Chapitre 4 4.

Quelques marches d'escaliers gravis plus tard, j'arrive dans la chambre et trouve Marc qui se changeait.

Marc : (me voyant) Alors? Elle commence quand ?

Moi : Je ne vais pas l'embaucher.

Marc : Et pourquoi ?

Moi : Non mais tu l'as vu? Elle est trop jeune. Je crains qu'elle ne fasse pas bien le travail.

Marc : Mais on a besoin de domestique. Je te l'ai dit. Je ne veux plus continuer ainsi.

Moi : Je sais mon amour. Je vais tâcher de trouver une autre.

Marc : C'est comme tu voudras. Mais dépêche toi s'il te plaît. Bon, moi je vais nous commander des pizzas pour ce soir.

Moi : (enthousiaste) Miam des pizzas ? J'adore. Ça tombe bien. J'ai une de ses faims.

Marc : Rejoins-nous au salon au plus vite dans ce cas.

Moi : D'accord, je me dépêche.

Il est parti. Je commence à me débarrasser de mes vêtements. Je vais devoir demander à Marguerite de me trouver une autre domestique et un peu plus âgée que celle qu'elle m'a proposé.

Je n'ai rien contre l'autre mais bon, je ne veux pas. Ne me demandez pas la raison. J'ignore aussi pourquoi mais je ne veux pas l'embauche tout simplement. Quelques instants après, j'ai fini de me changer. J'ai mis ma nuisette sur laquelle j'ai enfilé un long chemisier que j'ai pris la peine de nouer. Je porte ensuite mes pantoufles puis ressors de la chambre.

La sonnerie de la maison retentit au même moment où je descendais les escaliers. Je vois Marc aller ouvrir à l'intéressé et c'est le livreur de pizza.

J'ai regagné la cuisine pour nous prendre quelques assiettes. Je n'ai pas pris de couverts parce qu'on préfère manger nos pizzas avec la main. C'est plus bon ainsi.

Je nous ai aussi pris une bouteille de jus de raisin. J'ai apporté le tout au salon. On a décidé de manger au salon devant la télé. J'ai disposé les choses sur la table basse.

Marc nous rejoint avec deux cartons de pizza en mains. L'odeur veut déjà éclater mes narines. J'ai l'eau à la bouche.

Il pose les cartons sur la table puis les ouvre. Miam ça donne envie.

Je sers notre fils sans tarder puisque je sais parfaitement qu'il n'en peut déjà plus d'attendre. Connaissant comment il aime les pizzas et qu'il en raffole, j'ai mieux fait de vite le servir.

Il ne nous attend même pas son père et moi, il commence à manger ses parts comme un affamé d'un an.

Ça me fait sourire.

Je sers Marc à son tour puis me sers pour finir.

Moi : Bon appétit mes amours.

Marc : Merci chérie.

Octavio : Merci maman. Dit-il la bouche pleine.

Il en a mis partout sur son habit. On a dégusté nos pizzas qui étaient trop bonnes devant un film très intéressant.

Comme vous pouvez vous en douter, Octavio a fini par s'endormir. Marc l'a porté pour aller le faire coucher dans sa chambre. Il est de retour quelques minutes après.

Je bâille fortement. Je porte mains à la bouche. Je m'étire. Oh mon Dieu, je suis si fatiguée. Je crois que je vais aller me coucher.

Je me lève puis porte mes pantoufles.

Moi : (à Marc) Bon bonne nuit bébé. Tu me raconteras la fin demain d'accord ?

Marc : Quoi? Ne me dis pas que tu pars déjà te coucher.

Moi : Si c'est le cas. J'ai terriblement sommeil bébé.

Il se lève et s'avance vers moi. Il me plaque contre lui et commence à me tripoter les fesses.

Moi : (chuchotant) Marc s'il te plaît. Ce n'est ni l'endroit ni le moment. Marc!

Je promène des regards inquiets. Et si quelqu'un nous voyait. Oh mon Dieu !

Moi : (essayant de lui faire entendre raison) Mon amour s'il te plaît.

Marc : (grognant) Quoi? Allez bébé laisse toi faire s'il te plaît. On est dans notre maison. Qui pourrait nous voir dis-moi..

Moi : Le chauffeur ou pire encore notre fils. Octavio peut descendre et tomber sur ça.

Marc : Octavio dort mon amour et le chauffeur dort dans la maisonnette qui se trouve dans la cour. Il n'y a aucun risque que quelqu'un nous surprenne et même si c'est le cas, ce n'est pas encore grave. Allez viens là.

Il commence à m'embrasser. Des baisers vraiment langoureux. Il me laisse à peine le temps de reprendre mon souffle.

Je continue toujours d'essayer de le raisonner.

Moi : Marc s'il te plaît. Dis-je en me débattant de ses mains.

Splash ! Il m'administre une fessée qui m'a plus que gênée.

Je le repousse de toutes mes forces.

Moi : Ça suffit maintenant. J'ai dit non. Je n'ai pas envie de faire l'amour et on le fera encore moins ici. Je suis fatiguée et je veux juste dormir. Bonne nuit.

J'arrange les bretelles de ma robe puis lui fausse compagnie. Qu'est ce qu'il peut être désagréable des fois ! Je vous jure! Puffff!

Faire l'amour dans le salon et puis quoi encore ? Que Dieu m'en préserve.

J'ai regagné la chambre puis je n'ai pas tardé à rejoindre le lit. Comme tous les soirs, j'ai lu la bible puis j'ai fait une petite prière.

Bon il faut dormir à présent parce que la journée de demain sera très chargée.

*****Le lendemain matin

Je m'apprête à me rendre dans l'un de mes nombreux magasins pour une visite d'inspection afin de voir à peu près comment les choses se passent de ce côté.

Mais avant ça, j'ai décidé de me rendre chez Marguerite pour répondre à son invitation qui est de déjeuner avec elle et aussi lui faire part de ma décision par rapport à la fille qu'elle m'a déniché.

Marguerite : Alors tu l'as trouvé comment ? Elle te convient ? Je tiens à te préciser que c'est une fille très travailleuse.

Moi : Euhhmm elle n'est pas mal mais elle est beaucoup trop jeune et juste pour ça, je dis non. Je ne me vois pas confier ma maison et mon enfant à cette fille.

Marguerite : Je savais que tu allais dire cela et c'est bien dommage parce comme on le dit si bien, les apparences sont trompeuses ma chère amie. Crois-moi, je sais ce que je dis. Cette fille n'a eu que des commentaires positifs partout où elle a eu à travailler. Elle est très travailleuse je te le promets. Tu ne vas pas le regretter si tu lui laissais une chance.

Moi : (pas convaincue) Euhhh je sais pas trop. Je...

Marguerite : Ok voici ce que je te propose, prends la pour une semaine d'essai et si elle ne te convient toujours pas, alors je vais t'en trouver une autre. Qu'est ce que tu en penses ?

Moi : J'avoue que ce n'est pas une mauvaise idée. Bon j'accepte. Et j'espère que je ne vais pas le regretter.

Marguerite : Tu es mon amie Estelle et je ne veux que ce qu'il y a de mieux pour toi. Fais-moi confiance.

Moi : D'accord j'ai compris. Merci beaucoup pour tout. Honnêtement tu n'as pas idée d'à quel point tu es indispensable pour moi.

Marguerite : (souriant) C'est un plaisir pour moi de t'aider. Alors tu veux qu'elle commence quand du coup ?

Moi : Demain.

Marguerite : D'accord, je lui ferai signe.

Moi : Ok! Et une fois encore, merci beaucoup. Je suis persuadée que les choses iront de mieux en mieux dans mon foyer avec cette domestique que tu m'as trouvé.

            
            

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