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Son mariage secret avec le PDG
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Chapitre 3 3

Vlade n'avait rien laissé au hasard. Pour l'obliger à accepter ce qu'il lui léguait, il ne lui avait même pas accordé la possibilité de le revoir avant de partir. S'il n'avait pas été certain que c'était sa dernière volonté, elle n'aurait jamais cédé. Personne d'autre n'aurait pu la forcer.

Des pas s'arrêtèrent devant la porte. Calyne glissa rapidement la photo dans sa poche et essuya la trace humide sur sa joue. Son visage redevint aussitôt impassible.

La porte s'ouvrit brutalement. Louise entra sans ménagement, poussant le battant contre le mur, et fit signe aux servantes de la suivre. Sans l'intervention de son père, elle aurait déjà fait expulser Calyne de la maison.

À peine avait-elle franchi le seuil qu'elle prit un air dégoûté.

- C'est quoi cet endroit ? On dirait un chenil. Et cette odeur... c'est infect.

Calyne se redressa, croisa les bras et la regarda calmement.

- Tu viens de me comparer à un chien ?

Louise éclata de rire, ravie.

- Si tu le prends comme ça, ce n'est pas mon problème. Tu veux essayer d'aboyer ? On verra si ça te va.

Calyne ne se troubla pas. Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres.

- Louise, qu'on le veuille ou non, on a le même sang. Si je suis un chien, alors toi, tu es quoi ?

Sans lui laisser le temps de répondre, elle ajouta, toujours sur le même ton posé :

- La petite sœur d'un chien... ou ce qu'il laisse derrière lui ?

Le visage de Louise se crispa sous l'effet de la colère.

- Espèce de...

Ravena savait très bien que sa fille cadette perdrait vite son sang-froid. C'est pour cela qu'elle lui avait demandé d'emmener Haylie Barber, la domestique la plus calme de la maison.

Au début, voyant que Louise dominait l'échange, Haylie n'avait pas l'intention d'intervenir. Mais dès qu'elle comprit que la situation allait dégénérer, elle s'avança rapidement et posa une main apaisante dans le dos de Louise. D'une voix douce, elle lui rappela mot pour mot ce que Ravena lui avait recommandé, jusqu'à ce que la jeune fille se calme un peu.

Toujours furieuse, Louise se tourna vers les servantes.

- Montez. Débarrassez-moi tout ça.

Deux jeunes femmes s'exécutèrent aussitôt et posèrent devant Calyne deux piles de vêtements soigneusement pliés.

Louise, droite et hautaine, détailla Calyne de la tête aux pieds. Haylie n'exagérait pas : elle n'avait vraiment rien d'impressionnant. À ses yeux, toutes les filles de la campagne se ressemblaient. Elle, issue d'une famille respectable, ne pouvait même pas imaginer se mettre à son niveau.

- Ce sont des habits que j'ai portés deux ou trois fois, pas plus. Des grandes marques. Tu ne dois même pas savoir lesquelles, pas vrai ?

Elle parlait comme si elle faisait un cadeau inestimable.

- Je te les donne par pure gentillesse. Tu dois être touchée. Inutile de me remercier. Regarde ce que tu portes... on dirait un chiffon ramassé par terre. Tu fais honte à la famille. Les Sterling ne peuvent pas se permettre ça. Alors change-toi.

Calyne baissa les yeux vers son t-shirt.

Un chiffon ?

Elle l'avait reçu avant-hier. Ronin lui avait expliqué qu'il n'en existait que dix exemplaires dans le monde et qu'il avait dû forcer des milliers de systèmes pour en obtenir un. Sans son insistance - et si le modèle n'avait pas été aussi simple - elle ne l'aurait même pas mis.

Qu'une création de Marianne, la styliste mythique retirée depuis des années, soit prise pour un vêtement sans valeur... l'idée l'amusa presque.

Elle comprit surtout qu'argumenter avec Louise ne servait strictement à rien.

Comme Calyne ne disait rien, Louise crut avoir gagné.

- Papa a fait en sorte que tu puisses aller à l'école. Sinon, quelqu'un qui n'a jamais étudié comme toi n'aurait été accepté nulle part. Il a même donné une bibliothèque entière pour que l'établissement t'ouvre ses portes. Alors sois reconnaissante. Les Sterling ne vont pas dépenser de l'argent pour toi toute ta vie.

Dans l'esprit de Louise, cet argent aurait été bien mieux utilisé pour acheter quelques sacs de plus plutôt que pour une fille venue des champs.

Calyne laissa échapper un petit rire sec.

Louise la regarda, déconcertée.

- Pourquoi tu ris ?

Calyne pencha légèrement la tête.

- Réfléchis. Tu oublies une chose, Louise : tout l'argent des Sterling est à moi, maintenant. Si j'ai envie de financer une bibliothèque pour pouvoir étudier, en quoi est-ce un problème ? Tu veux que je sois reconnaissante ? D'accord. Mais je remercie qui ? Moi-même ?

Ce fut la goutte de trop. Louise éclata en sanglots de rage et quitta la pièce en courant.

Les servantes partirent derrière elle dans la précipitation.

Calyne se retrouva enfin seule. Elle regarda les vêtements par terre, puis soupira.

Louise se mettait à pleurer pour un rien. Il n'y avait rien de drôle là-dedans. Seulement de la lassitude.

Chez les Daris.

Dès que Triston Lambert apprit que Braxton avait accepté d'épouser une jeune femme sortie de nulle part - une Sterling venue de la campagne et apparue brusquement aux funérailles - il quitta son bureau en furie et se rendit aussitôt chez les Daris.

Il n'arrivait pas à digérer la nouvelle. Être le seul ami que Braxton reconnaissait officiellement n'avait donc servi à rien ? Comment avait-il pu passer à côté d'une information aussi énorme ? Et comment allait-il encore oser se montrer à Casier ? Héritier unique des Lambert, il ne pouvait pas se permettre d'être la risée de la ville.

- Monsieur Daris, sérieusement, expliquez-moi. Pourquoi cette fille ? D'accord, elle est jolie, mais à Casier, il y a des dizaines de femmes comme ça. Pourquoi choisir une inconnue de la campagne ?

Braxton, installé dans le salon, feuilletait tranquillement des rapports financiers pendant que Triston parlait sans s'arrêter, tournant autour de lui comme une mouche.

Au bout d'un moment, Braxton posa ses dossiers et leva les yeux. Son regard, froid et bref, suffit à faire retomber tout l'enthousiasme de Triston.

Triston sentit la sueur lui couler dans le dos et ravala le reste de ses plaintes. Mettre Braxton en colère revenait à se condamner socialement.

Toc toc.

Pour Triston, ce bruit fut un véritable salut.

- Je vais ouvrir, Monsieur Daris.

C'était Paxton, l'assistant de Braxton. Il était à ses côtés depuis l'enfance. Dans une famille comme les Daris, on ne choisissait pas un assistant au hasard : on le formait dès le plus jeune âge. Paxton avait commencé comme camarade d'étude avant de devenir son homme de confiance.

Il portait toujours la même expression impassible. Triston l'avait surnommé en secret « le glaçon ».

Paxton salua brièvement Braxton. Voyant que celui-ci ne demandait pas à Triston de sortir, il comprit qu'il pouvait parler devant lui.

- Monsieur Daris, j'ai rassemblé des informations sur Calyne Sterling.

À l'instant où il entendit ce nom, Triston se redressa.

- Ah ! Donc vous avez enquêté ! Je le savais, elle vous intéresse vraiment. Voyons ça !

Avant même que Paxton n'ait complètement tendu le dossier, Triston le lui arracha et l'ouvrit... pour aussitôt froncer les sourcils.

- C'est une plaisanterie ? Il secoua la feuille sous le nez de Paxton. C'est vide ! Où sont les informations sur Calyne ? Je veux un vrai dossier, pas une page blanche !

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