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J'ai plutôt bien dormi...
Ok c'était la meilleure nuit de ma vie...
Bref le clairon se manifeste et m'oblige à sortir de mon sac de couchage bleu.
Je sais couleur de mec mais il est très ergonomique, comme dirait mon cher prof de techno...
La matinée passe rapidement et le déjeuner me rassasie assez pour tenir jusqu'au dîner. Je ne te cache pas que je suis quand même fatiguée.
Bah oui m'emmener vers vingt et une heures près d'une cascade et revenir à vingt trois heures après avoir galocher le mec de mes rêves. Ça bousille quand même de l'énergie... et de la salive 😜...
Aux alentours de seize heures, je me rends au cours de "cathé". En vrai comme ça, cela ne donne pas envie mais je suis très curieuse donc l'histoire de Jésus m'intéresse un minimum, ainsi que la place des femmes dans l'église à certaines époques. Revenons en à nos moutons, devine qui se pointe en plein milieu du cours de filles ?
Le grand et séduisant Tom.
Il ne me lâche pas du regard, malgré le fait que les autres bavent devant lui. C'est une mine désintéressée, dont je jouis à lui faire cadeau. Peu de temps après monsieur Dom Juan remballe son charme et ses pompes. Laissant après son passage des remarques brûlantes et désireuses.
Oh la la la je vais m'évanouir, mime Alice avec sa main, en guise de fanzi.
Si seulement..., commence Cléa.
Mmm un régal se moque Anya au bord des larmes.
Pfff chaudasses...
Si elles savaient...
*sourire espiègle
Après le souper et la messe je rejoins mon amoureux alias mon lit et m'empresse de me glisser à l'intérieur. Je ferme les yeux mais Morphée refuse de m'accueillir dans ses bras.
Une heure
Deux heures
Trois heures
Le sommeil s'obstinant à ne point apparaitre, je commence à compter les moutons.
Rien ni fait...
Je me remémore les moments de ces dernières vingt-quatre heures et déroule la pellicule de films purement féminins réalisés par mon petit cerveau.
Des films de meufs quoi ?! Sache que c'est LE dernier recours !!!
Ne trouvant définitivement pas ce crétin de sommeil, je me lève, enfile mes chaussures de marche et prends la direction de la tente des petits. J'entre sans faire de bruit au sein du dortoir plongé dans l'obscurité totale.
Dieu merci c'est le croissant de lune...
Je distingue le corps recherché, plutôt massif et par chance éclairé par le faible rayon lumineux. Je m'approche et prends une voix enfantine.
Tom z'arrive pô à dodo, dis-je en me retenant d'exploser de rire.
Tom sort de sa couche, les yeux brillants et le sourire aux lèvres. Il est mort de rire. Je lui prends la main et l'emmène hors du lieu de repos des marmots. Il ouvre la bouche mais je pose mes lèvres sur les siennes, l'empêchant ainsi de discourir.
Mignonne cette petite voix, me susurre t'-il à l'oreille.
S'il vous plait m'sieur le mono aidez moi à faire dodo, insistais-je en lui pressant le bras.
Mais oui petite louloutte viens rejoindre les bras de ton prof de colo préféré, m'invite t'-il.
Je m'empresse de me blottir contre lui. Nous sommes sur un lit double dans une minuscule pièce, qui m'était inconnue. Il m'embrasse tendrement, puis je lui mords la lèvre inférieure. La dernière image, que je vois avant de sombrer dans un profond sommeil est un sourire ravageur de mon compagnon de lit.
Je t'aime.
Moi aussi ma belle.
Déclaration enflammée
Je tiens la chandelle,
Collée à mon épiderme.
Une rencontre inattendue
A réussi à faire chavirer mon cœur
Au sein de ce piètre bahut
Tu es devenu le négociateur de mes heures
Alchimie ou pas
Je me dévoile ici et là
Je rêve de stimulantes voluptés
Adieu, fleure blanche apostrophée : Virginité
Tu as éveillé les Bois sombres, sommeillant au plus profond de ma personne
Je t'en pris, prend place au sein de ma clairière, pour que résonne,
Nos plus brûlants ébats et notre harmonieuse osmose,
Ceci ne fait que l'objet d'une incandescente overdose.
Je tiens (peut être) la chandelle,
Il est temps d'une entente consensuelle.
Tes Iris noisettes moirent notre brillante et mutuelle concupiscence.
Ton expression joviale me dénude de tout bon sens.
Ma zone cérébrale peu sage m'ordonne d'ôter ce chandail,
Pour, sur une couverture de pique-nique, jouer à la courte paille.
Ma mince enveloppe charnelle rend l'âme,
Dans un calme placide, telle une lame,
Parcourant mes obscènes fantasmes,
Mes fantasmes obscènes, érotique chiasme.
Tu glisses sur mes minces courbes, au bord de l'envoûtement,
Mon corps frêle cède aux jouissants tremblements,
Du à nos poignantes effusions.
Cette quimbanda se nomme : Passion.
Je ne tiendrai plus la chandelle,
Malgré ma nature bisexuelle.
Tout ceci n'est qu'une multitude de rêveries,
Bien plus proches à d'imminentes supercheries.