt pour ta nouvelle leçon ?

Je me réveille en sursaut, le corps recouvert de sueur. Je regarde l'heure sur mon portable 6 h 40. Et soupire.

-Ça va, c'était juste un putain de cauchemar. Même dans mon sommeil cet enfoiré arrive à me faire chier.

Allonger sur le dos, un bras sous ma tête, je coince une cigarette entre mes lèvres, je repense à ma mère, morte, elle était morte dans un putain d'accident de voiture. La voir dans mon sommeil ma chamboulée. Une triste mort, une chose me rassure, elle n'est pas morte sous les coups de cet enfoiré mais indirectement il est responsable de sa disparition. Morte pour lui, pour aller chercher l'alcool qui servais de nourriture à mon putain de géniteur.

Le visage de ce monstre apparaît dans ma tête, le sourire narquois qui dominait son visage, sa première réaction en apprenant la nouvelle résonne encore dans mon esprit "Une bonne à rien, même chercher de l'alcool, elle ne sait pas le faire correctement"

Pas une larme, rien. Pas une seule once de remords présent sur sa gueule. Ça ne l'a pas toucher, aucun regret. Il a continué sa vie comme si elle n'avait jamais existé. Mais moi jamais je ne l'oublierai. Jamais j'oublierai ce que ce bâtard nous a fait subir, jamais j'oublierai les cris, les coups et les pleure qui était maître de notre quotidien.

J'écrase ma cigarette dans le cendrier présent sur la table basse, une bonne douche me ferais le plus grand bien. Je me lève et me dirige vers la salle de bain, sombre comme le reste de mon studio, aucune luminosité ne traverse les volés, ceux-ci restent fermer. Je ne les ouvre jamais. Je n'en vois pas l'intérêt. J'active l'eau de la douche, elle va chauffer le temps que je me fou à poil, j'ai dormi avec mes vêtements, je ne me suis même pas senti partie. On peut dire que barbie ma perturbé toute la soirée.

J'entre dans la douche, l'eau chaude caresse directement mon corps, mes muscles ce détendent instantanément, et ce, réchauffe, mes pensées dérive vers cette miss paillette. Je revois ses yeux aussi bleus que l'océan, ses longs cheveux blonds presque blanc, ses deux pétales rouges qui lui servent de bouche. Son sourire éclatant. Mon ventre se contracte, une drôle de sensation prend place dans celui-ci, putain pas maintenant. Le sang prend possession de mon sexe.

J'arrive pas à me l'enlever de la tête, j'appuie ma main gauche sur la paroi de douche, prends ma queue dans la main droite et commence de long vas et viens, je pense à elle, je pense à sa langue qui humidifiait ses lèvres, je la revois toute décoiffer après m'avoir suivie, je repense au toucher chaud de sa main sur mon bras. À son odeur fleurie, à son corps moulé dans sa robe. Le plaisir monte, je vais plus vite et plus fort, je le sens, ça fait du bien, j'entends sa douce voix dans ma tête, mon prénom qui traverse la barrière de ses lèvres. "Rhett".

-Aaah, bordel.

Le liquide chaud sort de ma queue est se repend sur la paroi face à moi, la pression redescend, et la gêne présente quitte mon ventre. Je me lave et sors de là, enroule une serviette autour de mes hanches et rejoins le salon qui sert également de chambre, cuisine fin bref mon espace de tranquillité. J'ai à peine le temps de me faire couler un café que mon portable sonne. Tomy, tiens ça faisait longtemps.

Je décroche avec nonchalance. Sans grande motivation.

-Ouais.

Une bonne branlette ? J'en sors à l'instant, mais bon ça, il ne le saura évidemment jamais sinon je signe mon arrêt de mort ! Ce n'est pas que j'ai peur de lui, mais je devine d'avance son comportement, si jamais il vient à l'apprendre, il va être très chiant, et aussi collant qu'un chewing-gum. Encore plus s'il sait à cause de qui je me suis retrouvé dans cet état.

-Arrête de dire des conneries, et dis moi plutôt pourquoi tu me déranges de bon matin ?

-Je n'ai plus le droit de savoir comme se porte mon meilleur ami ?

-Si, évidemment et en tant que meilleur ami, je me dois d'être honnête avec toi, depuis que tu m'appelles, je me porte mal.

Il lâche un cri de désespoir, je l'imagine déjà, la main sur le cœur avec son regard de merlan frit et pour couronner le tout...il joint les larmes. À croire que c'est la fin du monde.

-J'avoue que là, tu viens de me briser mon petit cœur !

Je lève les yeux au ciel, il est toujours en train de dramatisé. Comme je le dis tout le temps, toujours dans l'abus ce type.

-Arrête ton cinéma et viens en au fait, tout de suite.

Il soupire et se racle la gorge, je me pose dans le canapé, je sent la conversation sérieuse et chiante en approche.

-Je voulais juste savoir comment tu te sens après la soirée d'hier soir ?

-Comment veux-tu que je me sente ?

-À toi de me le dire, ça ne sait pas passer comme je le voulais, mais j'ai su par Néla que tu avais discuté avec la petite blonde. Comment tu l'appelles déjà ?

J'entends son sourire à travers le téléphone. La petite blonde celle qui hante mes pensées depuis ce matin.

-Barbie ? Miss paillette ? Discuter est un bien grand mot on s'est juste expliqué. Miss casse couille ta donc raconter de la merde.

J'entends une femme râler derrière lui, je reconnais cette voix criarde, je l'ai entendue et supporter un maximum toute la soirée de hier.

-Ne me dis pas que tu as passer la nuit avec l'autres pimbêche ?

-hehe, d'accord je ne le dis pas.

-La pimbêche t'emmerde ! Hurle-t-elle à travers le combiné

Je lève les yeux au ciel, qu'elle répartie de gamine, et lui qui ne perd pas de temps, tss après tout ils se ressemblent, aussi idiot l'un comme l'autre. J'entends Blondinet rire, débile.

-Bon mon pote ce n'est pas que tu me fais chier, mais comme tu peux l'entendre, je suis un peu occupé !

-Tu te fou de ma gueule, j'espère ? C'est toi qui m'as appelé, j'étais très bien avant que tu me dér.... Ralais-je

Je n'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'il me raccroche au nez, malpolie. Je lance mon portable sur la table basse, mon regard est happé par la petite carte rose qui se trouve à proximité, la carte de barbie. Je regarde l'heure, je me lève, m'étire, et rejoins la commode ou repose ma télé. Je l'ouvre, laisse tomber ma serviette sur le sol. Je sais ce que je vais faire, la nuit porte conseil, oui peut-être. J'enfile mes vêtements, simple et sombre, jean noir, veste à capuche noirs et basket noir, de quoi se fondre dans la masse sans se faire repérer. Je prends ma dose de nicotine et mon briquet. Je sors rarement, très rarement, la encore une fois, je vais faire un effort considérable, ça fais beaucoup depuis hier. Mais bizarrement aujourd'hui ça me dérange moins, allez savoir pourquoi ! Je passe à peine la porte de mon antre que l'air froid frappe mon visage, je coince une cigarette entre mes lèvres et j'avance, personne dans les rues, je sais où je vais, je sais où se trouve ce lieu. On ne peut pas le louper. Ou alors on est aveugle.

Après seulement quelques minutes de marche, j'arrive au bout d'une ruelle. Sur le trottoir d'en face se trouve la petite boutique. Représentatif de la propriétaire, haut en couleur. L'enseigne rose fushia fixé au-dessus de la porte attire tout de suite le regard « À la bonne senteur », et oui je me retrouve là, je reste tapi dans l'ombre comme un putain de psychopathe et j'observe. La boutique est encore fermée, mais ça ne devrait pas tarder à ouvrir, un homme que je présume être client patiente déjà à l'entrée, le nez fixé sur son portable.

Je n'ai pas le temps de détailler le type, mon regard, se porte tout de suite sur la petite blonde qui vient de rentrer dans mon champ de vision. Elle n'a pas froid ? Son corps moulé dans une robe jaune citron, elle porte des talons noir ce qui accentue sa chute de reins. Une belle chute même, je remonte mon regard vers son visage, elle a attaché ses cheveux, mais mon regard reste bloqué sur ses lèvres, le même rouge à lèvres qu'hier soir. Cette bouche pulpeuse à laquelle j'ai pensé, il y a même pas 1 heure en lâchant prise dans ma douche. La drôle de sensation ressentie ce matin reprend place dans mon bas-ventre.

-Putain, ça recommence.

Mais je me calme tout de suite quand je la vois s'approcher de ce mec, elle lui sourit. Un soulagement prend place, je suis rassuré, je remarque que son sourire n'est pas le même qu'elle me porter hier soir. Il est plus faux, professionnel. Une fois les salutations finies, elle déverrouille la porte et s'enfonce suivi du gars dans son magasin. Ma contemplation prend fin, mon téléphone vibre dans ma poche. C'est qui encore ? Je râle en voyant Tomy affiché sur l'écran.

-Il a décidé de me harceler ou quoi ?

Je souffle d'exaspération et décroche.

-Tu veux quoi ?

-Calme beau gosse, je suis devant chez toi, mais tu ne me réponds pas, c'est que je commençais à m'inquiéter moi.

-Et ça pas venue à l'esprit que si je ne répondais pas c'est tout simplement parce que je ne suis pas là ou alors parce que je souhaite être tranquille ?

Je n'entends plus rien, calme plat. Juste sa respiration. Mais le silence est de courte durée.

-Tu es sortie de chez toi sans moi pour te forcer ? Hurle-t-il.

Je suis obligé d'éloigner le combiné de mon oreille, il va me rendre sourd.

-Gueule pas comme un putois abrutie, tu vas me rendre sourd !

-Hahaha, excuse-moi Rhett, mais comprends ma surprise quand même ! Je veux tout savoir, ou es-tu ? Me demande-t-il en rigolant.

Je fixe barbie sortir de la boutique les mains tenant un gros pot de fleurs qu'elle place devant l'entrée. Elle est belle. Je me sens apaisé.

-Nul part, j'arrive.

Je ne le laisse pas répondre, je raccroche. Je regarde une dernière fois la blonde et tourne le dos, moment de détente fini pour moi, retour à la maison. Et je sens que ça ne va pas être de tout repos, je sait que Tomy m'attend de pied ferme. On va avoir un discussion, la migraine pointe déjà le bout de son nez.

            
            

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