Chapitre 5 5.

*****Vanessa DOSSOU

Ce matin, je suis aux anges, surexcitée. Bref, je suis très contente car c'est aujourd'hui que je commence mon nouveau travail. Même si on m'a notifié que je suis en essai pour une semaine, je ne m'en fais pas parce que je me connais et je sais que ce travail est déjà dans la poche.

Le salaire est très alléchant alors je ne peux pas me permettre de laisser ce travail me filer des doigts. Je vais tout faire pour que la patronne me donne définitivement le boulot.

Et d'ailleurs, ça commence maintenant. J'ai débarqué très tôt et c'est le gardien qui m'a ouvert. J'ai ensuite regagné l'intérieur. Il n'y a personne à ce que je vois. Je mets un court moment à contempler les lieux. C'est magnifique tout simplement.

Avec un peu d'égarement au début, j'ai fini par retrouver la cuisine. Je commence à faire le nettoyage et à préparer le petit déjeuner.

Je ne tarde pas à finir. Je rejoins la salle à manger par la suite pour mettre la table. C'est à ce moment que je vois la patronne descendre les escaliers.

Elle a l'air étonnée en me voyant.

Elle : Waouh ! Tu es déjà là ? Tu es venue tôt didonc.

Moi : Il faut toujours être à l'heure madame.

Elle : Tu as parfaitement raison et laisse moi te dire que tu commences bien. Bravo ! J'aime les gens ponctuels.

Moi : Merci madame.

Elle : Qu'est ce qui sent bon ainsi ? C'est toi qui fait la cuisine ?

Moi : J'ai déjà terminé madame. Le petit déjeuner est déjà prêt.

Elle : Quoi! Tu es sérieuse là ? Dit-elle surprise. Tu as réellement déjà fait le petit déjeuner ?

Moi : Oui madame.

Elle : Waouh! Alors là, je suis impressionnée. C'est bien. Continue comme ça.

Moi : D'accord. Merci madame.

Elle : Bon je vais me charger du reste. Tu peux disposer. Merci.

Moi : D'accord madame. Excusez-moi.

Je la délaisse dans la salle à manger puis m'en vais. J'ai regagné la cuisine pour terminer le ménage. Tout à coup, j'entends la patronne m'appeler.

J'ai accouru pour la rejoindre.

Moi : Oui madame, j'écoute.

Elle : Au fait, j'avais presqu'oublié de te donner ton uniforme que voici. Dit-elle en me tendant un pil de vêtements. C'est ce que tu as l'obligation de porter et ce, à tout moment. Je ne veux plus que tu t'habilles d'une autre façon. Tu as comprise?

Moi : Oui madame.

Elle : Bien ! Prends-les et va les essayer.

Moi : D'accord madame.

J'ai donc pris les vêtements comme elle me l'avait ordonné et je suis allée les mettre. Et franchement, ces vêtements sont tout sauf rayonnant, jolie. Ils manquent sincèrement de peps. En plus, c'est carrément un boubou sur moi. Je nage dedans. C'est tout simplement moche.

Mais quand je lui ai montré cela, elle a trouvé ça magnifique.

Elle : Parfait ! C'est parfait ! C'est magnifique. Ça te va parfaitement bien.

Moi : Mais madame je...

J'ai voulu lui dire que c'était trop grand sur moi mais elle ne m'a pas laissé le temps de parler.

Elle : Au fait, je suis un peu en retard mais je tiens à déjeuner avec ma famille alors va réveiller mon fils s'il te plaît et aide-le à se préparer.

Moi : D'accord madame. Je vous laisse.

C'est ainsi que j'ai commencé à gravir les escaliers pour me rendre dans la chambre du petit.

Tsi! Quelle tête en l'air je fais des fois ! J'ai oublié de lui demander où se trouvait la chambre. Pourtant c'était la moindre des choses à faire vu que je suis nouvelle ici et je n'ai aucune idée de l'architecture de cette maison.

J'avançais en regardant à gauche et à droite et en me demandant où pouvait bien se trouver cette chambre lorsque le patron et moi, avions failli nous rentrer dedans. On était si distrait qu'on a failli se cogner.

Lui : Oh excuse-moi.

Moi : Non c'est moi qui suis désolée. Vraiment désolée monsieur.

Lui : (me fixant) On se connait ?

Moi : Je suis Vanessa, la jeune fille de la fois dernière qui voulait voir madame.

Lui : Ah d'accord. Tu es la domestique dont ma femme m'a parlé c'est ça ?

Moi : Oui monsieur.

Lui : Ok c'est bien! Et je peux savoir où tu te rends ainsi ?

Moi : Au fait, je cherche la chambre de votre fils. Je suis également sa nounou et madame m'a demandé de le réveiller et l'apprêter pour l'école.

Lui : (marmonnant) Incroyable ! Estelle n'est même pas fichue de réveiller son fils. Elle envoie quelqu'un le faire à sa place. Franchement, on aura tout vu.

Moi : (ne comprenant pas ce qu'il dit) Pardon?

Lui : (revenant à la réalité) Euh non non! Rien d'important. Ne t'en fais pas. La chambre de Octavio est là bas! Dit-il en m'indiquant la chambre du doigt.

Moi : Ah ok d'accord. Merci beaucoup. Excusez-moi.

Lui : Oui vas-y.

J'ai voulu m'en aller mais on s'est barré la voie sans le savoir.

Lui : Allez-y d'abord. Dit-il en se décalant pour me laisser passer.

Ce que j'ai fait puis il est parti à son tour. Je m'arrête puis me retourne pour le regarder s'en aller. Quel homme ! Il est trop beau !

Mais qu'est ce que je raconte moi?

Je me donne une tape contre la joue qui me ramène à la réalité. Je me dépêche d'aller faire ce pour quoi j'étais là.

Une fois devant la porte du petit, j'ai toqué avant de faire mon entrée. Waouh! Je suis émerveillée par ce que je vois. Quelle magnifique chambre.

Il dormait toujours alors je me suis avancée vers son lit où j'ai pris place. Je commence à le réveiller. Il émerge. Il est si mignon. Je craque.

Moi : Bonjour toi! Ça va ? Tu as bien dormi ?

Lui : (un peu sur la défensive) Qui êtes-vous ? Où est ma maman ?

Moi : (tendrement) Je suis Vanessa, ta nounou. Et je vais prendre soin de toi. Tu n'as pas à avoir peur. Je suis très gentille. Tu veux bien que je t'aide à te préparer pour l'école ?

Il hoche la tête après ma question.

Moi : Bien! Allons-y. Tu vas prendre ta douche.

Je le porte et on rejoint la salle de bain.

(...)

Madame n'était plus là lorsque je suis descendue accompagnée de Octavio. Elle doit être sûrement déjà partie. Seul le patron était à table et je trouve vraiment que c'est du gâchis. Moi si j'avais un mari aussi beau et friqué, je n'allais plus le lâcher inh.

La chance ne sourit qu'à ceux qui n'en ont pas besoin hélas !

J'ai aidé Octavio à prendre place pour le petit déjeuner. Je l'ai servi et je l'assistais tout au long du repas. Je guettais aussi de temps en temps en direction du patron et il était concentré sur son assiette.

Il a l'air si calme et serein. Ça me fait craquer. Mes yeux parcourent chaque traits de son visage en particulier ses lèvres qui me donnent envie de les dévorer avec de la crème chantilly.

Je me mords discrètement les lèvres. Si seulement il pouvait savoir l'effet qu'il me fait.

                         

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