Chapitre 3 II

Effrayée, je découvre Alejandro Diaz dans mon salon de plusieurs hommes, n'ont pas demandé à appeler mon père, un flingue à la main.

Je porte ma main à ma bouche pour étouffer un cri. C'est caché derrière la porte du salon que j'assiste à la scène.

- Laisse-moi buter cet hijo de puta. Lança un des hommes d'Alejandro, plus précisément celui avec le flingue pointé sur mon père.

- Pas maintenant, on a encore besoin de lui, n'oublie pas qu'il en sait plus que nous au sujet de Pablo.

L'homme qui venait de parler n'était autre qu'Alejandro. Le chef de la plus grande mafia mexicaine. Cet homme n'est pas réputé pour sa grande sagesse, il est principalement connu pour les nombreux assassins qu'il organise. Il parait même qu'il aurait tué son père pour pouvoir diriger le cartel. Sa voix me fait sortir de mes pensées. Je n'arrive pas à distinguer les traits de son visage à cause du noir, à vrai dire je n'y prête pas une grande attention, mon regard et mes pensées étaient tournées vers mon père et l'homme qui le tenait.

- Oui peut être mais il nous a fait une vente coup ce cabrón ! Il ne mérite pas qu'on l'épargne.

- Ta gueule Juan j'essaye de réfléchir.

Juan, c'était le nom de celui qui avait la vie de mon père entre ses mains. Le chef se retourna, pensif, la main sur son menton et l'autre sur sa taille, je ne m'attarde pas sur lui, j'ai bien trop peur qu'il me remarque, je n'ai pas envie de savoir ce qu'il pourrait m'arriver si je tombe dans les mains du plus grand mafieux que le Mexique connaisse. Il très grand, c'est la seule choose que j'arrive à voir. Il est très imposant de par sa carrure.

Tandis qu'il réfléchissait à je ne sais quoi, j'entendis un coup de feu. La panique prend le dessus et j'accoure me réfugier dans ma chambre. C'est de loin la pire cachette étant donné que c'est la première porte en montant les escaliers. Mais je n'ai pas d'autres choix. Je me cache dans mon dressing et ferme la porte à clef. J'entends plusieurs coups de feu retenir. J'ai peur que mon père prend une de ces balles. L'idée de descendre pour l'aider me traverse l'esprit mais le fait de savoir que quelqu'un d'autre est dans la maison aggraverait peut-être son cas et ils nous tueraient tous les deux.

PUTAIN !!!

Je sursaute à l'entente de ces mots, il n'y a plus aucun bruit pendant quelques minutes. Ce qui me laisse croire qu'ils étaient partis. Soudain, j'entends des pas se rapprocher de plus en plus de ma porte. Je les entendais frapper contre ma porte, sûrement pour la faire tomber. J'essaye de me cacher le plus profondément possible de mon placard pour éviter qu'ils ne me voient. Un coup, deux coups... trois coups et la porte de ma chambre céda.

- Jefe ! il y a quelqu'un d'autre dans cette maison !! S'écria un des hommes d'Alejandro. J'ai trouvé une bague devant la porte du salon, quelqu'un dans cette maison nous a vu putain !

Mierda ! J'ai pris l'habitude de tourner ma bague sur mon doigt quand je suis anxieuse. Je ne m'en suis pas rendu compte, mais je l'ai fait tomber en courant dans ma chambre. J'ai peur, je suis coincé, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'ils enfoncent la porte du dressing. Et mon père ? Son état m'inquiétait énormément.

- Joder Juan ! Retrouve-moi cette personne que je la bute !

Prise de panique je reculais le plus possible pour être totalement immergé dans mes vêtements. En reculant, j'heurte quelque chose, je tapote l'endroit vu que je ne vois strictement rien et je me rappelle qu'il y a une trappe cachée dans mon dressing. Je ne l'avais jamais utilisé auparavant. Je l'ouvre sans attendre une seule seconde de plus et moi faufile à l'intérieur. Je ferme délicatement la trappe et longe un mystérieux tunnel. J'arrive à eux de percevoir les voix des hommes et m'arrête instantanément quand j'entends l'un d'entre eux dire qu'il me tuera s'il me voit. Mon angoisse reprend de plus bel mais je ne m'arrête pas de marcher. J'emprunte ces couloirs noirs sans savoir où ils mènent. Mais au point ou j'en suis. Un autre coup de feu résonne. Cette fois, beaucoup plus près de moi. Je m'arrête pour essayer d'entendre ce qu'ils se disent mais je n'entends rien à part les coups de feu qui ne s'arrêtent plus. Mon angoisse ne cesse de s'accroitre quand je sens le tunnel bouger, je m'arrête direct. Et si quelqu'un avait découvert la trappe ? Je double ma vitesse. Je suis abattue de devoir laisser mon père ici, mais je n'ai aucun pouvoir, je ne peux rien faire pour le sauver. Je prie tellement pour qu'il ait réussi à s'en sortir. Malgré mes larmes qui menacent de couler j'avance, encore et encore, sans m'arrêter malgré mes mains qui commencent à rougir accroitre quand je sens le tunnel bouger, je m'arrête direct. Et si quelqu'un avait découvert la trappe ? Je double ma vitesse. Je suis abattue de devoir laisser mon père ici, mais je n'ai aucun pouvoir, je ne peux rien faire pour le sauver. Je prie tellement pour qu'il ait réussi à s'en sortir. Malgré mes larmes qui menacent de couler j'avance, encore et encore, sans m'arrêter malgré mes mains qui commencent à rougir accroitre quand je sens le tunnel bouger, je m'arrête direct. Et si quelqu'un avait découvert la trappe ? Je double ma vitesse. Je suis abattue de devoir laisser mon père ici, mais je n'ai aucun pouvoir, je ne peux rien faire pour le sauver. Je prie tellement pour qu'il ait réussi à s'en sortir. Malgré mes larmes qui menacent de couler j'avance, encore et encore, sans m'arrêter malgré mes mains qui commencent à rougir

Je comprends que je suis bientôt arrivée dehors quand je sens l'air frais caresse ma peau. Je suis à la fois soulagée de savoir que je me rapproche de plus en plus de l'extérieur, mais je crains de croiser l'un des hommes d'Alejandro. Je n'ai pas le temps de réfléchir et de faire demi-tour. C'est soit je meurs ici, soit je prends le risque de sortir et je m'échappe loin que mes jambes me permettent.

Arrivée au bout de ce tunnel dont je ne voyais pas la fin, je soulève délicatement la grille qui me sépare encore de la terre ferme. Je saute et je m'écrase par terre. Oui, je m'écrase, je me laisse carrément tomber, je suis fatigué. Mais mes esprits me reviennent très vite et je me relève et m'élance dans la rue noire que je connaissais par cœur étant plus jeune. Cette maison où j'ai vécu toute ma vie, je ne pourrais probablement plus jamais y retourner. Et mon père que je ne reverrais peut-être pas.

Mes pas me mènent dans une ruelle encore plus sombre, je m'effondre contre le mur et laisse mes larmes couler. J'essaye tant bien que mal d'étouffer mes cris mais c'est peine perdue. Je ne sais même pas si je suis loin de chez moi ou si je suis encore trop près. Mes jambes engourdis arrivent quand même à se lever et à m'emmener plus loin encore. Je m'arrête, je crois, devant une station essence, c'est le premier bâtiment que j'aperçois. Je rentre hâtivement à l'intérieur et me sens un peu soulagée quand je vois qu'il y a encore quelqu'un dedans. Je me précipite vers lui pour lui expliquer ce qu'il m'arrive, il m'emmènera peut-être au poste de commissariat ou je ne sais où.

- Monsieur, s'il vous plait j'ai besoin de vous, je... je, il y avait des gens chez moi et puis, puis, d'un coup ils ont, ils ont tué, enfin je crois, je. ..

- Mademoiselle calmez-vous, que ce passe-t-il ?

L'homme qui était accoudé sur son comptoir se leva pour se mettre en face de moi.

- Reprenez depuis le début, je vous écoute, ne vous inquiétez pas.

Je m'apprête à tout lui expliquer quand une balle se loge au milieu de son front. Je ne m'empêcher de pousser un cri d'effroi. Il vient de mourir, devant moi et, à cause de moi. Ce pauvre homme qui voulait juste m'aider de se prendre une balle par des putains de mafieux sans cœurs qui m'ont retrouvé. Merde.

Je n'ai plus aucune force, je n'arrive plus à bouger, cette vision du corps mort allongé devant moi ne veut pas sortir de ma tête. Mes yeux écarquillés lâchent le corps et se développent sur le ravisseur. Qui n'est autre que le chef du cartel.

Je m'élance en dépit de ma force presque inexistante, dans les rayons du magasin.

- Tu penses pouvoir t'échapper ? Sais-tu seulement que ce foutu magasin et encerclé par mes hommes et que tu es piégée ?

Je ne me laisse pas abattre et m'enferme dans un local qui, je suppose, doit être un local à ménage. Je m'accroupis et me cache derrière un mur qui sépare l'entrée du local et le rangement à balais. Je l'entends marmonner et pester. Mon souffle devient de plus en plus saccadé et je manque d'air. Je porte ma main à ma bouche quand j'entends la porte cédait.

A suivre...

Trou-noir.

A suivre...

            
            

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