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Chapitre 5 05

Chapitre 5

Zelda O.

Une pluie diluvienne s'abattait sur la ville, si dans l'inconscient collectif, la pluie était synonyme de beau sommeil, pour plusieurs c'était un cauchemar car on ne savait pas si le lendemain nous retrouvera avec des tôles au-dessus de nous.

Notre chambre n'avait pas de problème de toit qui coule, je pouvais dormir tranquille, mais je savais qu'il me sera impossible de sortir demain en matinée, la boue, la gadoue aurait envahie tout l'espace menant jusqu'à la grande route. C'était là encore, une des raisons suffisantes, dans la grande liste des maux de la pauvreté dans laquelle nous vivons qui me motivait à m'atteler à partir d'ici. J'avais moi aussi envie de côtoyer les beaux quartiers.

Si ma décision était prise tout au fond de moi, je ne savais pas encore comment convaincre Jacques à me suivre dans ce projet. Il en était en fait la pièce maitresse, s'il refusait de mordre j'étais foutue.

J'ai regardé l'écran de mon téléphone, il était 3 heures du matin et je n'avais plus sommeil, cette histoire me prenait la tête. Je savais que c'était une aubaine, et je devais la saisir.

J'étais dans mes pensées, élaborant mon plan et surtout cherchant les bons mots à placer pour que Monsieur mon homme n'y voit pas d'inconvénients, quand j'ai senti sa main se faufiler vers ma féminité. Ce n'était même pas le moment de me refuser à lui, au contraire, c'est souvent durant ces moments ou après eux qu'on pouvait tout obtenir d'un homme. J'allais donc le laisser faire et après l'amour commencer à lancer quelques pics.

- Tu es à moi Zelda Obiang, aucun autre que moi ne sera tien. Pendant qu'il me pilonnait, il me suppliait de répéter, dis-le, Zelda, dis que tu m'aimes

- Je t'aime bébé. Je ne voulais pas qu'il s'arrête, il me faisait du bien, il m'avait totalement rempli et ses va et viens me procurait du bonheur

- Répète le Zelda, aucun autre homme te connaitra, dis que tu m'appartiens

- Je t'appartiens Malonda, je suis toute à toi, personne ne me fait autant de bien, surtout ne t'arrête pas. Il venait de poser sa langue sur mon bouton et plus rien n'existait pour moi, à ce moment, il aurait pu tout me demander, j'aurai accepté.

Après m'avoir à nouveau pénétré et me donner du plaisir, il est tombé repu, m'entrainant avec lui, enlacé dans ses bras. Je savais que je ne pouvais pas aborder la question, pas maintenant alors qu'il m'avait fait répéter que j'étais sienne. J'attendrai encore quelques semaines, j'espère même qu'une situation fâcheuse nous arrivera pour sauter sur l'occasion.

Il m'a fallu plus de deux mois avant de pouvoir enfin introduire cette idée dans la tête de mon mari. Les affaires ne marchaient pas, comme si un mauvais vent avait soufflé chez nous, même les clients pour le repassage je n'en trouvais plus.

Nos économies ont commencé à sérieusement s'amenuiser et les vivres à disparaitre dans la maison, si on n'arrêtait pas l'hémorragie, on connaitrait la faim. C'est dans des situations pareilles que je me disais « Obiang, toutes tes économies, tu les as donnés à un homme pour avoir le mariage à la coutume », en tout cas j'étais respecté dans ma famille et la bague me donnait aussi du respect dans la société. Je l'avais bien ressenti, le regard des gens changent selon que tu portes une alliance ou pas. J'ai vu les gens porter sur moi un regard envieux, d'autres s'empresser de me faire la révérence et de me donner une meilleure place. Je ne regrettais rien, avec un peu d'ingéniosité, nous nous en sortirons.

- Bonjour mon chéri

- Ah bonjour, pardon viens me faire un petit massage des pieds avant que je n'aille verser l'eau au corps.

Je me suis empressée d'enlever ses chaussures, me suis assise sur un tabouret de cuisine et j'ai posé son pied sur moi et commencé à le masser.

- La journée a été dure ?

- Je crois que dure est un bien petit mot. Deux semaines que je rentre bredouille, je ne sais vraiment plus quoi faire

- Ça va aller, on va prier et redoublé d'effort

- Ah, si tu le dis. Et de ton côté ?

- Rien mon chéri, rien de chez rien, c'est la sécheresse

- Mais comment on va faire ce mois ?

- Dieu pourvoira, on dit bien qu'à la montagne de l'Eternel, il sera pourvu.

Je ne croyais moi-même pas à ces paroles, je portais mon regard sur notre réalité. Ah seigneur. J'ai soufflé bien fort et il m'a regardé

- Sois forte et patiente, Dieu va jeter son regard sur nous.

Trois semaines plus tard, je l'invitais dans un endroit chic, j'avais besoin qu'il s'empreigne de l'atmosphère et ait envie d'y revenir à nouveau. J'avais revu le Monsieur vite fait et je tenais cet argent de notre rencontre.

- Obiang on a gagné au loto ?

- Oh non, pourquoi ?

- Mais tu m'amènes dans les grands endroits de Libreville. C'est à quelle occasion ?

- Le plaisir d'être ensemble, mon bébé, dans un bel endroit, ce n'est pas tous les jours que ça arrive

- Pas faux et merci beaucoup pour tout ce que tu fais. Je suis gêné quand même, cet argent tu l'as durement travaillé et franchement dans notre situation, il n'était pas sage de venir se mettre bien quand dans deux semaines encore, nous serons certainement à la recherche de quoi nous mettre en bouche.

On avait quand même passé un bon moment.

Des jours plus tard alors qu'il soufflait bien fort et se plaignait de notre situation douloureuse, j'ai commencé à pousser mes cartes.

- Je sais comment nous sortir de là, mais j'ai peur de t'exposer mon idée

- Pourquoi as-tu peur ? tu peux parler, peut être que tu nous sortiras d'affaire

- Oui, si tu ouvres ton esprit, on peut s'en sortir

- Je t'écoute, parles

- Avant de t'énerver, laisse-moi allé jusqu'au bout

- Ok, je ne t'interromprai pas

- Il y a un Monsieur qui me drague, il a une très belle situation. Pourquoi ne pas l'escroquer tous les deux ?

- Je ne comprends pas bien. Comment l'escroquer ? ne me dis pas que c'est ce à quoi je pense, tu veux que je te laisse aller avec ce Monsieur ?

- Ne commence pas à t'énerver. Dans un premier temps je peux juste le fréquenter,

- Après se fréquenter, que vas-tu me demander d'autres ?

- Nous verrons comment les choses évolueront, dis-toi juste que cela marquera la fin de nos galères. Considère ça comme un investissement, le capital d'une future société.

- Je n'aime pas ce que tu veux faire

- Ah chéri toi-même tu m'as une fois parlé de ton collègue Norbert, non ?

- Quoi Norbert ? un idiot qui laisse d'autres hommes toucher sa femme, sous prétexte qu'il ne veut pas la perdre

- Jacques pense aux femmes du tchoukou (prostituées) certaines vivent avec leur homme, il sait ce qu'elle fait mais se dit que c'est pour le bien du couple, derrière tout ça il y a une vision

- Elles quittent généralement leur pays pour venir le faire ici. Tu crois que dans leur pays, elles peuvent se le permettre ? ça m'étonnera

- Personne n'est obligée de savoir, si on pose des questions nous ne sommes plus ensemble et pour lui un jour, tu seras mon cousin

- Jusqu'où es-tu prête à aller Zelda ? dis-moi

- Tant qu'on peu se bâtir une vie, notre vie comme on l'a toujours désiré, s'il peut nous aider par sa poche avec son argent parce qu'il bave sur moi, alors je peux jouer de mes atouts et nous sortir de là.

Il n'a plus rien dit. Il m'a regardé avec insistance, comme fouillant mon âme, mon tréfond, il avait peut-être une conversation avec mes profondeurs, si c'était le cas, j'espère qu'il trouvera ma détermination. Jusqu'à ce que nous quittions cet endroit, Jacques n'a plus parlé, me jetant des coups d'œil de temps en temps.

En tout cas, j'étais décidé et il n'était pas aussi question que je perde Jacques. Je sais que je réussirai à le convaincre, ce n'était qu'une question de temps, mais cela ne devra pas s'étendre en longueur, bientôt j'aurai son top. Le Monsieur sera à moi et je me ferai une joie d'épargner centimes par centimes sur tout ce qu'il me donnera durant notre fréquentation...

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