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Le serment de la femme trahie
img img Le serment de la femme trahie img Chapitre 2 Faire semblant d'être aveugle
2 Chapitres
Chapitre 5 Je ne t'aime plus img
Chapitre 6 Quelle casse-pieds, cette Isabelle ! img
Chapitre 7 L'épouse parfaite img
Chapitre 8 Ses amis méprisaient Isabelle img
Chapitre 9 Ils se connaissaient depuis l'université img
Chapitre 10 Peut-être que c'était ce qu'il voulait toujours img
Chapitre 11 Sept ans img
Chapitre 12 Elle vivrait pour elle-même img
Chapitre 13 Qui préfères-tu img
Chapitre 14 Je ne te quitterai plus img
Chapitre 15 On dirait que tu ne pourras jamais te débarrasser d'elle img
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Chapitre 2 Faire semblant d'être aveugle

Dans sa chambre d'hôpital, Isabelle était assise bien droite sur son lit, tandis que les médecins et les infirmières se rassemblaient autour d'elle pour examiner son état.

Elle avait appuyé sur l'alarme pour prévenir les infirmières qu'elle était réveillée.

Cinq années passées dans le coma étaient plus que suffisantes pour elle.

Maintenant qu'elle avait repris conscience, elle savait exactement ce qu'elle voulait : divorcer.

On lui avait déjà volé sa jeunesse, mais elle était déterminée à récupérer ce qui lui appartenait : sa fortune, sa carrière et, surtout, ses enfants. Elle ne voulait pas que Kolton, ce monstre hypocrite, les garde.

Son objectif final était de lui retirer ses droits de garde et de s'assurer qu'il se retrouve absolument sans rien.

Mais après une si longue absence, elle devait prendre son mal en patience pour se préparer minutieusement.

Du coin de l'œil, elle a aperçu la silhouette de Kolton dans l'embrasure de la porte.

Le moment était venu de mettre son plan à exécution.

« Dr Ward, et mes yeux ? », a-t-elle demandé, la voix tremblante. « Pourquoi ne vois-je rien ? »

Kolton est entré juste à temps pour l'entendre. Il s'est figé, le front plissé, puis s'est précipité à son chevet, visiblement bouleversé.

« Belle », a-t-il doucement murmuré.

Le simple son de sa voix lui a retourné l'estomac.

« Tu es enfin là, Kolton », a-t-elle répondu, réprimant son dégoût. Elle a tendu la main à l'aveuglette, ses yeux flous cherchant quelque chose, puis elle a trébuché et s'est effondrée dans ses bras.

Son odorat a tout de suite senti le parfum léger mais indéniable d'une autre femme sur lui.

« J'ai peur, Kolton. Je ne peux pas te voir », a-t-elle geint.

Kolton l'a entourée de ses bras en la rassurant avec des mots doux. « Ne t'inquiète pas, je suis là. Je paierai tout ce qu'il faudra pour que tu ailles mieux. »

Roderick lui a déclaré d'un ton rassurant : « M. Reed, il n'y a pas lieu de paniquer. Les yeux de votre femme ne sont pas endommagés. Après un coma aussi long, ses nerfs optiques ont simplement besoin de temps pour se rétablir. »

Kolton a demandé d'un air curieux : « Alors, combien de temps faudra-t-il avant qu'elle se rétablisse complètement ? »

Roderick a hésité avant d'admettre : « Cela dépend de la façon dont son corps guérit. Cela pourrait prendre deux ou trois mois, voire beaucoup plus longtemps. Mais nous ne pouvons pas le dire avec certitude. »

Isabelle s'est légèrement affalée contre lui, la détermination brûlant dans ses yeux, sans qu'il s'en aperçoive.

Elle pouvait sentir la raideur de son corps se relâcher lentement.

Il semblait que sa cécité l'avait amené à baisser sa garde.

L'occasion faisant le larron, Isabelle a supplié : « Kolton, je ne veux plus rester ici. Je veux rentrer à la maison. Quand je recouvrerai la vue, je souhaite que les premiers visages que je voie soient ceux de nos enfants et le tien. »

Roderick a approuvé, ajoutant : « M. Reed, retourner dans un environnement familier pourrait même favoriser son rétablissement. »

Kolton y a réfléchi un instant, puis il a hoché la tête. Il la ramènerait à la maison.

Comme ses jambes étaient encore trop faibles pour la soutenir, il a emprunté un fauteuil roulant à l'hôpital pour l'emmener.

En repensant à la façon dont il s'était précipité pour rattraper Joelle plus tôt, elle ne pouvait s'empêcher de trouver cela amèrement ironique.

Il était prêt à prendre une autre femme dans ses bras, mais il ne voulait pas le faire pour sa propre femme.

Dans l'ascenseur, un miroir reflétait leur image. Cachée derrière ses lunettes de soleil, Isabelle l'observait attentivement.

Cinq années n'avaient en rien diminué son charme. Au contraire, il était encore plus beau qu'avant, son visage saisissant désormais empreint de maturité.

Elle, en revanche, n'était plus que l'ombre d'elle-même : maigre, épuisée et presque sans vie.

Kolton l'avait vidée de son énergie ; il lui avait tout pris au point qu'elle n'était plus qu'une coquille vide.

Lorsqu'ils sont arrivés au hall, elle a jeté un regard furtif autour d'elle. Il n'y avait aucune trace de Joelle ni des enfants ; ils devaient déjà être partis.

Kolton l'a emmenée jusqu'à la voiture en fauteuil roulant pour lui ouvrir la portière du côté passager. Son regard s'est immédiatement posé sur un tube de rouge à lèvres de marque posé sur le siège.

Il lui a jeté un rapide coup d'œil, puis a habilement ramassé le rouge à lèvres pour le glisser dans sa poche, avant de l'aider à s'installer sur le siège passager comme si de rien n'était.

« Kolton, pendant les cinq années où j'étais endormie, une autre femme s'est-elle déjà assise à ce siège ? », a-t-elle doucement demandé une fois installée.

« Bien sûr que non », a-t-il lâché. Puis, avec un rire forcé, il a ajouté : « Tout le monde sait qu'il ne faut pas te contrarier. Tu as déjà affronté un groupe de kidnappeurs avec une arme à feu. »

Le souvenir lui est revenu en mémoire.

Peu après leur mariage, Kolton avait été victime d'un enlèvement. La police avançait à un rythme exaspérant, et elle en était presque devenue folle d'inquiétude. Désespérée, elle avait tiré toutes les ficelles possibles, utilisant tous ses contacts jusqu'à ce qu'elle découvre enfin où il était détenu.

Finalement, elle s'était présentée elle-même, munie d'argent liquide et armée d'un pistolet, prête à risquer sa propre vie pour le ramener.

Après qu'elle l'avait secouru, il avait juré de ne jamais la laisser tomber.

Le feu tricolore devant eux est passé au rouge, et la voiture s'est arrêtée.

Kolton s'est brusquement retourné pour la regarder. « Belle, comment c'était quand tu étais dans le coma ? »

Derrière ses lunettes de soleil, son regard est devenu froid, mais elle a gardé une voix basse et tremblante. « Comme être emprisonnée dans un rêve sans fin. Rien que l'obscurité, aucune lumière, aucun son. Juste de la terreur. »

Satisfait de sa réponse, il lui a serré la main. « Tout est fini maintenant, Belle. Nous rentrons à la maison. »

Isabelle a esquissé un sourire forcé. « Oui, c'est fini. »

C'était fini entre lui et elle. L'heure de la revanche avait sonné.

Lorsque le feu est passé au vert, Kolton a appuyé sur l'accélérateur et la voiture a démarré en trombe. Une élégante Maybach noire est passée à toute allure, frôlant dangereusement sa carrosserie.

À l'intérieur, un homme au visage raffiné était assis, enveloppé dans l'ombre, avec un air froid et intimidant. Ses yeux se sont instantanément plissés lorsque le visage d'Isabelle est apparu dans son champ de vision.

Il a baissé la vitre pour la suivre du regard tandis que la voiture s'éloignait.

Oliver Singh, assis sur le siège passager, s'est tourné vers lui pour demander : « M. Gill, quelque chose ne va pas ? » Il n'avait jamais vu son patron aussi bouleversé.

« Rien », a calmement répondu Nathaniel Gill alors que la Bentley disparaissait au loin.

Il a détourné le regard, les yeux fixés sur l'imposant bâtiment du Groupe Ciel qui scintillait dans la nuit.

Il a froncé les sourcils, un léger sourire moqueur se dessinant sur ses lèvres saisissantes.

« Isabelle », a-t-il murmuré, le nom s'échappant froidement de sa bouche, mais le remplissant d'une nostalgie inexplicable. « Cela en valait-il la peine ? »

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