La princesse rejeté par l'Alpha
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Chapitre 2 Chapitre 2

La lune était haute dans le ciel, baignant les pavés humides d'une lueur spectrale tandis que la tension imprégnait l'air comme une tempête prête à éclater. Le silence qui suivit l'intervention soudaine de l'étranger me semblait presque plus oppressant que la confrontation elle-même. Les loups-garous qui m'encerclaient un instant plus tôt reculèrent à contrecœur, leurs yeux rougeoyants oscillant entre défi et crainte.

L'homme qui venait d'apparaître - un colosse au regard doré comme les flammes d'un brasier - se tenait devant moi, le dos droit, imposant. Chaque fibre de son être respirait une autorité implacable. Mon instinct me hurlait qu'il n'était pas simplement un autre loup. C'était un Alpha. Et s'il pouvait faire reculer ces bêtes affamées d'un simple ordre, il n'en serait pas moins dangereux pour moi.

Je serrai encore plus fort le manche de mon poignard, prête à frapper à la moindre menace.

- Qui es-tu ? soufflai-je, la voix rauque, plus pour remplir le silence que par curiosité réelle.

Son regard perçant me détailla de la tête aux pieds, scrutant chaque centimètre de ma personne comme s'il cherchait à découvrir mes secrets les plus enfouis. Une étrange chaleur monta en moi, mais je la refoulai aussitôt. Ce n'était ni le lieu, ni le moment de me laisser distraire par un charisme malsain.

- Tu devrais baisser ça, dit-il en désignant mon arme d'un mouvement du menton. Tu risquerais de te couper toute seule.

- T'occupe pas de moi, grognai-je, serrant encore plus fermement la poignée. Je suis très douée pour ne pas mourir.

Un sourire fugace, presque imperceptible, effleura ses lèvres avant qu'il ne reprenne un air grave. Il détourna brièvement les yeux pour observer les créatures qui l'entouraient. Leur soumission palpable renforça l'idée qu'il possédait un pouvoir dont je ne comprenais encore que l'écho.

- Qu'est-ce que tu fous ici toute seule, humaine ? demanda-t-il, la voix profonde et autoritaire.

Je laissai échapper un rire sec, un son sans joie qui résonna dans la ruelle déserte.

- Je devrais te retourner la question, loup. Pourquoi un Alpha s'embêterait-il à sauver quelqu'un comme moi ? Je suis certaine que tu as des affaires bien plus pressantes à gérer que de jouer les chevaliers errants.

Il fronça les sourcils, un éclat de méfiance assombrissant ses prunelles dorées.

- Il y a quelque chose chez toi... un parfum que je n'arrive pas à comprendre. Un pouvoir qui n'a rien à faire ici.

Ces mots me figèrent. Mon sang se glaça dans mes veines.

- T'es un foutu poète ou quoi ? murmurai-je, tentant de masquer ma nervosité derrière un sarcasme grinçant.

Il s'avança d'un pas, réduisant la distance entre nous. Chaque mouvement semblait calculé, empreint d'une maîtrise instinctive qui dénotait une force contenue. L'air autour de lui vibrait d'une énergie brute, sauvage.

- Tu as un nom ? demanda-t-il, ignorant mon ton mordant.

- Evelyn, répondis-je finalement, à contrecœur. Evelyn Graymoor. Et toi, t'es qui, grand gars ?

- Cassian.

Le silence s'étira, chargé d'une tension électrique. Le nom fit vibrer quelque chose dans ma mémoire, mais l'impression était aussi fugace qu'un souffle dans le vent.

Les loups-garous qui avaient fui restaient tapis dans l'ombre, leurs grognements se mêlant au battement frénétique de mon cœur. Cassian les fixa un long moment avant de me regarder à nouveau.

- Tu ne devrais pas rester ici, Evelyn. Ils reviendront.

- Et alors ? J'en ai vu d'autres.

- Pas comme eux, répondit-il avec gravité. Ils chassent sur ordre. Et ils te veulent, toi.

- Moi ? Pourquoi moi ?

Il garda le silence, se contentant de me fixer avec une intensité troublante. Un frisson involontaire parcourut ma colonne vertébrale.

- Je t'emmène, dit-il soudain.

Je reculai d'un pas, les poings serrés.

- Hors de question.

- C'est ça ou tu meurs ici.

La simplicité brute de ses mots me frappa comme un coup de poing. Il n'y avait pas de menace, seulement une vérité cruelle.

- Tu es bien trop sûr de toi, Cassian, répliquai-je, le regard brûlant de défi.

Il haussa un sourcil, un éclat d'amusement perçant sa façade sévère.

- J'ai des raisons de l'être.

Nous marchâmes en silence, le bruissement des feuilles mortes sous nos pas le seul témoin de notre progression. La nuit était plus froide à mesure que nous nous éloignions des lumières de la ville. Cassian avançait devant moi, ses mouvements aussi fluides qu'un prédateur traquant une proie. Je gardais une distance prudente, mes sens en alerte.

- Tu parles toujours aussi peu ? lançai-je au bout d'un moment.

Il ne répondit pas tout de suite, puis un sourire énigmatique se dessina sur ses lèvres.

- Tu préfèrerais que je bavarde pour combler le silence ?

- Je préfèrerais savoir où tu m'emmènes.

- Loin des ennuis.

- Original.

Il gloussa, un son rauque qui m'agaça plus qu'il ne devrait.

- Tu sais, tu pourrais me remercier, fit-il remarquer.

Je roulai des yeux.

- Merci d'avoir débarqué comme un sauveur autoproclamé, ça te va ?

Il tourna légèrement la tête pour me lancer un regard amusé.

- Pas tout à fait convaincu, mais c'est un début.

Je soupirai, exaspérée, mais une chaleur inattendue picotait sous ma peau. Ses réponses, bien que calculées, portaient une étrange familiarité, un mélange de méfiance et de respect tacite.

La forêt autour de nous s'épaississait. L'air semblait plus lourd, imprégné de l'odeur du bois humide et de la mousse. Cassian marchait d'un pas sûr, comme si chaque chemin lui appartenait.

- Dis-moi, pourquoi tu te baladais seule ? demanda-t-il.

- Pourquoi ça t'intéresse ?

- Parce que les humains dans ton genre n'ont rien à faire dans ces quartiers la nuit.

Je haussai un sourcil.

- Mon genre ?

- Du genre à chercher les ennuis.

Je ne pus m'empêcher de sourire.

- Peut-être que les ennuis me trouvent, Cassian.

Il secoua légèrement la tête, un rictus tordu au coin des lèvres.

Alors que nous approchions d'un petit village niché au creux des bois, une quiétude inhabituelle régnait. Les habitations semblaient endormies, mais un poids invisible pesait sur l'atmosphère, comme si le sol lui-même retenait son souffle.

Soudain, un hurlement déchirant brisa la nuit, suivi de plusieurs autres, plus proches, plus sauvages.

Cassian se figea, ses muscles tendus comme des cordes prêtes à se rompre.

- Merde, murmura-t-il entre ses dents serrées.

Je saisis mon poignard d'un geste rapide, le cœur battant à tout rompre.

- C'était quoi, ça ?

Il tourna lentement la tête vers moi, ses yeux brillant d'un éclat primal.

- Ils arrivent pour toi.

            
            

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