Nous nous embrassons. Passionnément. Nous qui étions séparés depuis des mois, NON! Des années!
Des années... de terribles années!
Une lueur de colère apparait dans mon regard.
Elle aurait dû être à moi!
Depuis toujours!
Ma main qui était posée sur sa joue descend lentement le long de son cou si gracieux, puis vers sa nuque, soulevant sa chevelure si soyeuse.
Je touche cette marque horripilante.
Celle de Luis. Mon cousin.
C'est un tatouage. Un crâne.
Miquiztli. La mort dans le pays de nos ancêtres, la Colombie.
Il a utilisé un symbole de mort pour lier sa compagne alpha à lui-même! Ce qui démontre bien comme Luis ne comprend rien aux âmes prédestinées! Il n'a jamais compris toute la profondeur de la relation entre un Alpha et sa Consorte!
Pour lui, Carmen n'est qu'un moyen pour parvenir à ses fins. Une manière d'amplifier ses pouvoirs Alphas et de les stabiliser.
Mais la Consorte d'un Alpha est bien plus que cela. Elle est son Âme-cœur. La dépositaire et la protectrice de sa flamme sacrée! Ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Et quand un Alpha trouve celle qui lui est prédestinée, ils se complètent si parfaitement!
Ce qui n'est pas du tout le cas de Luis et de Carmen.
Parce qu'ils n'étaient pas prédestinés!
Elle est à moi LUIS m'entends-tu! À moi!
Je suis tenté de laisser le tatouage actif durant notre relation sexuelle. Pour que Luis sente. Pour qu'il sache que j'ai enfin pris ce qui me revenait de droit!
Mais ensuite, il se vengerait sur Carmen. Ou alors il me provoquerait en duel et je devrais le tuer, ce qui me donnerait le droit clamer Carmen. Mais ce n'est pas la façon que je veux la clamer! Pas dans le sang et la violence! Ce ne sont plus les méthodes de notre race depuis longtemps. Seuls les déviants le font encore!
Nous sommes un peuple évolué. Tellement plus évolué!
Je gratte le tatouage de crâne au sourire si cynique du bout de mon ongle. Tout en m'exécutant, un petit son échappe de ma bouche, comme une petite note gutturale...un claquement de langue!
Mes lèvres contre celles ma belle Consorte, je savoure cet instant d'intimité nouvelle, ma main retombant le long de sa colonne vertébrale pour aller se poser sur son charmant postérieur.
Carmen est parcourue d'un frisson pendant que je m'exécute. Elle ressent tout de suite la coupure avec son Alpha.
Stupéfaite, elle détache ses lèvres des miennes, et me dévisage, poussant un petit cri de surprise.
Dans son regard, cette petite lassitude qui était toujours présente depuis que Luis l'avait marquée a disparu. Son odeur est même devenue encore plus intoxicante. Elle n'a plus cette note d'amertume en arrière-fond, celle qui appartenait à Luis sans doute.
L'odeur d'un Alpha est toujours un peu présente sur sa compagne prédestinée, après qu'il l'ait marquée ou suite à leurs ébats sexuels. Mais cette nuit, Carmen est libre. Libre de venir vers moi!
Ses lèvres s'entrouvrent. Elle est sous le choc de cette révélation. Parce qu'en bloquant ce lien subtil entre elle et son Alpha, je me suis révélé à elle d'une manière qu'elle n'imaginait pas.
Eh oui, Carmen! Je ne suis pas qu'un simple alpha, mais un qui est d'ascendance divine.
Ma lignée remonte aux tout premiers Alphas. Les descendants en ligne directe de la race des Premiers Êtres qui peuplaient ce monde bien avant la race humaine...
Je suis donc plus puissant et bien plus dévastateur qu'un Alpha ordinaire tel que Luis.
Ne niant aucunement ce que je suis, je me contente de lui spécifier d'une voix rauque :
― Juste pour cette nuit...
Tout puissant que je suis, je n'ai pas le pouvoir de briser ce lien entre elle et mon cousin. Je ne peux bloquer le lien entre une Consorte et son Alpha ou l'affaiblir que de manière temporaire.
Carmen a bien des questions à me poser tout à coup, sa curiosité prenant le dessus.
Quelle est l'étendue de mes pouvoirs?
D'où viennent mes ancêtres? Est-ce que les Premiers Êtres venaient vraiment de la forêt d'Amazonie telle que beaucoup d'Anciens le disent?
Elle ignorait que la lignée alpha du clan des Jimenez remontait à si loin et elle aimerait visiblement en savoir plus!
Carmen fronce les sourcils subitement, réfléchissant à haute voix. Mais si c'est l'cas, pourquoi est-ce que nous sommes les seuls à avoir hérités du gène surnaturel de l'alpha dans la famille, moi et Luis, hein! Et surtout, pourquoi Luis n'est pas un alpha divin si moi j'en suis un?
Je sens le mal de tête me venir. J'utilise ma voix de commandement sans le vouloir :
―Carmen!
Elle cesse immédiatement de parler, telle une petite biche effarouchée. Immédiatement je regrette mon attitude, et je la prends par la taille avec tendresse pour me racheter, la rapprochant de moi pour l'embrasser :
― Pas maintenant... Demain je répondrai à toutes tes questions... d'accord, mi corazón!
Je ne lui donne pas la chance de protester, me penchant pour lui clouer le bec de mes lèvres de nouveau.
Carmen glisse ses bras autour de mon cou, répondant à mon baiser. Nos corps étant si proches, elle peut sentir mon érection contre son ventre à travers ce pantalon très chic que je portais ce soir. Je peux la sentir frissonner entre mes bras quand une de mes mains descend le long de sa croupe, pour relever sa jambe et la poser tout contre ma hanche, me permettant ainsi de me frotter à elle de manière à la fois si animale et sensuelle.
Carme répond à mon geste, ses bras autour de ma nuque et se hissant sur la pointe des pieds pour frotter à son tour sa chatte contre ma bite bien dure, qui la darde à travers mon pantalon
Nous nous frottons ainsi l'un contre l'autre, nos corps en feu, d'une brulure si vive et si profonde que nos cœurs se consument.
Carmen frotte sa joue contre mon cœur et moi j'y réponds, enfouissant mon visage dans ses cheveux si soyeux et huma la délectable odeur de son excitation.
Brusquement, je recule parce que je n'en peux plus!
Je ne prends même pas le temps de la dévêtir. Je lui arrache sa robe!
Carmen est bien trop frustrée que j'aie ruiné sa robe pour cacher son corps qui m'est maintenant si divinement offert!
Mais son indignation n'est que de courte durée, car la seconde d'après, elle se précipite sur moi pour me retirer mes vêtements à son tour, alors que je dénouais justement ma cravate.
Carmen ne fait pas de manière avec moi elle non plus. Elle relâche sur moi sa nature sauvage et fougueuse, faisant sauter tous les boutons de ma chemise qu'elle m'arrache du corps. Son regard devient alors transfecté, observant le tatouage qui couvre mon avant-bras, une partie de mon épaule, puis mon sein droit.
Quetzalcóatl, le serpent à plumes.
L'emblème de mon clan, celui de ma mère auquel j'appartiens depuis toujours.
C'est un serpent à plumes de couleur verte, aux yeux comme des rubis qui la fixent présentement, se plaisant sans doute de me voir enfin m'unir à ma Consorte. Le tatouage des Alpha est vivant. Il est la manifestation de notre lien sacré avec les Premiers Êtres qui peuplaient cette terre et qui nous en ont enseigné le secret.
Le mien est d'autant plus spécial que la technique utilisée pour l'encre rituelle est exactement la même qu'utilisaient ces êtres spirituels tant vénérés des Alphas encore aujourd'hui.
Carmen est en mesure de sentir comme mon tatouage est organique. Comme il en émane une force surnaturelle. La mienne. Elle en est envoutée durant un bref instant, plongé dans la fascination.
Je retire mes chaussures, la laissant en apprécier la vue autant qu'elle le désire. Je pose une de ses mains sur mes pectoraux, la laissant même le toucher. Carmen pousse un petit cri de surprise, puis ses doigts tracent les contours du tatouage, en admirant tous les détails.
Elle entend alors de clic de la boucle de ma ceinture, que je défais, la retirant des ganses de mon pantalon lentement. La main de Carmen sur mon torse musclé descend lentement en direction de mon nombril et de cette ligne de poils bien noirs comme mes cheveux qui lui trace une petite route vers cette bosse dans mon pantalon!
Carmen se mordille la lèvre inférieure, se penchant alors devant moi langoureusement.
Carmen défait alors ma fermeture éclair lentement pour baisser mon pantalon.
Accroupie devant moi, dans ses dessous féminins en dentelle noire, elle relève la tête, ses yeux si doux fixés sur cette énorme bosse dans mes boxers. Lentement, très lentement, et ne me quittant pas des yeux, elle commence à descendre mes boxers, ma bite en jaillissant, comme mue par ressort et pointant glorieusement en l'air tel un glorieux soldat au garde à vous.
Carmen se passe la langue sur les lèvres, en observant le gland si cramoisi et gorgé de sang, tout désireux qu'il est d'être enfin dans sa petite chatte si parfaite aux poils incurvés!
Lentement, elle enroule sa main à la base de ma bite et elle la porte à ses lèvres pulpeuses.
D'abord elle embrasse très tendrement mon sexe, le vénérant et l'adorant. Penché sur elle, en goutant tout le plaisir, je m'ébahit de cette expression de si grande dévotion envers moi sur son visage alors qu'elle lèche ma bite de sa langue pour la première fois. Ses pupilles se dilatent et elle en savoure chaque coup de langue, comme si j'étais un mets très raffiné qu'elle goûterait pour la toute première fois.
Et c'est l'cas. Nous goutons cet instant de si grande proximité pour la toute première fois.
J'ai toujours respecté mes distances avec Carmen, mais cela est maintenant chose du passé!
Enfin, elle enfonce ma bite dans sa petite bouche en cœur et je pousse un râlement de plaisir. Ma main va se placer sur sa tête alors qu'elle suce ma queue avec diligence. Je n'ose trop la toucher, ne faisant qu'effleurer sa chevelure si lisse et si parfaite.
Je ne veux pas la forcer et je me fais violence pour ne pas la pousser. Pour ne pas en demander plus. L'Alpha en moi voudrait la dominer. La soumettre. Abuser sa bouche et la violer en profondeur. Mais j'ai senti plus d'une fois la brutalité de Luis envers elle par le passé même si elle ne disait rien. Et je ne veux pas être pour elle, encore un autre de ces alphas très machos, qui prennent leur plaisir sans jamais en donner, de manière si cruelle et sauvage.
Alors je bride ma nature dominante comme je peux. Carmen est la châtelaine de mon âme. Le centre véritable de mon existence! Jamais je ne la forcerai en quoi que ce soit!
Je me suis juré il y a longtemps de la traiter comme une reine. De ne jamais rien lui refuser et de ne surtout jamais la pousser à faire des choses qu'elle ne voudrait pas. Et pourtant, j'en serais tout à fait capable!
Je suis un alpha Divin.
Et un qui possède un don très spécial...
Une seule parole de moi et les foules se prosternent!
Une seule parole de moi et... des alphas s'éveillent à la vie surnaturelle.
Carmen augmente la cadence et un autre grognement de satisfaction m'échappe.
Il est de plus en plus difficile pour moi de résister.
De me retenir.
De brider la bête en moi qui désire se déchainer.
La prendre de manière si sauvage!
Mierda! Je vais venir si ça continue!
― Mi amor... dis-je d'une voix rauque.
Carmen est parcourue d'un frisson en entendant ce petit mot d'amour. Elle me regarde d'un air tout innocent, ma bite dans sa bouche.
Elle ne réalise pas ce qu'elle me fait!
Elle ne l'a jamais réalisé, j'crois bien!
Je la prends par les épaules pour l'empêcher de continuer.
― Si tu continues, je vais jouir!
Et moi, moi, je veux jouir en elle pour la toute première fois!
Carmen se relève lentement, délaissant ma bite à contrecœur. Très vite, je la prends par les épaules et je l'embrasse passionnément. Je goûte mon propre sexe sur sa langue. Je respire son excitation. Une de mes mains caresse son sexe par-dessus sa petite culotte en dentelle fine qui est totalement mouillée maintenant!
C'est comme une brise qui attise le feu sacré en moi, ce grand brasier qui me brule de l'intérieur et qui menacerait de nous consumer tous les deux si nous attendons plus longtemps!
Je tire un grand coup sec pour lui retirer sa culotte, la faisant tomber à ses pieds! Carmen doit être tout aussi impatiente que moi d'en finir, car elle commence déjà fébrilement à tirer son soutien-gorge demi-buste qu'elle portait.
Bientôt, sa poitrine m'est enfin offerte, ses petits seins fermes pointant si divinement vers moi. Les seins de Carmen ne sont ni trop gros ni trop petits. Tout juste ce qu'il faut!
Je les adore. J'ai très envie de les lécher!
Mais une autre envie est encore plus pressante! Celle de me trouver en elle. Et je vois bien qu'elle est tout aussi impatiente que moi! Alors, ses jolis seins devront attendre! Après-tout, nous avons toute la nuit pour nous, n'est-ce pas!
Je la prends par les épaules et je la fais tomber sur le lit à la renverse. Prenant ma bite dans ma main, je m'approche du lit où elle repose, mais subitement, je m'arrête.
Mierda! Je n'ai aucun condom!
Cela fait si longtemps que je ne ramène plus de filles dans ma chambre que je n'ai même pas pensé à en prendre avant d'quitter Orlando!
― ¿Qué pasa? me demande timidement Carmen, couchée sur le lit.
Je lui avoue alors avec embarras que je n'ai pas pensé à prendre de préservatif... « Mais je suis sûr qu'Horatio doit en avoir... Attends, je vais... »
« C'est inutile! » s'exclame alors Carmen. Puis, d'une voix toute petite, elle ajoute, détournant les yeux : « Nous essayons depuis longtemps Luis et moi... hmm... mais le docteur a dit que j'étais... » Elle ne poursuit aucunement, sa voix devenant un murmure.
Ma gorge se noue. Ma Consorte est infertile. Nous n'aura jamais d'enfants tous les deux...
Pour moi, qui ai une fille hors mariage... ce n'est pas un aussi grand drame... mais pour Carmen, qui aime tant les enfants! Et surtout pour une femme de notre espèce! Chez les Consortes alpha, l'infertilité est un sujet extrêmement tabou. Les femmes alphas non dominantes, toute particulièrement, aspirent bien souvent à être nos âmes-cœur. Le tabernacle de notre flamme sacrée, mais aussi à porter nos enfants. C'est donc une des vocations secrète de Carmen. Porter la descendance de son alpha!
Sentant son malaise grandissant, je décide de ne pas m'attarder sur ce sujet si douloureux pour elle. Je m'agenouille, le lit s'enfonçant, et je glisse tendrement ma main entre ses cuisses, les écartelant pour admirer sa petite chatte aux poils incurvés. Je peux sentir comme elle mouille et comme elle est déjà prête à me recevoir. J'ai très envie de me pencher et de gouter cette chatte, mais en ce moment, je veux être en elle! Le désir est si intense que ma bite me fait mal! Cependant, j'entends bien la lécher et la brouter consciencieusement, quand je lui donnerai son second orgasme, puis un troisième et un quatrième!
Je caresse sa chatte amoureusement, ne la quittant pas des yeux alors que son regard se pose de nouveau sur moi, sentant mon aura si prédatrice.
Cette nuit, douce Consorte, j'ai bien l'intention de te faire oublier tout ce que Luis a pu dire ou faire pour te faire se sentir si coupable et si inadéquate à ne pas pouvoir lui donner des enfants!
Comme si elle avait entendu mes pensées, Carmen écarte les jambes encore plus grandes, me donnant libre-accès alors que je la masturbe doucement d'un doigt, puis de deux, afin de m'assurer que sa chatte au vagin si serré puisse m'accueillir.
Son corps se tortille et elle frémit, chevauchant ma main experte. Je retire mon doigt tout juste avant qu'elle jouisse! Notre premier orgasme, nous l'aurons ensemble!
Je me penche sur ma proie si délicieuse, ne la quittant pas du regard, alors que mon sexe caresse sa chatte, se glissant tout en douceur entre ses petites lèvres. Je me penche plus avant, mon visage si près du sien.
Mes bras aux muscles bien bandés de chaque côté de son petit corps si fragile, j'en tremble tellement je me fais violence pour demeurer tendre, la pénétrer avec toute la douceur que je sais avoir...
Cette nuit, j'entends bien adorer chaque partie de ce petit corps divin que je viens de conquérir.
Un autre jour, ce sera son âme qu'elle me donnera, mais cette nuit, il y a des besoins plus pressants à satisfaire!
Dans l'excitation du moment, je me penche sur son sein gauche et je le mords de toutes mes forces.
Comme si je voulais la marquer.
Mais c'est impossible et nous le savons!
L'Alpha en moi est seulement irrationnel.
Possessivement irrationnel!
Le corps de Carmen s'arc, m'offrant encore un meilleur accès à sa poitrine pour que je la morde encore plus fort.
Tel un enfant qui boirait au sein maternel, je mords dans sa chair et je goute le sang qui jaillit de la blessure.
Carmen enfouit sa main dans mes cheveux, me retenant tout contre son cœur.
L'espace d'un bref moment, elle est à moi et je suis à elle... et il n'existe que nous dans tout l'univers.
Quand je la sens au bord de la jouissance, je viens moi aussi, hurlant son nom à plein poumon, celui de celle qui m'était prédestinée :
Carmen!